filiere drone (MACRO-ECONOMIE)
France / Drones
2023-02-10 – Breaking Defense - After Ukraine, French air force zeroes in on anti-drone strategy: Air chief
Breaking Defense - Après l'Ukraine, l'armée de l'air française se concentre sur la stratégie anti-drone : le chef de l'Air
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/10
Gen. Stéphane Mille held a wide-ranging discussion with reporters, talking Ukraine, drones, nuclear deterrence and a new fighter jet strategy.
Le général Stéphane Mille a eu une large discussion avec les journalistes, parlant de l'Ukraine, des drones, de la dissuasion nucléaire et d'une nouvelle stratégie d'avions de chasse.
An unmanned aircraft system lands during the Global Information Dominance Experiment 3 and Architecture and Demonstration Evaluation 5 at Camp Grayling, Michigan, July 15, 2021. (US Air Force photo by Staff Sgt. Devin M. Rumbaugh)
PARIS — For the French military, the war in Ukraine has thrown into stark relief the importance of ground-to-air defense, including anti-drone systems, to such an extent that the nation’s top air officer says he expects it to dominate strategic considerations for years.
Un système d'aéronef sans pilote atterrit lors de l'expérience 3 sur la dominance de l'information mondiale et de l'évaluation de l'architecture et de la démonstration 5 au Camp Grayling, Michigan, le 15 juillet 2021. (Photo de l'US Air Force par le sergent d'état-major Devin M. Rumbaugh)
PARIS - Pour l'armée française, la guerre en Ukraine a mis en évidence l'importance de la défense sol-air, y compris les systèmes anti-drones, à tel point que le plus haut officier de l'air du pays dit qu'il s'attend à ce qu'elle domine les considérations stratégiques pendant des années.
“The conflict in Ukraine has brought ground-to-air defense back to the very heart of our thinking,” Gen. Stéphane Mille, chief of staff of the French Air & Space Force, told journalists earlier this week, adding that “the fight against drones, notably in preparation for next year’s Paris Olympic Games, is going to keep us busy for years.”
At the time, Mille was speaking a couple of days before the publication of a French Senate Foreign Affairs and Defense Committee report [PDF] on lessons learned from Ukraine in which Senators Cédric Perrin and Jean-Marc Todeschini also stressed that “the next [military program law] must consolidate our ground-to-air defenses and our means to fight drones.”
While the report highlights some of the French security establishments’ specific preoccupations, Mille’s discussion with reporters was wide-ranging, from the lessons from Ukraine to the value of nuclear deterrence, to France’s move towards an all-Rafale fighter jet force. Here are some highlights from both.
Revelations Regarding Anti-Drone Warfare
The daily, creative use of drones in combat may be happening on the other side of Europe, but Paris is taking note. Mille said he expected generally a greater use of drones in the future both in low intensity and high intensity conflict from here on.
The Senate report, likewise, says the “war in Ukraine has confirmed the now preeminent role played by drones, in particular the importance of having moderately priced, remotely-operated munitions considered to a certain degree as consumables just like other munitions. The Ukrainian experience shows that 90 [percent] of drones of this type are lost with an average operational life of between three to six flights.”
According to Senators Perrin and Todeschini the “means to undertake anti-drone warfare are also indispensable.”
Beyond small, “consumable” drones, France has four large, high-dollar MQ-9 Reaper unmanned air vehicle (UAV) systems in its inventory. Each system contains three Reaper aircraft, so there are 12 drones total based on the Cognac air base. Half of those have been upgraded to Block 5, which significantly improves intelligence-gathering in real time from the Block 1 standard.
Citing the nature of the fighting in Ukraine, the Senate report calls into question the usefulness of exquisite drone systems like the Reaper, known as medium altitude long endurance or MALE unmanned aerial vehicles.
Mille said the air force is examining ways they could be effectively used, but conceded they are “very useful in asymmetrical wars but given their vulnerability and their cost, they would be difficult to exploit in a symmetrical context” like when two modern armies fight each other.
Simulated Training For Complex Air Missions
Defense against drone warfare feeds into the larger mission of ground-to-air defense, which Mille said was a crucial aspect for another pillar of French defense: nuclear deterrence. France must be able to control its airspace so it can get nuclear weapons-carrying aircraft in the air.
According to the Senate report, the conflict in Ukraine demonstrates that the “nuclear deterrent is the ultimate guarantee of a nation’s security and independence,” but warns that this should not justify a lesser effort in conventional warfare.
"Le conflit en Ukraine a remis la défense sol-air au cœur de notre réflexion", a déclaré le général Stéphane Mille, chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace, aux journalistes en début de semaine, ajoutant que "la lutte contre les drones, notamment en préparation des Jeux Olympiques de Paris l'an prochain, va nous occuper pendant des années.
À l'époque, Mille s'exprimait quelques jours avant la publication d'un rapport de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat français [PDF] sur les leçons tirées de l'Ukraine, dans lequel les sénateurs Cédric Perrin et Jean-Marc Todeschini ont également souligné que « la prochaine [armée loi de programme] doit consolider nos défenses sol-air et nos moyens de lutte contre les drones.
Alors que le rapport met en lumière certaines des préoccupations spécifiques des établissements de sécurité français, la discussion de Mille avec les journalistes a porté sur un large éventail, des leçons de l’Ukraine à la valeur de la dissuasion nucléaire, en passant par l’évolution de la France vers une force d’avions de chasse entièrement Rafale. Voici quelques faits saillants des deux.
Révélations concernant la guerre anti-drone
L'utilisation quotidienne et créative des drones au combat se produit peut-être de l'autre côté de l'Europe, mais Paris en prend acte. Mille a déclaré qu'il s'attendait généralement à une plus grande utilisation des drones à l'avenir, à la fois dans les conflits de faible et de haute intensité à partir de maintenant.
Le rapport du Sénat, de même, indique que « la guerre en Ukraine a confirmé le rôle désormais prééminent joué par les drones, en particulier l'importance d'avoir des munitions à prix modéré et téléopérées considérées dans une certaine mesure comme des consommables au même titre que les autres munitions. L'expérience ukrainienne montre que 90 [percent] des drones de ce type sont perdus avec une durée de vie opérationnelle moyenne de trois à six vols.
Selon les sénateurs Perrin et Todeschini, « les moyens d'entreprendre la guerre anti-drone sont également indispensables ».
Au-delà des petits drones «consommables», la France dispose de quatre grands systèmes de véhicules aériens sans pilote (UAV) MQ-9 Reaper à fort coût dans son inventaire. Chaque système contient trois avions Reaper, il y a donc 12 drones au total basés sur la base aérienne de Cognac. La moitié d'entre eux ont été mis à niveau vers le bloc 5, ce qui améliore considérablement la collecte de renseignements en temps réel à partir de la norme du bloc 1.
Citant la nature des combats en Ukraine, le rapport du Sénat remet en question l'utilité de systèmes de drones exquis comme le Reaper, connus sous le nom de véhicules aériens sans pilote à moyenne altitude ou MALE.
Mille a déclaré que l'armée de l'air examinait les moyens de les utiliser efficacement, mais a admis qu'ils sont "très utiles dans les guerres asymétriques mais compte tenu de leur vulnérabilité et de leur coût, ils seraient difficiles à exploiter dans un contexte symétrique" comme lorsque deux armées modernes se battent chacune. autre.
Formation simulée pour les missions aériennes complexes
La défense contre la guerre des drones s'inscrit dans la mission plus large de défense sol-air, qui, selon Mille, était un aspect crucial pour un autre pilier de la défense française : la dissuasion nucléaire. La France doit être en mesure de contrôler son espace aérien afin de pouvoir faire décoller des avions porteurs d'armes nucléaires.
Selon le rapport du Sénat, le conflit en Ukraine démontre que « la dissuasion nucléaire est la garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance d'une nation », mais avertit que cela ne devrait pas justifier un moindre effort dans la guerre conventionnelle.
For the time being, however, “our sovereignty relies on the air force’s ‘Permanent Posture of Security’,” Mille explained. This PPS is in fact three missions in one: detecting, identifying and intervening 24/7 to ensure the sovereignty of French air space.
The detection element, Mille said, would be renewed thanks to new radars, amongst other things. New tech is also expected to help, including the new ASN4G missile (air-sol nucléaire quatrième génération or 4th generation air-to-ground nuclear) which is expected to replace the ASMPA-R (air-sol moyenne portée amélioré rénové or upgraded improved air-to-ground midde-range) missile in about 2035.
Beyond nuclear deterrence and helping to fight potential conventional wars, the French air force also is charged with protecting the air space for major events such as the Bastille Day celebration on July 14 and next year’s Olympics.
“We have to be able to do all of this in parallel,” Mille said.
To do so, Mille said, a “huge effort” was being made to “prepare our teams for the most complex operations,” notably through simulation.
And this does not mean just sitting in a cockpit simulator but networking all simulators and mixing the virtual world with the real so that, for example, a pilot really flying a real aircraft could be given a simulated mission to undertake in parallel with virtual partners or enemies, for example.
Moving To An All-Rafale Fleet
During the discussion, Mille also noted France’s move to an all-Rafale fighter jet fleet, one of the more surprising announcements by French President Emmanuel Macron last month.
The Air & Space Force took delivery last December of its first Rafale since 2018. Another 40 will be delivered by 2025, of which 13 are expected this year. These aircraft are slowly replacing the Mirage 2000s still in the French inventory so that, just as the LPM sets out, the Air & Space Force will have an all-Rafale fleet of 185 aircraft by the middle of the 2030s when the last Mirage 2000-Ds are retired. Of the 63 currently still flying, 55 are or will be modernized to keep them operational until then.
The Mirage 2000-Cs, single-seater aircraft used for the PPS mission, stopped flying last June “but some still have a bit of potential and so could be sold,” Mille said, though he didn’t say which countries would be buying. He suggested they’d be likely used “for spare parts.”
Pour le moment, cependant, "notre souveraineté repose sur la" posture permanente de sécurité "de l'armée de l'air", a expliqué Mille. Ce PPS, c'est en fait trois missions en une : détecter, identifier et intervenir 24h/24 et 7j/7 pour assurer la souveraineté de l'espace aérien français.
L'élément de détection, a déclaré Mille, serait renouvelé grâce à de nouveaux radars, entre autres. De nouvelles technologies devraient également aider, notamment le nouveau missile ASN4G (air-sol nucléaire de quatrième génération ou nucléaire air-sol de 4e génération) qui devrait remplacer l'ASMPA-R (air-sol moyenne portée améliorée rénovée ou améliorée missile air-sol de moyenne portée) vers 2035.
Au-delà de la dissuasion nucléaire et de la lutte contre d'éventuelles guerres conventionnelles, l'armée de l'air française est également chargée de protéger l'espace aérien lors d'événements majeurs tels que la célébration du 14 juillet et les Jeux olympiques de l'année prochaine.
"Nous devons être capables de faire tout cela en parallèle", a déclaré Mille.
Pour ce faire, a déclaré Mille, un "énorme effort" était fait pour "préparer nos équipes aux opérations les plus complexes", notamment par la simulation.
Et cela ne signifie pas simplement s'asseoir dans un simulateur de cockpit, mais mettre en réseau tous les simulateurs et mélanger le monde virtuel avec le réel afin que, par exemple, un pilote pilotant réellement un avion réel puisse se voir confier une mission simulée à entreprendre en parallèle avec des partenaires virtuels ou ennemis, par exemple.
Passage à une flotte 100 % Rafale
Au cours de la discussion, Mille a également noté le passage de la France à une flotte d'avions de combat entièrement Rafale, l'une des annonces les plus surprenantes du président français Emmanuel Macron le mois dernier.
L'Air & Space Force a pris livraison en décembre dernier de son premier Rafale depuis 2018. 40 autres seront livrés d'ici 2025, dont 13 sont attendus cette année. Ces avions remplacent peu à peu les Mirage 2000 encore dans l'inventaire français si bien que, comme le prévoit la LPM, l'Armée de l'Air et de l'Espace disposera d'une flotte tout Rafale de 185 appareils d'ici le milieu des années 2030 lorsque les derniers Mirage 2000- Les D sont à la retraite. Sur les 63 encore en vol actuellement, 55 sont ou seront modernisés pour les maintenir opérationnels d'ici là.
Les Mirage 2000-C, des avions monoplaces utilisés pour la mission PPS, ont cessé de voler en juin dernier "mais certains ont encore un peu de potentiel et pourraient donc être vendus", a déclaré Mille, sans toutefois préciser quels pays achèteraient. . Il a suggéré qu'ils seraient probablement utilisés "pour les pièces de rechange".
However, even before Ukrainian President Volodymr Zelensky’s visited to Paris this week, the air force was considering the feasibility of giving these aircraft to Ukraine. But, just like any other military equipment delivered to Ukraine, four criteria will be borne in mind: a request specifically made by Ukraine; that does not escalate the conflict; that helps the resistance but cannot touch Russian ground; and that does not enfeeble the French armed forces.
After Russia’s Invasion, A ‘Change Of Mindset’
This transition to an all-Rafale fleet will keep the Air & Space Force “agile”, Mille said.
That’s a “key word” more broadly for the French military, according to the Senate report. It notes that the “closed, centralized, vertical” model of the armed forces “is outdated,” and says that one of the great strengths of the Ukrainians is their capacity to “integrate military capabilities with civilian ones” and that “good ideas can come from the summit or the base, from the military world or the civilian world: what is important is to know how to spot them.”
That agility is necessary in strategic thinking as well. The senatorial report points out that, with hindsight, the Russian war against Ukraine “is not a real surprise, strategically speaking. All the information was available.”
The problem, it says, was that the “interpretation by intelligence agencies failed. Our cognitive biases led us to overestimate the probability of hypotheses based on our own rationality and to neglect others.” It suggests that “an important effort is thus needed in the field of intelligence gathering sensors and our analyses.”
But speaking to the bigger picture, the report demands the French government “change [its] mindset: the era of ‘the dividends of peace’ is over. Democracies and authoritarian regimes have different ways of evaluating the costs/benefits of a war.”
Cependant, avant même la visite du président ukrainien Volodymr Zelensky à Paris cette semaine, l'armée de l'air envisageait la possibilité de donner ces avions à l'Ukraine. Mais, comme pour tout autre équipement militaire livré à l'Ukraine, quatre critères seront pris en compte : une demande spécifiquement faite par l'Ukraine ; cela n'aggrave pas le conflit; qui aide la résistance mais ne peut toucher le sol russe ; et cela n'affaiblit pas les forces armées françaises.
Après l'invasion de la Russie, un "changement d'état d'esprit"
Cette transition vers une flotte entièrement Rafale maintiendra l'Air & Space Force "agile", a déclaré Mille.
C'est un "mot clé" plus largement pour l'armée française, selon le rapport du Sénat. Il note que le modèle « fermé, centralisé, vertical » des forces armées « est dépassé », et affirme que l'une des grandes forces des Ukrainiens est leur capacité à « intégrer les capacités militaires aux capacités civiles » et que « les bonnes idées peuvent viennent du sommet ou de la base, du monde militaire ou du monde civil : l'important est de savoir les repérer.
Cette agilité est également nécessaire dans la réflexion stratégique. Le rapport sénatorial souligne qu'avec le recul, la guerre russe contre l'Ukraine « n'est pas une vraie surprise, stratégiquement parlant. Toutes les informations étaient disponibles. »
Le problème, dit-il, était que «l'interprétation par les agences de renseignement a échoué. Nos biais cognitifs nous ont conduits à surestimer la probabilité d'hypothèses basées sur notre propre rationalité et à négliger les autres. Il suggère qu'"un effort important est donc nécessaire dans le domaine des capteurs de collecte de renseignements et de nos analyses".
Mais s'agissant de la situation dans son ensemble, le rapport demande au gouvernement français de "changer [son] état d'esprit : l'ère des "dividendes de la paix" est révolue. Les démocraties et les régimes autoritaires ont des façons différentes d'évaluer les coûts/bénéfices d'une guerre.
2023-02-14 – Aerobuzz - La feuille de route « drones » de l’Armée de l’air et de l’espace à l’épreuve de la guerre en Ukraine
Aerobuzz, https://www.aerobuzz.fr, 2023/01/14
Par Frédéric Lert
La capacité Hellfire est attendue dans le courant de l’année. La France prévoit par ailleurs de faire l’acquisition de quatre charges ROEM (renseignement d’origine électromagnétique), dont un exemplaire était présenté à Cognac. © Frédéric Lert/Aerobuzz
Un colloque organisé sur la base aérienne 709 de Cognac a évoqué 25 ans d'opérations des drones dans l'Armée de l'air et de l'espace. L'actuel conflit en Ukraine fournit une illustration parfaite du rôle de ces appareils ainsi que du travail qui reste à faire en France pour se hisser à la hauteur des enjeux du moment.
Dans le hangar de la 33ème escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque (ESRA) l’escadron de protection (chargé de la sécurisation de la BA 709) et les commandos de l’air présentent toute la variété de leurs équipements sur des tables. A proximité, deux drones MQ-9 Reaper exhibent leur panoplie : bombe à guidage laser GBU-12, missile Hellfire et nacelle de renseignement électronique. Voilà pour la coupe à moitié pleine : l’AAE utilise une grande variété de drones et dispose désormais d’une bonne palette de capteurs et d’armements.
Pour le verre à moitié vide, on remarque qu’à deux ou trois exceptions près, la plupart des matériels exposés sont d’origine étrangère (comme les Grob et Pilatus en service sur la BA 709 d’ailleurs…) Les missiles Hellfire et la nacelle de renseignement électronique ne sont pas encore en service et il reste toujours sur la BA 709 des techniciens de General Atomics (difficile de les rater avec leurs barbes de bucherons…) pour mettre en oeuvre les drones MQ-9 Reaper Block 1.
Ce n’est pas peu dire que la France a raté ces dernières années le virage du drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance). En 1995, l’Armée de l’air achète le drone RQ-5 Hunter américano-israélien. L’appareil est utilisé au Kosovo et accumule 1.500 heures de vol. Mais comment développer une véritable capacité avec seulement quatre appareils ?
Avec le Harfang qui apparait en 1997, c’est la même chanson : seulement quatre appareils sont achetés et le « système Harfang » garde un fort arôme expérimental. Les intervenants du colloque rappellent qu’il a fallut pas moins de quatre Antonov pour déployer les appareils et leurs cabines de contrôle en Afghanistan. Personne n’avait donc prévu que l’appareil pourrait être déployé un jour en Opex ?
Donc le barnum Harfang se met en place sur la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul, tant et si bien qu’il ne reste aucun moyen d’entrainement en France. La formation des opérateurs se fait directement sur le théâtre d’opération. C’est la French touch. Malgré cela, tous les appareils survivent à trois opérations extérieures (Afghanistan, Libye et Mali) et accumulent 15.400 heures de vol. Pendant les trois premiers mois de l’opération Serval, les Harfang illuminent dix cibles au profit de bombes à guidage laser.
L’utilité de ces appareils est clairement établie, le terrain est défriché et on se dit que les armées, la DGA (Direction générale de l’armement) et les industriels vont pouvoir semer. On attend un appareil armé, plus puissant, avec une motorisation française. Et c’est le MQ-9 Reaper made in USA qui arrive.
Acheté dans l’urgence et à grand frais, il est livré, en plus, avec un fameux fil à la patte : en France et en Opex, la maintenance, les décollages et atterrissages doivent être faits par des salariés de General Atomics. Tant pis pour la fameuse autonomie stratégique. Et comme pour le Harfang, les appareils sont envoyés directement au combat sans passer par la case France. Cela devient une habitude. En coulisse, c’est la course en sac pour entrainer les équipages in situ, roder les procédures et fournir les relèves.
Fin 2019, six ans après leur entrée en service, les Reaper français basés à Niamey tirent leurs premières bombes. Il ne s’écoule que cinq jours entre le premier tir expérimental réalisé sur un champ de tir nigérien et le premier tir opérationnel, au Mali. « L’armement sur le Reaper, c’est la cerise sur le gâteau qui accélère la boucle d’engagement » rappelle un intervenant du colloque. Le gâteau était sorti du four depuis longtemps, la cerise était sur l’arbre, il a juste fallu attendre six ans, et accessoirement l’attentat du Bataclan, pour obtenir l’autorisation de marier les deux. Pourquoi une telle attente ? Peut-être le sujet d’un prochain colloque ?
Les MQ-9 Reaper Block 1 sont pour l’heure les seuls à pouvoir voler dans le ciel français. Ils restent mis en oeuvre au sol par des techniciens américains. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr
La France a acheté 12 MQ-9 Reaper, six Block 1 de première génération et autant de Block 5 plus récents, mais semble-t-il déjà en retard techniquement sur les appareils en service Outre-Atlantique. Deux des Block 1 sont en France et servent à la formation. Deux autres sont chez l’industriel pour être portés au standard Block 5 et les deux derniers appareils ont été perdus. Quant aux six Block 5 achetés, deux sont en France (mais sans avoir le droit de voler, c’est ça aussi la French touch), trois font la guerre depuis Niamey et le dernier est toujours chez l’industriel pour participer à des travaux d’intégration.
La 33ème ESRA qui les utilise est désormais devenue une grosse boutique de 310 personnes, dont les effectifs vont augmenter peu ou prou de 10% par an jusqu’en 2030. Elle est organisée en trois escadrons – 1/33 Belfort, 2/33 Savoie et 3/33 Moselle – avec à l’actif de ce dernier la formation d’une dizaine d’équipages par an. Un bel effort, mais dont il faut retirer, pour être exact, les navigants perdus au gré des mutations et des départs de l’institution.
L’Armée de l’air et de l’espace dispose d’environ 500 drones. A l’exception des douze Reaper, il s’agit essentiellement d’appareils de voilures fixes ou de quadricopters utilisés pour les missions de surveillance ou de renseignement. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr
Depuis leur mise en service, les Reaper ont tiré 181 bombes et réalisé 60.000 heures de vol, dont 55.000 au Sahel. Les drones sont partis pour durer, c’est une certitude. Le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’espace (CEMAAE), rappelait dans son discours introductif du colloque que « la Loi de Programmation Militaire cultive l’ambition « d’intégrer l’ère du drone », avec un doublement de l’investissement en la matière. Les objectifs que j’ai fixés sont très clairs : faire effort sur tout le spectre des missions drones, de la basse intensité jusqu’à la haute intensité, et élargir la protection des sites dans une approche multicouche avec un C2 adéquat ».
Autres axes d’effort rappelés par le CEMAAE, la montée en puissance sur la lutte anti-drone, avec des jalons à très court terme en vue de la sécurisation des Jeux Olympique de 2024, et la réappropriation des missions de lutte anti-radar et de guerre électronique offensive, y compris en s’appuyant sur la composante drone. Si la LPM (Loi de programmation militaire) actuelle (2019-2025) a entériné la consolidation et la diversification du segment drone dans l’AAE, la suivante (2024-2030) prévoit de poursuivre l’effort avec notamment le programme Eurodrone.
Les escadrons de protection des bases aériennes utilisent des drones chinois CJI dont les fonctions de remontée de l’information ont été inhibées. Le besoin d’une filière française solide est avéré. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr
La France investit et réfléchit beaucoup sur la question des drones, c’est bien. Attention toutefois de ne pas trop réfléchir trop longtemps. Puisque tous les regards se portent aujourd’hui vers l’Ukraine, on se rappellera que le drone turc Bayraktar TB2 qui était sur le devant de la scène en février 2022 a aujourd’hui pratiquement disparu d’un paysage dominé par de solides couches de défense anti-aérienne. Avec combien d’appareils perdus au combat d’ailleurs ? Sans doute bien plus que la dizaine de Reaper en service en France… Le monde du drone est en évolution constante et accélérée, à l’image de notre société.
Ukraine / Drones
2023-02-01 – Defense News - Ukraine plans to spend $540 million on drones this year
L'Ukraine prévoit de dépenser 540 millions de dollars en drones cette année
Defense News, https://www.defensenews.com, 2023/02/01
Ukrainian servicemen launch a drone on Jan. 25, 2023, amid the Russian invasion of Ukraine. (Anatolii Stepanov/AFP via Getty Images)
WARSAW, Poland — Ukraine plans to spend about 20 billion hryvnia (U.S. $540 million) on new drones this year, according to the country’s defense minister.
The UAVs are meant to support the Ukrainian military as it continues to combat Russia’s invasion.
“In 2023, we are increasing the purchases of UAVs for the Ukrainian Armed Forces,” Oleksii Reznikov said in a Facebook post. “This is just the beginning. After all, this is not only about the needs of aerial reconnaissance.”
The official said that, owing to the forthcoming acquisitions, the Ukrainian military will strengthen its combat drone capacities. Ukraine will use other new UAVs for surveillance, to support to artillery units and in other missions, Reznikov added.
To date, Ukraine has ordered drones for its armed forces from 16 local manufacturers, the minister said. Kyiv also continues to buy foreign-made UAVs, with a recent contract for 105 Vector reconnaissance drones signed with German manufacturer Quantum-Systems.
“The Ministry of Defense of Ukraine has placed a second batch order of Vector systems, following an earlier order of 33 UAS of the same model in August 2022,” the company said in a statement. “Vector has been extensively used and intensively tested on the Ukrainian battlefield, where it has proven to be an asset for military intelligence, surveillance, and reconnaissance operations. Its robust and rugged design makes it well-suited for operation in harsh environments and extreme weather conditions.”
The German business also announced the opening of a training and support facility in Ukraine, which is to provide services to drone operators and serve as the local hub for spare parts and repair services.
The value of the latest contract, which is funded by the German government, was not disclosed.
Des militaires ukrainiens lancent un drone le 25 janvier 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (Anatolii Stepanov/AFP via Getty Images)
VARSOVIE, Pologne - L'Ukraine prévoit de dépenser environ 20 milliards de hryvnia (540 millions de dollars américains) pour de nouveaux drones cette année, selon le ministre de la Défense du pays.
Les drones sont destinés à soutenir l'armée ukrainienne alors qu'elle continue de combattre l'invasion russe.
"En 2023, nous augmentons les achats de drones pour les forces armées ukrainiennes", a déclaré Oleksii Reznikov dans un message sur Facebook. "Ce n'est que le début. Après tout, il ne s'agit pas seulement des besoins de reconnaissance aérienne.
Le responsable a déclaré qu'en raison des acquisitions à venir, l'armée ukrainienne renforcera ses capacités de drones de combat. L'Ukraine utilisera d'autres nouveaux drones pour la surveillance, pour soutenir les unités d'artillerie et dans d'autres missions, a ajouté Reznikov.
À ce jour, l'Ukraine a commandé des drones pour ses forces armées auprès de 16 fabricants locaux, a déclaré le ministre. Kiev continue également d'acheter des drones fabriqués à l'étranger, avec un récent contrat pour 105 drones de reconnaissance Vector signé avec le fabricant allemand Quantum-Systems.
"Le ministère ukrainien de la Défense a passé une deuxième commande groupée de systèmes Vector, après une commande antérieure de 33 UAS du même modèle en août 2022", a indiqué la société dans un communiqué. « Vector a été largement utilisé et testé de manière intensive sur le champ de bataille ukrainien, où il s'est avéré être un atout pour les opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance militaires. Sa conception robuste et robuste le rend bien adapté à une utilisation dans des environnements difficiles et des conditions météorologiques extrêmes.
L'entreprise allemande a également annoncé l'ouverture d'un centre de formation et d'assistance en Ukraine, qui doit fournir des services aux opérateurs de drones et servir de plaque tournante locale pour les pièces de rechange et les services de réparation.
La valeur du dernier contrat, qui est financé par le gouvernement allemand, n'a pas été divulguée.
Ukraine - Russie / Combats de drones
2023-02-12 – JForum - Nouveau type de combats entre drones en Ukraine
JForum, https://www.jforum.fr, 2023/02/12
Le magazine britannique » The Economist « a révélé qu’un nouveau type de combat commençait à apparaître dans le ciel ukrainien, similaire à ce qui s’était passé pendant la Première Guerre mondiale, mais cette fois à l’aide de drones.
Le magazine a rapporté que pour la première fois une augmentation des cas de combats aériens mutuels entre drones ukrainiens et russes a été observée, tout comme cela s’est produit lors de la Première Guerre mondiale lorsque de violents affrontements ont eu lieu dans les airs entre les avions de chasse.
En octobre dernier, une vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux montrant un drone ukrainien percutant et abattant un avion russe.
« Il s’agit du premier cas documenté d’un conflit entre drones en temps de guerre », indique le journal.
Depuis lors, les forces ukrainiennes ont publié des vidéos supplémentaires de batailles aériennes entre drones, et des drones russes auraient effectué des frappes similaires (contre des drones ukrainiens), bien que les informations disponibles à ce sujet soient rares.
Comment les drones s’affrontent-ils et quel en est l’effet sur le développement de la guerre aérienne ?
La Russie et l’Ukraine utilisent largement des drones pour recueillir des renseignements, améliorer les capacités de reconnaissance et diriger les tirs d’artillerie.
La Russie a mené des attaques répétées contre le réseau électrique ukrainien, principalement à l’aide de drones Shahed-136 qu’elle a achetés à l’Iran.
Il est difficile d’abattre de tels avions en utilisant les méthodes traditionnelles utilisées pour intercepter des missiles ou endommager des avions de chasse, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles la difficulté de les localiser, et le coût élevé des missiles Patriot et autres systèmes de défense aérienne, qui atteignent un coût d’un million de dollars par missile.
Le journal note que les Ukrainiens utilisent actuellement de petits drones déployés sur le pays à des hauteurs hors de portée des drones russes et équipés de caméras.
Une fois les drones russes détectés, les drones ukrainiens entrent en collision avec eux et s’écrasent avec eux.
Les Russes ont également utilisé une méthode différente, car une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux le 2 décembre dernier, montrait un drone russe attaquant un drone ukrainien avec une bombe.
Le journal affirme que la bombe n’a pas explosé, mais qu’elle a détruit des parties des hélices de l’avion ukrainien et l’a fait s’écraser.
L’article montre que les méthodes utilisées dans les combats entre drones sont encore improvisées et ne réussissent qu’à faire tomber de petits drones.
Le journal en attribue la raison à la nature des drones utilisés dans cette guerre, qui sont souvent très lents et légers, ne dépassant pas un kilogramme, ce qui signifie qu’ils sont incapables de chasser de gros drones, et leur poids léger ne cause pas beaucoup de dégâts. .
Cependant, le journal révèle que les forces ukrainiennes auront bientôt accès à un drone conçu spécifiquement à cet effet, ce qui pourrait causer des dégâts bien plus importants.
Le journal ajoute que le drone, fabriqué par la société de défense française « Marss », est un drone intercepteur qui est lancé depuis le sol, à l’aide de systèmes de capteurs, dès que les drones russes sont détectés, car le drone utilise l’intelligence artificielle pour identifier, suivre et attaquer des cibles sans aucune assistance humaine.
La vitesse de ces intercepteurs est d’environ 270 kilomètres à l’heure et ils sont suffisamment puissants pour rester intacts lorsqu’ils sont attaqués par de petits drones.
Il peut également engager des cibles plus importantes, telles que le drone Shahed-136, même s’il ne survivra peut-être pas à l’attaque, mais son prix sera certainement moins cher par rapport aux systèmes Patriot.
En conclusion, le document s’attend à ce que les drones intercepteurs soient une solution viable à un grand nombre d’attaques de drones, telles que celles ciblant le réseau électrique en Ukraine.
Le journal ajoute que les drones attaquants pourraient, à l’avenir, être accompagnés d’autres drones pour les protéger et s’assurer qu’ils atteignent leurs destinations, et note que « dans les futures batailles aériennes, il peut y avoir ou non un rôle d’un humain dirigé main. »
Russie / Drones
2023-02-15 – UAS Vision - Russian PM Forms Commission for Development of UAS
Le Premier ministre russe forme une commission pour le développement des UAS
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/15
Russian Prime Minister Mikhail Mishustin signed a decree on the formation of a government commission on the development of unmanned aerial systems. The corresponding document is published on the Internet portal of legal information.
“The government of the Russian Federation decides: to form a government commission on the development of unmanned aerial systems,” the document says.
It follows from the document that the key task of the government commission is to prepare agreed proposals for the implementation of state policy in the field of development of unmanned aerial systems and solving problems related, among other things, to the development of the use of these systems in conjunction with the transport system and other sectors of the economy, ensuring integration unmanned aerial systems into the airspace, with the development of the infrastructure that is necessary for the operation of such systems, etc.
On December 31, 2022, Russian President Vladimir Putin approved a list of instructions for the development of unmanned aerial systems in the country. The corresponding document was published on the Kremlin website. In accordance with it, the government was instructed to form a commission on the development of unmanned aerial systems by February 15. The commission was entrusted to be headed by First Deputy Prime Minister Andrey Belousov.
By June, the Cabinet of Ministers needs to approve a strategy for the development of unmanned aircraft in Russia for the period up to 2030 and for the future up to 2035, which should identify priority areas for the development of unmanned aircraft, the parameters of this market, annual targets for the development of unmanned aircraft, as well as a list measures being implemented, the volume and sources of their financing.
Le Premier ministre russe Mikhail Mishustin a signé un décret sur la formation d'une commission gouvernementale sur le développement de systèmes aériens sans pilote. Le document correspondant est publié sur le portail Internet d'informations juridiques.
"Le gouvernement de la Fédération de Russie décide: de former une commission gouvernementale sur le développement de systèmes aériens sans pilote", indique le document.
Il ressort du document que la tâche principale de la commission gouvernementale est de préparer des propositions convenues pour la mise en œuvre de la politique de l'État dans le domaine du développement des systèmes aériens sans pilote et de résoudre les problèmes liés, entre autres, au développement de l'utilisation de ces systèmes en liaison avec le système de transport et d'autres secteurs de l'économie, assurant l'intégration des systèmes aériens sans pilote dans l'espace aérien, avec le développement de l'infrastructure nécessaire au fonctionnement de ces systèmes, etc.
Le 31 décembre 2022, le président russe Vladimir Poutine a approuvé une liste d'instructions pour le développement de systèmes aériens sans pilote dans le pays. Le document correspondant a été publié sur le site Internet du Kremlin. Conformément à cela, le gouvernement a été chargé de former une commission sur le développement de systèmes aériens sans pilote d'ici le 15 février. La commission a été confiée à la direction du premier vice-Premier ministre Andrey Belousov.
D'ici juin, le Cabinet des ministres doit approuver une stratégie pour le développement d'aéronefs sans pilote en Russie pour la période allant jusqu'en 2030 et pour l'avenir jusqu'en 2035, qui devrait identifier les domaines prioritaires pour le développement d'aéronefs sans pilote, les paramètres de cette marché, les objectifs annuels de développement des aéronefs sans pilote, ainsi qu'une liste des mesures en cours de mise en œuvre, le volume et les sources de leur financement.
Canada - Etats-Unis / Objets volants suspects
2023-02-10 – Breaking Defense - F-22 shoots down new ‘object’ over US airspace, days after Chinese balloon saga
Un F-22 abat un nouvel "objet" au-dessus de l'espace aérien américain, quelques jours après la saga des ballons chinois
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/10
By ASHLEY ROQUE and AARON MEHTA
Pentagon Press Secretary Brig. Gen. Pat Ryder, who avoided calling the object a “balloon” or "aircraft," noted it was “not similar in size or shape to the [Chinese] high-altitude surveillance balloon” that was destroyed on Feb. 4.
Attaché de presse du Pentagone Brig. Le général Pat Ryder, qui a évité d'appeler l'objet un "ballon" ou un "avion", a noté qu'il n'était "pas similaire en taille ou en forme au ballon de surveillance à haute altitude [chinois]" qui a été détruit le 4 février.
An F-22 Raptor takes off from Joint Base Langley-Eustis, Virginia, Feb. 4, 2023. (U.S. Air Force photo/Mikaela Smith)
WASHINGTON — The US military on Friday shot down an “object” flying over Alaskan airspace, just days after the nation was captivated by the saga of an alleged Chinese spy balloon passing over the country.
An F-22 Raptor fighter jet from US Northern Command launched an AIM-9X Sidewinder missile around 1:45 pm ET to take down what Biden administration officials described as a car-sized object flying above Alaska. That was the same combination of jet and missile that destroyed the Chines balloon over the weekend.
“We don’t know what entity owns this object,” White House National Security Council spokesman John Kirby said in a briefing to reporters shortly thereafter. “There is no indication that it’s from a nation or an institution or an individual. We just don’t know who owns this object.”
What is clear, Kirby said, is that the object is much smaller than the Chinese high-altitude balloon shot down on the East coast last week.
Speaking after Kirby, Pentagon spokesman Brig. Gen. Pat Ryder said the object was flying at 40,000 ft and was a “responsible threat” to civilian aircraft. He added that operations are already underway to recover the remains of the object. (Of note, Kirby said that the water under which the object was shot down was frozen.)
Ryder, who like Kirby avoided calling the object a “balloon,” noted it was “not similar in size or shape to the high-altitude surveillance balloon” that was destroyed on Feb. 4. Ryder also said it “wasn’t an aircraft, per se.”
The visible case of the Chinese balloon dominated headlines starting late last week and through the weekend, and led to a quickly-convened Thursday hearing of the Senate Appropriation Committee’s defense subcommittee.
Sen. Lisa Murkowski, R-Alaska, used that hearing to express her frustration that the Biden administration was apparently tracking the Chinese balloon but choose not to act when it was over Alaskan airspace.
“As an Alaskan, I am so angry. I want to use other words, but I’m not going to,” Murkowski told witnesses from the Defense Department, including Melissa Dalton, the assistant secretary of defense for homeland defense and hemispheric affairs.
“You said, Ms. Dalton, that the clear message here we sent a clear message to the PRC [People’s Republic of China] when we shot this down in our sovereign waters. Seems to me the clear message to China is ‘We got free range in Alaska because [the US is] gonna let us cruise over that until it gets to more sensitive areas,’” Murkowski said. “You know, at what point at what point do we say a surveillance balloon a spy balloon coming from China is a threat to our sovereignty? It should be the minute the minute it crosses that line, and that line is Alaska.”
As to the F22: 17 years after being declared operational, the Raptor has now scored its first two air-to-air kills in the span of five days — though hardly against the rival, highly sophisticated jet fighters the plane was designed to take on.
Un F-22 Raptor décolle de Joint Base Langley-Eustis, Virginie, le 4 février 2023. (U.S. Air Force photo/Mikaela Smith)
WASHINGTON – L'armée américaine a abattu vendredi un "objet" survolant l'espace aérien de l'Alaska, quelques jours seulement après que la nation a été captivée par la saga d'un prétendu ballon espion chinois passant au-dessus du pays.
Un avion de chasse F-22 Raptor du US Northern Command a lancé un missile AIM-9X Sidewinder vers 13 h 45 HE pour abattre ce que les responsables de l'administration Biden ont décrit comme un objet de la taille d'une voiture volant au-dessus de l'Alaska. C'est la même combinaison de jet et de missile qui a détruit le ballon chinois au cours du week-end.
"Nous ne savons pas à quelle entité appartient cet objet", a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, lors d'un briefing aux journalistes peu de temps après. "Rien n'indique qu'il émane d'une nation, d'une institution ou d'un individu. Nous ne savons tout simplement pas à qui appartient cet objet.
Ce qui est clair, a déclaré Kirby, c'est que l'objet est beaucoup plus petit que le ballon chinois à haute altitude abattu sur la côte est la semaine dernière.
S'exprimant après Kirby, le porte-parole du Pentagone Brig. Le général Pat Ryder a déclaré que l'objet volait à 40 000 pieds et constituait une "menace responsable" pour les avions civils. Il a ajouté que des opérations sont déjà en cours pour récupérer les restes de l'objet. (Il est à noter que Kirby a déclaré que l'eau sous laquelle l'objet a été abattu était gelée.)
Ryder, qui comme Kirby a évité d'appeler l'objet un "ballon", a noté qu'il n'était "pas similaire en taille ou en forme au ballon de surveillance à haute altitude" qui a été détruit le 4 février. Ryder a également déclaré que "ce n'était pas un avion". , en soi.
Le cas visible du ballon chinois a fait la une des journaux à partir de la fin de la semaine dernière et tout au long du week-end, et a conduit à une audience rapidement convoquée jeudi du sous-comité de la défense de la commission des crédits du Sénat.
La sénatrice Lisa Murkowski, R-Alaska, a profité de cette audience pour exprimer sa frustration face au fait que l'administration Biden suivait apparemment le ballon chinois mais a choisi de ne pas agir lorsqu'il se trouvait au-dessus de l'espace aérien de l'Alaska.
"En tant qu'Alaskan, je suis tellement en colère. Je veux utiliser d'autres mots, mais je ne le ferai pas », a déclaré Murkowski à des témoins du ministère de la Défense, dont Melissa Dalton, secrétaire adjointe à la Défense pour la défense intérieure et les affaires hémisphériques.
« Vous avez dit, Mme Dalton, que le message clair ici, nous avons envoyé un message clair à la RPC [République populaire de Chine] lorsque nous avons abattu cela dans nos eaux souveraines. Il me semble que le message clair à la Chine est "Nous avons le libre parcours en Alaska parce que [les États-Unis] vont nous laisser naviguer jusqu'à ce qu'il atteigne des zones plus sensibles", a déclaré Murkowski. « Vous savez, à quel moment à quel moment dit-on qu'un ballon de surveillance un ballon espion venant de Chine est une menace pour notre souveraineté ? Cela devrait être à la minute où il franchit cette ligne, et cette ligne est l'Alaska.
Quant au F22: 17 ans après avoir été déclaré opérationnel, le Raptor a maintenant marqué ses deux premiers meurtres air-air en l'espace de cinq jours - bien que difficilement contre les chasseurs à réaction rivaux hautement sophistiqués pour lesquels l'avion était conçu. .
2023-02-11 – Air & Cosmos - Un F-22 de l'USAF abat un objet volant au-dessus de l'Alaska
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/02/11, 564 mots
© USAF
Le 9 février, le NORAD a détecté un objet volant à une altitude approximative de 43.000 pieds. Le lendemain, alors qu'il se trouvait au-dessus des côtes de l'Alaska, le Président des États-Unis a donné l'ordre de l'abattre. La cible en question avait déjà été identifiée par deux patrouilles de chasseurs la veille. Le Pentagone a confirmé que l'objet n'était pas de taille équivalente au ballon chinois récemment abattu mais n'a pas précisé le type d'objet volant détruit en vol.
Objet volant sur l'Alaska
Ce 10 février, le brigadier général Patrick S. Ryder, le porte-parole du Pentagone, a notamment annoncé au cours d'une conférence de presse :
"À la demande du Président des États-Unis, des avions de chasse appartenant au Northern Command [USNORTHCOM] ont abattu avec succès un objet volant à haute altitude au-dessus des côtes Nord de l'Alaska à 13h45 [heure de Washington, 22h45 heure de Paris] au sein de l'espace aérien américain, au-dessus des eaux territoriales américaines.
Le 9 février, le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord [NORAD] a détecté un objet grâce à ses radars au sol, enquêté et déployé des chasseurs afin d'identifier l'objet en question. L'objet volait à une altitude de 42.000 pieds [12.801,6 mètres] et représentait une menace raisonnable pour la sécurité des vols civils.
L'USNORTHCOM effectue les opérations de récupérations en ce moment.[...]"
Il a également ajouté qu'il n'avait pas plus de détails à ajouter, hormis la taille de l'engin, qui était équivalente à la taille d'une petite voiture. Avec le ballon chinois récemment abattu (plus d'infos à la fin de cet article), beaucoup pensent à un nouveau ballon chinois stratosphérique. Cependant, le brig. gén. Ryder a confirmé que la taille et l'altitude de l'objet ne correspondaient pas du tout au ballon chinois. Deux vols séparés ont permis d'identifier l'engin, que celui-ci n'était pas armé et n'était pas directement piloté par une personne.
L'objet en question a été abattu par un F-22 Raptor qui a décollé depuis sa base d'Elmendorf (Alaska, États-Unis). Ce dernier a utilisé un missile air-air courte portée AIM-9X Sidewinder. Dans cette région, le gén. Ryder a confirmé que de nombreux appareils volaient entre 40 et 45.000 pieds, rendant celui-ci dangereux. Inversement, le ballon chinois était à une altitude de 60.000 pieds, bien au-dessus des couloirs aériens civils.
Un HC-130 déployé
Pendant la conférence de presse, un avion de transport tactique HC-130J Combat King II volait justement sur les côtes Nord de l'Alaska (au Nord-Est des îles Stockton), allant même jusqu'à effectuer des passages à basse altitude. C'est d'ailleurs au-dessus de cette zone qu'une restriction de vol temporaire (TFR) a été émise via un message aux naviguants (NOTAM). Le Combat King II est déployé afin de soutenir les différents efforts de recherches sur cette zone. Sa mission spécifique n'est pas connue mais c'est un appareil pensé avant tout pour certaines missions bien spécifiques :
En tant qu'appareil spécialisé pour le ravitaillement en vol des hélicoptères, afin d'augmenter l'autonomie des hélicoptères déployés.
En tant qu'appareil de recherche ou encore de commandement. Le Combat King II est aussi conçu en soutien aux forces spéciales américaines. Il doit pouvoir voler à basse altitude, de jour comme de nuits, atterrir et décoller sur des terrains préparés ou non,... afin de secourir des personnels amis loin derrière les lignes ennemies.
Pour rappel, le HC-130J Combat King II est un KC-130J modifié pour les missions citées ci-dessus. Il dispose de meilleurs systèmes de protection et notamment d'une plus grande autonomie par rapport au KC-130J.
Article mis à jour le 11 janvier 2023 à 00h46.
2023-02-11 – Le Monde - Le Canada fait abattre un objet non identifié dans son espace aérien, fausse alerte aux Etats-Unis
Le Monde, https://www.lemonde.fr, 2023/02/11, 2 mn
avec AFP
Un avion de chasse américain a détruit samedi, sur ordre du premier ministre canadien, Justin Trudeau, un aéronef qui volait à haute altitude au-dessus du Yukon, dans le nord du Canada. Quelques heures plus tard, une « anomalie radar » a provoqué la fermeture temporaire de l’espace aérien du Montana, aux Etats-Unis.
Le territoire Yukon, dans le nord du Canada, en août 2009. RICK BOWMER / AP
Un avion de combat américain a abattu, samedi 11 février dans l’après-midi, un objet non identifié au-dessus du Canada, dans le cadre d’une opération conjointe entre Washington et Ottawa. Il s’agit du troisième incident dans le ciel nord-américain depuis la destruction d’un ballon chinois supposé espion la semaine dernière.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé samedi qu’un « objet non identifié » avait été abattu alors qu’il survolait le nord-ouest du Canada. Dans un second temps, l’espace aérien du Montana, aux Etats-Unis, a été temporairement fermé en début de soirée en raison d’une « anomalie radar ».
« J’ai ordonné que soit ramené au sol un objet non identifié qui violait l’espace aérien canadien, a tweeté M. Trudeau samedi dans l’après-midi. Des avions du Canada et des Etats-Unis ont été dépêchés sur les lieux, et le tir provenant [d’un F-22 américain] a atteint l’objet. » Le président des Etats-Unis, Joe Biden, avait autorisé l’appareil, l’un des avions du commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, à « travailler avec le Canada », a expliqué le porte-parole du Pentagone, Pat Ryder.
La neutralisation de l’objet a été validée par M. Biden et M. Trudeau par « souci de prudence et sur la recommandation de leurs forces armées », a précisé un communiqué de la Maison Blanche. Les forces canadiennes « vont maintenant récupérer et analyser les débris de l’objet », a ajouté le premier ministre canadien.
L’objet volait à une altitude de « 40 000 pieds » (un peu plus de 12 kilomètres), a détaillé la ministre de la défense nationale du Canada, Anita Anand, lors d’une conférence de presse samedi soir, et a été abattu à « environ 100 miles [160 kilomètres] de la frontière canado-américaine ».
Un petit « appareil cylindrique »
Selon Mme Anand, il s’agissait d’un « appareil cylindrique » plus petit que le ballon détruit en Caroline du Nord une semaine auparavant, a précisé la ministre de la défense canadienne. « Pour l’instant, nous continuons les analyses de l’objet, donc il ne serait pas prudent de ma part de spéculer sur son origine », a-t-elle ajouté, avant de remercier le Pentagone et les membres des armées canadienne et américaine pour leur collaboration.
Plus tôt dans l’après-midi, Anita Anand avait affirmé sur Twitter avoir parlé avec son homologue américain, le secrétaire à la défense Lloyd Austin, réaffirmant : « Nous défendrons toujours ensemble notre souveraineté. »
De leur côté, les Etats-Unis ont momentanément fermé samedi soir l’espace aérien au-dessus du Montana, dans le nord du pays, après que la défense aérienne nord-américaine « a détecté une anomalie radar », selon une déclaration du commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord et le commandement américain du Nord. Un « avion de combat » a aussitôt été envoyé « pour enquêter ». « Cet avion n’a identifié aucun objet [permettant] de corréler les échos radars », ont précisé les deux commandements, ajoutant qu’ils allaient « continuer à surveiller la situation ».
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Le ballon chinois faisait partie d’un programme d’espionnage mondial, selon les Etats-Unis Lire aussi : Les Etats-Unis annoncent avoir abattu un objet volant au-dessus de l’Alaska
Troisième abattage en une semaine
Il s’agit du deuxième objet volant abattu par les Etats-Unis en quelque vingt-quatre heures. Un objet similaire de « la taille d’une petite voiture » avait été détruit vendredi au-dessus de l’Alaska car il représentait « une menace pour la sécurité du trafic aérien », selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Ces incidents surviennent une semaine après la destruction par Washington, au large de sa côte Atlantique, d’un ballon chinois qui avait survolé des sites militaires sensibles. Cet objet avait été qualifié par Pékin d’aéronef « civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques ». Mais des images capturées par des avions militaires américains montrent que le ballon chinois qui a survolé les Etats-Unis la semaine dernière était bien équipé d’outils d’espionnage et non d’étude météorologique.
Cet accrochage diplomatique avait conduit le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, à repousser une rare visite en Chine. Les autorités américaines s’affairent toujours à récolter les débris du ballon dans l’Atlantique, près des côtes de Caroline du Sud.
2023-02-12 – Courrier International - Un “objet non identifié” abattu au-dessus du Canada
Courrier International, https://www.courrierinternational.com, 2023/02/12, 1 mn
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé samedi que celui-ci avait été abattu alors qu’il survolait le nord-ouest du pays.
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, lors d’une conférence de presse à Ottawa, au Canada, le 21 février 2022. - DAVE CHAN / AFP
Le Premier ministre Justin Trudeau a ordonné, samedi 11 février, l’abattage d’un “objet non identifié” dans l’espace aérien canadien.
Cette neutralisation, la troisième par un avion de chasse américain depuis le début du mois, s’inscrit dans “une série de réponses à d’inhabituels engins volants au-dessus de l’Amérique du Nord”, note le Washington Post.
Petit et “cylindrique”
Le chef du gouvernement canadien a annoncé sur Twitter que l’objet avait été abattu au-dessus du Yukon, territoire du nord-ouest du pays.
“J’ai ordonné que soit ramené au sol un objet non identifié qui violait l’espace aérien canadien”, a tweeté M. Trudeau. “Des avions du Canada et des États-Unis ont été dépêchés sur les lieux, et le tir provenant” d’un F-22 américain “a atteint l’objet”.
M. Trudeau a dit qu’il avait échangé à ce sujet avec le président américain Joe Biden. Les forces canadiennes vont maintenant récupérer et analyser les débris, a-t-il ajouté.
Lors d’une conférence de presse samedi, la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, a déclaré qu’il n’était pas prudent de spéculer sur les origines de l’objet, qu’elle a décrit comme étant petit et “cylindrique”, rapporte The Globe and Mail.
L’espace aérien du Montana temporairement fermé
Aux États-Unis, un avion de combat dépêché pour enquêter sur une “anomalie radar” n’a pas identifié d’“objet” volant au-dessus de l’Etat du Montana après une fermeture temporaire de l’espace aérien samedi soir, a indiqué l’armée américaine.
Vendredi, un “objet” avait été abattu au-dessus des eaux gelées de l’Alaska, près de la frontière avec le Canada, sur ordre du président américain, Joe Biden. L’engin, qui avait “la taille d’une petite voiture” et volait à une altitude d’environ 12 000 mètres, posait “une menace pour la sécurité du trafic aérien”, selon le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Kirby. “Les activités de recherche et de récupération se poursuivent près de Deadhorse, en Alaska, mais aucun détail sur l’objet, y compris ses capacités, son but ou son origine, n’a été diffusé”, note La Presse.
Et le 4 février, un avion de chasse américain avait abattu un ballon “espion” chinois au large de la Caroline du Sud. Celui-ci volait bien plus haut, à plus de 18 000 mètres.
2023-02-12 – France 24 - Un avion de combat américain abat un "objet non identifié" volant dans le ciel du Canada
France 24, https://www.france24.com, 2023/02/12, 4 mn
Avec AFP
La ministre de la Défense nationale du Canada, Anita Anand, lors d'un point presse le 11 février 2023. © Capture d'écran France 24
Dans le cadre d'une opération conjointe entre les États-Unis et le Canada, un avion de combat américain a abattu samedi après-midi un objet non identifié qui volait au-dessus du Canada. Un nouvel incident dans le ciel nord-américain, après la destruction d'un ballon chinois supposé espion la semaine dernière.
Un objet non identifié survolant le Canada a été abattu samedi 11 février par un avion américain, dans le cadre d'une opération conjointe entre Washington et Ottawa, marquant un nouvel incident depuis la destruction d'un ballon chinois supposé espion la semaine dernière.
Justin Trudeau a annoncé samedi qu'un "objet non identifié" avait été abattu alors qu'il survolait le nord-ouest du pays, au lendemain de la destruction par les États-Unis d'un objet volant au-dessus de l'Alaska.
Des avions des deux pays ont été dépêchés sur les lieux, et le tir d'un missile AIM 9X provenant d'un F-22 américain a atteint sa cible, a indiqué Justin Trudeau.
Le président américain Joe Biden avait autorisé l'appareil, l'un des aéronefs du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), à "travailler avec le Canada", a expliqué le porte-parole du Pentagone, Pat Ryder.
La neutralisation de l'objet a été validée par Joe Biden et Justin Trudeau par "souci de prudence et sur la recommandation de leurs forces armées", a indiqué un communiqué de la Maison Blanche.
Les forces canadiennes "vont maintenant récupérer et analyser les débris de l'objet", a ajouté le Premier ministre canadien.
L'engin, qui volait à une altitude d'environ "40 000 pieds" (12 200 mètres), "était entré illégalement dans l'espace aérien canadien et constituait une menace (possible) pour la sécurité des vols civils", a déclaré à la presse la ministre de la Défense nationale du Canada, Anita Anand.
L'objet a été abattu à "environ 100 miles (160 km, NDLR) de la frontière canado-américaine" vers 20 h 40 GMT, a-t-elle ajouté.
"Nous (l')avons détecté ensemble et (l')avons vaincu ensemble" dans le cadre du NORAD, a précisé Anita Anand.
Il s'agissait d'un "appareil cylindrique" plus petit que le ballon détruit en Caroline du Nord la semaine dernière, a précisé la ministre de la Défense canadienne.
"Pour l'instant, nous continuons les analyses de l'objet, donc il ne serait pas prudent de ma part de spéculer sur son origine", a-t-elle ajouté, avant de remercier le Pentagone et les membres des armées canadienne et américaine pour leur collaboration.
Plus tôt dans l'après-midi, Anita Anand, avait affirmé sur Twitter avoir échangé avec son homologue américain, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Lloyd Austin, réaffirmant que "nous défendrons toujours ensemble notre souveraineté".
Anomalie radar et ballon espion
Samedi soir également, un avion de combat a été dépêché pour enquêter sur une "anomalie radar" au-dessus de l'État américain du Montana, a indiqué l'armée américaine.
"Cet avion n'a identifié aucun objet (permettant) de corréler les échos radars", ont indiqué le NORAD et le Commandement américain du nord, ajoutant continuer "à surveiller la situation".
L'espace aérien de ce territoire du nord-ouest des États-Unis avait été temporairement fermé "pour soutenir les opérations du Département de la Défense. L'espace aérien a été rouvert", a indiqué samedi soir le régulateur américain de l'aviation civile (FAA).
Justin Trudeau s'est entretenu avec Joe Biden au sujet de la cible abattue au-dessus du Yukon, territoire du nord-ouest du Canada frontalier de l'Alaska où les forces américaines ont détruit un autre objet volant vendredi. De "la taille d'une petite voiture", il représentait "une menace pour la sécurité du trafic aérien", selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Il s'agit donc du deuxième objet volant abattu au-dessus de l'Amérique du Nord par les États-Unis en 24 heures environ.
Les opérations de recherche et de récupération des restes de l'objet détruit vendredi se sont poursuivies samedi mais ont été entravées par "le refroidissement de l'air de l'Arctique, la neige et la lumière du jour limitée", a indiqué le Commandement américain du nord dans un communiqué, ajoutant que le Pentagone ne pouvait fournir "aucun autre détail (...) sur l'objet, y compris ses capacités, son but ou son origine".
Ces incidents surviennent une semaine après la destruction par Washington d'un ballon au large de sa côte Atlantique, qui avait survolé des sites militaires sensibles et avait été qualifié par Pékin d'aéronef "civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques".
Des images capturées par des avions militaires américains montrent que le ballon chinois qui a survolé les États-Unis la semaine passée était bien équipé d'outils d'espionnage et non destinés à la météo.
Cet accrochage diplomatique avait conduit le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à repousser une rare visite en Chine.
Les autorités américaines s'affairent toujours à récolter les débris du ballon dans l'Atlantique, près des côtes de Caroline du Sud.
2023-02-12 – RFI - Le Canada autorise la destruction d'un objet non identifié survolant son territoire
RFI, https://www.rfi.fr, 2023/02/12, 4 mn
Un avion de chasse Lockheed F-22 Raptor. © AFP
Un avion de combat américain a abattu samedi après-midi un objet non identifié au-dessus du Canada, sur ordre du Premier ministre canadien Justin Trudeau, marquant un nouvel incident dans le ciel nord-américain depuis la destruction d'un ballon chinois supposé espion la semaine dernière.
Justin Trudeau a annoncé samedi qu'un « objet non identifié » avait été abattu alors qu'il survolait le nord-ouest du pays, un jour après que les États-Unis ont détruit un objet volant au-dessus de l'Alaska. « J'ai ordonné que soit ramené au sol un objet non identifié qui violait l'espace aérien canadien », a tweeté Justin Trudeau. « Des avions du Canada et des États-Unis ont été dépêchés sur les lieux, et le tir » d'un missile AIM 9X provenant d'un F-22 américain « a atteint » sa cible.
Le président américain Joe Biden avait autorisé l'appareil, l'un des aéronefs du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), à « travailler avec le Canada », a expliqué le porte-parole du Pentagone, Pat Ryder.
Les forces canadiennes « vont maintenant récupérer et analyser les débris de l'objet », a ajouté le Premier ministre canadien.
L'objet volait à une altitude de de 12 200 mètres, a détaillé la ministre de la Défense nationale du Canada, Anita Anand, lors d'une conférence de presse samedi soir, et a été abattu à environ 160 km de la frontière canado-américaine vers 20h40 TU.
L'objet est un « appareil cylindrique » plus petit que le ballon détruit en Caroline du Nord la semaine dernière, a précisé la ministre de la Défense canadienne.
« Pour l'instant, nous continuons les analyses de l'objet, donc il ne serait pas prudent de ma part de spéculer sur son origine », a-t-elle ajouté, avant de remercier le Pentagone et les membres des armées canadienne et américaine pour leur collaboration.
Troisième engin abattu en une semaine
Plus tôt dans l'après-midi, Anita Anand, avait affirmé sur Twitter avoir échangé avec son homologue américain, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Lloyd Austin, réaffirmant que « nous défendrons toujours ensemble notre souveraineté ».
Justin Trudeau s'est entretenu avec le président américain Joe Biden au sujet de cette cible abattue au-dessus du Yukon, territoire du nord-ouest du Canada frontalier de l'Alaska où les forces américaines ont détruit un autre objet volant vendredi, de « la taille d'une petite voiture », car il représentait « une menace pour la sécurité du trafic aérien », selon John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Il s'agit donc du deuxième objet volant abattu par les États-Unis en quelque 24 heures. Les opérations de recherche et de récupération des restes de l'objet détruit vendredi se sont poursuivies samedi mais ont été entravées par « le refroidissement de l'air de l'Arctique, la neige et la lumière du jour limitée », a indiqué le Commandement américain du Nord dans un communiqué, ajoutant que le Pentagone ne pouvait fournir « aucun autre détail (...) sur l'objet, y compris ses capacités, son but ou son origine ».
Et samedi soir, l'espace aérien a été temporairement fermé dans le Montana en raison de la présence d'un « objet qui pourrait interférer avec le trafic aérien commercial », selon l'élu de la Chambre des représentants Matt Rosendale. Le département de la Défense « poursuivra ses efforts pour observer et neutraliser l'objet dans la matinée », a d'abord informé le régulateur américain de l'aviation civile (FAA). Avant que le Pentagone évoque une « anomalie radar » détectée mais aucun objet identifié...
Ces abattages surviennent une semaine après la destruction par Washington d'un ballon au large de sa côte Atlantique, qui avait survolé des sites militaires sensibles et avait été qualifié par Pékin d'aéronef « civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques ».
Des images capturées par des avions militaires américains montrent que le ballon chinois qui a survolé les États-Unis la semaine passée était bien équipé d'outils d'espionnage et non destinés à la météo.
Cet accrochage diplomatique avait conduit le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à repousser une rare visite en Chine.
Les autorités américaines s'affairent toujours à récolter les débris du ballon dans l'Atlantique, près des côtes de Caroline du Sud.
2023-02-12 – Zone Militaire - Un nouvel engin suspect a été abattu par un F-22A Raptor dans l’espace aérien du Canada
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/02/12
PAR LAURENT LAGNEAU
Après un ballon espion chinois au large de la Caroline du Sud et un engin inconnu de forme cylindrique qui évoluait dans l’espace aérien de l’Alaska, un F-22A Raptor de l’US Air Force a abattu un autre objet inconnu au-dessus du Yukon [Canada], à la demande du gouvernement canadien, dans le cadre des accords entre Ottawa et Washington ayant établi le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord [NORAD].
Selon le général Pat Ryder, le porte-parole du Pentagone, dans la journée du 11 février, deux F-22A Raptor ont décollé de la base aérienne d’Elmendorf-Richardson [Alaska] pour surveiller un objet non identifié qui évoluait dans l’espace aérien américain, avec le soutien d’avions ravitailleur de l’Air National Guard.
« La surveillance s’est poursuivie alors que que l’objet traversait l’espace aérien canadien, avec des CF-18 [Hornet] et CP-140 [avion de patrouille maritime, ndlr] de l’Aviation royale canadienne. […] Un F-22 américain a abattu l’objet en territoire canadien avec un missile AIM-9X », a ensuite expliqué le général Ryder.
« L’objet a été suivi et surveillé de près par le NORAD au cours des dernières 24 heures et le président [Biden] a été continuellement informé par son équipe de sécurité nationale à partir du moment où l’objet a été détecté », a fait savoir la Maison Blanche. « Par excès de prudence et sur recommandation de leurs armées, le président Biden et le Premier ministre Trudeau ont autorisé l’abattage de l’objet », a-t-elle ajouté, dans une déclaration écrite.
De son côté, la ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, a précisé que cet objet volant, « plus petit » que le ballon espion abattu la semaine passée, volait à 40’000 pieds [12’000 mètres] d’altitude, soit en deçà de la limite des 66’000 pieds [soit environ 20’000 mètres], à partir de laquelle l’espace aérien n’est plus réglementé. « Il représentait sans aucun doute une menace contre les avions civils », a-t-elle dit.
Comme celui abattu la veille par un F-22A, cet objet suspect avait une « forme cylindrique », a indiqué Mme Anand, qui a pris soin de ne pas parler de « ballon » pour le désigner… Contrairement au général Wayne Eyre, le chef d’état-major de la Défense canadienne. D’après le Wall Street Journal, l’engin était doté d’une charge utile.
La récupération des débris des deux engins permettra sans doute d’en savoir davantage. « Alors que les autorités canadiennes mènent des opérations de récupération pour aider nos pays à en savoir plus sur l’objet, le FBI [Federal Bureau of Investigation] travaillera en étroite collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada », a par ailleurs assuré le général Ryder.
À noter que, selon Mme Anand, cet objet suspect, dont l’origine reste encore inconnue, est le premier appareil à avoir été abattu lors au cours d’une mission du NORAD, créé à la fin des années 1950.
Par ailleurs, le même jour, une partie de l’espace aérien du Montana a été temporairement fermée en raison de la présence présumée d’un autre objet suspect. Présence qui n’a pas été confirmée par la suite, le NORAD ayant évoqué par la suite une « anomalie radar ».
2023-02-13 – AFP - Pékin et Washington s'accusent d'espionnage, le mystère des "objets" volants persiste
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/13
Les Etats-Unis ont sèchement rejeté lundi des accusations d'espionnage par ballon lancées par la Chine, et tentent par ailleurs de percer le mystère des trois objets volants pour l'heure non identifiés qu'ils ont abattus ces derniers jours.
"Ce n'est pas vrai! Nous ne faisons pas cela! Ce n'est absolument pas vrai!", a martelé lundi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, interrogé par la chaîne MSNBC.
"Rien que depuis l'année dernière, des ballons américains ont survolé (le territoire de) la Chine à plus de dix reprises sans aucune autorisation", avait auparavant assuré un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.
Le département d'Etat américain a estimé que la Chine essayait avec cette accusation de "limiter les dégâts" liés à son propre "programme de ballons espions", déployé selon Washington pendant plusieurs années au-dessus de 40 pays dans cinq continents.
- Le ballon et les "objets" –
Les relations entre les deux superpuissances se sont nettement tendues depuis que les EtatsUnis ont abattu, le samedi 4 février, un ballon chinois qui avait survolé leur territoire, en tentant selon eux de glaner des informations sur des sites militaires.
Faux, assure Pékin, qui a reconnu la propriété de l'engin mais parle d'un programme d'observation météo et d'une violation involontaire de l'espace aérien du grand rival américain.
La Chine a fait la même affirmation, le 6 février, cette fois à propos d'un ballon survolant l'Amérique latine.
Les Américains n'ont en revanche pas pointé la Chine jusqu'ici à propos des trois "objets" mystérieux qu'ils ont abattus en trois jours: vendredi au-dessus de l'Alaska (nord-ouest), samedi au-dessus du Yukon dans le nord-ouest canadien, et dimanche au-dessus du lac Huron, dans le nord des Etats-Unis.
De ce qu'il faut bien appeler des "objets volants non identifiés", Washington dit ne rien savoir ou presque: ni leur provenance, ni leur usage, ni leur nature. Seule affirmation côté américain: aucun ne présentait de menace militaire directe, mais ils mettaient potentiellement en danger le trafic aérien civil, d'où l'envoi par le président Joe Biden d'avions de chasse pour les éliminer.
- Extraterrestre –
Au pays d'"E.T." et de "X-Files", cet épais mystère alimente toutes les spéculations. Le général Glen VanHerck, chef du commandement de la défense aérospatiale pour l'Amérique du Nord (Norad), a dit n'avoir "rien exclu à ce stade" lorsque la presse l'a interrogé dimanche sur une possible origine extraterrestre, une phrase immédiatement devenue virale.
Des médias chinois ont pour leur part rapporté dimanche qu'un objet volant non identifié avait été repéré au large de la Chine, sur sa côte Est, et que l'armée se préparait à l'abattre.
Les Américains s'affairent désormais, avec les Canadiens, pour retrouver et analyser les débris des objets détruits ces trois derniers jours, retombés pour certains sur des mers gelées ou dans des régions reculées.
Quelques éléments ont filtré. Les deux premiers "objets" détruits avaient la taille d'une petite voiture - alors que le ballon chinois proprement dit était aussi gros que trois autobus - et volaient à 12.000 mètres.
Celui détruit dans le Yukon était selon Ottawa de forme "cylindrique". Puis le Pentagone a décrit l'aéronef détruit dimanche comme "octogonal", sans nacelle, se déplaçant lentement à une altitude de 6.000 mètres.
- "Flotte –
Pour les Etats-Unis, il est clair que la Chine entretient ou a entretenu une véritable "flotte" de ballons espion.
Les Américains ont d'ailleurs pris une volée de sanctions contre des entreprises et structures de recherche contribuant selon eux à la modernisation militaire de la Chine, laquelle a qualifié ces mesures d'"illégales".
La Chine a elle fustigé à maintes reprises l'usage de la force pour détruire son ballon et a refusé un appel téléphonique, après l'incident, entre le ministre américain de la Défense Lloyd Austin et son homologue Wei Fenghe.
Mais dimanche, le Pentagone a assuré que des contacts avaient repris entre les deux pays, qui rivalisent pour la domination économique, technologique et stratégique du monde. Côté américain, l'affaire pourrait prendre un tour délicat pour Joe Biden.
L'opposition républicaine, ironique, s'est félicitée que le démocrate de 80 ans ait désormais la "gâchette facile", elle qui lui reproche d'avoir trop attendu pour descendre le ballon chinois par lequel tout a commencé.
Mais la droite réclame au président, qui ne s'est pas encore vraiment exprimé à ce sujet, plus de "transparence" sur les objets abattus depuis vendredi.
2023-02-13 – UAS Vision - F-22s Down Three Further ‘Unidentified Objects’
Des F-22 ont abattu trois autres objets non identifiés
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/13
On Sunday February 12th. the US shot down yet another unidentified flying object, this time over Lake Huron near the Canadian border, in what is the fourth such incident this month. It was downed by Air Force and National Guard pilots on Sunday, Michigan Congresswoman Elissa Slotkin said on Twitter.
On Saturday Canadian Prime Minister Justin Trudeau announced that a U.S. F-22 fighter jet shot down an unidentified cylindrical object over the northern Yukon territory, saying Canadian forces would recover and analyze the wreckage.
Le dimanche 12 février. les États-Unis ont abattu un autre objet volant non identifié, cette fois au-dessus du lac Huron près de la frontière canadienne, dans ce qui est le quatrième incident de ce type ce mois-ci. Il a été abattu dimanche par des pilotes de l'Air Force et de la Garde nationale, a déclaré sur Twitter la membre du Congrès du Michigan, Elissa Slotkin.
Samedi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé qu'un avion de chasse américain F-22 avait abattu un objet cylindrique non identifié au-dessus du nord du territoire du Yukon, affirmant que les forces canadiennes récupéreraient et analyseraient l'épave.
Canadian Defence Minister Anita Anand declined to speculate about the origin of the object, which she said was cylindrical in shape.
She stopped short of calling it a balloon but said it was smaller than the Chinese balloon shot down off South Carolina’s coast a week ago, though similar in appearance.
Aloft at 40,000 feet (12,200 m), it posed a risk to civilian air traffic and was shot down at 3:41 EST (2041 GMT), she added.
Earlier, a U.S. Air Force F-22 Raptor shot down a relatively high-flying “object” over U.S. territorial waters off the coast of Alaska.
National Security Council spokesperson John Kirby first disclosed the new shootdown, which occurred at approximately 1:45 PM EST, at a press conference on Friday. Pentagon Press Secretary U.S. Air Force Brig. Gen. Patrick Ryder gave additional information at a subsequent press conference that wrapped just moments ago. Neither could provide specific details about the object, but said it was flying at approximately 40,000 feet and presented a potential hazard to civilian flight traffic.
The U.S.-Canadian North American Aerospace Defense Command (NORAD) first detected the object on February 9 and tracked it using a ground radar. Fighter aircraft were subsequently sent to intercept and attempt to identify it. NSC spokesperson Kirby said the relatively small size and slow speed of the object, together with the initial intercept taking place in darkness, limited what information could be quickly gleaned.
Where exactly the object was shot down and where the wreckage fell is not immediately clear. Kirby said that the incident had taken place somewhere in the northeastern corner of Alaska near the border with Canada. Significant debris is now reportedly sitting atop of sea ice and efforts are now being made to recover if for analysis.
He also said the object did not appear to be readily maneuverable or have a substantial payload. Ryder said the object was “about the size of a small car.”
Officials have not publicly identified the suspected origin of these objects. Both the US and Canada are working to recover the remnants, but the searches in Alaska has been hampered by Arctic conditions.
“These objects did not closely resemble, and were much smaller than, the [4 February] balloon and we will not definitively characterise them until we can recover the debris,”
a White House National Security spokesperson said.
Unidentified flying objects – timeline
4 February: US military shoots down suspected surveillance balloon off the coast of South Carolina. It had drifted for days over the US, and officials said it came from China and had been monitoring sensitive sites
10 February: US downs another object off northern Alaska which officials said lacked any system of propulsion or control
11 February: An American fighter jet shoots down a “high-altitude airborne object” over Canada’s Yukon territory, about 100 miles (160 km) from the US border. It was described as cylindrical and smaller than the first balloon
12 February: US jets shoot down a fourth high-altitude object near Lake Huron “out of an abundance of caution”
La ministre canadienne de la Défense, Anita Anand, a refusé de spéculer sur l'origine de l'objet, qui, selon elle, était de forme cylindrique.
Elle s'est arrêtée avant de l'appeler un ballon, mais a déclaré qu'il était plus petit que le ballon chinois abattu au large de la côte de la Caroline du Sud il y a une semaine, bien que d'apparence similaire.
En altitude à 40 000 pieds (12 200 m), il présentait un risque pour le trafic aérien civil et a été abattu à 3 h 41 HNE (20 h 41 GMT), a-t-elle ajouté.
Plus tôt, un F-22 Raptor de l'US Air Force a abattu un "objet" volant relativement haut au-dessus des eaux territoriales américaines au large de la côte de l'Alaska.
Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, a d'abord révélé la nouvelle fusillade, qui s'est produite vers 13 h 45 HNE, lors d'une conférence de presse vendredi. Attaché de presse du Pentagone U.S. Air Force Brig. Le général Patrick Ryder a donné des informations supplémentaires lors d'une conférence de presse ultérieure qui s'est terminée il y a quelques instants. Aucun des deux n'a pu fournir de détails spécifiques sur l'objet, mais a déclaré qu'il volait à environ 40 000 pieds et présentait un danger potentiel pour le trafic aérien civil.
Le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) américano-canadien a détecté l'objet pour la première fois le 9 février et l'a suivi à l'aide d'un radar au sol. Des avions de chasse ont ensuite été envoyés pour l'intercepter et tenter de l'identifier. Le porte-parole du NSC, Kirby, a déclaré que la taille relativement petite et la vitesse lente de l'objet, ainsi que l'interception initiale se déroulant dans l'obscurité, limitaient les informations pouvant être rapidement glanées.
L'endroit exact où l'objet a été abattu et où l'épave est tombée n'est pas immédiatement clair. Kirby a déclaré que l'incident s'était produit quelque part dans le coin nord-est de l'Alaska, près de la frontière avec le Canada. D'importants débris seraient maintenant assis au sommet de la glace de mer et des efforts sont actuellement déployés pour les récupérer à des fins d'analyse.
Il a également déclaré que l'objet ne semblait pas être facilement manoeuvrable ou avoir une charge utile substantielle. Ryder a déclaré que l'objet était "à peu près de la taille d'une petite voiture".
Les autorités n'ont pas identifié publiquement l'origine présumée de ces objets. Les États-Unis et le Canada s'efforcent de récupérer les restes, mais les recherches en Alaska ont été entravées par les conditions arctiques.
"Ces objets ne ressemblaient pas étroitement au ballon [du 4 février] et étaient beaucoup plus petits et nous ne les caractériserons pas définitivement tant que nous ne pourrons pas récupérer les débris",
a déclaré un porte-parole de la sécurité nationale de la Maison Blanche.
Objets volants non identifiés – chronologie
4 février : l'armée américaine abat un ballon de surveillance présumé au large des côtes de la Caroline du Sud. Il avait dérivé pendant des jours au-dessus des États-Unis, et des responsables ont déclaré qu'il venait de Chine et surveillait des sites sensibles.
10 février : les États-Unis abattent un autre objet au large du nord de l'Alaska qui, selon les responsables, ne disposait d'aucun système de propulsion ou de contrôle
11 février : Un avion de chasse américain abat un "objet aéroporté à haute altitude" au-dessus du territoire canadien du Yukon, à environ 160 km de la frontière américaine. Il a été décrit comme cylindrique et plus petit que le premier ballon
12 février : des avions à réaction américains abattent un quatrième objet à haute altitude près du lac Huron "par prudence"
One senior official told ABC News that the three most recent objects to be shot down were likely weather devices and not surveillance balloons.
But this was seemingly contradicted by the top Democrat in Congress, who earlier told the broadcaster that intelligence officials believed the objects were in fact surveillance balloons.
“They believe they were [balloons], yes,” Senate Majority Leader Chuck Schumer said, adding that they were “much smaller” than the first one shot down off the South Carolina coast.
“The bottom line is, until a few months ago, we didn’t know of these balloons,” he said. “We’re going to probably be able to piece together this whole surveillance balloon and know exactly what’s going on,” Mr Schumer added.
Un haut responsable a déclaré à ABC News que les trois objets les plus récents abattus étaient probablement des dispositifs météorologiques et non des ballons de surveillance.
Mais cela a apparemment été contredit par le plus haut démocrate du Congrès, qui avait déclaré plus tôt au diffuseur que les responsables du renseignement pensaient que les objets étaient en fait des ballons de surveillance.
"Ils croient qu'ils étaient [des ballons], oui", a déclaré le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, ajoutant qu'ils étaient "beaucoup plus petits" que le premier abattu au large de la côte de Caroline du Sud.
"En fin de compte, jusqu'à il y a quelques mois, nous ne connaissions pas ces ballons", a-t-il déclaré. "Nous allons probablement être en mesure de reconstituer tout ce ballon de surveillance et de savoir exactement ce qui se passe", a ajouté M. Schumer.
2023-02-13 – Zone Militaire - Un engin de forme « octogonale » abattu par un F-16 au-dessus du Michigan
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/02/13
PAR LAURENT LAGNEAU
Un ballon espion chinois ayant traversé les États-Unis jusqu’en Caroline du Sud et trois objets volants d’origine inconnue… Tel est le tableau de chasse de l’US Air Force en un peu plus d’une semaine.
Dans le dernier cas, survenu après que deux objets « cylindriques » ont été détruits par des missiles air-air AIM-9X tirés par des F-22A Raptor au-dessus de l’Alaska et du Yukon [Canada] les 10 et 11 février, deux F-16 de la Garde nationale, affectés à la base de Madison, ont abattu un engin de « forme octogonale », sans nacelle visible, évoluant alors à environ 20’000 pieds [environ 6’000 mètres] d’altitude au-dessus du lac Huron [Michigan].
« Sa trajectoire et son altitude suscitaient des inquiétudes, et pouvaient constituer un danger pour l’aviation civile. L’emplacement choisi pour l’abattre nous a permis d’éviter des retombées sur des personnes au sol tout en augmentant les chances de récupération des débris. Rien n’indique que des civils aient été blessés ou même touchés », a expliqué le Pentagone, via un communiqué.
La veille, une partie de l’espace aérien du Montana avait été fermée temporairement en raison de la présence présumée d’un engin suspect. Puis le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord [NORAD] avait ensuite levé les restrictions en évoquant une « anomalie radar »… qui n’en était finalement pas une.
« Sur la base de sa trajectoire de vol et des données recueillies, nous pouvons raisonnablement relier cet objet au signal radar capté au-dessus du Montana, qui volait à proximité de sites militaires sensibles », a en effet précisé le Pentagone. Et d’ajouter : « Nous n’avons pas estimé qu’il s’agissait d’une menace militaire directe pour qui que ce soit au sol, mais qu’il s’agissait d’un danger pour la sécurité des vols civils et d’une menace en raison de ses capacités de surveillance potentielles. Nos équipes vont maintenant s’efforcer de récupérer l’objet afin d’en savoir plus ».
Cela étant, si de tels engins ont pu être repérés, c’est parce que, après l’affaire du ballon chinois, la défense aérienne américaine a réglé ses radars afin de pouvoir détecter des objets plus petits et plus lents. « Ce que nous voyons, ce sont de très, très petits objets qui produisent une signature radar très très faible », a expliqué le général Glen VanHeck, le « patron » du NORAD et de l’US Northern Command.
Celui-ci s’est également refusé à parler de « ballons » pour qualifier les engins – de la taille d’une « petite voiture » – abattus ces derniers jours. « Nous les appelons des objets, pas des ballons, pour une bonne raison », a-t-il dit. Quant à l’origine, « je vais laisser les services de renseignement et de contre-espionnage répondre à cette question », a-t-il affirmé à la presse, assurant qu’il n’avait « encore rien exclu à se stade ».
Deux questions demeurent. Pourquoi des missiles AIM-9X – dont le prix unitaire est de l’ordre de 400’000 dollars – ont-ils été utilisés pour abattre les trois derniers engins suspects alors que les F-22A et F-16 sont chacun armé d’un canon de 20 mm? De telles munitions étaient-elle insuffisantes pour les détruire? En outre, on peut supposer que, avant d’être abattu, ces objets ont été photographiés sur toutes les coutures… Pourquoi aucun cliché n’a-t-il pas été diffusé?
Quoi qu’il en soit, et alors qu’elle a été accusée par les États-Unis d’avoir mis en place un programme d’espionnage à grande échelle avec des aérostats, la Chine a fini par répliquer, en affirmant, ce 13 février, que des aérostats américains avaient violé son espace aérien « plus de dix fois » depuis le début de l’année 2022.
Ces incursions « ont été gérées de manière responsable et professionnelle », a fait valoir Wang Wenbin, un porte-parole de la diplomatie chinoise, sans livrer plus de détails. Pour rappel, Pékin avait protesté contre la destruction de son ballon au large de la Caroline du Sud, assurant qu’il s’agissait d’aérostat civil, utilisé à des fins scientifiques.
Quelques heures plus tôt, selon le Global Times [journal proche du Parti communiste chnois, nldr], les autorités de la province du Shandong ont restreint le trafic maritime au large de la ville de Rizhao en raison de la présence d’un « objet volant non identifié » que l’Armée populaire de libération [APL] s’apprêtait alors à abattre.
2023-02-14 – AFP - Le mystère des "objets" volants s'épaissit, la tension entre Washington et Pékin monte
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/14
Capacités radar augmentées Venant après la destruction le 4 février d'un ballon chinois par les Etats-Unis, qui accusent Pékin d'avoir une véritable "flotte" d'aéronefs espions dans le monde entier, ces découvertes successives ont alimenté les spéculations sur une opération de surveillance chinoise.
"L'une des raisons pour lesquelles on en voit plus, c'est que nous les cherchons plus", a dit John Kirby pour tenter d'y répondre, en expliquant qu'après l'affaire du ballon chinois, les EtatsUnis avaient affiné leurs capacités radar.
Sans cela, "il est difficile de détecter des objets qui se déplacent lentement à haute altitude", at-il dit, faisant savoir que ceux abattus ces derniers jours semblaient se déplacer au gré du vent, sans système de propulsion ou de pilotage.
Le porte-parole de la Maison Blanche a souligné que ce qu'il en reste, après qu'ils ont été détruits par des missiles d'avions de chasse, est retombé soit sur des eaux gelées de l'Alaska, soit dans des zones reculées du Canada, soit dans les profondeurs d'un lac, compliquant les opérations de récupération.
John Kirby a par ailleurs répété que ces mystérieux objets ne présentaient pas de "menace" militaire, mais qu'ils pouvaient mettre en danger le trafic aérien civil, ce qui a conduit le président Joe Biden à donner l'ordre de les abattre.
Quelques éléments ont malgré tout filtré. Les deux premiers "objets" détruits avaient la taille d'une petite voiture - alors que le ballon chinois était aussi gros que trois autobus - et volaient à 12.000 mètres.
Celui détruit dans le Yukon était selon Ottawa de forme "cylindrique". "Octogonal" Puis le Pentagone a décrit l'aéronef détruit dimanche comme "octogonal", sans nacelle, se déplaçant lentement à une altitude de 6.000 mètres.
John Kirby s'est bien gardé de faire un parallèle entre ces "objets" et le ballon chinois abattu le 4 février dont d'importantes parties de capteurs et d'électronique ont été récupérées ainsi que des morceaux de sa structure, selon l'armée américaine.
"Nous savions exactement ce que c'était. Nous l'avons vu ralentir, manoeuvrer, essayer d'observer ce que nous pensons être des sites militaires sensibles", a-t-il dit.
Ce que la Chine dément: elle a reconnu être propriétaire du ballon, mais le décrit comme un appareil météo ayant dérivé de manière involontaire.
Elle a d'ailleurs fait la même affirmation, le 6 février, à propos d'un ballon survolant l'Amérique latine.
Pékin renvoie désormais à Washington ses accusations d'espionnage.
"Rien que depuis l'année dernière, des ballons américains ont survolé (le territoire de) la Chine à plus de dix reprises sans aucune autorisation", a assuré un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.
"Pas vrai!" "Ce n'est pas vrai!
Nous ne faisons pas cela! Ce n'est absolument pas vrai!", a martelé lundi John Kirby, interrogé par la chaîne MSNBC.
Des médias chinois ont pour leur part rapporté dimanche qu'un objet volant non identifié avait été repéré au large de la Chine, sur sa côte Est, et que l'armée se préparait à l'abattre.
De quoi compliquer encore les relations entre la Chine et les Etats-Unis, qui rivalisent pour la domination économique, technologique et stratégique du monde.
Le chef de la diplomatie américaine a annulé le 3 février un voyage en Chine, et Pékin a refusé un appel entre le ministre de la Défense américain et son homologue chinois.
"Il ne faut pas en déduire que toutes les communications sont coupées et que la Chine et les Etats-Unis ne se parlent plus.
Nous avons toujours une ambassade là-bas. Nous avons toujours la possibilité de parler à de hauts responsables chinois", a toutefois assuré lundi John Kirby.
2023-02-14 – Numerama - Les mystérieux objets volants abattus par les USA ne seraient pas liés à la Chine
Numerama, http://www.numerama.com, 2023/02/14, 2 mn
De simple « ballons attachés ensemble » ?
Le Conseil de sécurité nationale américain a tenu une conférence de presse ce 14 février pour donner des détails sur les premiers résultats de recherches autour des OVNIS détruits par les États-Unis et le Canada. Les premières conclusions laisseraient penser qu’il s’agirait d’engins inoffensifs.
La Maison-Blanche a lancé une première hypothèse autour des objets volants détruits entre le 10 et 12 février. Un haut responsable a déclaré aux journalistes américains, ce 14 février, que ces engins seraient dédiés à des missions « commerciales » ou « de recherches ». « Ils ne poseraient donc aucune menace réelle pour les États-Unis » selon John F. Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. « Il pourrait s’agir simplement de ballons attachés ensemble, pour des raisons commerciales ou bénignes », a-t-il ajouté.
La menace chinoise serait également écartée : les enquêteurs n’ont pas encore trouvé de preuves pour affirmer que les trois objets étaient liés à un programme de surveillance de Beijing. À noter que l’examen du ballon d’espionnage, détruit le 4 février, par les responsables du département d’État, avait permis de faire le lien avec la Chine. Les OVNIS du weekend avaient été détruits, car ils représentaient une menace pour l’aviation civile en raison de leur trajectoire, selon Washington.
Les recherches de débris continuent
John F. Kirby a toutefois souligné que les recherches de débris n’étaient pas terminées et qu’une conclusion différente pourrait être tirée si ces matériaux étaient trouvés et analysés. Citant des conditions météorologiques et géographiques « assez difficiles » dans les trois cas, le porte-parole a déclaré : « Nous reconnaissons qu’il pourrait s’écouler un certain temps avant de localiser et de récupérer les débris. » Les trois objets ont en effet été détruits dans le grand nord américain, en Alaska, dans le Yukon au Canada ainsi que dans le Michigan aux États-Unis. Le dernier appareil, décrit comme « octogonal » par les autorités, a fini dans le lac après un tir d’avion de chasse américain. Celui abattu par le Canada serait de forme « cylindrique ».
L’emplacement et la destruction des objets et ballons sur le territoire nord-américain. // Source : Numerama
On a encore du mal à comprendre à quoi pourraient ressembler des engins de recherches ou commerciaux, surtout à haute-altitude. Des ballons peuvent être utilisés dans le cadre d’études météorologiques, mais la Maison-Blanche refuse encore de les décrire comme tels.
Iran / Drones & Export
2023-02-14 – Army Recognition - Iran claims 90 countries are seeking to purchase its drones
L'Iran affirme que 90 pays cherchent à acheter ses drones
Army Recognition, https://armyrecognition.com, 2023/02/14
According to Fars news agency on February 14, an advisor to Iran’s Intelligence Ministry underlined the country's high capability in the production of various types of Unmanned aerial vehicles (UAVs), and said 90 countries are seeking to obtain Tehran-made drones: “Ninety countries seek to buy Iran-made drones, and Westerners and the arrogant countries cannot tolerate this,” an advisor to Iran’s intelligence minister stated on Wednesday, February 14, while addressing a local ceremony in Qazvin. “Today, Western states, the US, and the Israeli regime cannot stand Iran’s “defense might” in the region,“, he added.
Selon l'agence de presse Fars le 14 février, un conseiller du ministère iranien des Renseignements a souligné la grande capacité du pays dans la production de divers types de véhicules aériens sans pilote (UAV) et a déclaré que 90 pays cherchaient à obtenir des drones fabriqués à Téhéran : "Quatre-vingt-dix pays cherchent à acheter des drones fabriqués en Iran, et les Occidentaux et les pays arrogants ne peuvent pas tolérer cela », a déclaré mercredi 14 février un conseiller du ministre iranien des Renseignements, lors d'une cérémonie locale à Qazvin. "Aujourd'hui, les États occidentaux, les États-Unis et le régime israélien ne peuvent pas supporter la "puissance de défense" de l'Iran dans la région", a-t-il ajouté.
Iranian Military officials say Tehran is self-sufficient in building drones from their fuselage to various subsystems and engines, adding the country’s Armed Forces are equipped and ready to carry out any type of drone operations and mission (Picture source: Fars news agency)
The remarks come as a recently-published article in the American National Interest magazine acknowledged that decades-long US sanctions against Iran have failed to disrupt its drone program, Fars news agency reports.
Back in late December 2022, Chief of Staff of the Iranian Armed Forces Major General Mohammad Baqeri underscored that Iran will proceed with its plans to promote its drone capabilities and will cooperate with other countries in the drone industry to meet the country’s needs. The top commander stressed that Iran is among the world’s top five powers in the unmanned aerial vehicles industry, adding that Iran-made drones can carry out various missions with great accuracy and flight endurance. The Islamic Republic’s military doctrine holds that the country’s armed capability solely serves defensive purposes.
Tehran has in recent years gained significant progress in developing surveillance and combat drones. Iranian military officials announce that the country stands among the world's top states manufacturing UAVs.
Military officials say Tehran is self-sufficient in building drones from their fuselage to various subsystems and engines, adding the country’s Armed Forces are equipped and ready to carry out any type of drone operations and missions.
Iranian officials have repeatedly stressed that the country will not hesitate to boost its military capabilities, including its missile and drone power, which are entirely meant for defense, and that Iran’s defense capabilities will never be subject to negotiation.
Les responsables militaires iraniens affirment que Téhéran est autosuffisant dans la construction de drones depuis leur fuselage jusqu'à divers sous-systèmes et moteurs, ajoutant que les forces armées du pays sont équipées et prêtes à mener à bien tout type d'opérations et de missions de drones (Source de l'image : agence de presse Fars)
Ces remarques interviennent alors qu'un article récemment publié dans le magazine américain National Interest a reconnu que les sanctions américaines de plusieurs décennies contre l'Iran n'ont pas réussi à perturber son programme de drones, rapporte l'agence de presse Fars.
Fin décembre 2022, le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammad Baqeri, a souligné que l'Iran poursuivrait ses plans de promotion de ses capacités de drones et coopérerait avec d'autres pays de l'industrie des drones pour répondre aux besoins du pays. Le commandant en chef a souligné que l'Iran fait partie des cinq premières puissances mondiales dans l'industrie des véhicules aériens sans pilote, ajoutant que les drones fabriqués en Iran peuvent effectuer diverses missions avec une grande précision et une grande endurance de vol. La doctrine militaire de la République islamique soutient que la capacité armée du pays sert uniquement à des fins défensives.
Téhéran a réalisé ces dernières années des progrès significatifs dans le développement de drones de surveillance et de combat. Les responsables militaires iraniens annoncent que le pays figure parmi les principaux États fabricants de drones au monde.
Les responsables militaires affirment que Téhéran est autosuffisant dans la construction de drones depuis leur fuselage jusqu'à divers sous-systèmes et moteurs, ajoutant que les forces armées du pays sont équipées et prêtes à effectuer tout type d'opérations et de missions de drones.
Les responsables iraniens ont souligné à plusieurs reprises que le pays n'hésitera pas à renforcer ses capacités militaires, y compris sa puissance de missiles et de drones, qui sont entièrement destinés à la défense, et que les capacités de défense de l'Iran ne feront jamais l'objet de négociations.
Iranian officials have repeatedly stressed that the country will not hesitate to boost its military capabilities, including its missile and drone power (Picture source: Fars news agency)
Senior Iranian commander hails 33% growth in Iran's drone power
Commander of the Iranian Army’s Air Force Brigadier General Hamid Vahedi admired the country's self-sufficiency in the production of various types of unmanned aerial vehicles (UAVs), and said that Iran's drone power has increased by 33 percent. Brig. Gen. Vahedi made the remarks while briefing the Supreme Leader of the Islamic Revolution on Wednesday in Tehran during a meeting of a group of Iranian Air Force commanders and personnel with Ayatollah Seyed Ali Khamenei: "The drone power has increased by 33 percent,” the top commander stated, referring to the achievements of the Iranian Air Force during last year. Elsewhere in his remarks, the military official pointed to a host of other achievements, including designing and manufacturing piston and turbine engines, producing US-made F-14 Tomcat fighter jet simulators, overhauling 29 fighter jets, and aerial refueling in the Persian Gulf region to “counter threats".
Ayatollah Khamenei has repeatedly called for efforts to maintain and boost Iran’s defense capabilities, hitting back at the enemies for disputing the country’s drone and missile programs. The Islamic Republic’s military doctrine holds that the country’s armed capability solely serves defensive purposes.
Tehran has in recent years gained significant progress in developing surveillance and combat drones. Iranian military officials announce that the country stands among the world's top states manufacturing UAVs. Military officials say Tehran is self-sufficient in building drones from their fuselage to various subsystems and engines, adding the country’s Armed Forces are equipped and ready to carry out any type of drone operations and missions.
Iranian officials have repeatedly stressed that the country will not hesitate to boost its military capabilities, including its missile and drone power, which are entirely meant for defense, and that Iran’s defense capabilities will never be subject to negotiation.
Tehran has rejected newspaper claims that Iran and Russia are building a military drone factory in Tatarstan. Rebutting an article in The Wall Street Journal on February 7, Iranian Foreign Ministry spokesman Nasser Kanani said: “This is fake news. Unfortunately, the countries that are the largest suppliers of weapons and equipment to one of the parties in the [Ukraine] conflict are trying to mislead world public opinion by spreading fake news. The Islamic Republic of Iran is not taking a side in the conflict [in Ukraine] and does not even plan to do so. Its goal is to achieve a political solution to the conflict". The US newspaper said that an Iranian delegation lately traveled to Russia to assess the possibility of building a plant in Tatarstan—in east-central European Russia—capable of annually producing 6,000 drones designed by Iran for use by Russia in the war in Ukraine.
Les responsables iraniens ont souligné à plusieurs reprises que le pays n'hésiterait pas à renforcer ses capacités militaires, y compris sa puissance de missiles et de drones (Source de l'image : agence de presse Fars)
Un haut commandant iranien salue la croissance de 33% de la puissance des drones iraniens
Le commandant de l'armée de l'air iranienne, le général de brigade Hamid Vahedi, a admiré l'autosuffisance du pays dans la production de divers types de véhicules aériens sans pilote (UAV) et a déclaré que la puissance des drones iraniens avait augmenté de 33 %. Brick. Le général Vahedi a fait ces remarques lors d'un briefing au guide suprême de la révolution islamique mercredi à Téhéran lors d'une réunion d'un groupe de commandants et de personnel de l'armée de l'air iranienne avec l'ayatollah Seyed Ali Khamenei : « La puissance des drones a augmenté de 33 % », a déclaré le commandant en chef, faisant référence aux réalisations de l'armée de l'air iranienne au cours de l'année dernière. Ailleurs dans ses remarques, le responsable militaire a souligné une foule d'autres réalisations, notamment la conception et la fabrication de moteurs à pistons et à turbine, la production de F-14 Tomcat simulateurs d'avions de chasse, révision de 29 avions de chasse et ravitaillement en vol dans la région du golfe Persique pour "contrer les menaces".
L'ayatollah Khamenei a appelé à plusieurs reprises à des efforts pour maintenir et renforcer les capacités de défense de l'Iran, ripostant aux ennemis pour avoir contesté les programmes de drones et de missiles du pays. La doctrine militaire de la République islamique soutient que la capacité armée du pays sert uniquement à des fins défensives.
Téhéran a réalisé ces dernières années des progrès significatifs dans le développement de drones de surveillance et de combat. Les responsables militaires iraniens annoncent que le pays figure parmi les principaux États fabricants de drones au monde. Les responsables militaires affirment que Téhéran est autosuffisant dans la construction de drones depuis leur fuselage jusqu'à divers sous-systèmes et moteurs, ajoutant que les forces armées du pays sont équipées et prêtes à effectuer tout type d'opérations et de missions de drones.
Les responsables iraniens ont souligné à plusieurs reprises que le pays n'hésitera pas à renforcer ses capacités militaires, y compris sa puissance de missiles et de drones, qui sont entièrement destinés à la défense, et que les capacités de défense de l'Iran ne feront jamais l'objet de négociations.
Téhéran a rejeté les affirmations des journaux selon lesquelles l'Iran et la Russie construisent une usine de drones militaires au Tatarstan. Réfutant un article du Wall Street Journal du 7 février, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré : « Ce sont de fausses nouvelles. Malheureusement, les pays qui sont les plus grands fournisseurs d'armes et d'équipements à l'une des parties au conflit [en Ukraine] tentent d'induire en erreur l'opinion publique mondiale en diffusant de fausses nouvelles. La République islamique d'Iran ne prend pas parti dans le conflit [en Ukraine] et n'envisage même pas de le faire. Son objectif est de parvenir à une solution politique au conflit". Le journal américain a déclaré qu'une délégation iranienne s'était récemment rendue en Russie pour évaluer la possibilité de construire une usine au Tatarstan - dans le centre-est de la Russie - capable de produire annuellement 6 000 drones conçus par l'Iran pour être utilisé par la Russie dans la guerre en Ukraine.
Iran masters the technology of drones with jet-assisted take-off booster (Picture source: Fars news agency)
List of Iranian military UAVs
This list is largely courtesy of globalsecurity.org. Iran has several organizations that manufacture drones, amongst which are: Qods Aviation Industry Company, IAMCO and Shahed Aviation Industries.
Ababeel UAV (swallow) Ababil-2 Ababeel-3 Ababeel-B Ababeel-S Ababeel-T
Arash UAV / Arash-2
Baaz UAV (falcon)
Chabokpar UAV (light wing)
Fotros UAV
Hadaf-3000 (endeavor)
Hamaseh UAV (epic)
Kaman-12
Kaman 22
Karrar UAV
Kian UAV / Kian-2
Maine-Pakh-e-Faza 2
Mohajer [Migrant]
Mohajer-2 (migrant)
Mohajer-3 (Dorna)
Mohajer-4 (Hodhod)
Mohajer-6
Naseh UAV
Raad 85 UAV
Saegheh UAV (Thunderbolt)
Sarir UAV (meaning "Throne")
Sejil UAV
Shahed 129
Shahed 149 GazaShaheen UAV (hawk)
Simorgh UAV / Simorq / Simurgh
Talash UAV / Tallash I (Endeavor) / Tallash II / Talash 2
Tizpar UAV (speed-flier)
Toofan UAV (tempest)
Yasir UAV (expedient)
L'Iran maîtrise la technologie des drones avec un booster de décollage assisté par jet (Source de l'image : agence de presse Fars)
Liste des drones militaires iraniens
Cette liste est en grande partie une gracieuseté de globalsecurity.org. L'Iran compte plusieurs organisations qui fabriquent des drones, parmi lesquelles : Qods Aviation Industry Company, IAMCO et Shahed Aviation Industries.
• Ababeel UAV (hirondelle) Ababil-2 Ababeel-3 Ababeel-B Ababeel-S Ababeel-T
• UAV Arash / Arash-2
• UAV Baaz (faucon)
• UAV Chabokpar (aile légère)
• Fotros UAV
• Hadaf-3000 (effort)
• UAV Hamaseh (épique)
• Kaman-12
• Kaman 22
• UAV de Karrar
• UAV Kian / Kian-2
• Maine-Pakh-e-Faza 2
• Mohajer [migrant]
• Mohajer-2 (migrant)
• Mohajer-3 (Dorna)
• Mohajer-4 (Hodhod)
• Mohajer-6
• UAV Naseh
• UAV Raad 85
• UAV Saegheh (coup de foudre)
• Sarir UAV (qui signifie "Trône")
• UAV Sejil
• Shah 129
• Shahed 149 GazaShaheen UAV (faucon)
• UAV Simorgh / Simorq / Simurgh
• Talash UAV / Tallash I (Endeavor) / Tallash II / Talash 2
• UAV Tizpar (dépliant rapide)
• UAV Toofan (tempête)
• Yasir UAV (opportun)
Iran - Ukraine / Drones
2023-02-14 – DIA - DIA report confirms Russia’s use of lethal Iranian unmanned aerial vehicles in Ukraine
Un rapport de la DIA confirme l'utilisation par la Russie de véhicules aériens sans pilote iraniens meurtriers en Ukraine
Defense Intelligence Agency (DIA),
https://www.dia.mil, 2023/02/14
By DIA Public Affairs
JOINT BASE ANACOSTIA-BOLLING – BOLLING — Analysis confirms Russia’s use of various lethal Iranian unmanned aerial vehicles (UAVs) against Ukraine, according to an unclassified report released today by the Defense Intelligence Agency.
“Iranian UAVs in Ukraine: A Visual Comparison” provides a comparative analysis of publicly available images of UAVs used by Russia in its war in Ukraine and recently declassified images of Iranian UAVs used to attack U.S. and partner interests in the Middle East.
JOINT BASE ANACOSTIA-BOLLING – BOLLING - L'analyse confirme l'utilisation par la Russie de divers véhicules aériens sans pilote (UAV) iraniens meurtriers contre l'Ukraine, selon un rapport non classifié publié aujourd'hui par la Defense Intelligence Agency.
"UAV iraniens en Ukraine : une comparaison visuelle" fournit une analyse comparative des images accessibles au public des UAV utilisés par la Russie dans sa guerre en Ukraine et des images récemment déclassifiées des UAV iraniens utilisés pour attaquer les États-Unis et les intérêts de leurs partenaires au Moyen-Orient.
The report covers the Shahed-136 one-way attack UAV, renamed Geran-2 by the Russians; the Shahed-131 one-way attack UAV, renamed Geran-1 by the Russians; and the Mohajer-6 multirole UAV.
DIA has released the report as part of ongoing transparency efforts to enhance public understanding of the Defense Intelligence Agency’s mission and to provide insights on Department of Defense and national security issues. Information within the report is considered current as of Oct. 27, 2022.
Media may direct queries about the report to DIA Public Affairs at dia-pao@dodiis.mil.
Link to report:
Le rapport couvre le drone d'attaque unidirectionnel Shahed-136, rebaptisé Geran-2 par les Russes ; le drone d'attaque unidirectionnel Shahed-131, rebaptisé Geran-1 par les Russes ; et le drone multirôle Mohajer-6.
La DIA a publié le rapport dans le cadre des efforts de transparence en cours pour améliorer la compréhension du public de la mission de la Defense Intelligence Agency et pour fournir des informations sur les questions du ministère de la Défense et de la sécurité nationale. Les informations contenues dans le rapport sont considérées comme à jour au 27 octobre 2022.
Les médias peuvent adresser leurs questions sur le rapport aux Affaires publiques de la DIA à dia-pao@dodiis.mil.
Lien vers le rapport :
2023 drones iraniens en Ukraine
https://www.dia.mil/Portals/110/DIA_Iranian_UAVs_in_Ukraine-A_Visual_Comparison.pdf
DIA’s mission is to provide intelligence on foreign militaries to prevent and decisively win wars.
DIA officers are united in a common vision — to be the indispensable source of defense intelligence expertise for the nation. For 60 years, DIA has met the full range of security challenges faced by the United States. DIA intelligence officers operate around the world, supporting customers from forward-deployed warfighters to national policymakers.
La mission de la DIA est de fournir des renseignements sur les militaires étrangers pour prévenir et gagner de manière décisive les guerres.
Les officiers de la DIA sont unis dans une vision commune - être la source indispensable d'expertise en matière de renseignement de défense pour la nation. Depuis 60 ans, DIA a relevé l'ensemble des défis de sécurité auxquels sont confrontés les États-Unis. Les officiers du renseignement de la DIA opèrent dans le monde entier, soutenant des clients allant des combattants déployés à l'avant aux décideurs nationaux.
Indonésie / Drones de combat
2023-02-09 – Janes - Indonesia seeks foreign lenders for UCAV programmes
L'Indonésie cherche des prêteurs étrangers pour les programmes UCAV
Janes, https://www.janes.com, 2023/02/09
By Ridzwan Rahmat
A Bayraktar TB2 UAV carrying Roketsan's MAM-L and smaller MAM-C laser-guided bombs. Indonesia has shown interest in acquiring similar UCAVs and weapons for its requirements and is seeking foreign lenders to finance the purchase. (Baykar)
The Indonesian Ministry of Finance (MoF) has approved a request from the Indonesian Armed Forces (TNI) to procure unmanned combat aerial vehicles (UCAVs) with foreign loans, and the country is evaluating suitable lenders for this.
The UCAVs are part of a list of 16 programmes for the year for which permission to take on foreign loans has been granted by the MoF, provided that the formal contracts are signed with the Ministry of Defense (MoD) by 31 December 2023, documents provided to Janes indicate.
Approvals to procure the unmanned vehicles have been granted separately for each of the three armed services and include provision for UCAV-mounted munitions.
For the Indonesian Air Force (TNI-AU), the MoF has allowed a loan quantum of up to USD200 million to procure UCAVs and a limit of USD38.115 million for UCAV-mounted munitions.
There are no indications as to the type of unmanned aerial vehicles (UAVs) that can be acquired, but for the munition, the documents listed specifically that the TNI-AU should procure MAM-L lightweight smart missiles, in apparent reference to the Roketsan's line of small guided bombs that go by the same name.
For the Indonesian Navy (TNI-AL), a loan quantum of up to USD100 million has been granted. The service has also been given permission to take on up to USD10.89 million to acquire UCAV-mounted munitions, and like the TNI-AU, these should be the MAM-L missiles.
Un drone Bayraktar TB2 transportant le MAM-L de Roketsan et des bombes à guidage laser MAM-C plus petites. L'Indonésie a manifesté son intérêt pour l'acquisition d'UCAV et d'armes similaires pour ses besoins et recherche des prêteurs étrangers pour financer l'achat. (Baykar)
Le ministère indonésien des Finances (MoF) a approuvé une demande des forces armées indonésiennes (TNI) pour l'achat de véhicules aériens de combat sans pilote (UCAV) avec des prêts étrangers, et le pays évalue les prêteurs appropriés pour cela.
Les UCAV font partie d'une liste de 16 programmes pour l'année pour lesquels l'autorisation de contracter des emprunts à l'étranger a été accordée par le ministère des Finances, à condition que les contrats formels soient signés avec le ministère de la Défense (MoD) avant le 31 décembre 2023, documents fournis à Janes indiquer.
Les approbations pour l'achat des véhicules sans pilote ont été accordées séparément pour chacun des trois services armés et comprennent des dispositions pour les munitions montées sur UCAV.
Pour l'armée de l'air indonésienne (TNI-AU), le ministère des Finances a autorisé un montant de prêt pouvant atteindre 200 millions USD pour l'achat d'UCAV et une limite de 38,115 millions USD pour les munitions montées sur UCAV.
Il n'y a aucune indication quant au type de véhicules aériens sans pilote (UAV) qui peuvent être acquis, mais pour la munition, les documents mentionnaient spécifiquement que le TNI-AU devrait se procurer des missiles intelligents légers MAM-L, en référence apparente à la ligne Roketsan. de petites bombes guidées qui portent le même nom.
Pour la marine indonésienne (TNI-AL), un montant de prêt pouvant atteindre 100 millions de dollars a été accordé. Le service a également été autorisé à prendre jusqu'à 10,89 millions de dollars pour acquérir des munitions montées sur UCAV, et comme le TNI-AU, il devrait s'agir des missiles MAM-L.
Corée du Nord / Drones
2023-01-20 – IISS - North Korean UAVs: small intruders, big ambitions?
Les drones nord-coréens : petits intrus, grandes ambitions ?
International Institute for Strategic Studies (IISS), https://www.iiss.org, 2023/01/20
Pyongyang’s renewal of UAV flights into South Korea flags its continuing ambition to further develop its inventory, and the challenges of detecting and deterring such activity.
Le renouvellement des vols d'UAV de Pyongyang vers la Corée du Sud signale son ambition continue de développer davantage son inventaire, et les défis de détecter et de dissuader une telle activité.
This blog post was first published on the Military Balance+ on 20 January 2023
Pyongyang’s latest violation of South Korean territory is a reminder of the challenge of countering small uninhabited aerial vehicles (UAVs). Irrespective of their effectiveness, however, North Korea almost certainly harbours greater goals for its evolving and as yet largely unseen UAV force.
On 26 December 2022, for apparently the first time in five years, North Korean UAVs were flown into South Korean airspace. Four UAVs of unknown type were used to conduct flights around Ganghwa Island, with a fifth seen over northern Seoul. Despite a five-hour operation involving combat aircraft and attack helicopters – one of the latter firing 100 rounds – the South Korean military were unable to destroy any of the UAVs, all likely returning safely home.
The South Korean Defence Ministry acknowledged the difficulties in tracking by radar the small reconnaissance UAVs but maintained it would be able to detect larger UAVs. The South’s air defences are not configured to deal with very slow and low flying, small signature targets.
While the incursion renewed pressure to improve counter-UAV capabilities, most hardware tailored toward small UAVs typically has a very limited range. Though such systems could be deployed to provide point defence for specific sites, this still might not deter Pyongyang given the wider propaganda value of the more public incursions.
The usual suspects
Though the UAV types involved are unconfirmed, two designs have been associated with earlier incursions between 2013–2017, the configuration of one bearing a resemblance to the UAV recently seen over Seoul. A 2016 UN Report matched the designs with two commercially available UAV models manufactured in China, the Trancomm SKY-09 and the Chinese-designed UV10. Their estimated sub-300 kilometre range meant the types fell below the UN arms embargo placed on North Korea at the time. None of the identified components – bar a Canadian autopilot on one – was subject to any export control. Even so, North Korea likely procured that UAV through front companies in China. The 2017 recovery of a UAV with stored images of the US THAAD ground-based air and missile defence system in Seongju County suggested a 500km round trip had at least been attempted, possibly through additional modification to the UAV intruder photographed over Seoul.
Ce billet de blog a été publié pour la première fois sur Military Balance+ le 20 janvier 2023
La dernière violation par Pyongyang du territoire sud-coréen rappelle le défi que représente la lutte contre les petits véhicules aériens sans pilote (UAV). Indépendamment de leur efficacité, cependant, la Corée du Nord nourrit presque certainement des objectifs plus importants pour sa force UAV en évolution et encore largement invisible.
Le 26 décembre 2022, apparemment pour la première fois en cinq ans, des drones nord-coréens ont volé dans l'espace aérien sud-coréen. Quatre drones de type inconnu ont été utilisés pour effectuer des vols autour de l'île de Ganghwa, dont un cinquième au-dessus du nord de Séoul. Malgré une opération de cinq heures impliquant des avions de combat et des hélicoptères d'attaque - l'un de ces derniers tirant 100 coups - l'armée sud-coréenne n'a pu détruire aucun des drones, tous rentrant probablement chez eux sains et saufs.
Le ministère sud-coréen de la Défense a reconnu les difficultés de suivi par radar des petits UAV de reconnaissance, mais a maintenu qu'il serait capable de détecter des UAV plus gros. Les défenses aériennes du Sud ne sont pas configurées pour faire face à de petites cibles très lentes et volant à basse altitude.
Alors que l'incursion a renouvelé la pression pour améliorer les capacités de lutte contre les drones, la plupart du matériel adapté aux petits drones a généralement une portée très limitée. Bien que de tels systèmes puissent être déployés pour fournir une défense ponctuelle pour des sites spécifiques, cela pourrait ne pas dissuader Pyongyang étant donné la valeur de propagande plus large des incursions plus publiques.
Les suspects habituels
Bien que les types d'UAV impliqués ne soient pas confirmés, deux modèles ont été associés à des incursions antérieures entre 2013 et 2017, la configuration de l'un ressemblant à l'UAV récemment vu au-dessus de Séoul. Un rapport de l'ONU de 2016 a fait correspondre les conceptions avec deux modèles d'UAV disponibles dans le commerce fabriqués en Chine, le Trancomm SKY-09 et l'UV10 de conception chinoise. Leur portée estimée à moins de 300 kilomètres signifiait que les types tombaient en dessous de l'embargo sur les armes imposé par l'ONU à la Corée du Nord à l'époque. Aucun des composants identifiés – à l'exception d'un pilote automatique canadien sur l'un d'entre eux – n'a fait l'objet d'un contrôle à l'exportation. Même ainsi, la Corée du Nord s'est probablement procuré ce drone par l'intermédiaire de sociétés écrans en Chine. La récupération en 2017 d'un UAV avec des images stockées du système de défense aérienne et antimissile américain THAAD dans le comté de Seongju a suggéré qu'un aller-retour de 500 km avait au moins été tenté, peut-être par une modification supplémentaire de l'intrus UAV photographié au-dessus de Séoul.
Identity (suspected): Trancomm SKY-09
Width x length: 1.93 m x 1.22 m
Weight (as recovered): 13 kg
Estimated range: 180–220 km
•
Identité
(suspectée) : Transcomm SKY-09
• Largeur x longueur :
1,93 m x 1,22 m
• Poids
(tel que récupéré) : 13 kg
•
Autonomie estimée :
180 à 220 km
Identity (suspected): Chinese-designed UV10
Width x length: 2.46 m x 1.83 m
Weight (as recovered): 12.7 kg
Estimated range: 250–300 km
• Identité (suspectée) : UV10 de conception chinoise
• Largeur x longueur : 2,46 m x 1,83 m
• Poids (tel que récupéré) : 12,7 kg
• Autonomie estimée : 250 à 300 km
Both types were fitted with autopilots and a global positioning system (GPS), while the UV10 lookalike can also be flown from a ground control unit. The two UAV models appeared to have followed pre-programmed flight paths, making any countermeasure based on jamming the uplink from a ground-station irrelevant. Even if localised GPS jamming could be employed, the UAV could continue on its flight path using inertial navigation until connectivity is restored.
The use of commercial products to penetrate one of the world's most monitored and defended borders highlights the inherent dual-use nature of the technologies and the difficulties in their regulation. The increasingly blurred lines stretch to ‘hobbyist’ UAVs that have been adopted by state and non-state actors as a low-cost but valuable capability in the wars in Yemen and Ukraine.
While the UAVs can provide North Korea with a relatively cheap imagery reconnaissance, this is dependent on the recovery of the air vehicle. The imagery cannot be transmitted from the UAV to the ground. Pyonyang has recognised this as a limitation and has long sought to buy more capable platforms and to develop its own capability.
Over the years, Pyonyang has acquired or gained access to Soviet and later Russian UAV designs, along with US target drones, the last via the Middle East. By the middle of the last decade some put North Korea’s UAV inventory at more than 300 air vehicles. These UAVs were not only used for target practice or reconnaissance and, in some cases, they were apparently capable of carrying weapons. However, while North Korea is often keen to showcase military capabilities in other areas, its collection of imported and domestically produced UAVs remains largely under cover.
An additional eye in the sky?
North Korea’s ambition to improve its reconnaissance UAV capabilities did get a specific mention in the report from the January 2021 Workers Party Congress, which outlined a broad ‘wish list’ of military developments to be achieved. These included the ability to carry out airborne reconnaissance far further into South Korea, as well as satellite reconnaissance ambitions. Though the country has since remained silent on the UAV objective, it has sought to highlight other related areas of progress, including sub-orbital launches of a claimed developmental reconnaissance satellite in February, March and November last year.
Commercial satellite imagery from August and September 2022 shows two previously unseen UAV designs at Panghyon aircraft factory, a site historically associated with the country’s UAV programmes. The August example indicates a slender tube-like fuselage with swept wings, possibly suggesting a fast-target drone or reconnaissance UAV.
Les deux types étaient équipés de pilotes automatiques et d'un système de positionnement global (GPS), tandis que le sosie UV10 peut également être piloté à partir d'une unité de contrôle au sol. Les deux modèles d'UAV semblaient avoir suivi des trajectoires de vol préprogrammées, rendant toute contre-mesure basée sur le brouillage de la liaison montante à partir d'une station au sol non pertinente. Même si un brouillage GPS localisé pouvait être utilisé, l'UAV pourrait continuer sur sa trajectoire de vol en utilisant la navigation inertielle jusqu'à ce que la connectivité soit rétablie.
L'utilisation de produits commerciaux pour pénétrer l'une des frontières les plus surveillées et les plus défendues au monde met en évidence la nature inhérente à double usage des technologies et les difficultés de leur réglementation. Les lignes de plus en plus floues s'étendent aux drones «amateurs» qui ont été adoptés par des acteurs étatiques et non étatiques comme une capacité peu coûteuse mais précieuse dans les guerres au Yémen et en Ukraine.
Alors que les drones peuvent fournir à la Corée du Nord une reconnaissance par imagerie relativement bon marché, cela dépend de la récupération du véhicule aérien. L'imagerie ne peut pas être transmise du drone au sol. Pyonyang a reconnu cela comme une limitation et a longtemps cherché à acheter des plates-formes plus performantes et à développer ses propres capacités.
Au fil des ans, Pyonyang a acquis ou obtenu l'accès à des conceptions d'UAV soviétiques puis russes, ainsi qu'à des drones cibles américains, les derniers passant par le Moyen-Orient. Au milieu de la dernière décennie, certains évaluaient l'inventaire des UAV de la Corée du Nord à plus de 300 véhicules aériens. Ces drones n'étaient pas seulement utilisés pour l'entraînement au tir ou la reconnaissance et, dans certains cas, ils étaient apparemment capables de transporter des armes. Cependant, alors que la Corée du Nord tient souvent à mettre en valeur ses capacités militaires dans d'autres domaines, sa collection de drones importés et produits dans le pays reste largement sous couverture.
Un œil supplémentaire dans le ciel ?
L'ambition de la Corée du Nord d'améliorer ses capacités de drones de reconnaissance a été spécifiquement mentionnée dans le rapport du Congrès du Parti des travailleurs de janvier 2021, qui dressait une large "liste de souhaits" de développements militaires à réaliser. Celles-ci comprenaient la capacité d'effectuer une reconnaissance aéroportée bien plus loin en Corée du Sud, ainsi que des ambitions de reconnaissance par satellite. Bien que le pays soit depuis resté silencieux sur l'objectif des drones, il a cherché à mettre en évidence d'autres domaines de progrès connexes, notamment les lancements sous-orbitaux d'un satellite de reconnaissance de développement revendiqué en février, mars et novembre de l'année dernière.
Les images satellite commerciales d'août et de septembre 2022 montrent deux conceptions d'UAV inédites à l'usine d'avions de Panghyon, un site historiquement associé aux programmes d'UAV du pays. L'exemple d'août indique un fuselage élancé en forme de tube avec des ailes en flèche, suggérant peut-être un drone à cible rapide ou un UAV de reconnaissance.
In contrast to this and other known North Korean designs, the September example is more consistent with contemporary reconnaissance UAVs with a disproportionately wide straight wing optimised for efficiency and endurance at medium altitude. The design makes the UAV ill-suited for infiltration tasks and it is more likely to be used for loitering and to conduct longer range cross-border surveillance from the relative safety of North Korean airspace or from international waters. However, North Korea’s access to corresponding technology, including but not necessarily limited to electro-optical sensors and compact radars to permit more stand-off reconnaissance, remains questionable.
Pyongyang could use its military parades as platforms to showcase further UAV designs, though this in itself is far from a guarantee of entry into service. Parade debut or no, however, North Korea’s interest in uninhabited systems continues unabated.
Contrairement à cela et à d'autres conceptions nord-coréennes connues, l'exemple de septembre est plus cohérent avec les drones de reconnaissance contemporains avec une aile droite disproportionnellement large optimisée pour l'efficacité et l'endurance à moyenne altitude. La conception rend le drone mal adapté aux tâches d'infiltration et il est plus susceptible d'être utilisé pour flâner et pour effectuer une surveillance transfrontalière à plus longue portée depuis la sécurité relative de l'espace aérien nord-coréen ou depuis les eaux internationales. Cependant, l'accès de la Corée du Nord à la technologie correspondante, y compris, mais sans nécessairement s'y limiter, les capteurs électro-optiques et les radars compacts pour permettre une reconnaissance plus éloignée, reste discutable.
Pyongyang pourrait utiliser ses défilés militaires comme plates-formes pour présenter d'autres conceptions d'UAV, bien que cela en soi soit loin d'être une garantie d'entrée en service. Début du défilé ou non, cependant, l'intérêt de la Corée du Nord pour les systèmes inhabités se poursuit sans relâche.
Chine - Etats-Unis / Ballons stratosphériques
2023-02-02 – Breaking Defense - Suspected Chinese spy balloon floating over US ‘not a threat,’ Pentagon says
Un ballon espion chinois suspecté de flotter au-dessus des États-Unis "n'est pas une menace", selon le Pentagone
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/02
By ASHLEY ROQUE and LEE FERRAN
The US government and NORAD are tracking the balloon's path, but so far are recommending against shooting it down.
Le gouvernement américain et le NORAD suivent la trajectoire du ballon, mais jusqu'à présent recommandent de ne pas l'abattre.
President Xi Jinping of China attends a working session on food and energy security during the G20 Summit on November 15, 2022 in Nusa Dua, Indonesia. (Photo by Leon Neal/Getty Images,)
WASHINGTON — A high-altitude surveillance balloon, suspected to be from China, is currently floating above the northern United States, the Pentagon said in a stunning admission today.
“The balloon is currently traveling at an altitude well above commercial air traffic and does not present a military or physical threat to people on the ground,” Pentagon Spokesman Brig Gen Patrick Ryder told reporters. He noted that the US government and the North American Aerospace Defense Command (NORAD), are closely tracking the balloon’s flight path.
A senior defense official subsequently told reporters that Washington believes this surveillance balloon, which flew over Montana Wednesday, is from China and said Washington has been in contact with Beijing through “multiple channels,” including the embassy here.
“Instances of this kind of balloon activity have been observed previously over the past several years,” the senior defense official added. “Once the balloon was detected, the US government acted immediately to protect against the collection of sensitive information.”
The US has moved to shield sites from the “collection of sensitive information” and on Wednesday mobilized assets including F-22 stealth fighters in case the decision was made to shoot the balloon down. But the that senior defense official said the Pentagon does not currently intend to blast it out of the sky and risk falling debris hitting civilians on the ground.
“We had been looking at whether there was an option yesterday over some sparsely populated areas in Montana, but we just couldn’t buy down the risk enough to feel comfortable recommending shooting it down yesterday,” the senior defense official added.
As for the balloon’s payload, that official said it is not “revolutionary” but declined to go into detail. What is different from past instances is the altitude it is flying at and the “extended” period of time it has been over the continental United States.
The official also didn’t describe the previous incidents of balloon sightings, but today’s ordeal recalls an incident from last February when Indo-Pacific Command “detected a high-altitude object floating in air in the vicinity of the Hawaiian Islands” and the military launched fighter aircraft to identify it.
Should the balloon belong to China, Beijing would hardly be alone in exploring the upper regions of the atmosphere for surveillance purposes. Last July the CEO of World View Enterprises, which makes stratospheric balloons for intelligence, surveillance and reconnaissance, told Breaking Defense his firm was “having discussions” with the US Army’s Pacific Command about its need for “operationalizing the stratosphere.”
The Army has also experimented with ultra-high-altitude unmanned drones for surveillance, like the spindly Zephyr made by Airbus. That craft set endurance flight records — partly because the Army couldn’t bring it down — before it apparently crash landed in August 2022.
And last month French military officials revealed that they, too, are looking to exploit the “higher airspace.” At some extreme heights, one French official said, engines have issues, “but today technology allows sensor-carrying balloons, for example, to use this space. Do we really want a balloon sent up by a hostile force sitting above Paris and watching our every move and be unable to deal with it?”
It appears the White House and the Pentagon have been forced to entertain a similar a thought today.
Le président chinois Xi Jinping assiste à une séance de travail sur la sécurité alimentaire et énergétique lors du sommet du G20 le 15 novembre 2022 à Nusa Dua, en Indonésie. (Photo de Leon Neal/Getty Images,)
WASHINGTON – Un ballon de surveillance à haute altitude, soupçonné de provenir de Chine, flotte actuellement au-dessus du nord des États-Unis, a déclaré le Pentagone dans un aveu étonnant aujourd'hui.
"Le ballon voyage actuellement à une altitude bien au-dessus du trafic aérien commercial et ne présente pas de menace militaire ou physique pour les personnes au sol", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Pentagone, le général de brigade Patrick Ryder. Il a noté que le gouvernement américain et le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) suivent de près la trajectoire de vol du ballon.
Un haut responsable de la défense a ensuite déclaré aux journalistes que Washington pensait que ce ballon de surveillance, qui a survolé le Montana mercredi, venait de Chine et a déclaré que Washington avait été en contact avec Pékin par "plusieurs canaux", y compris l'ambassade ici.
"Des exemples de ce type d'activité de ballons ont déjà été observés au cours des dernières années", a ajouté le haut responsable de la défense. "Une fois le ballon détecté, le gouvernement américain a agi immédiatement pour se protéger contre la collecte d'informations sensibles."
Les États-Unis ont décidé de protéger les sites de la "collecte d'informations sensibles" et ont mobilisé mercredi des moyens, notamment des chasseurs furtifs F-22, au cas où la décision serait prise d'abattre le ballon. Mais ce haut responsable de la défense a déclaré que le Pentagone n'avait pas actuellement l'intention de le faire exploser du ciel et de risquer que des débris tombent sur des civils au sol.
"Nous avions examiné s'il y avait une option hier sur certaines zones peu peuplées du Montana, mais nous ne pouvions tout simplement pas réduire suffisamment le risque pour nous sentir à l'aise de recommander de l'abattre hier", a ajouté le haut responsable de la défense.
Quant à la charge utile du ballon, ce responsable a déclaré qu'elle n'était pas "révolutionnaire" mais a refusé d'entrer dans les détails. Ce qui est différent des cas passés, c'est l'altitude à laquelle il vole et la période de temps "prolongée" qu'il a passée au-dessus des États-Unis continentaux.
Le responsable n'a pas non plus décrit les incidents précédents d'observations de ballons, mais l'épreuve d'aujourd'hui rappelle un incident de février dernier lorsque le Commandement indo-pacifique "a détecté un objet à haute altitude flottant dans les airs à proximité des îles hawaïennes" et l'armée a lancé avions de chasse pour l'identifier.
Si le ballon appartenait à la Chine, Pékin ne serait pas le seul à explorer les hautes régions de l'atmosphère à des fins de surveillance. En juillet dernier, le PDG de World View Enterprises, qui fabrique des ballons stratosphériques pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, a déclaré à Breaking Defense que son entreprise "discutait" avec le Commandement du Pacifique de l'armée américaine au sujet de son besoin "d'opérationnaliser la stratosphère".
L'armée a également expérimenté des drones sans pilote à ultra-haute altitude pour la surveillance, comme le grêle Zephyr fabriqué par Airbus. Cet engin a établi des records de vol d'endurance - en partie parce que l'armée n'a pas pu le faire tomber - avant qu'il ne s'écrase apparemment en août 2022.
Et le mois dernier, des responsables militaires français ont révélé qu'eux aussi cherchaient à exploiter "l'espace aérien supérieur". À certaines hauteurs extrêmes, a déclaré un responsable français, les moteurs ont des problèmes, « mais aujourd'hui, la technologie permet aux ballons porteurs de capteurs, par exemple, d'utiliser cet espace. Voulons-nous vraiment un ballon envoyé par une force hostile assise au-dessus de Paris et surveillant chacun de nos mouvements et incapable d'y faire face ? »
Il semble que la Maison Blanche et le Pentagone aient été forcés d'avoir une pensée similaire aujourd'hui.
2023-02-03 – AFP- Blinken reporte une visite à Pékin après la détection d'un ballon chinois au-desssus des Etats-Unis
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/03
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a reporté vendredi une visite prévue à Pékin après la détection d'un ballon espion chinois présumé dans l'espace aérien des EtatsUnis, malgré les "regrets" exprimés par les autorités chinoises pour cette intrusion, selon elles "involontaire".
"Il y a un ballon de surveillance chinois qui survole actuellement les Etats-Unis à haute altitude, c'est une violation claire et inacceptable de la souveraineté américaine", a déclaré un haut responsable du secrétariat d'Etat sous couvert d'anonymat.
La visite d'Antony Blinken à Pékin, prévue dimanche et lundi, est donc "reportée" et sera reprogrammée quand "les conditions seront réunies", a-t-il ajouté, tout en se disant "confiant" dans la capacité des Etats-Unis à maintenir le dialogue avec Pékin.
Le Pentagone avait annoncé la veille avoir détecté un aérostat de grande taille au-dessus des Etats-Unis, et avait assuré n'avoir aucun doute sur sa provenance chinoise et son usage à des fins d'espionnage.
Pékin, qui avait d'abord appelé à ne pas "monter en épingle" cette affaire, a reconnu vendredi qu'il s'agissait bien d'un appareil venu de Chine.
Mais "c'est un aéronef civil, utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques", a assuré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
Affecté par les vents, ce ballon "a dévié de sa trajectoire", a-t-il ajouté, en exprimant les "regrets" de son pays pour cette violation "involontaire" de l'espace aérien américain.
- Missiles nucléaires –
"Le ballon vole actuellement à une altitude bien au-dessus du trafic aérien commercial.
Il ne présente pas de menace militaire ou physique pour les personnes au sol", a fait savoir le porteparole du Pentagone, Pat Ryder.
Selon les médias américains, le ballon a survolé les îles Aléoutiennes dans le nord de l'océan Pacifique, puis a traversé l'espace aérien canadien, avant d'entrer aux États-Unis il y a environ deux jours.
Il a notamment volé au-dessus de l'Etat du Montana, qui abrite des silos de missiles nucléaires, où des avions de chasse se sont approchés de lui, a indiqué un haut responsable du Pentagone sous couvert d'anonymat.
Il a été décidé de ne pas l'abattre, en raison des risques posés par d'éventuels débris pour les personnes au sol, a-t-il ajouté, tout en jugeant "limitée" sa capacité à collecter des informations.
- "Abattez ce ballon" –
Le gouvernement canadien a ajouté vendredi enquêter sur un "deuxième incident potentiel".
"Le Canada prend des mesures pour assurer la sécurité de son espace aérien, y compris la surveillance d'un deuxième incident potentiel", a déclaré le ministère de la Défense du Canada dans un communiqué, sans plus de précisions. Ce n'est pas la première fois que l'armée américaine constate une telle intrusion, mais cet aéronef est resté plus longtemps que d'autres dans l'espace aérien américain.
L'incident a suscité de vives réactions dans la classe politique américaine.
"Cette violation de la souveraineté américaine, à quelques jours de la visite du secrétaire d'Etat Blinken en Chine, montre que les signes récents d'ouverture" de la part des autorités chinoises "ne reflètent pas un changement réel de politique", ont notamment commenté les chefs républicain et démocrate d'une commission parlmentaire sur la Chine, Mike Gallagher et Raja Krishnamoorthi.
"Abattez ce ballon!", a exhorté l'ancien président républicain Donald Trump sur Truth Social.
La visite en Chine d'Antony Blinken aurait été la première d'un secrétaire d'Etat américain depuis octobre 2018, au moment où les deux superpuissances cherchent à éviter que les vives tensions qui les opposent ne dégénèrent en conflit ouvert.
Parmi les nombreux sujets de contentieux figurent Taïwan, que la Chine revendique comme faisant partie intégrante de son territoire, et les activités de Pékin en mer de Chine méridionale.
2023-02-03 – Air & Cosmos - Un ballon stratosphérique non identifié survole le Montana
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/02/03, 531 mots
© Reuters
Un ballon stratosphérique non identifié a survolé l'État américain du Montana. La nationalité de ce ballon n'a pas été confirmée mais les médias américains semblent pencher pour un ballon d’origine chinoise. La théorie de la prise d'images des silos de missiles intercontinentaux présents dans cet État est en revanche fort peu probable.
Un ballon dans la stratosphère
Le 2 février, le ministère de la Défense nationale canadien et le département de la Défense américain ont tous deux annoncé suivre un ballon volant dans la stratosphère.
De nombreux médias ont précisé que ce dernier était de nationalité chinoise et qu'il était équipé pour prendre des images des sites militaires de missiles intercontinentaux dans la Montana. Ces deux hypothèses sont pour l'instant non vérifiables mais :
Aucune déclaration officielle ne vient confirmer la nationalité du ballon en question
La Chine dispose déjà d'images de très haute résolution de ces silos
Les silos stratégiques du Montana
Le Montana accueille une partie des silos lance-missiles intercontinentaux stratégiques américains. Cependant, les satellites d'observation chinois ont déjà effectué des photos de ces silos. Ces derniers sont d'ailleurs surveillés presque constamment par une myriade de satellites étrangers. C'est le cœur même de la dissuasion des pays disposant d'armes nucléaires : il faut pouvoir montrer sa dissuasion mais aussi regarder les vecteurs étrangers.
Dans le cas du Montana, si un satellite prend une image des silos ouverts, cela suggère le début d’une attaque de grande ampleur. Il faut donc pouvoir mettre en alerte ses propres vecteurs et connaitre la cible. La prise d’images par un ballon sonde n’est donc pas du tout nécessaire, qu’il soit de nationalité chinoise ou même russe !
Quelle réaction de l'USAF ?
Quoiqu'il en soit, la présence encore non-expliquée d'un ballon stratosphérique dans le nord des États-Unis représente une faille dans le système de détection du NORAD (commandement en charge de la défense aérienne des États-Unis et du Canada). En revanche, comme démontré par le tweet (ci-joint) du site de suivi des avions en ligne FlightRadar24, la Force aérienne américaine (USAF) a réagi en envoyant trois avions de ravitaillement sur le Montana afin de soutenir des avions de chasse se trouvant sur la zone. Ces derniers n'ont pas pu voler à côté du ballon en question car il volait à une altitude trop élevée.
Au même moment, certains aéroports régionaux ont été fermés pendant quelques temps mais le trafic aérien est revenu à la normale. Enfin, le Président américain, le secrétaire de la Défense et le chef d'état-major des Armées ont été informés de cet incident mais l'ordre d'abattre ce ballon n'a pas été donné.
2023-02-03 – Army Recognition - US tracking Chinese high-altitude spy balloon
Les États-Unis suivent un ballon espion chinois à haute altitude
Army Recognition, https://armyrecognition.com, 2023/02/03
According to C. Todd Lopez, from the U.S DoD, an intelligence-gathering balloon, most certainly launched by the People's Republic of China, is currently floating above the United States, the Defense Department announced on Thursday 2 February evening.
Selon C. Todd Lopez, du DoD américain, un ballon de collecte de renseignements, très certainement lancé par la République populaire de Chine, flotte actuellement au-dessus des Etats-Unis, a annoncé jeudi 2 février au soir le département de la Défense.
"The United States government has detected and is tracking a high-altitude surveillance balloon that is over the continental United States right now," Pentagon Press Secretary Air Force Brig. Gen. Pat Ryder said. It is most certainly launched by the People's Republic of China (Picture source: U.S. DoD)
"The United States government has detected and is tracking a high-altitude surveillance balloon that is over the continental United States right now," Pentagon Press Secretary Air Force Brig. Gen. Pat Ryder said during an impromptu briefing Thursday evening. "The U.S. government, including NORAD, continues to track and monitor it closely."
Ryder said the balloon is well above commercial air traffic and doesn't pose a threat to civil aviation. He also said this isn't the first time such a balloon has been seen over the United States. After the balloon was detected, Ryder said, the U.S. government "acted immediately" to protect against the collection of sensitive information, though he didn't detail what measures were taken.
A senior defense official who participated in the briefing on background only said the U.S. intelligence community has "very high confidence" the balloon belongs to the People's Republic of China, and that the United States has engaged with Chinese officials "with urgency, through multiple channels" regarding the presence of the balloon. "We have communicated to them the seriousness with which we take this issue," the official said. "We have made clear we will do whatever is necessary to protect our people and our homeland."
Right now, the official said, following recommendations of the Chairman of the Joint Chiefs of Staff Army Gen. Mark A. Milley and Air Force Gen. Glen D. VanHerck, commander of U.S. Northern Command and the North American Aerospace Defense Command, the U.S. position is to allow the balloon to continue to float above the United States, rather than attempt to shoot is down.
"Le gouvernement des États-Unis a détecté et suit un ballon de surveillance à haute altitude qui se trouve actuellement au-dessus de la zone continentale des États-Unis", a déclaré le secrétaire de presse du Pentagone Air Force Brig. a déclaré le général Pat Ryder. Il est très certainement lancé par la République populaire de Chine (Source de l'image : U.S. DoD)
"Le gouvernement des États-Unis a détecté et suit un ballon de surveillance à haute altitude qui se trouve actuellement au-dessus de la zone continentale des États-Unis", a déclaré le secrétaire de presse du Pentagone Air Force Brig. a déclaré le général Pat Ryder lors d'un briefing impromptu jeudi soir. "Le gouvernement américain, y compris le NORAD, continue de le suivre et de le surveiller de près."
Ryder a déclaré que le ballon est bien au-dessus du trafic aérien commercial et ne constitue pas une menace pour l'aviation civile. Il a également déclaré que ce n'était pas la première fois qu'un tel ballon était vu au-dessus des États-Unis. Après la détection du ballon, a déclaré Ryder, le gouvernement américain "a agi immédiatement" pour se protéger contre la collecte d'informations sensibles, bien qu'il n'ait pas détaillé les mesures prises.
Un haut responsable de la défense qui a participé au briefing sur le contexte a déclaré que la communauté du renseignement américain avait "une très grande confiance" dans le fait que le ballon appartenait à la République populaire de Chine, et que les États-Unis s'étaient engagés avec des responsables chinois "de toute urgence, par le biais de plusieurs canaux. " concernant la présence du ballon. "Nous leur avons communiqué le sérieux avec lequel nous prenons cette question", a déclaré le responsable. "Nous avons clairement indiqué que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger notre peuple et notre patrie."
À l'heure actuelle, a déclaré le responsable, suite aux recommandations du président des chefs d'état-major interarmées, le général Mark A. Milley et du général de l'armée de l'air Glen D. VanHerck, commandant du U.S. Northern Command et du North American Aerospace Defence Command, les États-Unis. La position est de permettre au ballon de continuer à flotter au-dessus des États-Unis, plutôt que de tenter de tirer vers le bas.
The official said the risk of using kinetic force to take the balloon out of the sky might put civilian communities at risk, and that the threat the balloon poses now to both safety and U.S. intelligence doesn't justify such an action. "Currently, we assess that this balloon has limited additive value from an intelligence collective collection perspective. But we are taking steps, nevertheless, to protect against foreign intelligence collection of sensitive information."
The official said this is not the first time such a balloon has been seen above the United States, but did say this time the balloon appears to be acting differently than what has been seen in the past. "It's happened a handful of other times over the past few years, including before this administration. It is appearing to hang out for a longer period of time, this time around, more persistent than in previous instances. That would be one distinguishing factor."
While the senior defense official would not say how large the balloon is, the official did say its size did figure into the calculation to not use kinetic force to take it out of the sky. "We did assess that it was large enough to cause damage from the debris field if we downed it over an area," the official said. "I can't really go into the dimension — but there have been reports of pilots seeing this thing, even though it's pretty high up in the sky. So ... it's sizable."
As early as yesterday, the official said, the balloon was seen over Montana.
Le responsable a déclaré que le risque d'utiliser la force cinétique pour faire sortir le ballon du ciel pourrait mettre les communautés civiles en danger, et que la menace que le ballon représente maintenant pour la sécurité et le renseignement américain ne justifie pas une telle action. "Actuellement, nous évaluons que ce ballon a une valeur ajoutée limitée du point de vue de la collecte collective de renseignements. Mais nous prenons néanmoins des mesures pour nous protéger contre la collecte d'informations sensibles par des renseignements étrangers."
Le responsable a déclaré que ce n'était pas la première fois qu'un tel ballon était vu au-dessus des États-Unis, mais a déclaré que cette fois, le ballon semblait agir différemment de ce qui avait été vu dans le passé. "Cela s'est produit une poignée d'autres fois au cours des dernières années, y compris avant cette administration. Cela semble durer plus longtemps, cette fois-ci, plus persistant que dans les cas précédents. Ce serait un facteur distinctif. "
Bien que le haut responsable de la défense n'ait pas dit la taille du ballon, il a déclaré que sa taille figurait dans le calcul pour ne pas utiliser la force cinétique pour le faire sortir du ciel. "Nous avons estimé qu'il était suffisamment grand pour causer des dommages à partir du champ de débris si nous l'abattions sur une zone", a déclaré le responsable. "Je ne peux pas vraiment entrer dans la dimension - mais il y a eu des rapports de pilotes voyant cette chose, même si elle est assez haut dans le ciel. Donc ... c'est assez important."
Dès hier, a déclaré le responsable, le ballon a été vu au-dessus du Montana.
2023-02-03 – France Info - Les Etats-Unis accusent la Chine de survoler le territoire américain avec un ballon espion
France Info, https://www.francetvinfo.fr, 2023/02/03, 2 mn
Avec AFP
Un engin detecté depuis plusieurs jours est soupçonné par Washington d'être contrôlé par la Chine à des fins de "collecte d'informations sensibles", notamment au-dessus de sites militaires.
Un ballon suspecté d'être utilisé par la Chine à des fins d'espionnage survole le Montana (Etats-Unis), à Billings, le 1er février 2023. (CHASE DOAK / AFP)
"Nous n'avons aucun doute sur le fait que le ballon provient de la Chine." Depuis plus de deux jours, les Etats-Unis suivent à la trace les mouvements d'un ballon espion volant à haute altitude au-dessus du territoire américain et de sites militaires sensibles, a affirmé, jeudi 2 février, un haut responsable américain de la Défense, sous le couvert de l'anonymat. De son côté, Pékin a appelé à ne pas "monter les choses en épingle" sans faits "établis".
A la demande du président Joe Biden, le Pentagone a examiné la possibilité d'abattre le ballon, mais la décision a été prise de ne pas le faire en raison des risques posés par les débris pour les personnes au sol, a indiqué ce responsable. "Nous prenons des mesures afin de nous protéger contre la collecte d'informations sensibles", a-t-il encore dit. Il a insisté sur "la valeur ajoutée limitée en termes de collecte d'informations" de l'engin de "surveillance", décrit comme un ballon aux dimensions assez larges.
"Clairement, ce ballon est destiné à la surveillance", a assuré cette source, évoquant une trajectoire l'amenant au-dessus de bases aériennes et des silos de missiles stratégiques, notamment dans l'Etat du Montana, dans le nord-ouest des Etats-Unis, où des avions de chasse se sont approchés de l'engin. Ce n'est pas la première fois que l'armée américaine constate une telle intrusion, mais jamais aussi longtemps, selon ce responsable.
La Chine dit "vérifier" les faits
Washington a évoqué l'affaire avec les autorités chinoises, selon le responsable du Pentagone qui s'est exprimé anonymement. "Nous leur avons communiqué la gravité de l'incident. Nous leur avons dit clairement que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger notre peuple sur notre territoire."
Vendredi matin, le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi à ces accusations. "Une vérification est en cours", a affirmé une porte-parole, jugeant qu'"émettre des conjectures et monter les choses en épingle avant même que les faits ne soient établis n'aide pas à une résolution appropriée du dossier".
"Pas de menace militaire au sol"
Le porte-parole du Pentagone, Pat Ryder, a confirmé que le commandement de la défense aérospatiale des Etats-Unis et du Canada surveillait la trajectoire du ballon. "Le ballon vole actuellement à une altitude bien au-dessus du trafic aérien commercial. Il ne présente pas de menace militaire ou physique pour les personnes au sol", a-t-il déclaré.
Le président républicain de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a dénoncé, jeudi soir une "action déstabilisatrice" d'une Chine qui "méprise éhontément la souveraineté des Etats-Unis". Il a appelé Joe Biden à "ne pas rester silencieux" et demandé à ce que des membres du Congrès soient informés.
Cet incident survient avant un déplacement du secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, en Chine, prévu pour dimanche et lundi. Il s'agit de la première visite dans le pays d'un ministre américain des Affaires étrangères depuis octobre 2018, dans un contexte de tensions entre les deux pays.
2023-02-03 – Numerama - Pourquoi utiliser un ballon espion plutôt qu’un drone ou un satellite ?
Numerama, http://www.numerama.com, 2023/02/03, 2 mn
Le ballon d’espionnage observé dans le ciel américain est un dispositif connu, qui a des avantages techniques sur les drones et les satellites en termes d’altitude et de vitesse.
La photo du remake de la scène de la Lune dans E.T. a fait le tour du monde. Jeudi 2 février 2023, un ballon espion a été observé dans le ciel du Montana, un État au nord des États-Unis. Le Pentagone a rapidement accusé la Chine d’avoir fait décoller cet outil de surveillance. « Nous sommes convaincus que ce ballon de surveillance à haute altitude appartient à la République populaire de Chine. Des cas de cette activité ont été observés au cours des dernières années, y compris avant cette administration » a déclaré un responsable militaire américain à CNN.
Il ne faut pas imaginer un ballon de la taille de ceux vendus en fête foraine, mais un dispositif aussi large que « trois bus », explique le Pentagone. Ce serait la principale raison pour laquelle le gouvernement américain ne serait pas prêt à le détruire, pour éviter une chute de débris métalliques au-dessus d’une zone d’habitation.
À quoi ressemble un ballon d’espionnage moderne ? Les Israéliens produisent des appareils de ce type depuis une vingtaine d’années. Plusieurs modèles 300 puis 330 ont été observés dans le ciel de la Palestine et la société RT LTA Systems a vendu ce système à plusieurs pays, dont le Mexique. L’appareil vole grâce à un ballon gonflé à l’hélium, long de 7,7 mètres de diamètre, et peut monter jusqu’à 600 mètres de hauteur et détecter des véhicules sur un rayon de 15 km. Depuis, des modèles bien perfectionnés ont été développés et le fameux ballon chinois monte bien plus haut : de 24 à 37 km de hauteur, selon les experts. Le rayon d’espionnage est donc d’autant plus large.
Le ballon d’espionnage Skystar 330 en Israël en 2015. // Source : Skystar
Plus haut et plus lent que les drones
Cette altitude élimine déjà l’utilisation des meilleurs drones. Le Global Hawk, un modèle de drone HALE (Haute Altitude Longue Endurance) le plus performant au monde, atteint généralement les 20 km d’altitude. La plupart des radars détectent les appareils à une hauteur de 10 km, les avions volent rarement plus haut. Le ballon gagne, de fait, sur le drone sur ce point-là.
Le Global Hawk, un modèle haute altitude longue endurance, de l’armée américaine. // Source : US NAVY
Le second match se joue sur la vitesse. Un ballon flotte, sa navigation est donc beaucoup plus lente et donne plus de temps pour analyser et capturer des images. Un satellite est limité par son passage orbital et, s’il est efficace et indétectable, les visuels ne pourront pas être envoyés à n’importe quel moment. Il en va de même pour un drone Hale qui dépasse fréquemment les 500 km/h. Les panneaux solaires fixés à l’appareil chinois permettent probablement d’augmenter son autonomie.
Le sénateur du Montana Steve Daines a déclaré : « Le fait que ce ballon occupait l’espace aérien du Montana fait craindre que la base aérienne de Malmstrom et les champs de missiles balistiques intercontinentaux des États-Unis soient la cible de cette mission de collecte de renseignements.
Enfin, le prix. La technologie de pointe des drones HALE en fait un objet onéreux. Un modèle de Global Hawk, par exemple, coûte autour de 100 millions d’euros. On sait qu’un satellite d’espionnage israélien a été vendu à l’Italie pour environ le même prix. Les États-Unis ont lancé un programme pour envoyer et construire des appareils spatiaux à moins de 6 millions d’euros.
Un ballon d’espionnage comme celui observé aux États-Unis peut-être onéreux, mais cela reste un radar aérien flottant grâce à de l’hélium. Le fait qu’il ait été détecté est presque une récompense pour les Chinois qui peuvent se vanter d’avoir envoyé discrètement un tel appareil aux États-Unis.
2023-02-04 – Europe 1 - Le ballon chinois abattu par un avion de chasse sur ordre de Joe Biden
Europe 1, http://www.europe1.fr, 2023/02/04
avec AFP
Ce samedi, le président américain Joe Biden avait déclaré que les Etats-Unis allaient "s'occuper" du ballon chinois entré dans l'espace aérien américain. Quelques heures après sa déclaration, un avion de chassa a abattu l'engin qui survolait le pays depuis plusieurs jours et dont la présence constituait une "violation inacceptable".
Alors que le président américain Joe Biden avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient "s'occuper" du ballon chinois entré dans l'espace aérien américain, sans offrir davantage de précision, un avion de chasse a abattu l'engin chinois. "Nous allons nous en occuper", avait alors déclaré Joe Biden, à qui il était demandé de réagir sur l'affaire, qui a jeté un froid sur les relations entre Washington et Pékin, et provoqué le report d'une visite du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken en Chine. Le président américain venait d'atterrir à bord d'Air Force One à Syracuse, dans l'Etat de New York, où il doit passer quelques heures. Après ces quelques mots il est ensuite immédiatement monté dans une voiture.
Un avion de chasse a abattu le ballon chinois qui survolait depuis plusieurs jours les Etats-Unis et dont la présence constituait une "violation inacceptable" de la souveraineté américaine, a déclaré samedi le ministre de la Défense américain. "Cet après-midi, sur ordre du président (Joe) Biden, un avion de chasse américain (...) a abattu avec succès un ballon espion à haute altitude, qui appartenait à la République populaire de Chine, dans l'espace aérien au-dessus de la côte de Caroline du Sud", a indiqué Lloyd Austin dans un communiqué. Joe Biden fera "toujours de la sécurité des Américains une priorité tout en répondant avec efficacité à une violation inacceptable de la notre souveraineté", a-t-il ajouté.
Joe Biden a félicité samedi les pilotes ayant abattu "avec succès" le ballon chinois qui survolait depuis plusieurs jours les Etats-Unis. "J'ai ordonné au Pentagone de l'abattre mercredi dès que possible (...) Je veux féliciter les pilotes qui l'ont fait", a déclaré le président américain à des journalistes. Le Pentagone a dû attendre jusqu'à samedi le lieu le plus sûr pour mener cette opération, au large des côtes américaines.
"Utilisé à des fins de recherches"
Selon des médias américains, le ballon chinois, dont le Pentagone assure qu'il s'agit d'un ballon "espion", a été observé samedi au-dessus de la Caroline du Nord sur la côte est des Etats-Unis. Pékin a reconnu qu'il s'agissait bien d'un appareil venu de Chine, mais assuré qu'il s'agissait d'un "aéronef civil, utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques". L'engin aurait "dévié de sa trajectoire", avait ajouté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en exprimant les "regrets" de son pays pour cette violation "involontaire" de l'espace aérien américain.
Le ballon a notamment volé au-dessus de l'Etat du Montana (ouest), qui abrite des silos de missiles nucléaires, avant de se déplacer vers l'est. Il a été jusqu'ici décidé de ne pas l'abattre, en raison des risques posés par d'éventuels débris pour les personnes au sol, avait expliqué un haut responsable du Pentagone.
Trois aéroports fermés pour raison de sécurité
Le trafic aérien a été suspendu dans trois aéroports du sud-est des Etats-Unis par mesure "de sécurité nationale" a annoncé samedi le régulateur de l'aviation civile américaine (FAA), en pleine controverse autour de la présence d'un ballon chinois dans l'espace aérien du pays. "La FAA a suspendu les départs et les arrivées à l'aéroport de Wilmington (en Caroline du Nord), l'aéroport international de Myrtle Beach et l'aéroport international de Charleston (Caroline du Sud) dans le cadre d'une mesure de sécurité nationale prise par le département de la Défense" américain, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
2023-02-05 – La Tribune - Ballon chinois abattu aux Etats-Unis : que s'est-il passé ?
La Tribune, http://www.latribune.fr, 2023/02/05
(avec AFP)
Un ballon chinois a été abattu dimanche au large des côtes américaines. Pékin affirme qu'il s'agissait d'un aéronef civil à des fins de recherches météorologiques; Washington le qualifie d'espion. L'opération a fait réagir le Canada et le Sénat.
(Crédits : Chase Doak)
Selon des responsables du Pentagone, un ballon était entré dans l'espace aérien américain une première fois le 28 janvier au-dessus de l'Alaska, avant d'entrer au Canada le 30 janvier, puis de re-rentrer dans l'espace aérien américain au niveau de l'Idaho, dans le nord-ouest des Etats-Unis, le 31 janvier, soit mardi. Vendredi, le Pentagone avait déclaré qu'un deuxième ballon chinois avait été repéré au-dessus de l'Amérique latine. Des « ballons de surveillance chinois ont transité brièvement au-dessus des Etats-Unis au moins trois fois durant l'administration précédente, et une fois au début de cette administration de ce que nous savons, mais jamais aussi longtemps », a précisé samedi un haut responsable américain.
Un aéronef civil à des fins de recherches météos ?
Mais les Américains n'avaient appris l'existence de ce ballon que jeudi, lorsqu'il était au-dessus du Montana, qui abrite des silos de missiles nucléaires. Il s'est ensuite peu à peu dirigé vers l'est du pays.
Pékin a reconnu que l'appareil était venu de Chine, mais assuré qu'il s'agissait d'un « aéronef civil, utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques ». Celui-ci aurait « dévié de sa trajectoire », avait ajouté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en exprimant les « regrets » de son pays pour cette violation « involontaire »de l'espace aérien américain.
Ou un ballon espion ?
Le Pentagone assure, au contraire, qu'il s'agissait d'un ballon espion. Le ballon « était utilisé par la République populaire de Chine dans une tentative de surveiller des sites stratégiques » aux Etats-Unis, a déclaré le ministre de la Défense américain, Lloyd Austin. Dimanche, ce ballon a été abattu « au-dessus de l'eau au large de la côte de Caroline du Sud, dans l'espace aérien américain », a-t-il poursuivi.
« La Chine exprime son fort mécontentement et proteste contre l'utilisation de la force par les États-Unis », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant qu'il se « réservait le droit »de répliquer. Washington a « réagi de manière clairement excessive" et a "violé gravement les pratiques internationales », selon la même source.
Une opération qui a aussi fait réagir le Canada et le Sénat
A l'inverse, le président américain, Joe Biden, a félicité les pilotes ayant mené « avec succès » cette opération délicate. Il a indiqué avoir donné l'ordre dès mercredi d'abattre « dès que possible » le ballon, mais que le Pentagone souhaitait attendre « le lieu le plus sûr pour le faire » afin d'éviter tout dégât au sol lors de la retombée d'éventuels débris.
« Je salue le leadership du président Biden pour avoir abattu le ballon chinois au-dessus de l'eau afin d'assurer la sécurité de tous les Américains », a tweeté samedi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. « Maintenant nous pouvons collecter les équipements et analyser la technologie utilisée » par la Chine, a-t-il ajouté.
Cette décision a également été saluée par le Premier ministre canadien Justin Trudeau. « Ensemble (...) nous continuerons de nous protéger et de nous défendre », avait-il déclaré dans un tweet samedi.
Une visite reportée
Des opérations de récupération, qui pourraient impliquer des plongeurs, étaient désormais en cours. Les débris se trouvent dans des eaux peu profondes, « cela va rendre les choses assez faciles », a déclaré un haut responsable militaire. Sur des vidéos retransmises par les chaînes de télévision samedi, le ballon semblait tomber à la verticale après un impact.
Au moment d'être abattu, le ballon se trouvait à environ 18 kilomètres d'altitude et à une distance de 11 kilomètres de la côte, selon des responsables du Pentagone. Peu avant, le trafic aérien avait été suspendu dans trois aéroports du sud-est des Etats-Unis par mesure « de sécurité nationale », avait annoncé le régulateur de l'aviation civile américaine (FAA).
Cette affaire a jeté un froid sur les relations entre Washington et Pékin, provoquant le report d'une visite du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken en Chine. Cette visite aurait été la première d'un secrétaire d'Etat américain depuis octobre 2018...
2023-02-05 – Zone Militaire - Son ballon abattu par un F-22A au-dessus des États-Unis, la Chine se réserve le droit de « répliquer »
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/02/05
PAR LAURENT LAGNEAU
Simple ballon météorologique qui lui aurait échappé, comme l’a prétendu Pékin? Ou aérostat en mission d’espionnage au-dessus des États-Unis, comme l’a assuré Washington? Toujours est-il que, après avoir survolé l’Alaska et le Canada, cet aéronef a suivi une trajectoire qui l’a mené à passer au-dessus de plusieurs sites stratégiques américains, notamment les bases abritant des missiles stratégiques Minuteman III.
Le 2 février, quand il communiqua pour la première fois au sujet de la présence de cet imposant ballon chinois [environ 25 mètres de large], le Pentagone avait expliqué qu’il se contenterait de le surveiller tout en prenant les mesures nécessaires pour se « protéger contre la collecte d’informations sensibles ». Et d’avancer qu’il y aurait trop de risques à l’abattre, même si cette option avait été envisagée quand il survolait les zones peu peuplées du Montana, alors que des avions de supériorité aérienne F-22A Raptor se tenaient prêts à le faire.
« Le ballon vole actuellement à une altitude bien au-dessus du trafic aérien commercial. Il ne présente pas de menace militaire ou physique pour les personnes au sol », avait par ailleurs justifié le général Pat Ryder, le porte-parole du Pentagone.
Cela étant, celui-ci avait oublié l’essentiel : un État peut faire valoir sa souveraineté jusqu’à 66’000 pieds d’altitude [soit environ 20 km]. Or, quand il fut détecté, le ballon chinois volait au-delà cette limite. Aussi, stricto sensu, il n’a pas violé le territoire américain… Mais profité d’un vide juridique. D’ailleurs, avec ses avions espions U2, pouvant voler à 70 000 pieds, l’US Air Force en fit autant par le passé…
« La Chine se conforme toujours strictement au droit international […] et n’a jamais violé le territoire et l’espace aérien d’un pays souverain », fit d’ailleurs valoir le ministère chinois des Affaires étrangères, après avoir évoqué une « intrusion involontaire » en raison d’un « cas de force majeure » et exprimé des « regrets ».
Au passage, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui devait se rendre à Pékin pour y renouer un dialogue mis à mal au cours de ces derniers mois, annula son voyage.
Quoi qu’il en soit, ne pas abattre cet aérostat pouvait permettre aux forces américaines d’en évaluer les capacités… Cependant, et contrairement à ce que laissa entendre le Pentagone, la décision de le détruire avait été prise dès le début par Joe Biden, le président américain. Mais encore fallait-il que les conditions s’y prêtassent.
Ce qui a été le cas le 4 février, à 14h39 [heure locale], alors que ballon chinois se trouvait au large de la Caroline du Sud, au-dessus des eaux territoriales américaines, à une altitude comprise entre 60’000 et 65’000 pieds [donc dans l’espace aérien des États-Unis].
En effet, un F-22A Raptor, de la 1ere escadre de chasse de la base aérienne de Langley-Eustis [Virginie], l’a abattu en tirant un missile air-air AIM-9X Sidewinder à 58’000 pieds d’altitude. L’opération a également mobilisé des F-15 de l’Air National Guard du Massachussetts ainsi que plusieurs avions ravitailleurs. L’espace aérien ainsi que des aéroports de la région avaient été préalablement fermés.
https://twitter.com/i/status/1621960119578673152
« Sous la direction du président Biden, des avions de chasse affectés à l’US Northern Command ont réussi abattr le ballon de surveillance à haute altitude appartenant à la République populaire de Chine [RPC], au-dessus des eaux au large des côtes de la Caroline du Sud, dans l’espace aérien américain », s’est félicité Lloyd Austin, le chef du Pentagone, dans un communiqué. « Le ballon, qui était utilisé par la RPC pour tenter de surveiller des sites stratégiques sur le continent américain, a été abattu au-dessus des eaux territoriales américaines », a-t-il insisté.
À noter que c’est la première fois qu’un F-22A Raptor abat un aéronef [chinois, qui plus est]. Pour rappel, développé par Lockheed-Martin et déclaré opérationnel en 2005, cet avion de 5e génération est en mesure d’engager une cible au-delà de la portée visuelle [BVR] sans être détecté, grâce à sa signature radar réduite et à ses capteurs très performants. Il a connu son baptême du feu en 2014, lors de frappes aériennes contre l’État islamique [EI et Daesh] et le groupe jihadiste « Khorassan » en Syrie.
Quoi qu’il en soit, Pékin a fermement réagi à la destruction de son ballon, dont les restes vont être récupérés par les forces américaines à des fins d’analyse. « La Chine exprime son fort mécontentement et proteste contre l’utilisation de la force par les États-Unis », a en effet déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères. Et Washington a « réagi de manière clairement excessive » et « violé gravement les pratiques internationales », a-t-il ajouté, avant d’affirmer que les autorités chinoises se « réservent le droit » de répliquer.
Cela étant, ce n’est pas la première fois que des ballons chinois sont repérés au-dessus d’autres pays, à une altitude à laquelle ils ne peuvent pas faire valoir leur souvairaineté.
« Au cours des dernières années, des ballons chinois ont déjà été repérés au-dessus de pays sur cinq continents, notamment en Asie de l’Est, en Asie du Sud et en Europe », a en effet déclaré un haut responsable de la défense américaine, sans livrer plus de détails. D’ailleurs, selon le Pentagone, un autre aérostat chinois survolerait actuellement l’Amérique latine.
Plus : Pour l’anecdote, les indicatifs « FRANK01 » et « FRANK02 » des deux F-22 Raptor sollicités pour cette mission sont une référence au pilote américain Frank Luke Jr, connu pour avoir abattu 14 ballons allemands durant la Première Guerre Mondiale.
2023-02-06 – AFP - Les Etats-Unis recherchent des débris du ballon chinois
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/06
La marine américaine poursuit ses recherches pour récupérer les débris du ballon chinois abattu samedi par un avion de combat au large des côtes de Caroline du Sud après avoir survolé pendant plusieurs jours les Etats-Unis.
Le général Glen VanHerck, commandant des forces américaines en Amérique du Nord, a précisé dimanche que la marine menait "des opérations de récupération, avec l'aide des gardecôtes américains pour sécuriser la zone et maintenir la sécurité publique".
Le ballon a été abattu par un chasseur F-22 alors qu'il évoluait à 18 kilomètres d'altitude. Ses débris sont retombés à quelque 11 kilomètres de la côte, leur panache s'étendant sur environ 11 kilomètres également, en eaux relativement peu profondes.
Le Pentagone affirme qu'il s'agit d'un ballon espion "utilisé par la République populaire de Chine dans une tentative de surveiller des sites stratégiques" aux Etats-Unis.
Pékin assure qu'il s'agissait d'un aéronef de surveillance météorologique ayant dévié de sa trajectoire. Vendredi, l'armée de l'air colombienne a également déclaré avoir détecté un autre objet présentant "des caractéristiques similaires à celles d'un ballon".
Cet objet a volé à une altitude de 17.000 mètres et à une vitesse moyenne de 46 km/h, a indiqué un communiqué de l'armée de l'air colombienne.
Le survol du territoire des Etats-Unis n'en finit pas de détériorer les relations sino-américaines.
Il avait déjà provoqué la semaine dernière l'annulation à la dernière minute d'une visite à Pékin du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, la première prévue à ce niveau depuis 2018.
- "Gravement affectées et endommagées" –
Lundi, le gouvernement chinois a accusé les Etats-Unis d'avoir "gravement affecté" les relations entre les deux pays en l'abattant.
La Chine s'est insurgée à plusieurs reprises contre la décision des Etats-Unis d'abattre l'aéronef, et le vice-ministre des affaires étrangères Xie Feng a averti dimanche que Pékin "se réserve le droit" de répliquer.
"Les actions américaines ont gravement affecté et endommagé les efforts et progrès des deux parties pour stabiliser les relations sino-américaines depuis la rencontre de Bali" entre les présidents Joe Biden et Xi Jinping en novembre, a-t-il déclaré lundi dans un communiqué.
L'aéronef était entré une première fois dans l'espace aérien américain le 28 janvier, au nord des îles Aléoutiennes (Alaska).
Il avait ensuite pénétré l'espace aérien canadien le 30 janvier, puis était repassé côté américain, au niveau de l'Idaho dans le nord-ouest des Etats-Unis, le 31 janvier.
Le grand public n'a appris son existence que jeudi, lorsqu'il était au-dessus du Montana. Il avait ensuite continué son périple vers l'est jusqu'à atteindre la côte atlantique.
L'opposition républicaine a accusé ce week-end le président Joe Biden de ne pas avoir eu une réponse plus rapide et plus ferme.
"Comme toujours, quand il s'agit de sécurité nationale et de politique étrangère, l'administration Biden a répondu d'abord de façon trop indécise, puis trop tard", a taclé le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell.
"Nous n'aurions pas dû laisser la République populaire de Chine tourner notre espace aérien en ridicule", a-t-il fustigé dans un communiqué, qualifiant l'affaire d'"occasion manquée" de défendre la "souveraineté" américaine.
"Abattre le ballon au-dessus de l'eau n'était pas seulement l'option la plus sûre, mais aussi celle permettant de maximiser les informations récoltées" en récupérant les restes de l'engin, a rétorqué dimanche le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.
Cela permettra d'"analyser la technologie utilisée par l'armée chinoise".
- Réunion le 15 février –
M. Schumer a assuré que l'administration Biden envisageait "d'autres actions contre la Chine", et annoncé une réunion d'information à huis clos sur l'affaire, pour tous les sénateurs, le 15 février.
Quelques instants avant l'annonce de l'annulation du voyage de Blinken à Pékin, la semaine dernière, la Chine avait cependant présenté de rares excuses pour cet incident.
"Ils font tout un tintamarre de cet incident", a fustigé M. Xu, un Pékinois âgé rencontré par l'AFP. "Quand les choses s'emballent, ça ne mène à rien de bon, ça ne sert pas la paix".
Li Yize, 23 ans, un autre habitant de Pékin, a déclaré à l'AFP qu'il pensait que la décision de Washington d'abattre le ballon était "une façon pour les Etats-Unis de montrer leur puissance militaire".
"Je pense que si la Chine était à la place des Etats-Unis et qu'une sonde aérienne avait pénétré sur le territoire, elle l'aurait également traité cela avec sévérité", a-t-il ajouté.
2023-02-06 – Breaking Defense - Other Chinese balloons slipped through ‘domain awareness gap’ in US defenses: General
D'autres ballons chinois ont franchi le «fossé de la connaissance du domaine» dans les défenses américaines: Général
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/06
By ASHLEY ROQUE
"It's my responsibility to detect threats to North America. I will tell you that we did not detect those [previous] threats,” Gen. Glen VanHerck said.
"Il est de ma responsabilité de détecter les menaces contre l'Amérique du Nord. Je vous dirai que nous n'avons pas détecté ces menaces [précédentes]", a déclaré le général Glen VanHerck.
Gen. Glen D. VanHerck (center), commander of North American Aerospace Defense Command and U.S. Northern Command, tours a 211th Rescue Squadron HC-130J Combat King II Oct. 28, 2020, during a visit to Joint Base Elmendorf-Richardson, Alaska. (U.S. Air National Guard photo by David Bedard/Released)
WASHINGTON — Chinese high-altitude balloons have previously floated near or across parts of the US without being detected because US Northern Command does not have the correct mix of sensor capabilities, according to the commanding general responsible for homeland defense.
Last week’s balloon mania reached an apex Saturday when an F-22 Raptor fired an AIM-9X Sidewinder missile at what the Pentagon said was a Chinese “surveillance balloon” that had floated across the American heartland for days. After the strike, the craft’s payload crashed into the Atlantic Ocean off the southeast US coast. White House and Pentagon officials said today it will take time to sort through the debris and figure out the payload’s capabilities, but the incident already has highlighted an apparent blind spot in America’s air defenses.
“It’s my responsibility to detect threats to North America. I will tell you that we did not detect those [previous] threats, and that’s a domain awareness gap that we have to figure out,” Gen. Glen VanHerck, the commander of USNORTHCOM and the North American Aerospace Defense Command (NORAD), told reporters today.
The four-star general, a staunch proponent of beefing up US sensing capabilities to include over-the-horizon radars, did not disclose the number of past detection failures or where the balloons had flown. John Kirby, the White House National Security Council’s coordinator for strategic communications, said today that the Biden administration discovered three incidents during the Trump administration when “surveillance balloons, by the [Chinese government] transited US airspace” for “brief periods of time.” On Saturday a senior defense official told reporters there had been another incident earlier in Biden’s presidency. None were for the duration of last week’s saga.
VanHerk said it was the intelligence community that later discovered evidence of the other flights.
“The intel community, after the fact … assessed those threats through additional means of collection and made us aware of those balloons that were previously approaching North America or transiting North America,” VanHerck said. He noted that USNORTHCOM does not have the authority to collect intelligence inside US borders but was able to track the movement of last week’s balloon because it was granted “specific authorities.”
Despite the Pentagon’s disclosure of Trump-era balloons, some top Trump administration officials, including former Defense Secretary Mark Esper, have said this is news to them. Kirby said the administration is preparing to brief “key officials” from the Trump administration about the balloon intelligence.
As the balloon political drama continues to play out in Washington between the two administrations and some members of Congress, Beijing is maintaining that the downed balloon was a civilian weather vessel — a story no US official appears to be buying — and said Washington overreacted.
“We solemnly protest this move by the US side and reserve the right to take necessary measures to deal with similar situations,” Senior Col. Tan Kefei, a spokesperson for China’s Ministry of National Defense, said in a statement released on Sunday.
VanHerk said the Pentagon is ready to “exploit” the balloon’s remnants once sailors on the USS Carter Hall finish collecting what they can from the 1,500 meters by 1,500 meters debris field. He also said the FBI was working with the military “as we collect this under counterintelligence authorities.”
Le général Glen D. VanHerck (au centre), commandant du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord et du Commandement du Nord des États-Unis, visite un 211e Escadron de sauvetage HC-130J Combat King II le 28 octobre 2020, lors d'une visite à Joint Base Elmendorf-Richardson, Alaska . (Photo de la Garde nationale aérienne des États-Unis par David Bedard/libérés)
WASHINGTON – Des ballons chinois à haute altitude ont déjà flotté près ou à travers des parties des États-Unis sans être détectés car le US Northern Command ne dispose pas de la bonne combinaison de capacités de détection, selon le général commandant responsable de la défense du territoire.
La folie des ballons de la semaine dernière a atteint son apogée samedi lorsqu'un F-22 Raptor a tiré un missile AIM-9X Sidewinder sur ce que le Pentagone a qualifié de "ballon de surveillance" chinois qui flottait au cœur des États-Unis depuis des jours. Après la frappe, la charge utile de l'engin s'est écrasée dans l'océan Atlantique au large de la côte sud-est des États-Unis. Les responsables de la Maison Blanche et du Pentagone ont déclaré aujourd'hui qu'il faudrait du temps pour trier les débris et déterminer les capacités de la charge utile, mais l'incident a déjà mis en évidence un angle mort apparent dans les défenses aériennes américaines.
« Il est de ma responsabilité de détecter les menaces contre l'Amérique du Nord. Je vais vous dire que nous n'avons pas détecté ces menaces [précédentes], et c'est une lacune dans la connaissance du domaine que nous devons comprendre », a déclaré le général Glen VanHerck, commandant de l'USNORTHCOM et du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD). journalistes aujourd'hui.
Le général quatre étoiles, fervent partisan du renforcement des capacités de détection américaines pour inclure des radars au-dessus de l'horizon, n'a pas révélé le nombre d'échecs de détection passés ni où les ballons avaient volé. John Kirby, coordinateur des communications stratégiques du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, a déclaré aujourd'hui que l'administration Biden avait découvert trois incidents sous l'administration Trump lorsque "des ballons de surveillance, par le [gouvernement chinois] ont transité par l'espace aérien américain" pendant "de brèves périodes de temps". Samedi, un haut responsable de la défense a déclaré aux journalistes qu'il y avait eu un autre incident plus tôt sous la présidence de Biden. Aucun n'était pour la durée de la saga de la semaine dernière.
VanHerk a déclaré que c'était la communauté du renseignement qui avait découvert plus tard des preuves des autres vols.
"La communauté du renseignement, après coup … a évalué ces menaces grâce à des moyens de collecte supplémentaires et nous a informés de ces ballons qui s'approchaient auparavant de l'Amérique du Nord ou transitaient par l'Amérique du Nord", a déclaré VanHerck. Il a noté que l'USNORTHCOM n'a pas le pouvoir de collecter des renseignements à l'intérieur des frontières américaines, mais qu'il a pu suivre le mouvement du ballon de la semaine dernière car il a reçu des "autorités spécifiques".
Malgré la divulgation par le Pentagone des ballons de l'ère Trump, certains hauts responsables de l'administration Trump, dont l'ancien secrétaire à la Défense Mark Esper, ont déclaré que c'était une nouvelle pour eux. Kirby a déclaré que l'administration se préparait à informer les "responsables clés" de l'administration Trump de l'intelligence du ballon.
Alors que le drame politique du ballon continue de se dérouler à Washington entre les deux administrations et certains membres du Congrès, Pékin soutient que le ballon abattu était un navire météorologique civil – une histoire qu'aucun responsable américain ne semble croire – et a déclaré que Washington avait réagi de manière excessive.
"Nous protestons solennellement contre cette décision de la partie américaine et nous nous réservons le droit de prendre les mesures nécessaires pour faire face à des situations similaires", a déclaré le colonel principal Tan Kefei, porte-parole du ministère chinois de la Défense nationale, dans un communiqué publié dimanche.
VanHerk a déclaré que le Pentagone est prêt à "exploiter" les restes du ballon une fois que les marins de l'USS Carter Hall auront fini de collecter ce qu'ils peuvent dans le champ de débris de 1 500 mètres sur 1 500 mètres. Il a également déclaré que le FBI travaillait avec l'armée "alors que nous recueillons cela sous les autorités de contre-espionnage".
2023-02-06 – Defense News - Why stratospheric balloons are used in era of space-based intelligence
Pourquoi les ballons stratosphériques sont utilisés à l'ère de l'intelligence spatiale
Defense News, https://www.defensenews.com, 2023/02/06
A high altitude balloon floats over Billings, Mont., on Wednesday, Feb. 1, 2023. The large, high-altitude Chinese balloon sailed across the U.S. on Friday, drawing severe Pentagon accusations of spying and sending excited or alarmed Americans outside with binoculars. (Larry Mayer/The Billings Gazette via AP)
WASHINGTON — When the Pentagon revealed last week that a high-flying, Chinese balloon was spotted over the United States, officials said they didn’t expect the airship would add much value to the intelligence China is already gathering through its network of spy satellites.
“Our best assessment at the moment is that whatever the surveillance payload is on this balloon, it does not create significant value added over and above what the [People’s Republic of China] is likely able to collect through things like satellites in low Earth orbit,” a senior defense official told reporters Feb. 2.
While it’s unclear what information the uncrewed airship gathered before the Pentagon shot it down Feb. 4, experts say balloons loitering at high altitudes can offer some advantages over satellites and drones — or could at least augment their intelligence, surveillance and reconnaissance capabilities.
Tom Karako, director of the Missile Defense Project at the Center for Strategic and International Studies think tank, said one benefit of these balloons is their ability to hover closer to the ground than satellites, and they may be able to intercept communication or electronic signals that orbiting systems can’t.
“It could be thermal infrared, it could be signals intelligence. One of the reasons there are advantages to the suborbital position is you might not be able to do all of that from space,” he told C4ISRNET in a Feb. 3 interview. “There’s a whole lot of value to something other than space.”
Bryan Clark, director of the Hudson Institute’s Center for Defense Concepts and Technology, said balloons also offer more persistent, less predictable coverage over an area of interest. While satellites follow a known orbit, airships use wind currents and automated controls to maneuver in different directions. They can also hover in one place for a long period of time.
A senior defense official said during a Feb. 2 briefing that when the Chinese balloon was detected near Malmstrom Air Force Base in Montana, which hosts a strategic intercontinental ballistic missile wing, the Pentagon “acted immediately to protect against the collection of secretive information.” That could mean anything from shutting off signals-emitting systems to moving secretive aircraft under a hangar.
While the Pentagon can take similar steps to stop satellites from gathering intelligence, Clark said it can be more disruptive to have an airship looming overhead for long periods of time.
“With a satellite, you know when they’re going to go overhead, so you stop doing whatever you’re doing for the time it’s overhead,” he told C4ISRNET. “If you have a balloon, it could be out there for days or months, and you’re sort of left either having to stop whatever you’re doing that’s generating intel — or you live with it.”
Clark, who co-authored an April 2022 report that considered how the U.S. Navy could use balloons for ISR missions, said the events of the last week highlight the disruption stratospheric balloons can cause to an adversary. The Defense Department ultimately chose to shoot down the balloon Feb. 4 with a missile fired from an F-22 jet, but concerns about the potential for civilian casualties delayed the decision for several days.
He predicted it could open a larger discussion about the utility balloons may have for military operations, and whether the U.S. should invest more in the technology.
“I think this event is going to raise awareness of this technology,” he said. “The difficultly the U.S. is having with regard to dealing with it is a great lesson for how we can use it, perhaps against China.”
The Pentagon has a history of using balloons for military operations. In the early 2000s, the department flew large tethered aerostats equipped with intelligence payloads over Iraq and Afghanistan.
The U.S. Army also spent nearly $2.7 billion to develop the Joint Land Attack Cruise Missile Defense Elevated Netted Sensor System, or JLENS, which featured 70,000-pound tethered balloons used to warn against a missile attack. The program was canceled in 2017 after one of the aerostats broke free and floated from Maryland into Pennsylvania, causing power outages before it was downed in a field.
Politico reported last year that the Defense Department’s fiscal 2023 budget shows an uptick in funding for balloon projects, increasing from a combined $3.8 million in fiscal 2021 and fiscal 2022 to about $27 million. That doesn’t include funding for classified efforts like the Covert Long-Dwell Stratospheric Architecture program, which was reportedly created to identify drug trafficking activity.
Byron Callan, a defense and aerospace policy research expert at Capital Alpha Partners, told C4ISRNET that China’s use of the technology will likely “grab some attention” in Congress and the DoD, but it’s unclear whether that will lead to more funding for stratospheric balloon development.
He noted that the event offers a tangible example of possible hostility from the DoD’s top adversary just as House lawmakers are scheduled to discuss defense threats at hearings this week. On Feb. 7, the House Armed Services Committee will hold a hearing on “the pressing threat of the Chinese Communist Party to U.S. national defense.” And on Feb. 9, the committee’s cyber, IT and innovation panel is to hold a hearing on “the future of war.”
Callan said heightened concerns about Chinese aggression could carry into budget debates this spring and make it harder for Republican lawmakers to argue for reducing the defense expenditure.
“It can change the tone of the debate over spending in the United States,” he said. “It’s just kind of going to make it, to me, less palatable for the GOP to push for any kind of cut in defense spending.”
Un ballon à haute altitude flotte au-dessus de Billings, dans le Montana, le mercredi 1er février 2023. Le grand ballon chinois à haute altitude a traversé les États-Unis vendredi, suscitant de graves accusations d'espionnage au Pentagone et envoyant des Américains excités ou alarmés à l'extérieur avec des jumelles . (Larry Mayer/The Billings Gazette via AP)
WASHINGTON – Lorsque le Pentagone a révélé la semaine dernière qu'un ballon chinois volant à haute altitude avait été repéré au-dessus des États-Unis, les responsables ont déclaré qu'ils ne s'attendaient pas à ce que le dirigeable ajoute beaucoup de valeur aux renseignements que la Chine recueille déjà grâce à son réseau de satellites espions.
"Notre meilleure évaluation pour le moment est que quelle que soit la charge utile de surveillance sur ce ballon, elle ne crée pas de valeur ajoutée significative au-delà de ce que la [République populaire de Chine] est susceptible de collecter grâce à des éléments tels que des satellites en orbite terrestre basse, », a déclaré un haut responsable de la défense aux journalistes le 2 février.
Bien que l'on ne sache pas quelles informations le dirigeable sans équipage a recueillies avant que le Pentagone ne l'abatte le 4 février, les experts affirment que les ballons flânant à haute altitude peuvent offrir certains avantages par rapport aux satellites et aux drones - ou pourraient au moins augmenter leurs capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.
Tom Karako, directeur du projet de défense antimissile au groupe de réflexion du Centre d'études stratégiques et internationales, a déclaré que l'un des avantages de ces ballons est leur capacité à planer plus près du sol que les satellites, et ils peuvent être capables d'intercepter des communications ou des signaux électroniques qui les systèmes en orbite ne le peuvent pas.
« Cela pourrait être l'infrarouge thermique, cela pourrait être l'intelligence électromagnétique. L'une des raisons pour lesquelles la position suborbitale présente des avantages est que vous ne pourrez peut-être pas faire tout cela depuis l'espace », a-t-il déclaré à C4ISRNET lors d'une interview le 3 février. "Il y a beaucoup de valeur à autre chose que l'espace."
Bryan Clark, directeur du Center for Defense Concepts and Technology de l'Institut Hudson, a déclaré que les ballons offrent également une couverture plus persistante et moins prévisible sur une zone d'intérêt. Alors que les satellites suivent une orbite connue, les dirigeables utilisent les courants de vent et les commandes automatisées pour manœuvrer dans différentes directions. Ils peuvent également planer au même endroit pendant une longue période.
Un haut responsable de la défense a déclaré lors d'un briefing le 2 février que lorsque le ballon chinois a été détecté près de la base aérienne de Malmstrom dans le Montana, qui héberge une aile de missiles balistiques intercontinentaux stratégiques, le Pentagone "a agi immédiatement pour se protéger contre la collecte d'informations secrètes". Cela pourrait signifier n'importe quoi, de l'arrêt des systèmes d'émission de signaux au déplacement d'avions secrets sous un hangar.
Alors que le Pentagone peut prendre des mesures similaires pour empêcher les satellites de recueillir des renseignements, Clark a déclaré qu'il peut être plus perturbateur d'avoir un dirigeable qui survole pendant de longues périodes.
"Avec un satellite, vous savez quand ils vont passer au-dessus, alors vous arrêtez de faire ce que vous faites pendant le temps qu'il passe", a-t-il déclaré à C4ISRNET. "Si vous avez un ballon, il peut être là pendant des jours ou des mois, et vous êtes en quelque sorte obligé d'arrêter tout ce que vous faites qui génère des informations - ou vous vivez avec."
Clark, co-auteur d'un rapport d'avril 2022 examinant comment la marine américaine pourrait utiliser des ballons pour des missions ISR, a déclaré que les événements de la semaine dernière mettent en évidence les perturbations que les ballons stratosphériques peuvent causer à un adversaire. Le ministère de la Défense a finalement choisi d'abattre le ballon le 4 février avec un missile tiré d'un avion F-22, mais les inquiétudes concernant le potentiel de pertes civiles ont retardé la décision de plusieurs jours.
Il a prédit que cela pourrait ouvrir une discussion plus large sur l'utilité que les ballons pourraient avoir pour les opérations militaires et sur la question de savoir si les États-Unis devraient investir davantage dans la technologie.
"Je pense que cet événement va sensibiliser à cette technologie", a-t-il déclaré. "La difficulté que rencontrent les États-Unis pour y faire face est une excellente leçon sur la façon dont nous pouvons l'utiliser, peut-être contre la Chine."
Le Pentagone a l'habitude d'utiliser des ballons pour des opérations militaires. Au début des années 2000, le département a fait voler de grands aérostats captifs équipés de charges utiles de renseignement au-dessus de l'Irak et de l'Afghanistan.
L'armée américaine a également dépensé près de 2,7 milliards de dollars pour développer le système JLENS, ou JLENS, qui comportait des ballons captifs de 70 000 livres utilisés pour avertir contre une attaque de missile. Le programme a été annulé en 2017 après que l'un des aérostats s'est libéré et a flotté du Maryland à la Pennsylvanie, provoquant des pannes de courant avant qu'il ne soit abattu dans un champ.
Politico a rapporté l'année dernière que le budget de l'exercice 2023 du ministère de la Défense montre une augmentation du financement des projets de ballons, passant de 3,8 millions de dollars combinés pour l'exercice 2021 et l'exercice 2022 à environ 27 millions de dollars. Cela n'inclut pas le financement d'efforts classifiés comme le programme Covert Long-Dwell Stratospheric Architecture, qui aurait été créé pour identifier les activités de trafic de drogue.
Byron Callan, expert en recherche sur les politiques de défense et d'aérospatiale
2023-02-07 – Breaking Defense - Balloons vs. satellites: Popping some misconceptions about capability and legality
Ballons contre satellites : faire éclater certaines idées fausses sur la capacité et la légalité
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/07
There may not be an agreement on where airspace ends and space begins, but experts say other questions floated during the balloon saga have down-to-earth answers.
Il n'y a peut-être pas d'accord sur la fin de l'espace aérien et l'endroit où commence l'espace, mais les experts disent que d'autres questions soulevées au cours de la saga des ballons ont des réponses terre-à-terre.
US sailors recover the remains of what the Pentagon said was a Chinese “surveillance” balloon, shot down off the US east coast on Feb. 4, 2023. (US Fleet Forces via Twitter)
WASHINGTON — The saga of the Chinese spy balloon, and its subsequent Feb. 4 shoot down off the coast of South Carolina by an American F-22 fighter, has resulted in a lot of hot air floating on the public airwaves, including a maelstrom of misleading statements and speculation.
For example, some in the US have questioned why China would use a balloon to spy, when the People’s Liberation Army operates an array of sophisticated intelligence gathering satellites — a question fed by China’s assertion the balloon was designed simply to gather weather data over the ocean and drifted off course by accident.
The shoot down itself has prompted legal questions. Beijing has publicly protested the action, with the vice minister of foreign affairs on Feb. 6 charging that the US had used “indiscriminate use of force against the civilian airship seriously violated the spirit of international law and international practice.” He further vowed that China would “resolutely safeguard the legitimate rights and interests of Chinese companies, resolutely safeguard China’s interests and dignity and reserve the right to make further necessary responses.”
There also has been a raft of on-line speculation that the shoot down gives Beijing incentive to retaliate by using a missile shoot down a US spy satellite passing over Chinese territory, playing on long-standing concerns among US policy- and law-makers regarding the Chinese military’s build up of anti-satellite capabilities. After all, aren’t satellites just higher flying surveillance craft?
Des marins américains récupèrent les restes de ce que le Pentagone a qualifié de ballon de « surveillance » chinois, abattu au large de la côte est des États-Unis le 4 février 2023. (US Fleet Forces via Twitter)
WASHINGTON - La saga du ballon espion chinois et son abattage le 4 février au large de la Caroline du Sud par un chasseur américain F-22 ont provoqué beaucoup d'air chaud flottant sur les ondes publiques, y compris un maelström de déclarations trompeuses et spéculations.
Par exemple, certains aux États-Unis se sont demandé pourquoi la Chine utiliserait un ballon pour espionner, alors que l'Armée populaire de libération exploite une gamme de satellites sophistiqués de collecte de renseignements - une question alimentée par l'affirmation de la Chine selon laquelle le ballon a été conçu simplement pour recueillir des données météorologiques sur l'océan. et a déraillé par accident.
L'abattage lui-même a soulevé des questions juridiques. Pékin a publiquement protesté contre cette action, le vice-ministre des Affaires étrangères le 6 février accusant les États-Unis d'avoir utilisé "l'usage aveugle de la force contre le dirigeable civil, violant gravement l'esprit du droit international et la pratique internationale". Il a en outre promis que la Chine "sauvegarderait résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises, protégerait résolument les intérêts et la dignité de la Chine et se réserverait le droit d'apporter d'autres réponses nécessaires".
Il y a également eu une série de spéculations en ligne selon lesquelles l'abattage incite Pékin à riposter en utilisant un missile abattant un satellite espion américain passant au-dessus du territoire chinois, jouant sur les préoccupations de longue date des décideurs politiques et législatifs américains concernant l'accumulation de capacités anti-satellite par l'armée chinoise. Après tout, les satellites ne sont-ils pas simplement des engins de surveillance volant plus haut ?
In addition, Sen. Rick Scott, R-Fla., who sits on both the Armed Services Committee and the Commerce Science and Transportation subcommittee on space, on Feb. 4 called for the Biden administration to send a warning to China by declaring the intent to shoot down any future balloons coming within 100 miles of the US coast.
All of these ideas belie a misunderstanding of the facts on the ground, or in this case, in the air and in space.
Surveillance Balloons: A Storied History And Still Relevant
Balloons have been used for spying almost since their invention — something that France claims credit for with the first free flight carrying a person on Nov. 21, 1783. The French military first used piloted balloons for surveillance in the Franco-Austrian war in 1859, and spy balloons were commonly used in both World War I and II. And while satellites now are the go-to platform for gathering intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR), balloons still have a niche role, and in fact can do some things better than satellites.
“As far as the intelligence value of balloons over satellites, there is indeed some value. Balloons and high altitude aircraft can image things from a much closer distance and can dwell over an area for a longer time than low Earth orbiting satellites (which are typically gone in a couple of minutes),” explained Brian Weeden. To cover a single area consistently, a nation would need at least a small constellation of satellites all taking turns as they fly by.
Ruth Stilwell, executive director of Aerospace Policy Solutions LLC and an expert on integrated space and aviation policy, told Breaking Defense that because balloons are frequently used for civil sensing missions, such as weather, spy balloons can sort of hide in plain sight.
“There’s actually quite a lot of sensing balloons … and so they’re often perceived as non-threatening. The first assumption wouldn’t be that they are weapons,” she said.
“But the main thing is, compared to a satellite they’re cheap to deploy,” Stilwell, who worked as a US air traffic controller for 25 years, stressed. “They’re expendable.”
And it seems the high-flying balloons can slip through what US Northern Command chief Gen. Glen VanHerck called a “domain awareness gap” in US defenses. Today former Director of National Intelligence James Clapper told CNN that the military is good at tracking objects under around 50,000 feet and in space, but apparently not as good in the “gray area” between the two.
Stilwell further noted that in recent years there have been “some breakthroughs in technology” stemming from Google’s Project Loon, inaugurated back in 2011 to provide internet access to unconnected areas of the globe via a fleet of high-altitude balloons.
En outre, le sénateur Rick Scott, R-Fla., Qui siège à la fois au comité des services armés et au sous-comité du commerce, des sciences et des transports sur l'espace, le 4 février a appelé l'administration Biden à envoyer un avertissement à la Chine en déclarant l'intention d'abattre tous les futurs ballons venant à moins de 100 milles de la côte américaine.
Toutes ces idées démentent une incompréhension des faits au sol, ou dans ce cas, dans les airs et dans l'espace.
Ballons de surveillance : une histoire riche et toujours d'actualité
Les ballons ont été utilisés pour l'espionnage presque depuis leur invention - quelque chose que la France revendique avec le premier vol libre transportant une personne le 21 novembre 1783. L'armée française a utilisé pour la première fois des ballons pilotés pour la surveillance de la guerre franco-autrichienne en 1859, et les ballons espions étaient couramment utilisés pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Et bien que les satellites soient désormais la plate-forme incontournable pour la collecte de renseignements, la surveillance et la reconnaissance (ISR), les ballons ont toujours un rôle de niche et peuvent en fait faire certaines choses mieux que les satellites.
"En ce qui concerne la valeur d'intelligence des ballons sur les satellites, il y a en effet une certaine valeur. Les ballons et les avions à haute altitude peuvent imager des choses à une distance beaucoup plus proche et peuvent rester plus longtemps au-dessus d'une zone que les satellites en orbite terrestre basse (qui disparaissent généralement en quelques minutes) », a expliqué Brian Weeden. Pour couvrir une seule zone de manière cohérente, une nation aurait besoin d'au moins une petite constellation de satellites qui se relaient pour passer.
Ruth Stilwell, directrice exécutive d'Aerospace Policy Solutions LLC et experte en politique intégrée de l'espace et de l'aviation, a déclaré à Breaking Defense que parce que les ballons sont fréquemment utilisés pour des missions de détection civile, telles que la météo, les ballons espions peuvent en quelque sorte se cacher à la vue de tous.
« Il y a en fait beaucoup de ballons détecteurs… et ils sont donc souvent perçus comme non menaçants. La première hypothèse ne serait pas qu'il s'agisse d'armes », a-t-elle déclaré.
"Mais l'essentiel est que, par rapport à un satellite, ils ne coûtent pas cher à déployer", a souligné Stilwell, qui a travaillé comme contrôleur aérien américain pendant 25 ans. "Ils sont consommables."
Et il semble que les ballons de haut vol peuvent passer à travers ce que le chef du Commandement du Nord des États-Unis, le général Glen VanHerck, a appelé un « écart de connaissance du domaine » dans les défenses américaines. Aujourd'hui, l'ancien directeur du renseignement national, James Clapper, a déclaré à CNN que l'armée est bonne pour suivre les objets à moins de 50 000 pieds et dans l'espace, mais apparemment pas aussi bien dans la "zone grise" entre les deux.
Stilwell a en outre noté qu'au cours des dernières années, il y a eu "quelques percées technologiques" issues du projet Loon de Google, inauguré en 2011 pour fournir un accès Internet à des zones non connectées du globe via une flotte de ballons à haute altitude.
While Google’s parent Alphabet shut down the effort in 2021, the project did result in a number of technical achievements, including the development of computer algorithms to precisely gauge wind currents and thus, in essence, steer the balloon — rather than the balloon being simply swept along by whatever draft caught it. It also enabled balloons to extend loiter time over any one spot on Earth.
“One of the things that the Loon Project overcame … is the navigation issue,” Stilwell said. “And they were able to put balloons where they wanted,” thus enabling them “to loiter over a more precise area.”
The Line Between Airspace And Outer Space
Still, Weeden noted, spy balloons have by and large been replaced by spy satellites. This is partly due to the fact that the costs have dropped dramatically both for payloads and launch, but also because satellites legally can go where balloons and aircraft cannot because they have a different status under international law.
“The vast majority of intelligence collection these days is done by satellites because they have the freedom of overflight,” he said.
Alors que la société mère de Google, Alphabet, a mis fin à l'effort en 2021, le projet a abouti à un certain nombre de réalisations techniques, notamment le développement d'algorithmes informatiques pour mesurer avec précision les courants de vent et donc, essentiellement, diriger le ballon – plutôt que le ballon étant simplement balayé. le long du courant d'air qui l'a attrapé. Cela a également permis aux ballons de prolonger le temps de flânerie sur n'importe quel endroit sur Terre.
"L'une des choses que le projet Loon a surmontées … est le problème de navigation", a déclaré Stilwell. "Et ils ont pu mettre des ballons où ils voulaient", leur permettant ainsi "de flâner sur une zone plus précise".
La ligne entre l'espace aérien et l'espace extra-atmosphérique
Pourtant, a noté Weeden, les ballons espions ont été largement remplacés par des satellites espions. Cela est dû en partie au fait que les coûts ont chuté de façon spectaculaire à la fois pour les charges utiles et le lancement, mais aussi parce que les satellites peuvent légalement aller là où les ballons et les avions ne le peuvent pas, car ils ont un statut différent en vertu du droit international.
"La grande majorité de la collecte de renseignements de nos jours est effectuée par des satellites car ils ont la liberté de survoler", a-t-il déclaré.
Balloons, however, do not. Like other aircraft, they are subject to international aviation law which sets out that a nation’s airspace is sovereign territory that cannot be traversed without express permission.
“Balloons, like aircraft, are clear violations of national sovereignty when they cross over into another country’s airspace. In situations where the responsible country is not responsive to that violation, a shoot down is a completely legal operation,” Weeden said.
“The difference is there is a treaty that says there is no sovereignty for objects in space, and there is a treaty that says there is absolute sovereignty for aircraft over the territory of a country,” Stilwell said.
The 1967 Outer Space Treaty (OST), the ‘Magna Carta’ for how countries interact on orbit, deems space to be the “province of all mankind.” And while it is generally agreed that satellites and spacecraft are national property, the OST’s Article II is very specific about the question of sovereignty:
“Outer space, including the moon and other celestial bodies, is not subject to national appropriation by claim of sovereignty, by means of use or occupation, or by any other means.”
There are 112 countries party to the OST, China and the US among them, and another 23 countries that have signed but not ratified it.
Aviation law is a bit more complicated. The central legal regime, however, is the Chicago Convention of 1944 that forms the treaty foundation of the International Civil Aviation Organization (ICAO). That convention has two primary provisions that apply to the case of the Chinese balloon’s flight path over the US, explained Stilwell.
The main provision is Article 1, which states: “The contracting States recognize that every State has complete and exclusive sovereignty over the airspace above its territory.”
To complicate matters somewhat, there isn’t a legal definition, or even an agreed technical one, of exactly where airspace ends and outer space begins.
Because of the differing laws of physics that line is generally defined as about 100 kilometers (some 62 miles, or 328,000 feet). But Stilwelll stressed that the debate “has nothing to do with where that balloon was” — which was some 60,000 to 90,000 feet and well inside what is legally described in the US as “controlled airspace” within the ICAO framework. (Reuters reported a Chinese research organization recently claimed a successful test of a balloon that could rise to 18.6 miles, or 98,208 feet, high.)
Further, Article 8 of the Chicago Convention states that: “No aircraft capable of being flown without a pilot shall be flown without a pilot over the territory of a contracting State without special authorization by that State and in accordance with the terms of such authorization.”
Stilwell noted that Article 8 dates from the original 1944 text of the convention, which was prior to the development of drones and pilotless rotorcraft. Instead, she pointed out, the only things flying at the time without pilots, other than small, experimental radio-controlled aircraft, were blimps and hot air balloons.
Les ballons, cependant, ne le font pas. Comme les autres aéronefs, ils sont soumis au droit international de l'aviation qui stipule que l'espace aérien d'une nation est un territoire souverain qui ne peut être traversé sans autorisation expresse.
« Les ballons, comme les avions, sont des violations flagrantes de la souveraineté nationale lorsqu'ils traversent l'espace aérien d'un autre pays. Dans les situations où le pays responsable ne réagit pas à cette violation, un abattage est une opération tout à fait légale », a déclaré Weeden.
"La différence est qu'il y a un traité qui dit qu'il n'y a pas de souveraineté pour les objets dans l'espace, et il y a un traité qui dit qu'il y a une souveraineté absolue pour les aéronefs sur le territoire d'un pays", a déclaré Stilwell.
Le Traité sur l'espace extra-atmosphérique de 1967 (OST), la "Magna Carta" pour la façon dont les pays interagissent en orbite, considère l'espace comme la "province de toute l'humanité". Et s'il est généralement admis que les satellites et les engins spatiaux sont la propriété nationale, l'article II de l'OST est très précis sur la question de la souveraineté :
"L'espace extra-atmosphérique, y compris la lune et les autres corps célestes, ne fait pas l'objet d'une appropriation nationale par revendication de souveraineté, par utilisation ou occupation, ou par tout autre moyen."
Il y a 112 pays parties à l'OST, la Chine et les États-Unis parmi eux, et 23 autres pays qui l'ont signé mais pas ratifié.
Le droit de l'aviation est un peu plus compliqué. Le régime juridique central, cependant, est la Convention de Chicago de 1944 qui constitue le fondement du traité de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Cette convention contient deux dispositions principales qui s'appliquent au cas de la trajectoire de vol du ballon chinois au-dessus des États-Unis, a expliqué Stilwell.
La disposition principale est l'article 1, qui stipule : « Les États contractants reconnaissent que chaque État a la souveraineté complète et exclusive sur l'espace aérien au-dessus de son territoire.
Pour compliquer quelque peu les choses, il n'existe pas de définition juridique, ni même de définition technique convenue, de l'endroit exact où se termine l'espace aérien et où commence l'espace extra-atmosphérique.
En raison des différentes lois de la physique, cette ligne est généralement définie comme étant d'environ 100 kilomètres (environ 62 milles ou 328 000 pieds). Mais Stilwelll a souligné que le débat "n'a rien à voir avec l'endroit où se trouvait ce ballon" - qui se situait entre 60 000 et 90 000 pieds et bien à l'intérieur de ce qui est légalement décrit aux États-Unis comme "l'espace aérien contrôlé" dans le cadre de l'OACI. (Reuters rapporte qu'un organisme de recherche chinois a récemment revendiqué le test réussi d'un ballon pouvant atteindre 18,6 miles ou 98 208 pieds de haut.)
En outre, l'article 8 de la Convention de Chicago stipule que : "Aucun aéronef pouvant voler sans pilote ne doit voler sans pilote au-dessus du territoire d'un État contractant sans autorisation spéciale de cet État et conformément aux termes de cette autorisation. ”
Stilwell a noté que l'article 8 date du texte original de 1944 de la convention, qui était antérieur au développement des drones et des giravions sans pilote. Au lieu de cela, a-t-elle souligné, les seules choses qui volaient à l'époque sans pilotes, autres que de petits avions radiocommandés expérimentaux, étaient des dirigeables et des montgolfières.
So, the bottom line is that the US has a pretty solid legal case for shooting down the Chinese balloon. (Note that the Chinese said the shoot down violated only the “spirit” of international law.)
China, by contrast, has no legal right to shoot down a spy satellite during peacetime.
“There is zero rationale — militarily, politically, or legally — for China to destroy a US satellite in response to this, and doing so would be a gross escalation of the situation, one that could be seen as an armed attack depending on the specific satellite,” Weeden said.
National Airspace Extends To Territorial Waters, But No Further
Sen. Scott, who’s well known as a China hawk, posted the following exhortation on his Facebook page just prior to the balloon’s shoot down: “It’s time for Joe Biden to send Communist China a message. Let the U.S. military do its job and issue a standing order: No balloon comes within 100 miles of American shores. Fire when ready.”
Donc, l'essentiel est que les États-Unis ont un dossier juridique assez solide pour avoir abattu le ballon chinois. (Notez que les Chinois ont déclaré que la fusillade n'avait violé que "l'esprit" du droit international.)
La Chine, en revanche, n'a pas le droit légal d'abattre un satellite espion en temps de paix.
"Il n'y a aucune justification - militaire, politique ou juridique - pour que la Chine détruise un satellite américain en réponse à cela, et cela serait une escalade brutale de la situation, qui pourrait être considérée comme une attaque armée selon le cas spécifique. satellite », a déclaré Weeden.
L'espace aérien national s'étend aux eaux territoriales, mais pas plus loin
Le sénateur Scott, qui est bien connu comme un faucon chinois, a publié l'exhortation suivante sur sa page Facebook juste avant l'abattage du ballon : « Il est temps pour Joe Biden d'envoyer un message à la Chine communiste. Laissez l'armée américaine faire son travail et émettez un ordre permanent : aucun ballon ne s'approche à moins de 100 milles des côtes américaines. Tirez quand vous êtes prêt.
The trouble with Scott’s recommendation is that while Washington legally can, and does, claim the airspace over US territorial waters, US territorial waters extend only out to 12 nautical miles from land. That geographical boundary was set by the 1982 Law of the Sea Convention, and while not a signatory, the US declared the same boundary in 1988.
In fact, one of the biggest beefs between Washington and Beijing revolves around China’s expansionist claims about its own rights over territorial waters.
Beijing has laid claim to practically all of the 1.3 million square mile South China Sea — putting it at odds with Washington and most of its neighbors. It further has built runways and placed rocket batteries on several islands also claimed by neighboring countries like the Philippines, Vietnam, Malaysia, Indonesia, Brunei and Taiwan.
All of which the US has routinely denounced as unlawful. In fact, in March 2021 Scott himself was one of several senators to introduce a resolution condemning Beijing’s claims and applaud US Navy and Coast Guard actions in the South China Sea “to ensure freedom of navigation operations, and send a clear message that the United States will not tolerate Communist China’s extension of power in waters beyond its legitimate territorial sea boundaries.”
Le problème avec la recommandation de Scott est que, bien que Washington puisse légalement revendiquer l'espace aérien au-dessus des eaux territoriales américaines, les eaux territoriales américaines ne s'étendent qu'à 12 milles marins de la terre. Cette frontière géographique a été fixée par la Convention sur le droit de la mer de 1982 et, bien qu'ils n'en soient pas signataires, les États-Unis ont déclaré la même frontière en 1988.
En fait, l'un des plus gros différends entre Washington et Pékin tourne autour des revendications expansionnistes de la Chine concernant ses propres droits sur les eaux territoriales.
Pékin a revendiqué la quasi-totalité des 1,3 million de kilomètres carrés de la mer de Chine méridionale, ce qui la met en désaccord avec Washington et la plupart de ses voisins. Il a en outre construit des pistes et placé des batteries de fusées sur plusieurs îles également revendiquées par des pays voisins comme les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, l'Indonésie, Brunei et Taïwan.
Tout ce que les États-Unis ont régulièrement dénoncé comme illégal. En fait, en mars 2021 Scott lui-même était l'un des nombreux sénateurs à présenter une résolution condamnant les affirmations de Pékin et applaudissant les actions de la marine américaine et des garde-côtes dans la mer de Chine méridionale "pour garantir la liberté des opérations de navigation et envoyer un message clair que les États-Unis ne tolérera pas l'extension du pouvoir de la Chine communiste dans les eaux au-delà de ses frontières maritimes territoriales légitimes.
2023-02-07 – Naval News - U.S. Navy Collecting China’ Surveillance Balloon Debris
La marine américaine récupère les débris des ballons de surveillance de la Chine
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/02/07
The U.S. military began collecting the remnants of a Chinese high-altitude surveillance balloon shot down by an Air Force fighter over the weekend.
U.S. Navy news release – David Vergun
L'armée américaine a commencé à collecter les restes d'un ballon de surveillance chinois à haute altitude abattu par un chasseur de l'armée de l'air au cours du week-end.
Communiqué de presse de la marine américaine - David Vergun
ATLANTIC OCEAN (Feb. 4, 2023) Seaman Rafael Mendez stands watch aboard the dock landing ship USS Carter Hall (LSD 50) while the guided-missile destroyer USS Oscar Austin (DDG 79) and the guided-missile cruiser USS Philippine Sea (CG 58) transit alongside debris from a high-altitude surveillance balloon. Carter Hall is the lead ship in debris recovery efforts led by the Navy, in joint partnership with the U.S. Coast Guard, with multiple units in support of the effort, including ships, aircraft, and an Explosive Ordnance Disposal mobile diving and salvage unit. (U.S. Navy photo by Lt. j.g. Jerry Ireland)
The U.S. military on February 6th, 2023 began collecting the remnants of a Chinese high-altitude surveillance balloon shot down by an Air Force fighter over the weekend.
Air Force Gen. Glen D. VanHerck, commander of the North American Aerospace Defense Command and U.S. Northern Command, said the recovery effort began about 10 a.m. Rough seas thwarted safe, comprehensive debris collection yesterday, he said.
On Saturday, an F-22 Raptor fighter from the 1st Fighter Wing at Langley Air Force Base, Virginia, fired one AIM-9X Sidewinder missile at the balloon, which had floated southeastward across the United States.
It fell about six miles off the coast of South Carolina into about 50 feet of water. No one was hurt.
Precautions are being taken during the salvage operation in case explosives or toxic substances are present, VanHerck said.
Océan Atlantique (fév. 4, 2023) Seaman Rafael Mendez monte la garde à bord du navire de débarquement dock USS Carter Hall (LSD 50) tandis que le destroyer lance-missiles USS Oscar Austin (DDG 79) et le croiseur lance-missiles USS Mer des Philippines (CG 58) transitent à côté des débris d'un ballon de surveillance à haute altitude. Carter Hall est le navire de tête des efforts de récupération des débris menés par la Marine, en partenariat avec la Garde côtière américaine, avec plusieurs unités à l'appui de l'effort, y compris des navires, des aéronefs et une unité mobile de plongée et de récupération des explosifs et munitions. (Photo de la marine américaine par le lieutenant J.G. Jerry Ireland)
Le 6 février 2023, l'armée américaine a commencé à collecter les restes d'un ballon de surveillance à haute altitude chinois abattu par un chasseur de l'armée de l'air au cours du week-end.
Le général de l'Air Force Glen D. VanHerck, commandant du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord et du Commandement nord des États-Unis, a déclaré que l'effort de récupération avait commencé vers 10 heures du matin.
Samedi, un chasseur F-22 Raptor de la 1ère Escadre de chasse de la base aérienne de Langley, en Virginie, a tiré un missile AIM-9X Sidewinder sur le ballon, qui avait flotté vers le sud-est à travers les États-Unis.
Il est tombé à environ six miles au large de la côte de la Caroline du Sud dans environ 50 pieds d'eau. Personne n'a été blessé.
Des précautions sont prises pendant l'opération de sauvetage au cas où des explosifs ou des substances toxiques seraient présents, a déclaré VanHerck.
Due to changing ocean currents, it’s possible that some debris could escape notice and wash ashore. VanHerck said members of the public can be assist by informing local law enforcement personnel if they spot remnants of the balloon; they should not collect it themselves.
The USS Carter Hall, an amphibious landing ship, is collecting debris in the vicinity of the splashdown, he said.
The USNS Pathfinder, a survey ship, is mapping the ocean floor using sonar for the debris search, VanHerck said.
En raison de l'évolution des courants océaniques, il est possible que certains débris échappent à l'attention et s'échouent sur le rivage. VanHerck a déclaré que les membres du public peuvent être aidés en informant les forces de l'ordre locales s'ils repèrent des restes du ballon; ils ne doivent pas le collecter eux-mêmes.
L'USS Carter Hall, un navire de débarquement amphibie, recueille des débris à proximité de l'éclaboussure, a-t-il déclaré.
L'USNS Pathfinder, un navire d'étude, cartographie le fond de l'océan à l'aide d'un sonar pour la recherche de débris, a déclaré VanHerck.
Explosive ordnance members and at least one unmanned underwater vehicle are also participating, he said.
In addition, VanHerck said the Coast Guard cutters Venturous, Richard Snyder and Nathan B. Bruckenthal, along with Coast Guard aviation support, are keeping the area safe for military personnel and the general public.
The FBI and Naval Criminal Investigative Service agents are embedded with salvage operations personnel to assist in counterintelligence work, he added.
VanHerck mentioned that the Federal Aviation Administration was helpful in closing air space when the balloon was being shot down.
It’s truly been an interagency team effort, VanHerck noted.
Des membres des munitions explosives et au moins un véhicule sous-marin sans pilote participent également, a-t-il déclaré.
En outre, VanHerck a déclaré que les coupeurs de la Garde côtière Venturous, Richard Snyder et Nathan B. Bruckenthal, ainsi que le soutien de l'aviation de la Garde côtière, assurent la sécurité de la zone pour le personnel militaire et le grand public.
Les agents du FBI et du Naval Criminal Investigative Service sont intégrés au personnel des opérations de sauvetage pour aider au travail de contre-espionnage, a-t-il ajouté.
VanHerck a mentionné que la Federal Aviation Administration avait aidé à fermer l'espace aérien lorsque le ballon était abattu.
Cela a vraiment été un effort d'équipe inter-agences, a noté VanHerck.
2023-02-07 – News 24 - Des marins américains récupèrent ce qui reste du prétendu ballon espion chinois
News 24, https://news-24.fr, 2023/02/07
À l’aide de drones sous-marins, de navires de guerre et de bateaux pneumatiques, la marine américaine mène une vaste opération pour rassembler tous les morceaux de l’énorme ballon espion présumé chinois qu’un avion de chasse américain a abattu samedi au large de la Caroline du Sud.
Dans les images les plus récentes publiées par la Marine mardi, des marins du groupe 2 de neutralisation des explosifs et munitions sont vus penchés sur un bateau pneumatique à coque rigide et tirant de larges pans du tissu extérieur blanc et de la structure de la coque du ballon.
Le chef du Commandement nord des États-Unis, le général Glen VanHerck, a déclaré lundi que les équipes prenaient des précautions pour se prémunir contre le risque qu’une partie du ballon soit truquée avec des explosifs.
Le ballon mesurait environ 60 mètres de haut et transportait un long ensemble de capteurs en dessous, qui, selon VanHerck, avait la taille d’un petit jet régional.
La Chine insiste sur le fait que le ballon était un ballon météo, une explication que les États-Unis rejettent. (US Fleet Forces/US Navy/Reuters)
Tumulte politique
Les garde-côtes américains ont imposé lundi une zone de sécurité temporaire dans les eaux au large de la Caroline du Sud lors de la recherche par l’armée des débris du ballon.
La marine utilise des navires pour cartographier et scanner le fond marin pour toutes les parties restantes du ballon, afin que les analystes américains puissent avoir une image complète des types de capteurs que les Chinois utilisaient et mieux comprendre comment le ballon était capable de manœuvrer.
Le président américain Joe Biden a déclaré aux journalistes qu’il était toujours d’avis que le ballon devait être abattu et a écarté la question de savoir si l’incident affaiblirait les relations américano-chinoises.
“Non. Nous avons clairement indiqué à la Chine ce que nous allions faire”, a-t-il déclaré. “Ils comprennent notre position. Nous n’allons pas reculer. Nous avons fait ce qu’il fallait et ce n’est pas une question d’affaiblissement ou de renforcement – c’est la réalité.”
Le ballon à haute altitude a été repéré au-dessus de Billings, dans le Montana, le mercredi 1er février. (Larry Mayer/The Billings Gazette/Associated Press)
Il a été abattu par les États-Unis au large de Surfside Beach, SC, samedi. (Randall Hill/Reuters)
Le porte-parole de la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a déclaré que le vol du ballon au-dessus des États-Unis n’avait rien fait pour améliorer les relations déjà tendues avec la Chine et a rejeté l’affirmation de Pékin selon laquelle il était à des fins météorologiques.
L’apparition du ballon chinois a provoqué un tollé politique aux États-Unis et a incité le plus haut diplomate américain, Antony Blinken, à annuler un voyage du 5 au 6 février à Pékin que les deux pays espéraient stabiliser leurs relations difficiles.
“Une fois qu’il est venu du Canada aux États-Unis, j’ai dit au ministère de la Défense que je voulais l’abattre dès que ce serait approprié”, a déclaré Biden aux journalistes ce week-end. “Ils ont conclu … que nous ne devrions pas l’abattre au-dessus de la terre. Ce n’était pas une menace sérieuse et nous devrions attendre qu’il traverse l’eau.”
Pékin a condamné l’abattage du ballon comme une “réaction excessive évidente” et a exhorté Washington à faire preuve de retenue.
Les marins ont pu commencer à récupérer les morceaux du ballon dimanche. (US Fleet Forces/US Navy/Reuters)
Lorsqu’on lui a demandé mardi si la Chine avait demandé aux États-Unis de restituer les débris du ballon abattu, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré que le ballon appartenait à la Chine.
“Ce ballon n’est pas américain. Le gouvernement chinois continuera à défendre ses droits et intérêts légitimes”, a-t-elle déclaré lors d’un presseur régulier.
Mao a également déclaré qu’elle n’avait pas plus d’informations sur l’équipement que transportait le ballon.
Une zone de sécurité temporaire a été mise en place dans les eaux au large de Myrtle Beach afin que le ballon puisse être récupéré en toute sécurité. (US Fleet Forces/US Navy/Reuters)
La récupération pourrait donner un aperçu des capacités d’espionnage
Les débris de ballons sont dispersés dans des eaux d’environ 15 mètres de profondeur, mais s’étendent sur une zone de 15 terrains de football de long et 15 terrains de football de large, a déclaré VanHerck.
Les responsables américains ont minimisé l’impact du ballon sur la sécurité nationale, mais affirment qu’une reprise réussie pourrait donner aux États-Unis un aperçu des capacités d’espionnage de la Chine.
Kirby a déclaré que les États-Unis avaient pu étudier le ballon alors qu’il était en l’air et que les responsables espéraient glaner des renseignements précieux sur ses opérations en récupérant autant de composants que possible.
2023-02-07 – Zone Militaire - La défense aérienne américaine a été prise en défaut par des ballons stratosphériques à plusieurs reprises
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/02/07
PAR LAURENT LAGNEAU
Quand le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord [NORAD, commun au Canada et aux États-Unis, ndlr] a-t-il repéré pour la première fois le ballon chinois – présumé espion – qui a traversé le territoire américain, à partir du nord de l’Idaho jusqu’à la Caroline du Sud, où il a finalement été abattu par un F-22A Raptor alors qu’il évoluait à une altitude comprise entre 60’000 et 65’000 pieds, soit en deçà de la limite de 66’000 pieds à partir de laquelle un espace aérien n’est plus réglementé?
L’existence de ce ballon au-dessus des États-Unis a été révélée au grand public par la Billings Gazette, un journal du Montana où, par ailleurs, se trouve la base la base aérienne de Malmstrom, avec ses missiles stratégiques Minuteman III. A priori, le président américain, Joe Biden, en avait été informé dès le 31 janvier… Mais l’information aurait été tenue secrète afin de ne pas compromettre le déplacement du secrétaire d’État, Antony Blinken, à Pékin. Puis l’affaire fut mise sur la place publique par le Pentagone le 2 février.
Par la suite, la Chine a reconnu que ce ballon lui appartenait, en affirmant qu’il s’agissait d’un dispositif « métérologique » qui lui aurait échappé. Sauf que l’on sait depuis qu’il a suivi une trajectoire l’ayant conduit à passer près de plusieurs sites stratégiques américains.
Quoi qu’il en soit, le survol des États-Unis par un ballon stratosphérique chinois n’a pas manqué de provoquer une polémique, les élus républicains du Congrès ayant reproché à l’administration Biden de ne pas l’avoir abattu.
Cependant, l’aérostat a été surveillé de près durant son périple… Outre des F-22A Raptor [qui peuvent voler jusqu’à 65’000 pieds, des avions de renseignement U-2, qui peuvent atteindre les 70’000 pieds d’altitude, ont été sollicités. Et le Pentagone a assuré avoir pris les mesures nécessaires pour se « protéger contre la collecte d’informations sensibles ». Et d’expliquer que sa destruction au-dessus de la terre ferme présentait trop de risques.
Cela étant, la Maison Blanche a répliqué aux critiques du camp républicain en affirmant que des ballons de même nature avaient survolé des parties du territoire américain à au moins trois reprises durant le mandat du président Trump [2017-21]. Et un haut responsable du Pentagone a évoqué un quatrième cas, survenu durant les premiers mois de la présidence de M. Biden.
Or, jusqu’à présent, ces faits étaient restés confidentiels… Et il n’est pas impossible qu’ils s’inscrivent dans une tendance plus lourde, à en croire le général Glen VanHerck, qui commande à la fois l’USNORTHCOM [commandement pour le Nord] et le NORAD.
« Des ballons chinois ont déjà volé à haute altitude près ou au-dessus de territoires américains sans avoir été repéré car l’US Northern Command ne dispose pas de la bonne combinaison de capacités pour les détecter », a en effet affirmé le général VanHerk, devant la presse, le 6 février.
« C’est ma responsabilité de détecter les menaces contre l’Amérique du Nord. Je vais vous dire que nous n’avons pas détecté ces menaces [précédentes], et c’est une lacune dans la connaissance du domaine que nous devons avoir », a-t-il insisté.
D’après les explications du général VanHerk, les forces américaines ne savent que les États-Unis ont reçu de telles visites qu’après coup… grâce à des « moyens supplémentaires de collecte » mis en oeuvre par les services de renseignement. Moyens dont il n’a pas donné le détail [cyberespionnage, interceptions de communications, renseignement d’origine humaine?].
2023-02-08 – AFP - Ballon abattu: Pékin a refusé samedi un contact avec le chef du Pentagone
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/08
Le gouvernement à Pékin a refusé samedi la proposition américaine d'un appel téléphonique entre le chef du Pentagone Lloyd Austin et son homologue Wei Fenghe, peu après que l'US Air Force eut abattu un ballon chinois, a annoncé mardi le ministère américain de la Défense.
"Notre engagement pour conserver des canaux de communication ouverts se poursuivra", a toutefois promis le général Pat Ryder, le porte-parole du Pentagone, après ce rejet confirmant la dégradation des relations entre les deux premières puissances mondiales.
L'armée américaine a abattu samedi, au large des côtes de Caroline du Sud, ce ballon chinois considéré par le Pentagone comme un ballon espion, destiné à récolter des informations sensibles.
Pékin soutient de son côté qu'il s'agissait d'un aérostat civil, principalement destiné à recueillir des données météorologiques.
"Le samedi 4 février, juste après être passé à l'acte pour abattre le ballon du Parti communiste chinois, le ministère (américain) de la Défense a soumis une requête pour un appel sécurisé entre le ministre Austin et le ministre de la Défense chinois Wei Fenghe", a détaillé le général Ryder.
"Les communications entre nos armées sont particulièrement importantes en des moments comme ceux-là. Hélas, le Parti communiste chinois a décliné notre requête", a-t-il ajouté.
Le gouvernement chinois a estimé lundi que les Etats-Unis, en abattant le ballon chinois qui survolait leur territoire, avaient "gravement affecté et endommagé" les relations entre les deux pays.
Le même jour, les Etats-Unis ont affirmé avoir récupéré de premiers débris du ballon chinois, dont une partie de la toile.
Selon le Pentagone, le ballon lui-même était haut d'environ 60 mètres et portait une sorte de nacelle pesant plus d'une tonne qui reste à récupérer.
Le président Joe Biden a pris la décision d'abattre le présumé ballon espion chinois dès mercredi dernier mais les militaires américains lui avaient conseillé d'attendre que l'engin soit au-dessus de l'Atlantique, dans les eaux territoriales américaines.
M. Biden, qui doit prononcer mardi soir son discours de politique générale devant le Congrès, a été durement critiqué par l'opposition républicaine, qui lui reproche d'avoir attendu, signe selon elle de la "faiblesse" de son administration vis-à-vis de Pékin.
Des responsables américains ont toutefois assuré que cela avait fourni "une formidable occasion de mieux comprendre et d'étudier" l'engin, dont la traversée du territoire américain a captivé le pays pendant plusieurs jours.
L'incident du ballon a contraint le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, à reporter in extremis vendredi un déplacement très attendu en début de semaine dans la capitale chinoise, destiné justement à apaiser les relations entre les deux grands rivaux stratégiques.
Malgré cela, l'administration de Joe Biden assure vouloir maintenir le dialogue avec Pékin et que la visite de M. Blinken serait reprogrammée dès que les "conditions seront réunies".
2023-02-09 – AFP - Ballon abattu : Pékin confirme avoir refusé un appel du Pentagone
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/09
La Chine a confirmé jeudi avoir refusé un appel téléphonique du chef du Pentagone Lloyd Austin après la destruction d'un ballon chinois survolant les Etats-Unis, fustigeant un acte "irresponsable".
L'armée américaine a abattu samedi, au large des côtes de Caroline du Sud, un ballon chinois considéré par le Pentagone comme un ballon espion, destiné à récolter des informations sensibles.
Pékin soutient de son côté qu'il s'agissait d'un aérostat civil, principalement destiné à recueillir des données météorologiques, qui a dévié de sa trajectoire.
Après la destruction de l'engin, la Chine a refusé un appel téléphonique entre le chef du Pentagone Lloyd Austin et son homologue Wei Fenghe, a affirmé Washington.
Pékin a confirmé jeudi cette information et de nouveau fustigé l'usage de la force contre son ballon.
"Cet acte irresponsable et gravement erroné n'a pas créé un climat propice au dialogue et aux échanges entre les deux armées", a justifié le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.
"Les Etats-Unis ont insisté pour utiliser la force contre un aérostat civil chinois, ce qui contrevient gravement aux pratiques internationales et crée un mauvais précédent", a estimé le ministère.
"La Chine se réserve le droit d'avoir recours à tous les moyens nécessaires dans une situation similaire", ajoute le communiqué sans détailler les mesures envisagées.
Le président américain Joe Biden a assuré qu'il "ne cherche pas le conflit" avec la Chine dans une interview avec la chaîne PBS.
"Non", a répondu le locataire de la Maison Blanche à la journaliste qui lui demandait si les relations avec Pékin avaient subi "un coup dur" après cet incident.
"Nous allons rivaliser pleinement avec la Chine, mais nous ne cherchons pas le conflit", a-t-il assuré.
2023-02-09 – AFP - Le ballon chinois "clairement" équipé d'outils d'espionnage selon un responsable américain
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/09
Des images capturées par des avions militaires américains montrent que le ballon chinois qui a survolé les Etats-Unis la semaine passée était bien équipé d'outils d'espionnage, et non destinés à la météo, a affirmé jeudi un responsable à Washington.
Les clichés pris par des avions espions U2 indiquent que le matériel du ballon "était clairement fait pour de l'observation à des fins d'espionnage, et ne colle pas avec un équipement de ballon-sonde météo", a déclaré ce haut responsable du département d'Etat américain, sous couvert de l'anonymat.
"Il avait de nombreuses antennes, un ensemble probablement capable de collecter et géolocaliser des communications", a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le ballon "était équipé de panneaux solaires assez larges pour fournir l'énergie nécessaire à faire fonctionner de multiples capteurs collectant du renseignement", a-t-il encore précisé.
Washington a abattu samedi au large de sa côte Atlantique un ballon qui avait survolé des sites militaires sensibles et qualifié par Pékin d'aéronef "civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques".
Cet accrochage diplomatique avait mené le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à repousser une rare visite en Chine.
Les Etats-Unis estiment que le ballon était contrôlé par l'armée chinoise et faisait partie d'une flotte de ballons envoyée par Pékin au-dessus de plus de 40 pays sur cinq continents, à des fins d'espionnage.
"Nous sommes convaincus que le fabricant du ballon a un lien direct avec l'armée chinoise", a ajouté ce haut responsable.
Il a indiqué que Washington soupesait d'éventuelles mesures à l'encontre d'initiées chinoises liées au ballon - ce qui pourrait indiquer de possibles sanctions à venir.
Les autorités américaines s'affairent toujours à récolter les débris du ballon dans l'Atlantique, près des côtes de Caroline du Sud.
Plus tôt jeudi, la Chine avait confirmé avoir refusé un appel téléphonique du chef du Pentagone Lloyd Austin samedi, peu après la destruction du ballon.
"Cet acte irresponsable et gravement erroné n'a pas créé un climat propice au dialogue et aux échanges entre les deux armées", a justifié le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.
2023-02-13 – Breaking Defense - Chinese balloons have been ‘transiting’ Middle East, top general says
Des ballons chinois ont « transité » par le Moyen-Orient, selon un haut général
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/13
By AARON MEHTA
The Pentagon has changed how it tracks items in American airspace, increasing the number of objects it sees.
Le Pentagone a changé sa façon de suivre les objets dans l'espace aérien américain, augmentant le nombre d'objets qu'il voit.
An F-16C Fighting Falcon flies over Afghanistan after an in-air refueling mission in support of Operation Enduring Freedom, July 22, 2014. (USAF/Vernon Young Jr.)
WASHINGTON — Chinese balloons have overflown the Gulf region, a top US general told reporters Monday, a revelation that comes after a 72 hour period which saw the US shoot down three flying objects in American airspace — and acknowledgements from the Pentagon that it has changed how it surveils US territory.
“We have seen surveillance balloons in the AOR,” said Lt. Gen. Alexus Grynkewich, commander of Air Forces Central, referring to US Central Command’s area of operations. “They did not go anywhere near any of our sensitive sites, but we have seen them in the past, transiting through the region … they haven’t been a threat to us, but we’ve certainly observed them in the region.”
Grynkewich, who was speaking at the Center for a New American Security, said that the balloons CENTCOM had tracked were Chinese. While he used the term “surveillance” to describe them, he noted that “they have not hung out over American bases or been any threat to our forces whatsoever,” and as a result it’s hard to know what the purpose of the floating devices was.
“In fact, the last incident that I can recall off the top of my head, [the object] primarily stayed out over the water, and just transited through the region,” he said of an incident in the fall. “And we’re not sure, was it a weather balloon? Was it some sort of a surveillance balloon? You know, we never got up close to it because it was never a threat. We never had to go inspect it and get a visual identification of it.
“There’s no regular pattern to it. And it’s not — it doesn’t happen a lot. So in the time that I’ve been in command, I can think of one main instance and maybe over the past couple of years before that, one or two others,” he added.
Un F-16C Fighting Falcon survole l'Afghanistan après une mission de ravitaillement en vol dans le cadre de l'opération Enduring Freedom, le 22 juillet 2014. (USAF/Vernon Young Jr.)
WASHINGTON – Des ballons chinois ont survolé la région du Golfe, a déclaré lundi un haut général américain aux journalistes, une révélation qui survient après une période de 72 heures au cours de laquelle les États-Unis ont abattu trois objets volants dans l'espace aérien américain – et la reconnaissance du Pentagone qu'il a changé la façon dont il surveille le territoire américain.
"Nous avons vu des ballons de surveillance dans l'AOR", a déclaré le lieutenant-général Alexus Grynkewich, commandant de l'Air Forces Central, faisant référence à la zone d'opérations du US Central Command. "Ils ne sont allés nulle part près de l'un de nos sites sensibles, mais nous les avons vus dans le passé, transitant par la région... ils n'ont pas été une menace pour nous, mais nous les avons certainement observés dans la région."
Grynkewich, qui s'exprimait au Center for a New American Security, a déclaré que les ballons suivis par CENTCOM étaient chinois. Bien qu'il ait utilisé le terme "surveillance" pour les décrire, il a noté qu '"ils n'ont pas traîné au-dessus des bases américaines ou n'ont été aucune menace pour nos forces", et par conséquent, il est difficile de savoir quel était le but des engins flottants. .
"En fait, le dernier incident dont je me souvienne de mémoire, [l'objet] est principalement resté au-dessus de l'eau et a juste traversé la région", a-t-il déclaré à propos d'un incident survenu à l'automne. « Et nous ne sommes pas sûrs, était-ce un ballon météo ? Était-ce une sorte de ballon de surveillance ? Vous savez, on ne s'en est jamais approché parce que ça n'a jamais été une menace. Nous n'avons jamais eu à aller l'inspecter et à en obtenir une identification visuelle.
"Il n'y a pas de schéma régulier. Et ce n'est pas le cas - cela n'arrive pas souvent. Donc, depuis que je commande, je peux penser à une instance principale et peut-être au cours des deux dernières années avant cela, à une ou deux autres », a-t-il ajouté.
It’s been an eventful 10 days since the US revealed a Chinese-made balloon was floating some 60,000 feet above the US, on a track that brought it over a number of key nuclear facilities. While China has claimed the balloon was just a scientific device, the White House has been adamant it was a military spy craft, and eventually shot it down on Feb. 4 off the east coast.
Congressional admonishment about how long it took to shoot that balloon down followed, and then more rapid action. On Feb. 10, the US shot down a smaller device over Alaskan airspace. On Feb. 11, another device was downed over Canada, with the aid of US aircraft. And on Feb. 12 yet another device was taken down over Michigan. In the three most recent cases, the US has yet to share more information about what kind of object was shot down, other than to say they were smaller than the Chinese balloon taken down earlier in the month.
The political pressure, combined with the increase in shootdowns of these airborne vehicles, has created the sense that the US has changed its posture from one where it would monitor its airspace but not worry about small systems, to one where anything over America will be target practice for the US Air Force. But speaking to reporters Sunday, a defense official denied that there was a new strategic posture.
“We are taking this very much on a case-by-case basis. Each operation has — has been different, and we will certainly keep you updated as we continue to learn more about these objects and the PRC [People’s Republic of China] balloon, and what that means for us going forward,” Melissa Dalton, assistant secretary of defense for homeland defense and hemispheric affairs, said.
And yet, something has changed in recent days, according to Gen. Glen VanHerck, the commander of US Northern Command and NORAD: the detail of what the US is tracking.
“Radars essentially filter out information based on speed. So you can set various gates, we call them ‘velocity gates’ that allow us to filter out low-speed clutter,” he explained. “If you have radars on all the time that we’re looking at anything from zero speed up to, say, 100, you would see a lot more information. We have adjusted some of those gates to give us better fidelity on seeing smaller objects. You can also filter out by altitude.
“And so, with some adjustments, we’ve been able to get a better at categorization of radar tracks now. And that’s why I think you’re seeing these overall. Plus, there’s a heightened alert to look for this information.”
Those adjustments mean that more items are being picked up — but given the expanded haystack, it might be harder to see what the needles are, warned Gen. CQ Brown, the Air Force chief of staff.
The Chinese balloon “I think was something that got all of our attention [and is leading to] better scrutiny of our airspace. Also the adjusting of the radar sensitivities, which means we’re seeing more things than we would normally see,” Brown said Monday. “But we don’t fully appreciate or understand exactly what we’re seeing. And so, you know, as we try to do the recovery efforts for some of the things that we’ve shot down, we’ll know more.”
Of the four shoot-downs to occur, three were conducted by F-22s and one was conducted by an F-16. Given the cost per flying hours and the expense of the Sidewinder missiles used, there are growing questions about whether the US is going to be on the losing end of a cost curve when it comes to taking down small, relatively inexpensive devices.
Grynkewich, the AFCENT head, flew both those aircraft earlier in his career. While he deferred the question of whether these are the right tools for the job to NORTHCOM, he noted that “just from a fighter pilot perspective, you know, if it’s high enough, then the F-22 is going to be your weapon of choice,” should a decision be made to take something down. “From a purely tactical perspective, high-altitude, sure, an F-22 makes a lot of sense. Lower altitude, things like the F-16, I think was reported, shot one down at 20,000 feet or so recently, that makes perfect sense too.”
And asked how he feels about seeing the F-22 get its first air-to-air kills since going operational in 2005 be against balloons or similar objects, Grynkewich grinned and responded, “Hey, a kill’s a kill.”
Cela a été 10 jours mouvementés depuis que les États-Unis ont révélé qu'un ballon de fabrication chinoise flottait à environ 60 000 pieds au-dessus des États-Unis, sur une trajectoire qui l'a amené au-dessus d'un certain nombre d'installations nucléaires clés. Alors que la Chine a affirmé que le ballon n'était qu'un appareil scientifique, la Maison Blanche a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un engin d'espionnage militaire et l'a finalement abattu le 4 février au large de la côte est.
L'avertissement du Congrès sur le temps qu'il a fallu pour abattre ce ballon a suivi, puis une action plus rapide. Le 10 février, les États-Unis ont abattu un appareil plus petit au-dessus de l'espace aérien de l'Alaska. Le 11 février, un autre appareil a été abattu au-dessus du Canada, avec l'aide d'avions américains. Et le 12 février, un autre appareil a été abattu au-dessus du Michigan. Dans les trois cas les plus récents, les États-Unis n'ont pas encore partagé plus d'informations sur le type d'objet qui a été abattu, à part pour dire qu'ils étaient plus petits que le ballon chinois abattu plus tôt dans le mois.
La pression politique, combinée à l'augmentation des abattages de ces véhicules aéroportés, a donné l'impression que les États-Unis ont changé leur position d'une position où ils surveilleraient leur espace aérien mais ne se soucieraient pas des petits systèmes, à une position où tout ce qui se trouve au-dessus de l'Amérique sera la cible. pratique pour l'US Air Force. Mais s'adressant aux journalistes dimanche, un responsable de la défense a nié l'existence d'une nouvelle posture stratégique.
«Nous prenons cela au cas par cas. Chaque opération a - a été différente, et nous vous tiendrons certainement au courant au fur et à mesure que nous en apprendrons davantage sur ces objets et le ballon de la RPC [République populaire de Chine], et sur ce que cela signifie pour nous à l'avenir », Melissa Dalton, secrétaire adjointe de la défense pour la défense intérieure et les affaires hémisphériques, a déclaré.
Et pourtant, quelque chose a changé ces derniers jours, selon le général Glen VanHerck, le commandant du US Northern Command et du NORAD : le détail de ce que les États-Unis suivent.
« Les radars filtrent essentiellement les informations en fonction de la vitesse. Ainsi, vous pouvez définir différentes portes, nous les appelons des « portes de vitesse » qui nous permettent de filtrer l'encombrement à basse vitesse », a-t-il expliqué. "Si vous avez des radars allumés tout le temps que nous examinons quoi que ce soit de la vitesse nulle à, disons, 100, vous verriez beaucoup plus d'informations. Nous avons ajusté certaines de ces portes pour nous donner une meilleure fidélité lorsque nous voyons des objets plus petits. Vous pouvez également filtrer par altitude.
"Et donc, avec quelques ajustements, nous avons pu améliorer la catégorisation des pistes radar maintenant. Et c'est pourquoi je pense que vous les voyez globalement. De plus, il y a une alerte accrue pour rechercher ces informations.
Ces ajustements signifient que davantage d'articles sont ramassés – mais étant donné la botte de foin élargie, il pourrait être plus difficile de voir ce que sont les aiguilles, a averti le général CQ Brown, chef d'état-major de l'armée de l'air.
Le ballon chinois "Je pense que c'est quelque chose qui a retenu toute notre attention [et conduit à] un meilleur examen de notre espace aérien. Aussi le réglage des sensibilités radar, ce qui signifie que nous voyons plus de choses que nous ne verrions normalement », a déclaré Brown lundi. "Mais nous n'apprécions pas pleinement ou ne comprenons pas exactement ce que nous voyons. Et donc, vous savez, alors que nous essayons de faire les efforts de récupération pour certaines des choses que nous avons abattues, nous en saurons plus.
Sur les quatre fusillades à se produire, trois ont été menées par des F-22 et une par un F-16. Compte tenu du coût par heure de vol et du coût des missiles Sidewinder utilisés, on se demande de plus en plus si les États-Unis vont être du côté perdant de la courbe des coûts lorsqu'il s'agit de démonter de petits appareils relativement peu coûteux.
Grynkewich, le chef de l'AFCENT, a piloté ces deux avions plus tôt dans sa carrière. Alors qu'il a renvoyé la question de savoir si ce sont les bons outils pour le travail à NORTHCOM, il a noté que "juste du point de vue d'un pilote de chasse, vous savez, si c'est assez haut, alors le F-22 va être votre arme de choix ", si une décision devait être prise pour supprimer quelque chose. "D'un point de vue purement tactique, à haute altitude, bien sûr, un F-22 a beaucoup de sens. Une altitude plus basse, des choses comme le F-16, je pense qu'il a été rapporté, en a abattu un à 20 000 pieds ou si récemment, cela est également parfaitement logique.
Et lorsqu'on lui a demandé ce qu'il ressentait à l'idée de voir le F-22 obtenir ses premiers tirs air-air depuis sa mise en service en 2005 contre des ballons ou des objets similaires, Grynkewich a souri et a répondu: "Hé, un meurtre est un meurtre."
2023-02-14 – AFP - Les Etats-Unis ont récupéré d'importantes parties de capteurs du ballon chinois abattu
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/14
Les Etats-Unis ont récupéré d'importantes parties de capteurs et d'électronique d'un ballon chinois abattu début février, a annoncé lundi l'armée américaine.
"Les équipes ont été en mesure de récupérer d'importants débris sur le site, y compris tous les capteurs prioritaires et les pièces électroniques identifiées ainsi que de grandes parties de la structure", a déclaré le Commandement nord-américain dans un communiqué.
Pour Washington, il ne fait pas de doute qu'il s'agissait d'un ballon espion chinois, entré sur le territoire américain depuis plusieurs jours avant d'être abattu.
Pékin de son côté a assuré qu'il s'agissait d'un aéronef civil utilisé à des fins de recherches, principalement météorologiques.
Ce ballon a été abattu le 4 février par un avion de chasse F-22 au large de la Caroline du Sud et des équipes ont aussitôt été déployées au large pour récupérer les débris en mer.
Les avions de chasse américains ont depuis abattu trois mystérieux objets volants, un audessus de l'Alaska (nord-ouest), un autre au-dessus du Yukon dans le nord-ouest canadien et le troisième au-dessus du lac Huron, dans le nord des Etats-Unis.
2023-02-14 – AFP - Pékin appelle Washington à "enquêter" sur des ballons qui auraient survolé la Chine
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/14
La Chine a appelé mardi les Etats-Unis à "mener une enquête approfondie" sur ce qu'elle présente comme l'incursion répétée de ballons américains dans son espace aérien.
Les relations bilatérales ont viré à l'aigre depuis la destruction par un avion de chasse américain le 4 février d'un ballon chinois survolant le territoire américain à haute altitude.
Selon Washington, il s'agissait d'un engin espion qui observait notamment des bases militaires américaines.
De son côté, Pékin a présenté cet aérostat comme une infrastructure civile qui avait dévié de sa trajectoire.
Depuis cet incident, d'autres objets volants ont été aperçus au-dessus du Canada et des EtatsUnis, avant d'être abattus, selon Washington.
La nature de ces engins et leur appartenance n'est pour l'heure pas connue. Déterminée à contrattaquer, la Chine a réitéré mardi ses accusations, lancées la veille, selon lesquelles plusieurs ballons américains auraient également survolé son territoire sans autorisation.
"Depuis mai l'an dernier" les États-Unis "ont lancé depuis le sol américain plusieurs ballons à haute altitude, qui ont effectué des vols continus autour du monde, survolant illégalement l'espace aérien de la Chine et d'autres pays à au moins 10 reprises", a déclaré Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
"Les Etats-Unis doivent mener une enquête approfondie à ce sujet et fournir à la Chine une explication", a-t-il souligné lors d'un point presse régulier. Wang Wenbin n'a pas fourni de détails supplémentaires sur l'altitude ou encore la localisation présumées de ces ballons, appelant la presse à poser la question à Washington, qui avait déjà démenti ces accusations.
Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain, John Kirby, avait ainsi assuré lundi que les Etats-Unis "ne font pas voler de ballons de surveillance au-dessus de la Chine".
Les Etats-Unis ont affirmé que le ballon chinois qu'ils ont abattu le 4 février faisait partie d'une "flotte" d'aéronefs espions envoyé par la Chine dans le monde entier. Les équipes de recherche ont déjà récupéré dans l'Atlantique d'importantes parties de capteurs et d'électronique de cet engin, ainsi que de grandes parties de la structure, selon l'armée américaine.
Depuis la destruction du ballon chinois, Pékin accuse Washington d'avoir réagi de manière excessive, sous la pression de l'opinion publique et des médias américains.
2023-02-14 – Le Figaro - Les radars occidentaux défiés par les ballons espions
Le Figaro, https://www.lefigaro.fr, 2023/02/14, 761 mots
Nicolas Barotte
Le ballon espion chinois abattu le 4 février dans le ciel américain. RANDALL HILL/REUTERS
TROIS « objets volants non identifiés » ont été abattus dans le ciel américain en trois jours. Quelques jours après l'épisode du ballon espion chinois survolant le Montana, l'incertitude sur la caractérisation de ces engins alerte et étonne. Ces objets ont apparemment pu déjouer les capacités des radars américains et les procédures d'identification. « Les radars filtrent l'information en se basant essentiellement sur la vitesse », a expliqué lundi le général VanHerck, qui commande le Norad.
Depuis l'épisode de début février, les capteurs américains ont adapté leurs filtres pour s'intéresser à des objets aussi lents que des ballons, qui se déplacent à la vitesse des vents. Les radars ont dû explorer les basses fréquences pour les apercevoir, alors que les systèmes de défense, jusqu'à présent, étaient davantage préoccupés par des avions ou des missiles.
Les ballons espions suscitent de nouveaux défis pour les capacités des Occidentaux, qui n'avaient pas, ou peu, anticipé le défi. Sur le papier, les moyens existent. Si elles sont équipées d'une structure métallique, les nacelles des ballons disposent d'une « surface équivalent radar » détectable à plusieurs centaines de kilomètres. Mais les objets dont il est question demeurent peu volumineux... Des techniques de furtivité, appliquées aux avions, permettent aussi de réduire cette surface pour la faire ressembler à celle d'un oiseau. Pour détecter un objet, l'empreinte thermique joue pour sa part un faible rôle. Elle entre en ligne de compte quand il s'agit de l'intercepter avec un missile guidé par un faisceau infrarouge. Reste la perception visuelle. De nuit ou par temps couvert, les ballons deviennent invisibles.
Après l'épisode du premier ballon, « nous avons examiné de plus près notre espace aérien à ces altitudes, notamment en améliorant notre capacité radar, ce qui peut expliquer, du moins en partie, l'augmentation du nombre d'objets que nous avons détectés au cours de la semaine dernière », a expliqué au Pentagone lundi Melissa Dalton, responsable pour la sécurité intérieure. « Nous savons également que toute une série d'entités, dont des pays, des entreprises et des organismes de recherche, exploitent des objets à ces altitudes à des fins de recherches légitimes », a-t-on ajouté. Certains échos radars peuvent ainsi être considérés comme de simples anomalies.
Si l'espace aérien sous l'altitude de 20 km est régulé et surveillée, et si l'espace exoatmosphérique au-delà de 100 km est observé, « la tranche intermédiaire était jusqu'à présent peu employée et donc peu regardée », explique un haut gradé français. Les Occidentaux ont donc dû « modifier leurs réglages », ajoute l'officier. Depuis plusieurs années, les états-majors commencent à s'interroger sur l'utilité et l'emploi de ballons à des fins d'espionnage à moindre coût, comparé à un satellite, et qui peuvent être camouflés aisément en ballon d'étude météorologique. Ces objets difficiles à caractériser entrent dans la zone grise de la compétition.
Les États-Unis ne sont sans doute pas les seuls à être concernés. Le survol de ballons a été identifié dans de nombreuses régions du monde, au-dessus de Taïwan par exemple. Il en vient « fréquemment », a confié un responsable de Taipei au Financial Times.
En France, où quelque 70 radars scrutent constamment le ciel, l'état-major assure ne pas avoir identifié de traces de passage d'un ballon espion dans le ciel. Cette surveillance est couplée avec celle des autres États européens, permettant d'anticiper les menaces quand elles approchent.
Un rapport doit cependant être rendu au commandement sur les menaces dans la très haute altitude. L'armée de l'air et de l'espace doit aussi ébaucher une stratégie pour la haute altitude d'ici à l'été prochain. « On a lâché les freins sur le sujet », promet le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Mille. La réponse à apporter, y compris en matière de détection, reste cependant à écrire.
Aux États-Unis, la question des objets non identifiés est prise au sérieux. Depuis deux ans, elle fait l'objet d'un rapport du renseignement américain qui a rapporté, dans sa dernière édition de 2022, 510 cas d'objets non identifiés. Sur les 366 cas étudiés l'année dernière, 163 ont été caractérisés comme des ballons ou des simili-ballons.
Nous savons que toute une série d'entités exploitent des objets à ces altitudes à des fins de recherches légitimes
MELISSA DALTON, RESPONSABLE
2023-02-15 – Numerama - On sait d’où partent les ballons espions chinois
Numerama, http://www.numerama.com, 2023/02/15, 2 mn
Une dizaine de ballons depuis 2018
Les renseignements américains observent des décollages de ballons espions depuis l’Île de Hainan, en mer de Chine. Des images satellites permettent de repérer une base de lancement.
Le ballon espion envoyé par la Chine ne serait pas un essai, mais un appareil parmi des dizaines d’autres issus d’un programme d’espionnage. Les États-Unis se penchent sur une base située sur l’Île de Hainan, un territoire vaste comme la Belgique situé en mer de Chine. Le Washington Post révèle dans un article ce 14 février que les renseignements américains suivent le déplacement d’appareil d’espionnage depuis leur décollage sur l’Île. Leur mission principale serait d’abord d’observer les bases militaires insulaires des États-Unis dans l’Océan Pacifique à haute altitude, notamment celle sur l’Ile de Guam.
Néanmoins, les analystes du renseignement n’arrivent pas à déterminer pas si la déviation jusqu’au cœur des États-Unis était intentionnelle ou accidentelle. L’appareil est doté d’hélices et d’un gouvernail, il peut donc être piloté à distance, sans que l’on connaisse son rayon d’action manœuvrable.
L’engin a pris un virage inattendu vers le nord, selon plusieurs responsables américains, puis a rencontré des vents forts, qui semblent l’avoir poussé vers le sud. Un avion de chasse a abattu le ballon au large des côtes de la Caroline du Sud le 4 février, une semaine après qu’il a traversé l’Alaska.
Le ballon espion aurait décollé depuis la base de l’Île de Hainan en mer de Chine. // Source : Numerama
Il entre dans l’espace aérien des États-Unis le 28 janvier au-dessus de l’Alaska // Source : Numerama
Il est abattu le 4 février au large des côtes de la Caroline du Sud. // Source : Numerama
Une base de lancement repérée sur l’Ile de Hainan
« C’est un programme discret, qui fait partie d’un ensemble plus vaste de programmes visant à obtenir une plus grande clarté sur les installations militaires aux États-Unis et dans divers autres pays », a déclaré un haut fonctionnaire américain aux journalistes américains.
Des chercheurs du Middlebury Institute of International Studies en Californie ont identifié l’installation sur des images satellite capturées par la société d’imagerie spatiale Planet Labs. On ne peut affirmer avec certitude que le fameux ballon de février a décollé depuis cette base. « Nous pensons qu’il s’agit du meilleur site de lancement possible sur l’île, d’autant plus qu’il a déjà accueilli des aérostats », explique Sam Lair, au magazine Rolling Stones.
Les images satellites permettent de repérer une base de lancement équipée de radars. // Source : Middlebury Institute of International Studies / Planets Labs
« L’ensemble de l’installation est entouré d’une clôture de sécurité périphérique et comprend trois grands radômes, des abris utilisés pour abriter les antennes radar » précise Samr Lair. Une rampe de lancement de 140 mètres a également été observée depuis l’image satellite prise à la mi-janvier.
Plus d’une dizaine de ballons chinois auraient décollé depuis 2018 et sont observés discrètement par les États-Unis. Cette campagne d’espionnage passerait peut-être inaperçue si l’appareil repéré fin janvier n’avait pas dérivé sur le continent.
filiere drone (societes)
2023-02-09 – Defence Blog - Ukrainian Kamikaze drone strikes wipe out hidden Russian soldiers
Des frappes de drones kamikazes ukrainiens anéantissent des soldats russes cachés
Defence Blog, https://defence-blog.com, 2023/02/09
The Open-source-intelligence (OSINT) group Ukraine_Defence released on Feb 9 a short video showing the moment the Ukrainian drone strikes wipe out hidden Russian soldiers.
The group said that Ukrainian troops have used Switchblade 300 loitering munition which was originally developed by California-based manufacturer AeroVironment.
In the footage, the Kamikaze drone can be seen flying into an unsuspecting group of Russian soldiers in Ukraine.
The impressive footage from Switchblade drones comes as more clips emerge of Russian soldiers and military kits being decimated by Ukraine on the battlefield.
Le groupe de renseignement à source ouverte (OSINT) Ukraine_Defence a publié le 9 février une courte vidéo montrant le moment où les frappes de drones ukrainiens anéantissent des soldats russes cachés.
Le groupe a déclaré que les troupes ukrainiennes ont utilisé la munition de vagabondage Switchblade 300 qui a été initialement développée par le fabricant californien AeroVironment.
Dans les images, on peut voir le drone Kamikaze voler dans un groupe sans méfiance de soldats russes en Ukraine.
Les images impressionnantes des drones Switchblade surviennent alors que d'autres clips émergent de soldats russes et de kits militaires décimés par l'Ukraine sur le champ de bataille.
https://twitter.com/i/status/1623662665217323008
According to open sources, over 700 Switchblade 300 drones have been sent to Ukraine by the United States as part of an $800 million aid package that was launched in March.
The Switchblade 300 is small enough that a soldier can carry several in a backpack, set up its launching tube within a few minutes, and fire it off, with its folded wings snapping out like its namesake knife.
The 5.5-pound drone has a range of about 6 miles and its battery provides 10 minutes of flight time, according to a company fact sheet. The Switchblade 300s are ideally equipped for taking out lighter vehicles and personnel.
Selon des sources ouvertes, plus de 700 drones Switchblade 300 ont été envoyés en Ukraine par les États-Unis dans le cadre d'un programme d'aide de 800 millions de dollars lancé en mars.
Le Switchblade 300 est suffisamment petit pour qu'un soldat puisse en transporter plusieurs dans un sac à dos, installer son tube de lancement en quelques minutes et le tirer, avec ses ailes repliées qui se détachent comme son couteau homonyme.
Le drone de 5,5 livres a une portée d'environ 6 miles et sa batterie fournit 10 minutes de temps de vol, selon une fiche d'information de l'entreprise. Les Switchblade 300 sont idéalement équipés pour sortir des véhicules légers et du personnel.
Airbus Military Air Systems (Airbus Defence and Space)
2023-02-03 – Le Figaro - Airbus accélère dans les petits drones tactiques
Le Figaro, https://www.lefigaro.fr, 2023/02/03, 883 mots
Véronique Guillermard
Le drone Aliaca a été développé par la PME Survey Copter, filiale d’Airbus depuis onze ans. Airbus Military Air Systems
La filiale d'avions militaires du géant européen développe des engins peu coûteux.
DÉFENSE Développer de petits drones basiques et efficaces, mais peu coûteux. C'est l'ambition d'Airbus Military Air Systems, qui tire un des enseignements de la guerre en Ukraine. Des escouades de Bayraktar, un drone tactique turc de moyenne altitude, emportant jusqu'à quatre missiles à guidage laser capables de détruire des blindés, ont démontré leur efficacité. Ils ont aidé Kiev à stopper l'avancée des Russes sur la capitale et à couler le navire amiral Moskva, l'an dernier. Et cela pour un coût raisonnable, soit autour de 5 millions de dollars l'exemplaire.
De quoi susciter des critiques contre le programme Eurodrone, un appareil dit Male (« moyenne altitude et longue endurance »), sans pilote, qui pourra être armé, dont le budget atteint 7,1 milliards d'euros pour 60 exemplaires, commandés par quatre pays : l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne. « Le Bayraktar et l'Eurodrone ne jouent pas dans la même catégorie et n'accomplissent pas le même type de missions : tactiques jusqu'aux vols kamikazes pour le premier ; stratégiques pour le second, en assurant la permanence dans les airs lors de missions d'observation et de récolte d'informations, grâce à sa capacité d'endurance, et de frappe plus en profondeur lorsqu'il est armé » , explique Jean-Brice Dumont, président d'Airbus Military Air Systems.
D'où la volonté de se positionner sur les deux marchés. « Nous avons aussi engagé des réflexions pour développer des drones tactiques répondants à des segments de marché variés et fournissons déjà à la marine nationale son mini-drone tactique, l'Aliaca, dans le cadre du programme SMDM («système de mini-drones aériens embarqués pour la marine», NDLR) » , ajoute-t-il. L'Aliaca a été développé par la PME Survey Copter, filiale d'Airbus depuis onze ans. Certifié et qualifié l'été dernier, ce drone équipe désormais trois patrouilleurs hauturiers français.
Engins hybrides
Airbus Military Air Systems pousse aussi le projet Sirtap de drones tactiques armés polyvalents de nouvelle génération. L'appareil volera de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météo. Endurant (20 h de vol en continu), il pourra emporter 150 kg de charges utiles (liaisons télécoms, systèmes de guidage de cible...). « Nous avons engagé des discussions avec l'Espagne pour lancer un programme plus large, ayant vocation à susciter des coopérations. Son développement sera rapide, soit trois ans et demi entre la prise de décision de lancer le programme et sa mise en service », souligne Jean-Brice Dumont. La décision de Madrid est attendue cette année.
Parallèlement, le groupe s'attaque au segment des drones stratosphériques tactiques, des engins hybrides mi-avions mi-satellites. C'est la mission de sa nouvelle filiale, baptisée Aalto, qui commercialisera, à partir de fin 2024, des solutions de connectivité mobile et d'observation de la Terre fournies par Zephyr, le premier né de cette nouvelle gamme, auprès des armées mais aussi de clients privés. L'appareil, qui vole à une altitude allant de 18 à 30 km, au-dessus des avions de ligne, peut couvrir des zones de plusieurs centaines de kilomètres, pendant plus de 50 heures d'affilée. Et cela grâce à sa propulsion électrique, fournie par une pile lithium-soufre, rechargée par des panneaux solaires.
Produit au Royaume-Uni, Zephyr a été testé lors de plusieurs campagnes d'essais en vol, notamment en 2021 avec NTT Docomo et en août 2022 avec le département innovation de l'US Army. Cette dernière a évalué un modèle de 75 kg et de 25 mètres d'envergure, lors d'un vol qui a duré 64 jours. La Royal Air Force et la marine française s'intéressent à ce drone. « C'est un engin qui peut rester des semaines en l'air (...), il pourrait suivre une force navale et servir, de façon assez discrète, de relais de communication, mais aussi de point d'observation », avait estimé l'amiral Christophe Prazuck, ex-chef d'état-major de la marine nationale, lors d'une audition parlementaire. « Ce peut être un outil moins onéreux, plus mobile et peut-être plus discret qu'un satellite », avait-il aussi souligné.
Parallèlement, Airbus Military Air Systems teste des moyens de mise en oeuvre aériens. Fin 2022, le constructeur a réussi à larguer un drone, un Do-DT25 de l'armée allemande, depuis l'avion de transport militaire A400M Atlas. Une fois éjecté, le drone a allumé ses réacteurs. L'équipage de l'A400M en a pris le contrôle pendant le vol, puis l'a transféré à un opérateur au sol, pour le faire atterrir. Cette démonstration, réalisée avec un A400M, s'inscrit dans le cadre du pilier 3, portant sur le développement de drones d'accompagnement, du système de combat aérien du futur (Scaf). Pilier qui associe Airbus, maître d'oeuvre, avec le missilier MBDA, en tant que partenaire principal. À terme, l'A400M pourrait larguer jusqu'à 50 petits drones tactiques, près d'un théâtre d'opérations. Ce qui permettra de les faire voler en essaim afin de leurrer ou de saturer une défense aérienne ennemie, de mener des missions de renseignement ainsi que des frappes.
Avealto
Ltd / Aalto HAPS Ltd (Airbus) / AALTO HAPS Ltd (
Airbus)
2023-02-14 – UAS Vision - UK HAPS Startup Takes Legal Action Against Airbus
La start-up britannique HAPS intente une action en justice contre Airbus
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/14
Avealto Ltd has issued a cease and desist letter against Airbus HAPS Connectivity Solutions Ltd — recently renamed Aalto HAPS Ltd — in relation to its infringement of Avealto’s trademarked name.
Both ‘Avealto’ and rebranded Airbus subsidiary, ‘Aalto’, are developing High Altitude Pseudo Satellites (HAPS) to offer cheaper, more reliable alternatives to point-to-point satellite services. Avealto is developing an environmentally friendly fleet of next generation 100-metre-long helium airships to ‘connect the unconnected’. These will provide internet access to some of the world’s poorest communities. Aalto, meanwhile, is pursuing its “Zephyr” high altitude flying wing design.
Until recently, however, the two companies were pursuing separate sections of the market. Aalto’s rebranding on 12 January 2023 appears to coincide with a decision by the company to target the telecom services market that Avealto has been preparing to serve since it was first established in 2013.
Avealto welcomes the increased competition Aalto’s market shift signals, which it argues will benefit consumers. However, it fears the infringement of its trademarked name by Airbus will threaten its ability to raise funds and market its services. This, it argues, will be detrimental to consumers and jeopardise the hundreds of direct and indirect jobs the company is forecast to contribute to Britain’s post-Brexit economy once it is fully operational.
Avealto is confident in its commercial offering. Citing its lower costs, it says these will enable it to offer affordable internet provision to the millions of people around the world currently living ‘unconnected’. It will also be able to disrupt existing markets by offering a lower cost alternative for the 43m ‘remote’ internet users beholden to expensive point-to-point satellite internet providers. It has valued this market alone at $23bn. Overall, it estimates its cost per Gbps will be 7 to 11 times lower than existing satellite technologies and that the cost of a global rollout of its platforms to be $230m compared to $10bn for satellites. It will fly its first commercial prototype next year.
While Airbus has previously promoted the Zephyr vehicle to the UK Ministry of Defence and other Governments around the world, to date, only a few vehicles have been sold to the UK government.
In response to the trademark infringement, Avealto has written to the newly appointed Secretary of State for Business and Trade, Rt Hon Kemi Badenoch MP. In his letter, Walt Anderson, Managing Director of Avealto has urged the Minister to write to Airbus calling for them to review the decision by Aalto HAPS Ltd, while, at the same time, halting any future procurement from Aalto HAPS Ltd until the matter is resolved.
Commenting on Avealto’s decision to take legal action, Walt Anderson, Managing Director, Avealto Ltd, said:
“The actions by Airbus and its subsidiary, Aalto HAPS Ltd, are disappointing. Their actions demonstrate a clear infringement of our trademark and have left us with no choice but to take legal action.
“We welcome the Aalto’s decision to market its platform toward the telecoms sector. This increased competition is for the benefit of the consumer. What is unwelcome, however, is the wilful infringement on our trademark. This appears to be a rather cynical attempt by Airbus to restrict our ability to raise funds and market our services and to stifle its competition. This would be detrimental to consumers and jeopardise the hundreds of direct and indirect jobs we are set to contribute to Britain’s post-Brexit economy once we are fully operational.
“We know that our HAPS technology presents a more attractive commercial offering than that of Aalto’s. Our technology is simpler, more reliable and more cost effective. We believe Aalto recognises and that that is why it’s taken the action that it has.
“I am calling directly on the leadership of Airbus to take action to correct this wrongdoing.
About Avealto Ltd
Avealto (Spanish: “High Bird”) is a UK-based company developing a fleet of environmentally friendly next generation 100-metre-long helium airships or Wireless Infrastructure Platforms (WIPs) to ‘connect the unconnected’.
When complete, the global Avealto system will comprise 200 uncrewed stratospheric, long duration telecommunications platforms, providing mobile telephony, broadband communications, backhaul, broadcasting and other hosted payloads. Modular swappable payloads will be tailored to suit specific locations and markets.
Avealto Ltd a émis une lettre de cessation et d'abstention contre Airbus HAPS Connectivity Solutions Ltd - récemment renommée Aalto HAPS Ltd - concernant sa violation du nom de marque d'Avealto.
« Avealto » et la filiale rebaptisée d'Airbus, « Aalto », développent des pseudo-satellites à haute altitude (HAPS) pour offrir des alternatives moins chères et plus fiables aux services par satellite point à point. Avealto développe une flotte respectueuse de l'environnement de dirigeables à hélium de 100 mètres de long de nouvelle génération pour «connecter ce qui n'est pas connecté». Ceux-ci fourniront un accès Internet à certaines des communautés les plus pauvres du monde. Aalto, quant à lui, poursuit sa conception d'aile volante à haute altitude "Zephyr".
Jusqu'à récemment, cependant, les deux sociétés visaient des segments de marché distincts. Le changement de marque d'Aalto le 12 janvier 2023 semble coïncider avec une décision de l'entreprise de cibler le marché des services de télécommunications qu'Avealto s'apprête à desservir depuis sa création en 2013.
Avealto se félicite de la concurrence accrue des signaux de changement de marché d'Aalto, qui, selon elle, profiteront aux consommateurs. Cependant, elle craint que la contrefaçon de son nom de marque par Airbus ne menace sa capacité à lever des fonds et à commercialiser ses services. Cela, selon lui, sera préjudiciable aux consommateurs et mettra en péril les centaines d'emplois directs et indirects que l'entreprise devrait contribuer à l'économie britannique post-Brexit une fois qu'elle sera pleinement opérationnelle.
Avealto est confiant dans son offre commerciale. Citant ses coûts inférieurs, il affirme que ceux-ci lui permettront d'offrir une fourniture Internet abordable aux millions de personnes dans le monde qui vivent actuellement "non connectées". Il sera également en mesure de perturber les marchés existants en offrant une alternative à moindre coût aux 43 millions d'utilisateurs Internet «distants» redevables aux coûteux fournisseurs d'accès Internet par satellite point à point. Il a évalué ce marché à lui seul à 23 milliards de dollars. Dans l'ensemble, il estime que son coût par Gbps sera de 7 à 11 fois inférieur aux technologies satellitaires existantes et que le coût d'un déploiement mondial de ses plateformes sera de 230 millions de dollars contre 10 milliards de dollars pour les satellites. Il pilotera son premier prototype commercial l'année prochaine.
Bien qu'Airbus ait déjà fait la promotion du véhicule Zephyr auprès du ministère britannique de la Défense et d'autres gouvernements du monde entier, à ce jour, seuls quelques véhicules ont été vendus au gouvernement britannique.
En réponse à la contrefaçon de marque, Avealto a écrit au nouveau secrétaire d'État aux affaires et au commerce, le député Rt Hon Kemi Badenoch. Dans sa lettre, Walt Anderson, directeur général d'Avealto, a exhorté le ministre à écrire à Airbus pour lui demander de revoir la décision d'Aalto HAPS Ltd, tout en interrompant tout futur approvisionnement auprès d'Aalto HAPS Ltd jusqu'à ce que l'affaire soit résolue. résolu.
Commentant la décision d'Avealto d'intenter une action en justice, Walt Anderson, directeur général d'Avealto Ltd, a déclaré :
« Les actions d'Airbus et de sa filiale, Aalto HAPS Ltd, sont décevantes. Leurs actions démontrent une violation claire de notre marque et ne nous ont laissé d'autre choix que d'intenter une action en justice.
« Nous saluons la décision d'Aalto de commercialiser sa plateforme vers le secteur des télécoms. Cette concurrence accrue profite au consommateur. Ce qui n'est pas le bienvenu, cependant, c'est la violation délibérée de notre marque. Cela semble être une tentative plutôt cynique de la part d'Airbus de restreindre notre capacité à lever des fonds et à commercialiser nos services et à étouffer sa concurrence. Cela serait préjudiciable aux consommateurs et mettrait en péril les centaines d'emplois directs et indirects que nous allons contribuer à l'économie britannique post-Brexit une fois que nous serons pleinement opérationnels.
« Nous savons que notre technologie HAPS présente une offre commerciale plus attractive que celle d'Aalto. Notre technologie est plus simple, plus fiable et plus rentable. Nous croyons qu'Aalto le reconnaît et c'est pourquoi il a pris les mesures qu'il a prises.
"J'appelle directement la direction d'Airbus à prendre des mesures pour corriger ces actes répréhensibles.
À propos d'Avealto Ltd
Avealto (en espagnol : "High Bird") est une société basée au Royaume-Uni qui développe une flotte de dirigeables à hélium de 100 mètres de long respectueux de l'environnement ou de plates-formes d'infrastructure sans fil (WIP) pour "connecter les non connectés".
Une fois terminé, le système mondial Avealto comprendra 200 plates-formes de télécommunications stratosphériques de longue durée sans équipage, fournissant la téléphonie mobile, les communications à large bande, le transport, la diffusion et d'autres charges utiles hébergées. Les charges utiles interchangeables modulaires seront adaptées aux emplacements et aux marchés spécifiques.
Avealto will complement existing terrestrial and satellite infrastructure, providing rapidly deployable connectivity for rural, remote, maritime, aeronautical and developing world customers at a substantially lower cost than existing technologies and will integrate seamlessly with existing communication infrastructure.
Since its founding, Avealto has been actively developing high-altitude vehicles. It has subsequently manufactured, and flight tested a number smaller test vehicles prior to completing initial research and development on a full-scale commercial HAP vehicle design. The full size commercial Wireless Infrastructure Platform (WIP) vehicle will support a telecom payload with more capacity than large telecom satellites.
In 2022 it filed for four patents, including both telecom electronics and flight hardware.
Its initial target market will be in Indonesia, where there are 6,000 inhabited islands, currently either unserved or underserved, where it intends to close the digital divide. Regulatory and potential customer negotiations are ongoing.
It will fly its first commercial prototype next year.
Notice of Threatened Opposition
Avealto filed a “Notice of Threatened Opposition” to the infringement on 31 January 2023. If Airbus does not stop using this very similar name by 13 April 2023, we will move to a formal proceeding against them to protect our reputation and identity.
Avealto complétera l'infrastructure terrestre et satellitaire existante, en fournissant une connectivité rapidement déployable pour les clients ruraux, éloignés, maritimes, aéronautiques et des pays en développement à un coût nettement inférieur à celui des technologies existantes et s'intégrera de manière transparente à l'infrastructure de communication existante.
Depuis sa création, Avealto développe activement des véhicules à haute altitude. Il a ensuite fabriqué et testé en vol un certain nombre de véhicules d'essai plus petits avant de terminer la recherche et le développement initiaux sur une conception de véhicule HAP commercial à grande échelle. Le véhicule commercial pleine grandeur de la plate-forme d'infrastructure sans fil (WIP) prendra en charge une charge utile de télécommunications avec plus de capacité que les grands satellites de télécommunications.
En 2022, il a déposé quatre brevets, portant à la fois sur l'électronique de télécommunication et le matériel de vol.
Son marché cible initial sera l'Indonésie, où il y a 6 000 îles habitées, actuellement non desservies ou mal desservies, où elle entend combler la fracture numérique. Les négociations réglementaires et avec les clients potentiels sont en cours.
Il pilotera son premier prototype commercial l'année prochaine.
Avis d'opposition menacée
Avealto a déposé une « notification d'opposition menacée » à l'infraction le 31 janvier 2023. Si Airbus n'arrête pas d'utiliser ce nom très similaire d'ici le 13 avril 2023, nous engagerons une procédure formelle contre eux pour protéger notre réputation et notre identité.
Beijing UniStrong Science & Technology Co., Ltd
2023-02-08 – UAS Vision - Chinese Chipmaker Selling Military UAV Components to Iran has Footholds in US and Canada
Un fabricant de puces chinois vendant des composants de drones militaires à l'Iran s'implante aux États-Unis et au Canada
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/08
A Chinese satellite navigation manufacturer that sold electronics to Iran for military unmanned aerial vehicles (UAVs) and missiles has wholly-owned subsidiaries in the U.S. and Canada, through which it has conducted business with Western manufacturers, a Kharon investigation has found.
The company also supplied electronics for advanced policing equipment to Chinese government entities implicated in human rights violations against ethnic minorities in Xinjiang.
Beijing UniStrong Science & Technology Co., Ltd. was one of several technology companies and research institutes added by the U.S. Department of Commerce to the Bureau of Industry and Security’s (BIS) Entity List on December 15. In its announcement, Commerce accused Beijing UniStrong of having “facilitated the illegal export of U.S.-origin electronics” to Iran “for use in the production of military unmanned aerial vehicles and missile systems used in attacks throughout the Middle East.”
Publicly traded on the Shenzhen stock exchange, Beijing UniStrong was unique on this list in its ties to the Middle East. Nearly all of the other entities listed by Commerce on December 15 are involved in the research and development, manufacturing, and sale of advanced technologies that support China’s military modernization.
Iranian drones have been used to attack targets in Ukraine and the Middle East. In September, Iraq’s state news agency claimed that Iranian UAV attacks on the Kurdistan region of northern Iraq had killed at least 13 people and wounded 58 others. Iranian-manufactured UAVs have also been used in attacks by proxy militias in Iraq and in Yemen, including the Iran-backed Houthi group in attacks against Saudi Arabia and the United Arab Emirates. It is unclear how many of these attacks were by drones using Beijing UniStrong’s U.S.-origin electronics.
Un fabricant chinois de navigation par satellite qui a vendu de l'électronique à l'Iran pour des véhicules aériens sans pilote (UAV) militaires et des missiles possède des filiales en propriété exclusive aux États-Unis et au Canada, par l'intermédiaire desquelles il a mené des affaires avec des fabricants occidentaux, a révélé une enquête de Kharon.
La société a également fourni des équipements électroniques pour des équipements de police avancés à des entités gouvernementales chinoises impliquées dans des violations des droits de l'homme contre des minorités ethniques au Xinjiang.
Beijing UniStrong Science & Technology Co., Ltd. était l'une des nombreuses entreprises technologiques et instituts de recherche ajoutés par le département américain du Commerce à la liste des entités du Bureau de l'industrie et de la sécurité (BIS) le 15 décembre. Dans son annonce, le Commerce a accusé Beijing UniStrong d'avoir "facilité l'exportation illégale de produits électroniques d'origine américaine" vers l'Iran "pour une utilisation dans la production de véhicules aériens sans pilote militaires et de systèmes de missiles utilisés dans des attaques à travers le Moyen-Orient".
Coté en bourse à la bourse de Shenzhen, Beijing UniStrong était unique sur cette liste en raison de ses liens avec le Moyen-Orient. Presque toutes les autres entités répertoriées par Commerce le 15 décembre sont impliquées dans la recherche et le développement, la fabrication et la vente de technologies de pointe qui soutiennent la modernisation militaire de la Chine.
Des drones iraniens ont été utilisés pour attaquer des cibles en Ukraine et au Moyen-Orient. En septembre, l'agence de presse d'État irakienne a affirmé que les attaques de drones iraniens contre la région du Kurdistan, dans le nord de l'Irak, avaient tué au moins 13 personnes et en avaient blessé 58 autres. Des drones de fabrication iranienne ont également été utilisés dans des attaques par des milices par procuration en Irak et au Yémen, y compris le groupe Houthi soutenu par l'Iran dans des attaques contre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. On ne sait pas combien de ces attaques ont été menées par des drones utilisant l'électronique d'origine américaine de Beijing UniStrong.
Image of advanced OEM boards embedded in a video published on Hemisphere’s website (Source: United Against Nuclear Iran)
Beijing UniStrong provides a broad range of products and services for global navigation satellite systems (GNSS), according to a review of the company’s website and corporate disclosures. The GNSS systems sold by UniStrong have a wide variety of applications, including machine control and guidance, surveying and mapping, marine, and unmanned systems.
Reach Into North America
Beijing UniStrong owns subsidiaries in the U.S. and Canada that the Department of Commerce did not mention in its December 15 announcement. The company is the sole shareholder of Arizona-based Hemisphere GNSS (USA) Inc. and Alberta-based Hemisphere GNSS Inc. Hemisphere, which until recently had a Queensland, Australia office, describes itself as “the leader in high-performance satellite positioning accuracy and reliability,” according to the company’s website. Hemisphere’s website also describes the company as part of Beijing UniStrong.
Hemisphere GNSS (USA) Inc. has four primary lines of business: agriculture, construction and mining, marine, and OEM (original equipment manufacturer). The OEM line of business offers a range of GNSS boards for use in any customer applications, including UAVs.
Hemisphere has exported OEM equipment to companies in Turkey, India, and Vietnam, according to trade data reviewed by Kharon. Hemisphere’s customers include a Turkish defense company that produces UAVs, according to trade records reviewed by Kharon.
Hemisphere’s GNSS products also appear to be available for purchase in Iran. According to a July 2022 archived version of its website, Fatehin Sanat Sharif reported providing positioning and routing equipment from Hemisphere. Fatehin Sanat Sharif is part of the “research network” of Sharif University of Technology, a public research university in Tehran, and its employees are graduates of the university. The university was sanctioned by the European Union and the United Kingdom for aiding Iran’s nuclear proliferation program.
Image de cartes OEM avancées intégrées dans une vidéo publiée sur le site Web d'Hemisphere (Source : United Against Nuclear Iran)
Beijing UniStrong fournit une large gamme de produits et de services pour les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS), selon un examen du site Web de la société et des divulgations d'entreprise. Les systèmes GNSS vendus par UniStrong ont une grande variété d'applications, y compris le contrôle et le guidage des machines, l'arpentage et la cartographie, les systèmes marins et sans pilote.
Atteindre l'Amérique du Nord
Beijing UniStrong possède des filiales aux États-Unis et au Canada que le ministère du Commerce n'a pas mentionnées dans son annonce du 15 décembre. La société est l'unique actionnaire de Hemisphere GNSS (USA) Inc., basée en Arizona, et de Hemisphere GNSS Inc., basée en Alberta. et la fiabilité », selon le site Web de l'entreprise. Le site Web d'Hemisphere décrit également l'entreprise comme faisant partie de Beijing UniStrong.
Hemisphere GNSS (USA) Inc. a quatre secteurs d'activité principaux : l'agriculture, la construction et l'exploitation minière, la marine et l'OEM (fabricant d'équipement d'origine). Le secteur d'activité OEM propose une gamme de cartes GNSS à utiliser dans toutes les applications client, y compris les drones.
Hemisphere a exporté des équipements OEM vers des entreprises en Turquie, en Inde et au Vietnam, selon les données commerciales examinées par Kharon. Les clients d'Hemisphere comprennent une société de défense turque qui produit des drones, selon les registres commerciaux examinés par Kharon.
Les produits GNSS d'Hemisphere semblent également être disponibles à l'achat en Iran. Selon une version archivée de juillet 2022 de son site Web, Fatehin Sanat Sharif a déclaré avoir fourni des équipements de positionnement et de routage d'Hemisphere. Fatehin Sanat Sharif fait partie du « réseau de recherche » de la Sharif University of Technology, une université publique de recherche à Téhéran, et ses employés sont diplômés de l'université. L'université a été sanctionnée par l'Union européenne et le Royaume-Uni pour avoir aidé le programme de prolifération nucléaire de l'Iran.
Involvement in Xinjiang Surveillance
Beijing UniStrong also sold policing equipment to police departments in Xinjiang that are sanctioned by the U.S. for their involvement in human rights abuses against ethnic minorities, Kharon found.
Under an agreement the company signed with the Xinjiang Public Security Department (XPSB), Beijing UniStrong contributed to creating technological policing platforms for both the XPSB and the public security bureau for the paramilitary group Xinjiang Production and Construction Corps (XPCC), according to the company’s 2019 semi-annual report. Its partnership with the two companies made UniStrong a key player in constructing the technological policing platform in the Xinjiang region.
Implication dans la surveillance du Xinjiang
Beijing UniStrong a également vendu du matériel de police aux services de police du Xinjiang qui sont sanctionnés par les États-Unis pour leur implication dans les violations des droits de l'homme contre les minorités ethniques, a constaté Kharon.
Dans le cadre d'un accord signé par l'entreprise avec le Département de la sécurité publique du Xinjiang (XPSB), Beijing UniStrong a contribué à la création de plates-formes technologiques de police à la fois pour le XPSB et le bureau de la sécurité publique du groupe paramilitaire Xinjiang Production and Construction Corps (XPCC), selon le rapport de l'entreprise. Rapport semestriel 2019. Son partenariat avec les deux sociétés a fait d'UniStrong un acteur clé dans la construction de la plate-forme technologique de police dans la région du Xinjiang.
Chengdu Aircraft Corporation [ Aviation Industry Corporation of China (AVIC)]
2023-02-15 – Bladi - Les drones chinois des FAR au service du Sahara marocain
Bladi, https://www.bladi.net, 2023/02/15
Les Forces armées royales utilisent les drones chinois de combat et de reconnaissance, de marque « Wing Loong II » pour quadriller le Sahara marocain. De quoi dissuader le Polisario et l’Algérie.
Le Sahara marocain plus particulièrement Laâyoune, sa plus grande ville sise à 450 km des frontières algériennes, est désormais sous la surveillance de trois drones chinois de marque « Wing Loong II » (ou Pterodactyl II) acquis en 2022 auprès de l’entreprise chinoise China Aviation Industry Corporation, rapporte Le360. Version agrandie du drone de combat Wing Loong I avec un corps plus long et une envergure plus large, Wing Loong II est capable d’embarquer 12 bombes ou missiles téléguidés par laser. L’avion a une autonomie de vol de 20 heures et un rayon d’action de 1 500 km, à une vitesse de 370 km/h.
Le Marc possède déjà quelque 150 autres avions sans pilote, notamment des ThunderB et des WanderB de fabrication israélienne, ainsi que des Bayraktar TB2 de fabrication turque.
Chinese University of Hong-Kong
2023-02-08 – Futura Sciences - Ce drone quadrirotor peut voler et se transformer en sous-marin
Futura Sciences, https://www.futura-sciences.com, 2023/02/08, 2 mn
Voici le Mirs-X, un drone quadricoptère classique qui vole et peut plonger sous l’eau pour se transformer en sous-marin. L’aéronef submersible a été développé par les chercheurs de l'Université chinoise de Hong Kong. Il a pour vocation à servir pour les missions de recherche et de sauvetage ou encore les inspections techniques. Cela pourrait être utile, par exemple, pour inspecter un bateau intégralement, que ce soit à l’extérieur et sous sa ligne de flottaison.
Le Mirs-X est léger. Il pèse 1,63 kilo et mesure 38 centimètres de large. On peut dire qu’il est plus à l’aise dans l’eau que dans le ciel, puisque son autonomie dans les airs est limitée à seulement six minutes. En revanche, sous l’eau il peut évoluer durant une quarantaine de minutes. Son déplacement en milieu marin reste toutefois limité, car il ne peut conserver son étanchéité que jusqu’à seulement trois mètres de profondeur. Le Mirs-X peut aussi être utilisé pour naviguer en surface.
https://youtu.be/jlMDabBfJp0
SUR CETTE VIDÉO, LE MIRS-X ÉVOLUE DANS LE FOND D’UNE PISCINE, PUIS S’EN EXTRAIT POUR VOLER. © THE NEW SCIENTISTE, YOUTUBE
Des rotors à géométrie variable
Pour effectuer ces différents modes, le drone oriente ses quatre moteurs. Ils sont dirigés vers le haut pour voler mais, dans l’eau, tout est possible. Pour descendre en profondeur, les rotors sont dirigés vers le bas. S’il faut tourner et avancer lentement en descendant, deux rotors antagonistes vont alors s’incliner avec l’angle nécessaire pour assurer les virages. Toujours sous l’eau, il peut aussi basculer sur le flanc avec les rotors dirigés vers l’avant pour réaliser des lignes droites à une vitesse de deux mètres par seconde. Le drone est équipé de flotteurs et sa caméra se trouve sous un dôme placé en haut du drone. En bonus, les scientifiques ont fait en sorte que le drone soit totalement autonome pour réaliser ses missions. L’appareil devrait être présenté lors de la Conférence internationale IEEE 2023 sur la robotique et l'automatisation qui se tiendra fin mai-début juin à Londres, au Royaume-Uni.
Le Mirs-X n’est pas le premier drone à disposer de ces capacités à la fois aériennes et aquatiques. Futura avait déjà dévoilé un drone chinois qui pouvait en plus économiser son énergie grâce à un système de ventouse. D’autres drones plus ou moins élaborés sont également capables d’aller sous l’eau.
Divergent Technologies / General Atomics Aeronautical Systems (GA-ASI)
2023-02-15 – Breaking Defense - General Atomics signs 3D printing agreement with automotive-focused startup Divergent
General Atomics signe un accord d'impression 3D avec la startup automobile Divergent
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/15
By AARON MEHTA
For something like a small UAS, “instead of taking years to develop [a design] it takes months, and instead of taking weeks to manufacture by laying out carbon fiber, we take hours to assemble," Divergent CEO Kevin Czinger told Breaking Defense.
Pour quelque chose comme un petit UAS, "au lieu de prendre des années pour développer [une conception], cela prend des mois, et au lieu de prendre des semaines pour fabriquer en posant de la fibre de carbone, nous prenons des heures pour assembler", a déclaré le PDG de Divergent, Kevin Czinger, à Breaking Defense.
A General Atomics drone model at the AFA 2022 Air, Space and Cyber Conference. (Justin Katz/Breaking Defense)
WASHINGTON — Seeking cheaper, faster production for its unmanned vehicles, General Atomics plans to announce this week a new agreement with commercial automotive 3D printing firm Divergent Technologies, Breaking Defense has learned.
Divergent isn’t known in defense circles, but the company has made inroads in the commercial automotive industry. The startup has signed agreements with a number of car companies, and this year will have parts on the road in Aston Martin vehicles; it has gotten writeups in the New York Times and Forbes. Divergent founder Kevin Czinger has also launched his own line of 3D-printed supercars as a proof-of-concept. The company has raised roughly $700 million through series D funding.
Reached by phone today, Czinger confirmed the agreement with General Atomics. The goal, Czinger said, is for Divergent’s production process to take GA’s existing designs and use additive manufacturing to cut the process down dramatically in both time and cost.
“For example, their structure with fasteners is about 140 pieces for a small unmanned aerial system. We’re taking it down to four, by integrating different structures into the printed structure that we design, manufacture and assemble,” he said. “All of that is done in an automated way. “
For something like a small UAS, “instead of taking years to develop [a design], it takes months, and instead of taking weeks to manufacture by laying out carbon fiber, we take hours to assemble.”
While additive manufacturing is hardly a new technology, Czinger cites nearly 550 patented technologies as part of his technology stack, and claims the company’s production is “15-30 times faster than the fastest state of the art machine” available elsewhere.
Reached for comment, GA spokesman C. Mark Brinkley declined to discuss the Divergent agreement directly. But he did highlight the company’s September announcement of a new Additive Design and Manufacturing Center of Excellence as proof the company is a “disruptor” of traditional practices.
“We believe digital manufacturing and 3-D printing technologies can provide a revolutionary leap forward in next-generation UAS development, and produce fast, impressive results at the lowest cost,” Brinkley said in a statement. “Integrating best-in-class technologies into our process is critical to that effort, and we hope to make some announcements on partnerships in the very near future.”
Teaming with Divergent could have obvious benefits for GA, both as a way to drive down costs on existing systems and as it keeps pace with the global demand for unmanned aerial vehicles — including the upcoming competition for the Air Force’s Collaborative Combat Aircraft program. The CCA effort, currently under development, is envisioned as a set of semi-autonomous, attritable drones designed to accompany next-generation fighter jets. The competition for those next-generation drones could begin in fiscal year 2024, Breaking Defense has reported.
In realistic terms, “attritable” means the system has to be cheap and easy to manufacture, because you expect to lose them during operations. While it’s unclear if CCA was a consideration in the partnership planning, if Czinger’s 3D printing can do what he claims, that would clearly fit the mold.
Another potential benefit, Czinger said, is his confidence that it would be easy to set up a Divergent printing system out in the field.
It would take “weeks” to set up an assembly cell — a hexagonal structure about 22 meters wide — outside the US, which could then begin printing small UAV structures just about anywhere. While the payloads would still need to be assembled and loaded on by traditional methods, a field-production capability has long been the dream of 3D printing advocates. Czinger also pointed out that being downrange with such a setup means that military users could see how a UAV design was performing in the field, take that data in and quickly adjust the design as needed to counter enemy defensive systems.
Un modèle de drone General Atomics à l'AFA 2022 Air, Space and Cyber Conference. (Justin Katz/Breaking Defense)
WASHINGTON - À la recherche d'une production moins chère et plus rapide pour ses véhicules sans pilote, General Atomics prévoit d'annoncer cette semaine un nouvel accord avec la société d'impression 3D automobile commerciale Divergent Technologies, a appris Breaking Defense.
Divergent n'est pas connu dans les milieux de la défense, mais l'entreprise a fait des percées dans l'industrie automobile commerciale. La startup a signé des accords avec un certain nombre de constructeurs automobiles, et cette année aura des pièces sur la route dans les véhicules Aston Martin ; il a obtenu des articles dans le New York Times et Forbes. Le fondateur de Divergent, Kevin Czinger, a également lancé sa propre gamme de supercars imprimées en 3D comme preuve de concept. La société a levé environ 700 millions de dollars grâce à un financement de série D.
Joint par téléphone aujourd'hui, Czinger a confirmé l'accord avec General Atomics. L'objectif, a déclaré Czinger, est que le processus de production de Divergent utilise les conceptions existantes de GA et utilise la fabrication additive pour réduire considérablement le processus en termes de temps et de coût.
« Par exemple, leur structure avec attaches est d'environ 140 pièces pour un petit système aérien sans pilote. Nous le réduisons à quatre, en intégrant différentes structures dans la structure imprimée que nous concevons, fabriquons et assemblons », a-t-il déclaré. « Tout cela se fait de manière automatisée. "
Pour quelque chose comme un petit UAS, "au lieu de prendre des années pour développer [une conception], cela prend des mois, et au lieu de prendre des semaines pour fabriquer en posant de la fibre de carbone, nous prenons des heures à assembler".
Bien que la fabrication additive ne soit pas une nouvelle technologie, Czinger cite près de 550 technologies brevetées dans le cadre de sa pile technologique et affirme que la production de l'entreprise est « 15 à 30 fois plus rapide que la machine de pointe la plus rapide » disponible ailleurs.
Contacté pour commenter, le porte-parole de l'AG, C. Mark Brinkley, a refusé de discuter directement de l'accord divergent. Mais il a souligné l'annonce par l'entreprise en septembre d'un nouveau centre d'excellence pour la conception et la fabrication d'additifs comme preuve que l'entreprise est un "perturbateur" des pratiques traditionnelles.
"Nous pensons que les technologies de fabrication numérique et d'impression 3D peuvent constituer un bond en avant révolutionnaire dans le développement des UAS de nouvelle génération et produire des résultats rapides et impressionnants au moindre coût", a déclaré Brinkley dans un communiqué. "L'intégration des meilleures technologies dans notre processus est essentielle à cet effort, et nous espérons faire des annonces sur des partenariats dans un avenir très proche."
Faire équipe avec Divergent pourrait avoir des avantages évidents pour GA, à la fois comme moyen de réduire les coûts des systèmes existants et de suivre le rythme de la demande mondiale de véhicules aériens sans pilote – y compris la compétition à venir pour le programme Collaborative Combat Aircraft de l’Air Force. L'effort CCA, actuellement en cours de développement, est envisagé comme un ensemble de drones semi-autonomes et attritables conçus pour accompagner les avions de combat de nouvelle génération. La concurrence pour ces drones de nouvelle génération pourrait commencer au cours de l'exercice 2024, a rapporté Breaking Defense.
En termes réalistes, "attritable" signifie que le système doit être bon marché et facile à fabriquer, car vous vous attendez à les perdre pendant les opérations. Bien qu'il ne soit pas clair si l'ACC était une considération dans la planification du partenariat, si l'impression 3D de Czinger peut faire ce qu'il prétend, cela correspondrait clairement au moule.
Un autre avantage potentiel, a déclaré Czinger, est sa confiance dans le fait qu'il serait facile de mettre en place un système d'impression divergente sur le terrain.
Il faudrait des "semaines" pour mettre en place une cellule d'assemblage - une structure hexagonale d'environ 22 mètres de large - à l'extérieur des États-Unis, qui pourrait alors commencer à imprimer de petites structures de drones à peu près n'importe où. Alors que les charges utiles devraient encore être assemblées et chargées par des méthodes traditionnelles, une capacité de production sur le terrain a longtemps été le rêve des défenseurs de l'impression 3D. Czinger a également souligné qu'être en aval avec une telle configuration signifie que les utilisateurs militaires pourraient voir comment une conception d'UAV fonctionnait sur le terrain, prendre ces données et ajuster rapidement la conception selon les besoins pour contrer les systèmes défensifs ennemis.
Notably, Czinger said, he expects the defense and aerospace industry to become a “very significant market” for his company, which is part of the reason he recruited former chairman of the joint chiefs of staff Peter Pace to sit on the company’s board.
GA is “the first [defense] company we started working with, they’re the furthest along and we do have a development partnership with them,” he said, “but they’re not the only aerospace/defense company that we’re working with.”
Notamment, a déclaré Czinger, il s'attend à ce que l'industrie de la défense et de l'aérospatiale devienne un "marché très important" pour son entreprise, ce qui explique en partie pourquoi il a recruté l'ancien président des chefs d'état-major interarmées Peter Pace pour siéger au conseil d'administration de l'entreprise.
GA est "la première entreprise [de défense] avec laquelle nous avons commencé à travailler, ils sont les plus avancés et nous avons un partenariat de développement avec eux", a-t-il déclaré, "mais ils ne sont pas la seule entreprise aérospatiale/défense avec laquelle nous sommes travailler avec."
Draganfly, Inc.
2023-02-15 – Drone Life - Draganfly Delivers Situational Assessment Drones to Ukraine
Draganfly livre des drones d'évaluation de la situation à l'Ukraine
Drone Life, https://dronelife.com, 2023/02/15
By Miriam McNabbon
Draganfly Delivers First of Three Situational Assessment Drones to Ukraine
Draganfly, Inc. [NASDAQ:DPRO] is one of the holdings in the AdvisorShares Drone Technology ETF [NYSE ARCA:UAV], the only ETF dedicated to the drone economy. For complete list of holdings click here. The AdvisorShares Drone Technology ETF is a thematic investment strategy seeking to capture the growth opportunities in drones and autonomous vehicles (AV). AdvisorShares is a DRONELIFE sponsor.
Drone solutions and systems developer leader Draganfly Inc. announced that it has delivered the first of three Situational Assessment Drones to DSNS Emergency Services Department in Kyiv, Ukraine.
The company will deliver two additional Situational Assessment Drones to DSNS in other regions of Ukraine, granting situational awareness intel, infrastructure assessments, and aid in search and rescue operations across the country.
A central body of executive power coordinated by the Cabinet of Ministers through the Minister of internal affairs, the State Emergency Service of Ukraine applies state policies in the domain of civil protection, protection of population and territories from emergencies, emergency prevention, rectification of emergency consequences, rescue work, fire extinguishing, fire and technogenic safety, accident rescue service activities, and hydrometeorologic activities.
The automated Situational Assessment Drone makes use of RGB and Multi-Spectral imaging solutions to grant the operator instantly available maps for future use. The lightweight, intuitive drones offer several flight and data capture options, and help to increase situational awareness, assist in hazardous and inaccessible areas, and improve overall efficiency for ground resources.
“Our drones continue to play a significant role in assisting and aiding the people of Ukraine,” said Draganfly President and CEO Cameron Chell. “Draganfly has been engaged with several organizations to ensure Ukraine is supported with the best available technology. We are excited to get the first of three Situational Assessment Drones to DSNS Emergency Services Ukraine to make an even greater impact in the country.”
“Draganfly’s drone technology is crucial in helping ensure our first responders remain safe while responding to emergencies,” said Yurii Anykiienko, International Cooperation Specialist with the Main Department of the State Emergency Service of Ukraine in Kyiv region. “Drones are the primary tools in this conflict. They provide our first responders with the necessary information to respond to operations effectively.”
“Due to the sheer number and severity of incidents that first responders are having to manage, they need all the specialized equipment they can get their hands on to help during this conflict,” said Fire Fighter Aid Ukraine Founder Kevin Royle. “Draganfly’s Situational Assessment Drones will provide first responders in Ukraine the chance to create a safe plan when they need to respond to dangerous and inaccessible areas.”
Draganfly livre le premier des trois drones d'évaluation de la situation à l'Ukraine
Draganfly, Inc. [NASDAQ:DPRO] est l'un des titres de l'ETF AdvisorShares Drone Technology [NYSE ARCA:UAV], le seul ETF dédié à l'économie des drones. Pour la liste complète des avoirs, cliquez ici. L'ETF AdvisorShares Drone Technology ETF est une stratégie d'investissement thématique visant à saisir les opportunités de croissance des drones et des véhicules autonomes (AV). AdvisorShares est un sponsor de DRONELIFE.
Draganfly Inc., leader des développeurs de solutions et de systèmes de drones, a annoncé avoir livré le premier des trois drones d'évaluation de la situation au département des services d'urgence du DSNS à Kiev, en Ukraine.
La société fournira deux drones d'évaluation de la situation supplémentaires au DSNS dans d'autres régions d'Ukraine, offrant des informations sur la connaissance de la situation, des évaluations d'infrastructure et une aide aux opérations de recherche et de sauvetage dans tout le pays.
Organe central du pouvoir exécutif coordonné par le Cabinet des ministres par l'intermédiaire du ministre de l'Intérieur, le Service national d'urgence de l'Ukraine applique les politiques de l'État dans le domaine de la protection civile, de la protection de la population et des territoires contre les urgences, de la prévention des urgences, de la rectification des conséquences des urgences , sauvetage, extinction d'incendie, sécurité incendie et technogène, activités de secours en cas d'accident et activités hydrométéorologiques.
Le drone d'évaluation de la situation automatisé utilise des solutions d'imagerie RVB et multispectrale pour accorder à l'opérateur des cartes instantanément disponibles pour une utilisation future. Les drones légers et intuitifs offrent plusieurs options de vol et de capture de données, et aident à accroître la connaissance de la situation, à aider dans les zones dangereuses et inaccessibles et à améliorer l'efficacité globale des ressources au sol.
"Nos drones continuent de jouer un rôle important dans l'assistance et l'aide au peuple ukrainien", a déclaré le président et chef de la direction de Draganfly, Cameron Chell. « Draganfly s'est engagé auprès de plusieurs organisations pour s'assurer que l'Ukraine bénéficie de la meilleure technologie disponible. Nous sommes ravis d'envoyer le premier des trois drones d'évaluation de la situation aux services d'urgence DSNS Ukraine pour avoir un impact encore plus important dans le pays.
« La technologie des drones de Draganfly est essentielle pour garantir la sécurité de nos premiers intervenants lors des interventions d'urgence », a déclaré Yurii Anykiienko, spécialiste de la coopération internationale au département principal du service d'urgence de l'État ukrainien dans la région de Kiev. « Les drones sont les principaux outils dans ce conflit. Ils fournissent à nos premiers intervenants les informations nécessaires pour répondre efficacement aux opérations.
"En raison du nombre et de la gravité des incidents que les premiers intervenants doivent gérer, ils ont besoin de tout l'équipement spécialisé sur lequel ils peuvent mettre la main pour aider pendant ce conflit", a déclaré Kevin Royle, fondateur de Fire Fighter Aid Ukraine. "Les drones d'évaluation de la situation de Draganfly offriront aux premiers intervenants en Ukraine la possibilité de créer un plan sûr lorsqu'ils doivent intervenir dans des zones dangereuses et inaccessibles."
Edge Autonomy Riga (
Edge Autonomy)
2023-02-07 – AFP - Lettonie : incendie dans une usine américaine de drones
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/02/07
Un incendie s'est déclaré mardi après-midi à Riga, dans une usine américaine de drones destinés notamment à des armées de l'Otan et à l'Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP.
Deux personnes ont été hospitalisées en raison de leurs blessures provoquées par le feu qui a ravagé une bonne partie du bâtiment principal du site appartenant à l'américain Edge Autonomy, d'où se dégageaient d'épais nuages de fumée.
"Les ambulances ont emmené deux personnes blessées à l'hôpital tandis qu'une troisième personne a reçu des soins médicaux d'urgence sur place", a tweeté le service letton des urgences médicales.
Une cinquantaine de pompiers ont été dépêchés sur le lieu de l'incendie situé dans la banlieue de la capitale lettone. Mardi soir, les pompiers et les secouristes ont annoncé avoir "maîtrisé les flammes dans le bâtiment de production qui brûlait (...) sur une superficie de 600 m2".
La police a lancé d'office une enquête sur les causes de l'incendie. Basé à San Luis Obispo en Californie, Edge Autonomy est spécialiste de systèmes autonomes, d'optiques avancées et de solutions énergétiques. L'usine d'Edge Autonomy à Riga abrite aussi le quartier général du groupe en Europe, selon son site.
FlyMod / Omega Special Forces Anti-terrorism Detachment
2023-02-06 – Korii - En Ukraine, des drones de course FPV équipés de RPG sèment la terreur
Korii, https://korii.slate.fr, 2023/02/06
Repéré par Thomas Burgel sur Motherboard
Le bricolage, c'est parfois mortel. | @Osinttechnical via Twitter
La guerre low cost monte en gamme, et c'est fou.
Nous avons expliqué par ici à de multiples reprises à quel point les drones commerciaux, ces petits quadcoptères que vous pouvez trouver près de chez vous, pouvaient provoquer ravages et terreurs dans les rangs ennemis depuis le début de la guerre d'invasion de la Russie en Ukraine –c'est même le cas depuis 2014 et l'invasion du Donbass.
L'Ukraine, ses militaires, ses techniciens et ses ateliers spécialisés –dont certains cherchent encore la grenade parfaite pour cette mort discrètement lancée du ciel– a donc acquis une expertise qui semble ne pas connaître de limites.
Ces dernières semaines ont ainsi vu fleurir, sur divers canaux Telegram, sur Reddit, sur Twitter ou YouTube, les images ahurissantes de la dernière tendance en cours, que l'on doit en partie aux bricolages et créations de l'atelier FlyMod d'Odessa, comme l'explique Motherboard.
La terreur low cost
Les petits malins ukrainiens ont ainsi réussi à fixer des munitions de RPG –de puissantes armes antichars– à des drones de course dits FPV (pour «First Person View»), souvent pilotés en vision à la première personne, pour les propulser à haute vitesse contre des blindés russes.
https://twitter.com/i/status/1619711471272747009
https://twitter.com/i/status/1607931615669354496
https://twitter.com/i/status/1613710462574825472
https://twitter.com/i/status/1613761321279049745
https://twitter.com/i/status/1609966653336440834
https://twitter.com/i/status/1607931615669354496
Les avantages sont évidents: souvent fait maison avec des pièces génériques par des passionnés, un petit drone de course tel que ceux préparés par dizaines dans ces vidéos ne coûte que quelques centaines de dollars.
C'est bien moins que d'autres modèles chinois comme ceux vendus par la marque star du moment DJI, et infiniment moins que les très coûteux (mais très efficaces) drones kamikazes de type Switchblade fournis par les alliés occidentaux de Kiev.
Difficile de déterminer à partir de ces quelques images si l'objet est explosif comme il semble pouvoir l'être. Une chose est certaine néanmoins: cela constitue à peu de frais et entre les bonnes mains –celle d'une unité se faisant connaître sous le nom d'Omega M2– une arme particulièrement effrayante pour quiconque passe quelques heures par jour entre les murs métalliques d'un blindé à la merci de ces kamikazes low cost.
General Atomics Aeronautical Systems (GA-ASI)
2023-02-01 – ASD News - GA-ASI's Eaglet Takes its 1st Flight
Eaglet de GA-ASI prend son 1er vol
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/01
Technical Demonstration With ARL and AvMC Shows Off New Survivable ALE
La démonstration technique avec ARL et AvMC présente une nouvelle ALE de survie
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) flew a new survivable Air-Launched Effect (ALE) for the first time as part of a flight demonstration based out of the Dugway Proving Grounds, Utah, on Dec. 8, 2022. The ALE, known as Eaglet, was launched from a U.S. Army MQ-1C Gray Eagle Extended Range (GE-ER) Unmanned Aircraft System (UAS). The Eaglet flight was jointly funded by GA-ASI and the U.S. Army Combat Capabilities Development (DEVCOM) Army Research Laboratory (ARL) and Aviation & Missile Center (AvMC).
“The first flight of the Eaglet was an important milestone for the GA-ASI/U.S. Army team,” said GA-ASI President David R. Alexander. “Eaglet is intended to be a low-cost, survivable UAS with the versatility to be launched from a Gray Eagle, rotary-wing aircraft, or ground vehicles. It enables extended reach of sensors and increased lethality while providing survivability for manned aircraft.”
Eaglet fits into the ‘ALE Large’ category, which encompasses larger, more powerful sensors or payloads. Because of its design, Eaglet is capable of carrying a diverse range of payloads in support of multiple Army missions.
Eaglet design extends battlefield options for commanders while reducing their decision cycles. Gray Eagle can carry Eaglet for thousands of kilometers before launching it while being controlled through unmanned-unmanned teaming or as a component of advanced teaming command and control concepts.
Eaglet can work in concert with other long-range payloads carried by Gray Eagles, helicopters, or other platforms to support deep sensing in Multi-Domain Operations.
With this successful flight of the Eaglet, GA-ASI will work with the U.S. Department of Defense (DoD) to feature it in other exercises to further determine its potential. The Eaglet is the newest entry into GA-ASI’s Evolution Series of advanced UAS concepts.
General Atomics
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) a piloté pour la première fois un nouvel effet de lancement aérien (ALE) survivable dans le cadre d'une démonstration en vol basée à Dugway Proving Grounds, Utah, le 8 décembre 2022. L'ALE, connu sous le nom d'Eaglet, a été lancé à partir d'un système d'aéronef sans pilote (UAS) MQ-1C Gray Eagle Extended Range (GE-ER) de l'armée américaine. Le vol Eaglet a été financé conjointement par GA-ASI et le Laboratoire de recherche de l'armée (ARL) pour le développement des capacités de combat de l'armée américaine (DEVCOM) et le Centre de l'aviation et des missiles (AvMC).
"Le premier vol de l'Eaglet a été une étape importante pour le GA-ASI/U.S. Équipe de l'armée », a déclaré le président de GA-ASI, David R. Alexander. «Eaglet est destiné à être un UAS à faible coût et survivable avec la polyvalence d'être lancé à partir d'un Gray Eagle, d'un aéronef à voilure tournante ou de véhicules terrestres. Il permet une portée étendue des capteurs et une létalité accrue tout en offrant une capacité de survie aux aéronefs pilotés.
Eaglet s'inscrit dans la catégorie "ALE Large", qui englobe des capteurs ou des charges utiles plus grands et plus puissants. En raison de sa conception, Eaglet est capable de transporter une gamme variée de charges utiles à l'appui de multiples missions de l'armée.
La conception Eaglet étend les options de champ de bataille pour les commandants tout en réduisant leurs cycles de décision. Grey Eagle peut transporter Eaglet sur des milliers de kilomètres avant de le lancer tout en étant contrôlé par une équipe sans pilote ou en tant que composant de concepts avancés de commandement et de contrôle d'équipe.
Eaglet peut fonctionner de concert avec d'autres charges utiles à longue portée transportées par des Gray Eagles, des hélicoptères ou d'autres plates-formes pour prendre en charge la détection en profondeur dans les opérations multi-domaines.
Avec ce vol réussi de l'Eaglet, GA-ASI travaillera avec le département américain de la Défense (DoD) pour le présenter dans d'autres exercices afin de déterminer davantage son potentiel. L'Eaglet est la dernière entrée dans la série Evolution de concepts UAS avancés de GA-ASI.
Atomique générale
View original News release
2023-02-01 – Politico - Drone maker offers to sell 2 Reapers to Ukraine for $1
Un fabricant de drones propose de vendre 2 Reapers à l'Ukraine pour 1 $
Politico, https://www.politico.eu, 2023/02/01
By PAUL MCLEARY
Although, Kyiv would be on the hook for shipping and maintenance costs.
Cependant, Kiev serait responsable des frais d'expédition et de maintenance.
Despite General Atomics’ offer to transfer the two Reapers, “there are limits to what an American defense company can do to support a situation such as this,” CEO Linden Blue said in a statement. | Ethan Miller/Getty Images
California-based drone maker General Atomics has offered to send two Reaper drones to Ukraine for $1 and is waiting for the U.S. government’s approval, the company’s CEO confirmed Wednesday.
The announcement from the firm’s CEO late on Wednesday comes after months of talks between Kyiv, the Biden administration and the company over providing Ukraine with the long-duration drones operated by the U.S. Air Force. But the issue has remained in limbo due to concerns over transferring sensitive technologies to Ukraine.
The Wall Street Journal first reported the latest offer, noting that Kyiv would still need to spend $10 million to physically transfer the drones and another $8 million annually for maintenance and sustainment.
The Ukrainian government had recently renewed its push for the drones, which can fly farther than 1,100 miles while carrying laser-guided munitions and advanced optics for long-range surveillance.
Despite General Atomics’ offer to transfer the two drones, “there are limits to what an American defense company can do to support a situation such as this,” CEO Linden Blue said in a statement. “From our perspective, it is long past time to enable Ukrainian forces with the information dominance required to win this war.”
Blue indicated some frustration with the refusal of the U.S. to greenlight sending the drones, which POLITICO had previously reported had already won approval from the Air Force.
“We have offered to train Ukrainian operators on these systems at no cost to U.S. taxpayers or the Ukrainian government,” Blue continued. “We have offered flexible options and recommendations for delivery. We have discussed the situation endlessly at every level of the U.S. federal government, and with many international partners.”
Malgré l'offre de General Atomics de transférer les deux Reapers, "il y a des limites à ce qu'une entreprise de défense américaine peut faire pour soutenir une situation comme celle-ci", a déclaré le PDG Linden Blue dans un communiqué. | Ethan Miller/Getty Images
Le fabricant de drones basé en Californie, General Atomics, a proposé d'envoyer deux drones Reaper en Ukraine pour 1 $ et attend l'approbation du gouvernement américain, a confirmé mercredi le PDG de la société.
L'annonce du PDG de l'entreprise mercredi soir intervient après des mois de pourparlers entre Kiev, l'administration Biden et la société sur la fourniture à l'Ukraine des drones de longue durée exploités par l'US Air Force. Mais la question est restée dans les limbes en raison des inquiétudes suscitées par le transfert de technologies sensibles vers l'Ukraine.
Le Wall Street Journal a d'abord rapporté la dernière offre, notant que Kiev aurait encore besoin de dépenser 10 millions de dollars pour transférer physiquement les drones et 8 millions de dollars supplémentaires par an pour l'entretien et le maintien en puissance.
Le gouvernement ukrainien a récemment renouvelé sa pression pour les drones, qui peuvent voler plus loin que 1 100 milles tout en transportant des munitions à guidage laser et des optiques avancées pour la surveillance à longue portée.
Malgré l'offre de General Atomics de transférer les deux drones, "il y a des limites à ce qu'une entreprise de défense américaine peut faire pour soutenir une situation comme celle-ci", a déclaré le PDG Linden Blue dans un communiqué. "De notre point de vue, il est grand temps de permettre aux forces ukrainiennes de disposer de la domination de l'information nécessaire pour gagner cette guerre."
Blue a indiqué une certaine frustration face au refus des États-Unis de donner le feu vert à l'envoi des drones, qui, selon POLITICO, avaient déjà obtenu l'approbation de l'armée de l'air.
"Nous avons proposé de former les opérateurs ukrainiens sur ces systèmes sans frais pour les contribuables américains ou le gouvernement ukrainien", a poursuivi Blue. « Nous avons proposé des options flexibles et des recommandations pour la livraison. Nous avons discuté de la situation sans cesse à tous les niveaux du gouvernement fédéral américain et avec de nombreux partenaires internationaux. »
A spokesperson at the Pentagon did not immediately return a request for comment.
The Air Force first floated the idea of transferring some of its repairs about a month after Russia’s invasion of Ukraine, and there have been some discussions over sending the Army’s version, the Gray Eagle, as well.
The Air Force has been trying to scrap older versions of its Reaper fleet for years in order to redirect money to buy and operate more cutting-edge technology, but Congress has rejected the proposal each time.
The Air Force is already operating the aircraft in Europe. Last year, the Air Force began flying Reaper missions from Romania.
A person familiar with the negotiations said Ukraine had offered to share the intelligence it gathered from Reaper flights with the U.S., as well as any battle damage assessments after strikes, to no avail.
Un porte-parole du Pentagone n'a pas renvoyé immédiatement une demande de commentaire.
L'armée de l'air a d'abord lancé l'idée de transférer certaines de ses réparations environ un mois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et il y a eu des discussions sur l'envoi de la version de l'armée, le Grey Eagle, également.
L'armée de l'air essaie de mettre au rebut les anciennes versions de sa flotte Reaper depuis des années afin de rediriger l'argent pour acheter et exploiter des technologies plus avancées, mais le Congrès a rejeté la proposition à chaque fois.
L'armée de l'air exploite déjà l'avion en Europe. L'année dernière, l'armée de l'air a commencé à effectuer des missions Reaper depuis la Roumanie.
Une personne familière avec les négociations a déclaré que l'Ukraine avait proposé de partager les renseignements qu'elle avait recueillis sur les vols Reaper avec les États-Unis, ainsi que toute évaluation des dommages de combat après les frappes, en vain.
2023-02-02 – UAS Vision - GA-ASI Gets $11M Support Contract Italian Air Force MQ-9 Block 5 Aircraft
GA-ASI obtient un contrat de soutien de 11 millions de dollars pour l'avion MQ-9 Block 5 de l'armée de l'air italienne
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/02
General Atomics Aeronautical Systems Inc., Poway, California, was awarded a maximum $11,586,778 undefinitized contract action for logistics support activities including depot repair, engineering services, field team support and software maintenance services for the Italian Air Force MQ-9 Block 5 aircraft.
Work will be performed in Poway, California, and is expected to be complete by Jan. 31, 2024. This contract involves Foreign Military Sales (FMS) to Italy and FMS funds in the amount of $5,329,918 are being obligated at the time of award.
The Air Force Life Cycle Management Center, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, is the contracting activity (FA8689-23-C-2013).
General Atomics Aeronautical Systems Inc., Poway, Californie, s'est vu attribuer un contrat non défini d'un montant maximum de 11 586 778 $ pour des activités de soutien logistique, y compris la réparation de dépôt, les services d'ingénierie, le soutien des équipes sur le terrain et les services de maintenance logicielle pour l'avion MQ-9 Block 5 de l'armée de l'air italienne.
Les travaux seront exécutés à Poway, en Californie, et devraient être terminés d'ici le 31 janvier 2024. Ce contrat implique des ventes militaires étrangères (FMS) à l'Italie et des fonds FMS d'un montant de 5 329 918 $ sont engagés au moment de l'attribution.
L'Air Force Life Cycle Management Center, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, est l'activité contractuelle (FA8689-23-C-2013).
2023-02-13 – Air & Cosmos- La Pologne reçoit son premier drone MQ-9A Reaper
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/02/13, 575 mots
© @mblaszczak (Twitter)
Le premier Reaper polonais est désormais en service au sein de la Force aérienne polonaise. Il devrait permettre de combler un gouffre capacitaire qui est devenu urgent avec l’augmentation des tensions à l’Est de l’Europe. Ce gouffre capacitaire devrait définitivement être comblé par un futur achat probable de drones MQ-9B.
Un besoin de drones modernes
Dans un tweet publié le 12 février, le ministre de la Défense polonais, Marius Błaszczak, a annoncé que le premier drone MQ-9A Reaper était arrivé en Pologne. Très peu d'informations sont disponibles concernant les Reaper polonais car le sujet est sensible : jusqu'en 2022, la Force aérienne polonaise (Siły Powietrzne Rzeczypospolitej Polskiej) ne faisait voler aucun drone de premier rang. Le 22 mai 2021, le ministère de la Défense annonçait une commande de 24 TB2 Bayraktar pour approximativement 268 millions de dollars. Les six premiers exemplaires ont d'ailleurs été reçus le 28 octobre 2022.
Le Reaper désormais en Pologne
Cependant, le déclenchement de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022 a changé le climat géopolitique aux frontières Est de la Pologne : l'instabilité sur la frontière avec la Biélorussie, la guerre située à quelques centaines de kilomètres et enfin les tensions avec la Russie suite au très important soutien polonais à l'Ukraine ont obligé le gouvernement à augmenter certaines capacités des Forces armées polonaises et notamment en ce qui concerne les drones. Le choix s'est alors porté sur une solution rapidement applicable : la location de drones MQ-9A Reaper auprès de General Atomics Aeronautical Systems Inc. (GA-ASI). Le contrat a été annoncé le 20 octobre 2022 (communiqué de presse du 31 octobre), pour une valeur nette de 70,6 millions de dollars. Cependant, au vu des tensions régionales et du besoin opérationnel des Forces armées polonaises, le nombre de drones, leur équipement annexe et la durée de location n'ont pas été dévoilé publiquement.
Ce gouffre opérationnel devrait être définitivement résolu par un futur achat de drones MALE. Le porte-parole de l'Agence d'Armement du ministère de la Défense polonais avait notamment annoncé le 20 octobre qu'un futur contrat d'achat de drones MQ-9B était en cours de discussions.
MQ-9A Reaper
En 2001, GA-ASI fait décoller pour la première fois son drone MQ-9A. Il s'agit d'une version repensée et améliorée du MQ-1 Predator. D'ailleurs, le MQ-9A est officiellement dénommé Reaper mais aussi surnommé Predator B. Ce drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) a été quelque peu amélioré pour arriver au standard Block 5 (nouvelle suite de communication, capacité de communication air-air multiple, air-sol multiple, plus longue endurance). Il est utilisé pour des missions diverses, avec une capacité d'emport de 1,746 tonne dont 1,361 tonne disposée sur les 7 points d'emports externes : bombes guidées, missiles antichars mais aussi pods de guerre électronique (ESM), de reconnaissance électronique (SIGINT), etc. Son pilotage est facilité par une possibilité de vol autonome. D'après General Atomics, ce drone disposerait d'une disponibilité opérationnelle de plus de 90 %.
Autres performances plus techniques :
Altitude maximale de plus de 50.000 pieds (soit 15.240 mètres)
Endurance maximale de plus de 27 heures
Vitesse maximale de 240 nœuds (444 km/h)
Emport d'une boule électro-optique et infrarouge, avec diverses options
Triple redondance des systèmes de commande de vol, surfaces de contrôle de vol redondantes
Liaison de données (bande C)
L'Armée de l'Air et de l'Espace utilise également le drone MQ-9A Reaper au nombre de 12 drones, dont 6 Block 1 portés au Block 5 et 6 Block 5 d'origine. Ces appareils ont surtout été utilisés au-dessus des larges étendues africaines.
MQ-9A Reaper au moment de l'annonce de la signature du contrat de location. © @krzysztof_atek (Twitter)
2023-02-13 – Defence Blog - Poland receives MQ-9 Reaper drones
La Pologne reçoit des drones MQ-9 Reaper
Defence Blog, https://defence-blog.com, 2023/02/13
Poland has taken delivery of MQ-9A Reaper multi-mission, turboprop-powered intelligence, surveillance, and reconnaissance (ISR) drones, according to the country’s Defense Minister Mariusz Błaszczak.
“MQ-9A Reaper MALE (Medium Altitude Long Endurance) drones were delivered to Poland, leased from the USA as part of an urgent operational need,” the minister wrote on Twitter on Sunday.
He also noted that new drones will be used in the Air Force, conducting reconnaissance, among others, on the eastern border of Poland.
Poland has received Reaper drones as part of a lease agreement, which has a net value of $70.6 million, to enhance the nation’s ability to conduct persistent airborne ISR and support its Defense Forces.
La Pologne a pris livraison des drones multi-missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) à turbopropulseurs MQ-9A Reaper, selon le ministre de la Défense du pays, Mariusz Błaszczak.
"Des drones MQ-9A Reaper MALE (Medium Altitude Long Endurance) ont été livrés à la Pologne, loués aux États-Unis dans le cadre d'un besoin opérationnel urgent", a écrit dimanche le ministre sur Twitter.
Il a également noté que de nouveaux drones seront utilisés dans l'armée de l'air, effectuant des reconnaissances, entre autres, à la frontière orientale de la Pologne.
La Pologne a reçu des drones Reaper dans le cadre d'un contrat de location, d'une valeur nette de 70,6 millions de dollars, pour renforcer la capacité du pays à mener une ISR aéroportée persistante et à soutenir ses forces de défense.
The Reaper is employed primarily as an intelligence-collection asset.It has an endurance of over 27 hours, speeds of 240 KTAS and can operate up to 50,000 feet. It has a 3,850-pound (1,746-kilogram) payload capacity that includes 3,000 pounds (1,361 kilograms) of external stores. It provides a long-endurance, persistent surveillance capability with Full-Motion Video and Synthetic Aperture Radar/Moving Target Indicator/Maritime Radar.
As noted by the company, an extremely reliable aircraft, MQ-9A Block 5 is equipped with a fault-tolerant flight control system and triple redundant avionics system architecture. It is engineered to meet and exceed manned aircraft reliability standards.
Le Reaper est principalement utilisé comme outil de collecte de renseignements. Il a une autonomie de plus de 27 heures, des vitesses de 240 KTAS et peut fonctionner jusqu'à 50 000 pieds. Il a une capacité de charge utile de 3 850 livres (1 746 kilogrammes) qui comprend 3 000 livres (1 361 kilogrammes) de magasins externes. Il offre une capacité de surveillance persistante et de longue durée avec vidéo à mouvement complet et radar à synthèse d'ouverture/indicateur de cible mobile/radar maritime.
Comme l'a noté la société, un avion extrêmement fiable, le MQ-9A Block 5 est équipé d'un système de commandes de vol à tolérance de pannes et d'une architecture de système avionique à triple redondance. Il est conçu pour respecter et dépasser les normes de fiabilité des aéronefs habités.
General Atomics Aeronautical Systems (GA-ASI) / Air Force Research Laboratory (AFRL)
2023-02-03 – ASD News - GA-ASI Selected to Build OBSS for AFRL
GA-ASI sélectionné pour construire OBSS pour AFRL
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/03
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) will manufacture and perform demonstration flights of the Air Force Research Laboratory’s (AFRL) unmanned Off-Board Sensing Station (OBSS) aircraft. Following a 12-month base period that culminated in a critical design review (CDR), AFRL exercised a build and flight test option.
GA-ASI’s innovative Gambit Series aircraft will validate the “genus/species” concept first developed by AFRL as part of the Low-Cost Attritable Aircraft Platform Sharing (LCAAPS) program focused on building several aircraft variants from a common core chassis. LCAAPS is a major air vehicle effort under AFRL’s Autonomous Collaborative Enabling Technologies (ACET) portfolio, which is focused on developing technologies for Autonomous Collaborative Platforms (ACP).
“Throughout our 30-year history, GA-ASI has pioneered the advancement of unmanned aircraft systems that support our warfighters,” said GA-ASI President David R. Alexander. “AFRL is moving forward with GA-ASI because we have the right background and experience to develop the OBSS aircraft at scale and on time, and we look forward to working with them to deliver another game-changing UAS.”
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) fabriquera et effectuera des vols de démonstration de l'avion sans pilote Off-Board Sensing Station (OBSS) de l'Air Force Research Laboratory (AFRL). Après une période de base de 12 mois qui a abouti à un examen critique de la conception (CDR), l'AFRL a exercé une option de construction et d'essai en vol.
L'avion innovant de la série Gambit de GA-ASI validera le concept "genre/espèce" développé pour la première fois par l'AFRL dans le cadre du programme Low-Cost Attritable Aircraft Platform Sharing (LCAAPS) axé sur la construction de plusieurs variantes d'avions à partir d'un châssis central commun. LCAAPS est un effort majeur pour les véhicules aériens dans le cadre du portefeuille ACET (Autonomous Collaborative Enabling Technologies) de l'AFRL, qui se concentre sur le développement de technologies pour les plateformes collaboratives autonomes (ACP).
"Tout au long de nos 30 ans d'histoire, GA-ASI a été le pionnier de l'avancement des systèmes d'aéronefs sans pilote qui soutiennent nos combattants", a déclaré le président de GA-ASI, David R. Alexander. "AFRL va de l'avant avec GA-ASI parce que nous avons les connaissances et l'expérience nécessaires pour développer l'avion OBSS à grande échelle et dans les délais, et nous sommes impatients de travailler avec eux pour fournir un autre UAS révolutionnaire."
General Atomics
View original News release
2023-02-07 – Breaking Defense - General Atomics’ Gambit moves to flight testing under AFRL’s autonomous drone project
Gambit de General Atomics passe aux essais en vol dans le cadre du projet de drone autonome de l'AFRL
Breaking Defense, https://breakingdefense.com, 2023/02/07
AFRL is "projecting first flight in first half of FY24 [fiscal 2024]," Trenton White, OBSS program manager, told Breaking Defense.
L'AFRL "prévoit le premier vol au cours de la première moitié de l'exercice 24 [exercice 2024]", a déclaré Trenton White, responsable du programme OBSS, à Breaking Defense.
General Atomics-Aeronautical Systems Gambit drone (GA-ASI)
WASHINGTON — The Air Force is nearing a test of General Atomics’ new Gambit drone, according to the Air Force Research Laboratory (AFRL) official responsible for the effort.
AFRL is “projecting first flight in first half of FY24 [fiscal 2024],” Trenton White, Off-Board Sensing Station (OBSS) program manager, told Breaking Defense in an email Feb. 6.
The OBSS effort is somewhat mysterious, with lab officials reluctant to provide too much detail due to “operational security.” But in essence, the program is aimed at demonstrating an unmanned aircraft — with high levels of autonomy and an exquisite sensor suite — that can fly beyond the line of sight of fourth- and fifth-generation fighter jets, and send back targeting data and other information about potential threats.
According to a General Atomics’ Feb. 2 press release, the “Gambit Series aircraft will validate the ‘genus/species’ concept first developed by AFRL as part of the Low-Cost Attritable Aircraft Platform Sharing (LCAAPS) program focused on building several aircraft variants from a common core chassis. LCAAPS is a major air vehicle effort under AFRL’s Autonomous Collaborative Enabling Technologies (ACET) portfolio, which is focused on developing technologies for Autonomous Collaborative Platforms (ACP).”
“Attritable” is Air Force jargon meaning inexpensive enough that its loss can be tolerated in combat. The service also intends such aircraft to have a limited life span compared to fighters and bombers, and to carry a much lighter logistics tail.
The new AFRL contract, the value of which neither the lab nor GA has revealed, is a follow-on to a $17.8 million award to the company in October 2021, along with a parallel contract worth $17.7 million to competitor Kratos, for OBSS conceptual designs.
In response to a request for comment from Breaking Defense, a Kratos spokesperson said: “Kratos Unmanned has several ongoing programs across the span of the jet UAS arena and cannot discuss specifics on this program.”
White elaborated the under the new contract with General Atomics, the program “will prove that an aircraft based on a platform sharing approach can be designed, built and flown. This effort leverages commercial industry product line development methods that have been proven to reduce cost and time to market. Cost data is being collected to validate this approach.
“The OBSS program will establish an open, Government-owned core chassis that facilitates technology integration and enables rapid development of a family of systems, improving responsiveness to changing needs,” he added.
Drone Gambit General Atomics-Systèmes Aéronautiques (GA-ASI)
WASHINGTON – L'armée de l'air s'approche d'un test du nouveau drone Gambit de General Atomics, selon le responsable du laboratoire de recherche de l'armée de l'air (AFRL) responsable de l'effort.
L'AFRL "prévoit le premier vol au cours de la première moitié de l'exercice 24 [exercice 2024]", a déclaré Trenton White, responsable du programme Off-Board Sensing Station (OBSS), à Breaking Defense dans un e-mail le 6 février.
L'effort de l'OBSS est quelque peu mystérieux, les responsables du laboratoire étant réticents à fournir trop de détails en raison de la "sécurité opérationnelle". Mais essentiellement, le programme vise à faire la démonstration d'un avion sans pilote - avec des niveaux élevés d'autonomie et une suite de capteurs exquise - qui peut voler au-delà de la ligne de mire des avions de combat de quatrième et cinquième génération, et renvoyer des données de ciblage et d'autres informations sur les menaces potentielles.
Selon un communiqué de presse de General Atomics du 2 février, "l'avion de la série Gambit validera le concept" genre / espèce "développé pour la première fois par l'AFRL dans le cadre du programme Low-Cost Attritable Aircraft Platform Sharing (LCAAPS) axé sur la construction de plusieurs avions. variantes à partir d'un châssis à noyau commun. LCAAPS est un effort majeur pour les véhicules aériens dans le cadre du portefeuille ACET (Autonomous Collaborative Enabling Technologies) de l'AFRL, qui se concentre sur le développement de technologies pour les plates-formes collaboratives autonomes (ACP).
«Attritable» est le jargon de l'Air Force, ce qui signifie suffisamment bon marché pour que sa perte puisse être tolérée au combat. Le service souhaite également que ces avions aient une durée de vie limitée par rapport aux chasseurs et aux bombardiers, et qu'ils aient une queue logistique beaucoup plus légère.
Le nouveau contrat AFRL, dont la valeur n'a été révélée ni par le laboratoire ni par GA, fait suite à une attribution de 17,8 millions de dollars à l'entreprise en octobre 2021, ainsi qu'à un contrat parallèle d'une valeur de 17,7 millions de dollars au concurrent Kratos, pour les conceptions conceptuelles d'OBSS .
En réponse à une demande de commentaires de Breaking Defense, un porte-parole de Kratos a déclaré: "Kratos Unmanned a plusieurs programmes en cours dans toute l'arène des UAS à réaction et ne peut pas discuter des détails de ce programme."
White l'a expliqué dans le cadre du nouveau contrat avec General Atomics, le programme « prouvera qu'un avion basé sur une approche de partage de plate-forme peut être conçu, construit et piloté. Cet effort s'appuie sur les méthodes de développement de gammes de produits de l'industrie commerciale qui ont fait leurs preuves pour réduire les coûts et les délais de mise sur le marché. Des données sur les coûts sont recueillies pour valider cette approche.
"Le programme OBSS établira un châssis central ouvert appartenant au gouvernement qui facilite l'intégration technologique et permet le développement rapide d'une famille de systèmes, améliorant la réactivité aux besoins changeants", a-t-il ajouté.
Heven Drones
2023-02-15 – UAS Magazine - HevenDrones Launches Hydrogen-Powered Drone
HevenDrones lance un drone à hydrogène
UAS Magazine, www.uasmagazine.com, 2023/02/15
By HevenDrones
HevenDrones, a leader in the development and commercialization of actionable drones, launched on February 14th its first hydrogen-powered drone for commercial use, the H2D55. With 5-times greater energy efficiency than traditional lithium battery-powered drones, the H2D55 is capable of flying for 100 minutes with a payload capacity of 7kg.
The launch of HevenDrones’ hydrogen product line addresses the challenge of flight endurance and payload capacity associated with lithium battery-powered drones as well as the long term environmental impact linked to lithium mining. Without the need to frequently replace batteries, hydrogen fuel cells will also lower long term ownership costs for organizations implementing drone technology at scale.
The H2D55 is the first in a planned lineup of 3 Hydrogen fueled drones that will be released over the next 9 months. The additional models will have increased payload capacity while preserving the longer flight endurance.
HevenDrones has designed its carbon-neutral H2D product-line to be fully customizable to the unique goals of its commercial and defense clients. Commercial use case examples range from last-mile and just-in-time (JIT) delivery, measuring the nutrient levels of soil and precision crop spraying to collecting risk-assessment data for construction companies, surveying real estate for reforestation projects and aiding emergency responders in risk assessment and delivery of life saving equipment. Defense use cases include more extensive surveillance missions and supplying larger quantities of medical aid, food and ammunition to soldiers.
In addition to being lightweight, the H2D55 is programmed with a control system that contains multiple gyroscopes and supporting algorithms to significantly extend the operating limits of stable flight.
“We are delighted to bring hydrogen-powered drones to the global market and we are excited to see the expanding range of use-cases across numerous industries,” said Bentzion Levinson, Founder & CEO of HevenDrones. “Not only do actionable drones add immense value to key areas of our economy and society, but we are working to ensure that this value is compounded by reduced carbon emissions and general energy efficiency by using hydrogen. The H2D55 is our first step towards achieving this vision.”
Le nouveau modèle de drone - H2D55 - est le premier de la gamme de drones à hydrogène de Heven, adapté à un large éventail de cas d'utilisation commerciaux et de défense, des projets de reboisement aux interventions d'urgence, en passant par la livraison du dernier kilomètre et la plus longue intel-gath PHOTO : HevenDrones
HevenDrones, leader dans le développement et la commercialisation de drones actionnables, a lancé le 14 février dernier son premier drone à hydrogène à usage commercial, le H2D55. Avec une efficacité énergétique 5 fois supérieure à celle des drones traditionnels alimentés par batterie au lithium, le H2D55 est capable de voler pendant 100 minutes avec une capacité de charge utile de 7 kg.
Le lancement de la gamme de produits à hydrogène d'HevenDrones répond au défi de l'endurance de vol et de la capacité de charge utile associés aux drones alimentés par batterie au lithium ainsi qu'à l'impact environnemental à long terme lié à l'extraction du lithium. Sans qu'il soit nécessaire de remplacer fréquemment les batteries, les piles à hydrogène réduiront également les coûts de possession à long terme pour les organisations mettant en œuvre la technologie des drones à grande échelle.
Le H2D55 est le premier d'une gamme prévue de 3 drones alimentés à l'hydrogène qui seront lancés au cours des 9 prochains mois. Les modèles supplémentaires auront une capacité de charge utile accrue tout en préservant l'endurance de vol plus longue.
HevenDrones a conçu sa gamme de produits H2D neutre en carbone pour qu'elle soit entièrement personnalisable en fonction des objectifs uniques de ses clients commerciaux et de la défense. Les exemples de cas d'utilisation commerciale vont de la livraison du dernier kilomètre et juste à temps (JIT), en passant par la mesure des niveaux d'éléments nutritifs du sol et la pulvérisation de précision des cultures, la collecte de données d'évaluation des risques pour les entreprises de construction, l'arpentage de biens immobiliers pour des projets de reboisement et l'aide aux intervenants d'urgence. dans l'évaluation des risques et la livraison d'équipements de sauvetage. Les cas d'utilisation de la défense comprennent des missions de surveillance plus étendues et la fourniture de plus grandes quantités d'aide médicale, de nourriture et de munitions aux soldats.
En plus d'être léger, le H2D55 est programmé avec un système de contrôle qui contient plusieurs gyroscopes et des algorithmes de support pour étendre considérablement les limites de fonctionnement du vol stable.
"Nous sommes ravis d'apporter des drones à hydrogène sur le marché mondial et nous sommes ravis de voir la gamme croissante de cas d'utilisation dans de nombreuses industries", a déclaré Bentzion Levinson, fondateur et PDG de HevenDrones. « Non seulement les drones actionnables ajoutent une immense valeur à des domaines clés de notre économie et de notre société, mais nous nous efforçons de faire en sorte que cette valeur soit aggravée par la réduction des émissions de carbone et l'efficacité énergétique générale grâce à l'utilisation de l'hydrogène. Le H2D55 est notre première étape vers la réalisation de cette vision.
Hindustan Aeronautics Ltd (HAL) / General Atomics Aeronautical Systems (GA-ASI)
2023-02-15 – ASD News - HAL Will Provide MRO Support for GA-ASI MQ-9B Turbo-Prop Engines
HAL fournira un support MRO pour les turbopropulseurs GA-ASI MQ-9B
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/15
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) and Hindustan Aeronautics Limited (HAL) have jointly announced that turbo-propeller engines, which power GA-ASI’s state-of-art MQ-9B Remotely Piloted Aircraft System (RPAS), will be supported by the HAL Engine Division at Bengaluru for the Indian market.
“GA-ASI is proud to collaborate with HAL on this prestigious project,” said Dr. Vivek Lall, Chief Executive, General Atomics Global Corporation. “HAL is the foremost Indian public sector Aerospace and Defence agency, and its vast experience in the domain of aero-engine technology makes it our natural partner in India.”
Though the turboprop engine fitted onboard the MQ-9B RPAS looks similar to other commercial engines in its category, it is unique in its configuration and operation, requiring special training and equipment to maintain, repair and overhaul.
The Expression of Interest was exchanged in presence of Mr. C B Ananthakrishnan, Chairman and Managing Director, HAL and Mr. Mihir Kanti Mishra, CEO (Bangalore Complex), between Dr. Vivek Lall, Chief Executive, General Atomics Global Corporation and Mr. B. Krishna Kumar, Executive Director (Engines & IMGT).
“HAL has been manufacturing and providing MRO support for TPE 331-5 engines for the last 40 years. We are also establishing facilities for manufacturing TPE 331-12B engines for HTT-40 project. The engine used on the MQ-9B RPAS belongs to the same family of engines with upgraded configuration to adapt to the RPAS technology. I am glad that HAL Engine Division, Bangalore would be providing MRO support to the engine for MQ-9B RPAS, one of the most sophisticated equipment in the world,” said Mr. C B Ananthakrishnan, Chairman and Managing Director, HAL.
GA-ASI and HAL eagerly look forward to formulating a comprehensive engine MRO program for upcoming RPAS projects. This joint collaboration echoes India’s clarion call for ‘Atmanirbhar’ or ‘Self-Reliance’, while underscoring the deep industrial connection between U.S. and Indian Aerospace Companies.
General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) et Hindustan Aeronautics Limited (HAL) ont annoncé conjointement que les turbopropulseurs, qui alimentent le système d'aéronef télépiloté (RPAS) MQ-9B de pointe de GA-ASI, être pris en charge par la division HAL Engine à Bengaluru pour le marché indien.
« GA-ASI est fier de collaborer avec HAL sur ce projet prestigieux », a déclaré le Dr Vivek Lall, directeur général de General Atomics Global Corporation. « HAL est la première agence indienne du secteur public de l'aérospatiale et de la défense, et sa vaste expérience dans le domaine de la technologie des moteurs aéronautiques en fait notre partenaire naturel en Inde.
Bien que le turbopropulseur installé à bord du MQ-9B RPAS ressemble à d'autres moteurs commerciaux de sa catégorie, il est unique dans sa configuration et son fonctionnement, nécessitant une formation et un équipement spéciaux pour l'entretien, la réparation et la révision.
L'expression d'intérêt a été échangée en présence de M. C B Ananthakrishnan, président et directeur général, HAL et M. Mihir Kanti Mishra, PDG (complexe de Bangalore), entre le Dr Vivek Lall, directeur général, General Atomics Global Corporation et M. B Krishna Kumar, directeur exécutif (moteurs et IMGT).
« HAL fabrique et fournit un support MRO pour les moteurs TPE 331-5 depuis 40 ans. Nous mettons également en place des installations pour la fabrication de moteurs TPE 331-12B pour le projet HTT-40. Le moteur utilisé sur le MQ-9B RPAS appartient à la même famille de moteurs avec une configuration améliorée pour s'adapter à la technologie RPAS. Je suis heureux que HAL Engine Division, Bangalore fournisse un support MRO pour le moteur du MQ-9B RPAS, l'un des équipements les plus sophistiqués au monde », a déclaré M. C B Ananthakrishnan, président et directeur général de HAL.
GA-ASI et HAL attendent avec impatience de formuler un programme MRO moteur complet pour les projets RPAS à venir. Cette collaboration conjointe fait écho à l'appel du clairon de l'Inde pour « Atmanirbhar » ou « l'autonomie », tout en soulignant le lien industriel profond entre les sociétés aérospatiales américaines et indiennes.
General Atomics
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Insitu (Boeing)
2023-02-04 – A l’Avant-Garde - Deux pelotons exploiteront le système RQ-21 Integrator à Lombardsijde
A l’Avant-Garde, https://defencebelgium.com, 2023/02/04
Deux pelotons du bataillon de Chasseurs à Cheval exploiteront les systèmes RQ-21 Integrator (crédit-photo IPR bataillon ISTAR)
Deux pelotons exploiteront le système RQ-21 Integrator à Lombardsijde.
En avril 2021, les trois pays du Benelux ont signé un Memorandum of Understanding pour l’acquisition de sept systèmes RQ-21 Integrator aussi appelé Integrator X-300 (3 pour les Pays-Bas, 2 pour la Belgique et 2 pour le Luxembourg). Ce MoU comprenait l’acquisition mais aussi l’exploitation et le soutien de ces systèmes. Les Pays-Bas seront le pays-pilote de la capacité de drones Integrator du Benelux.
Ces systèmes TUAS (Tactical Unmaned Aircraft System) seront exploités par le bataillon de Chasseurs à Cheval (ISTAR) mais seront détachés au camp militaire de Lombardsijde en Flandre-Occidentale. Le bataillon ISTAR, lui, est effectivement stationné à Heverlee en Brabant flamand. Dans une réponse écrite au député Jasper Pillen, la ministre Ludivine Dedonder a précisé que cette nouvelle capacité serait exploitée par au moins deux pelotons, qui comprendront chacun 13 militaires. Son arrivée nécessitera la construction d’un nouveau bâtiment pour 2024. La livraison du premier système était prévu pour 2022 mais pour l’instant aucune communication n’a été faite à ce sujet ce qui laisse à penser que la livraison est retardée.
Le quartier de Lombardsijde est en pleine expansion avec l’arrivée d’une compagnie des Carabiniers-Grenadiers de Bourg-Léopold en octobre 2021. Au départ, elle comprenait moins d’une cinquantaine d’hommes. Aujourd’hui, elle compterait environ 90 hommes, encore relativement loin de l’objectif 6 officiers, 22 sous-officiers et 122 volontaires soit un total de 150 hommes. Mais on retrouve aussi les unités suivantes à Lombardsijde: le 14ème bataillon médical, le bataillon Artillerie, le Military Police Group et le Civil-Military Engagement Group.
Les unités du camp font face à un manque de places. Un village de containers sera installé au début de cette année afin d’accroître la capacité d’accueil à 38 lits. Après 2025, il y aura des investissements supplémentaires pour moderniser les infrastructures actuelles et en construire d’autres.
ISAE-Supaero / H3 Dynamics France (
H3 Dynamics)
2023-02-09 – AeroMorning - Premier essai en vol réussi pour le Drone Mermoz
AeroMorning, https://aeromorning.com, 2023/02/09
Premier essai en vol réussi pour le Drone Mermoz propulsé à l’hydrogène
Un démonstrateur de drone électrique à hydrogène, développé par l’ISAE-SUPAERO en partenariat avec H3 DYNAMICS, a effectué fin janvier avec succès son premier vol d’essai dans le cadre du projet « Drone Mermoz » initié en 2018 et cofinancé par le Fonds FEDER et la Région Occitanie. Ce projet ouvre la voie au « Défi Mermoz », piloté par l’ISAE-SUPAERO et DELAIR, qui ambitionne de réaliser, à l’horizon 2025, une traversée de l’Atlantique sud par drone sans émission de CO2 sur la route historique de Jean Mermoz, pionnier de l’Aéropostale.
Traverser l’Atlantique Sud sur la ligne mythique de l’Aéropostale reliant Dakar (Sénégal) à Natal (Brésil), avec un drone électrique léger, en totale autonomie et sans émettre de CO2, c’est la première mondiale que le « Défi Mermoz », piloté par l’ISAE-SUPAERO et DELAIR, s’est fixé comme objectif à l’horizon 2025. Alors que le vol électrique à batterie présente des limites physiques fortes et contraignantes, l’objectif de cet exploit est de démontrer la faisabilité et la fiabilité d’un aéronef bio-inspiré, autonome, propulsé électriquement par un ensemble énergétique alliant pile à combustible et panneau photovoltaïque, capable de voler sur de très grandes distances et suffisamment léger pour entrer dans la catégorie de certification française des vols hors vue.
Le projet « Drone Mermoz »
L’hydrogène est un des vecteurs énergétiques les plus prometteurs pour décarboner l’aviation. Pour les drones, la propulsion hydrogène-électrique va avant tout permettre d’étendre les performances de ces aéronefs en augmentant significativement leur autonomie. Cela réduira les coûts d’activités aériennes aujourd’hui onéreuses et chronophages : recherche de naufragés en mer, surveillance de vastes étendues comme les territoires boisés pour identifier par exemple des départs de feux, missions de cartographie ou d’inspection de grands réseaux linéaires (lignes électriques, voies ferrées, gazoducs…).
Annonçant le Défi Mermoz, le projet « Drone Mermoz » a été initié en 2018 par une équipe de chercheurs de l’ISAE-SUPAERO dirigée par le professeur Jean-Marc Moschetta, et par l’équipe française d’H3 Dynamics, leader mondial des systèmes propulsifs hydrogène-électrique aéroportés. Le projet visait à concevoir et fabriquer un démonstrateur de drone électrique léger de très longue portée théoriquement suffisante pour traverser l’Atlantique, basé sur une chaîne hydrogène, à documenter les verrous technologiques, et à développer une modélisation numérique de la chaîne à hydrogène (du réservoir jusqu’à la pile à hydrogène), qui pourra être appliquée dans le cadre de futurs développements d’aéronefs utilisant le même vecteur d’énergie.
Le premier vol
Le 20 janvier 2023, le premier démonstrateur « Drone Mermoz » embarquant de l’hydrogène gazeux a effectué avec succès son premier vol radiocommandé sur la piste du club d’aéromodélisme de Muret en région toulousaine (31). Le démonstrateur, de 4 mètres d’envergure, présente un design inspiré des albatros qui exploitent les turbulences atmosphériques pour voler très longtemps en limitant leurs efforts. La prochaine étape est la réalisation d’essais en vol de longue durée (plusieurs heures) en mode autonome (non piloté).
Découvrez les images du premier vol :
https://playplay.com/app/video/isae-supaero/essai-en-vol-du-drone-mermoz-20-janvier-2023/e865ef6a-e90e-4a6b-8e7c-4b8f528ba2e7
Les contributions au projet « Drone Mermoz »
Dans le cadre du projet « Drone Mermoz », l’ISAE-SUPAERO s’est chargé de la conception aérodynamique et propulsive des démonstrateurs, de la modélisation énergétique de la chaîne à hydrogène et a conduit la phase d’essai en soufflerie sur son campus.
H3 Dynamics a de son côté contribué à financer la fabrication des deux démonstrateurs, fourni le système pile à hydrogène et apporté son expertise associée à l’intégration, l’usage et la sécurité de l’hydrogène à bord d’un aéronef.
Le projet « Drone Mermoz » a réuni de nombreux acteurs autour de l’ISAE-SUPAERO et d’H3 Dynamics : H2PULSE, le laboratoire Laplace, le Lycée Nogaro, l’Ecole Nationale de la Météorologie (Météo-France), l’ENAC, le LAAS-CNRS, et le club aéromodélisme Eole Muret.
Le projet a été cofinancé par la Région Occitanie et le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), et H3 Dynamics en tant que partenaire industriel. Il a bénéficié du soutien de la Fondation ISAE-SUPAERO qui, grâce aux donateurs du Class Gift Inter-Promotions 2020-2000-1980, a recueilli un financement pour contribuer à l’achat de matériel pour faire voler le démonstrateur.
“Le Défi Mermoz repose sur des technologies de rupture, qui s’inscrivent dans la feuille de route vers une aviation décarbonée. Avec ce projet précurseur « Drone Mermoz », nous réalisons un travail académique important sur la chaîne hydrogène”, explique Jean-Marc Moschetta. “Nous ambitionnons de faire valider les modèles développés lors de cette phase pour qu’ils puissent être utilisés pour des avions de plus grande échelle. Ces travaux nous permettent par ailleurs d’enrichir les enseignements dispensés à nos étudiants et de les préparer aux technologies de rupture destinées à l’aviation décarbonée ».
L’hydrogène liquide, véritable saut technologique
Courant 2023, l’ISAE-SUPAERO développera une version de drone à hydrogène liquide. Stocker l’hydrogène sous forme liquide permet en effet de tripler la quantité d’hydrogène embarquée pour le même volume, ce qui permet de multiplier d’autant la distance franchissable. Le passage du gaz au liquide soulève toutefois un certain nombre de défis techniques : l’enjeu est de maîtriser le stockage et le contrôle thermique du fluide à bord, et d’optimiser les flux d’énergie disponibles (solaire, hydrogène, aérologique), tout en maintenant un haut niveau de fiabilité et de performances aéropropulsives. Cette nouvelle phase de développement se clôturera avec des essais en vol qui se dérouleront début 2024.
L’écosystème toulousain unit ses forces pour faire avancer les connaissances autour de l’hydrogène et accélérer la transition de l’aviation vers la décarbonation.
2023-02-09 – La Tribune - Drone à hydrogène liquide : une nouvelle étape franchie à Toulouse
La Tribune, http://www.latribune.fr, 2023/02/09
Pierrick Merlet
C'est une avancée importante dans l'optique d'une traversée de l'Atlantique avec un drone à hydrogène liquide, soit 3.000 kilomètres sans avitaillement. L'Isae-Supaero et H3 Dynamics sont parvenus à faire voler un drone avec de l'hydrogène gazeux ces derniers jours non loin de Toulouse.
H3 Dynamics et l'Isae-Supaero sont parvenus à faire voler à un drone à hydrogène gazeux, à Toulouse. (Crédits : Isae-Supaero)
Dans l'optique d'une traversée de l'océan Atlantique avec un drone à hydrogène liquide, baptisé « Défi Mermoz », les porteurs de ce projet (Delair et l'Isae-Supaero) ont connu une avancée décisive ces derniers jours. Embarquée dans un projet parallèle avec les équipes françaises de H3 Dynamics, l'Isae-Supaero est parvenue à faire voler un drone à hydrogène... gazeux. Le vol a eu lieu le 20 janvier dernier, sur l'aérodrome de Muret, lieu qui doit accueillir prochainement les futurs ateliers de la startup Ascendance Flight Technologies.
« Le 20 janvier 2023, le premier démonstrateur « Drone Mermoz » embarquant de l'hydrogène gazeux a effectué avec succès son premier vol radiocommandé sur la piste du club d'aéromodélisme de Muret en région toulousaine (31). Le démonstrateur, de 4 mètres d'envergure, présente un design inspiré des albatros qui exploitent les turbulences atmosphériques pour voler très longtemps en limitant leurs efforts. La prochaine étape est la réalisation d'essais en vol de longue durée (plusieurs heures) en mode autonome (non piloté) », précisent l'Isae-Supaero et H3 Dynamics dans un communiqué commun.
Pour comprendre, il est important d'avoir à l'esprit que le projet de Drone Mermoz est le fer de lance du Défi Mermoz qui consistera à traverser l'Atlantique Sud sur la ligne mythique de l'Aéropostale reliant Dakar (Sénégal) à Natal (Brésil), avec un drone à hydrogène liquide. Soit 3.500 kilomètres à parcourir en 30 heures de vol, sans escale.
« Nous ambitionnons de faire valider les modèles développés lors de cette première phase pour qu'ils puissent être utilisés pour des avions de plus grande échelle. Ces travaux nous permettent par ailleurs d'enrichir les enseignements dispensés à nos étudiants et de les préparer aux technologies de rupture destinées à l'aviation décarbonée », annonce le professeur Jean-Marc Moschetta, à la tête de l'équipe de chercheurs de l'école impliquée dans ce projet.
Manque de financements
Désormais, cette réussite doit servir de point de départ voire d'accélérateur au drone à hydrogène liquide que souhaite développer l'Isae-Supaeo avec le fabricant toulousain de drones Delair. Seulement, ce projet prend du retard car il est toujours à la recherche de financements. « Nous n'avons pas recueilli les financements nécessaires au projet », admettait à La Tribune début novembre Bastien Mancini, le CEO de Delair. Selon le consortium et ses quatre membres (avec la startup toulousaine Hycco et Pragma Industries installée dans les Pyrénées-Atlantiques), environ sept millions d'euros sont requis pour mettre au point ce drone à hydrogène liquide.
Néanmoins, le projet n'est pas mort-né. Le Défi Mermoz a été revu et décomposé en trois phases. La première consiste à mettre au point un drone à hydrogène gazeux, dans le cadre d'une démarche parallèle au Drone Mermoz, Delair voulant son propre modèle à des fins commerciales. La seconde sera de faire voler ce drone avec de l'hydrogène liquide et la dernière consistera à traverser l'océan Atlantique.
"Nous avons trouvé une solution de financement régionale pour la phase 1 et nous cherchons toujours des fonds au niveau national pour la phase 2. Par ailleurs, faire un drone à hydrogène gazeux dans un premier temps est moins complexe qu'un drone à hydrogène liquide pour lequel il faut maintenir à une certaine température le système, quelle que soit la météo", expliquait aussi le patron du constructeur de drones.
Le consortium a effet obtenu 1,2 million d'euros pour mener à bien cette première phase par l'intermédiaire de Maele (Mobilité AErienne Légère et Environnementalement responsable), un AMI de 10 millions d'euros porté par le pôle de compétitivité Aerospace Valley et financé par les conseils régionaux d'Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Il y a quelques mois, la présidente socialiste d'Occitanie, Carole Delga, a annoncé la pérennisation de ce dispositif, avec un budget annuel.
Kratos Unmanned Aerial Systems Inc. (Kratos Defense & Security Solutions)
2023-02-03 – UAS Vision - Kratos Gets $49M BQM-177A Targets Contract
Kratos obtient un contrat d'objectifs BQM-177A de 49 millions de dollars
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/03
Kratos Unmanned Aerial Systems Inc., Sacramento, California, is awarded a $49,568,200 firm-fixed-price contract for the production and delivery of 55 full rate production Lot 4 BQM-177A Surface Launched Aerial Targets, to include associated 55 Rocket-Assisted Takeoff Attachment kits, 277 mission kits, as well as associated technical and administrative data for the Navy, and the governments of Canada and Australia.
Work will be performed in Sacramento, California (50%); Dallas, Texas (20%); Fort Walton Beach, Florida (5%); Blacksburg, Virginia (4%); Santa Ana, California (2%); Newton, Kansas (2%); Concord, California (2%); Milwaukie, Oregon (2%); Chatsworth, California (2%); and various locations within the continental U.S. (11%), and is expected to be completed in April 2024.
Fiscal 2023 weapons procurement (Navy) funds in the amount of $48,753,523; and fiscal 2021 weapons procurement (Navy) funds in the amount of $814,677 will be obligated at the time of award, $814,677 of which will expire at the end of the current fiscal year.
This contract was not competitively procured pursuant to Federal Acquisition Regulation 6.302-1.
The Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland, is the contracting activity (N0001923C0021).
Kratos Unmanned Aerial Systems Inc., Sacramento, Californie, remporte un contrat à prix ferme de 49 568 200 $ pour la production et la livraison de 55 cibles aériennes lancées en surface du lot 4 BQM-177A, y compris les 55 accessoires de décollage assisté par fusée associés. kits, 277 kits de mission, ainsi que des données techniques et administratives associées pour la Marine et les gouvernements du Canada et de l'Australie.
Les travaux seront exécutés à Sacramento, en Californie (50 % ); Dallas, Texas (20%); Fort Walton Beach, Floride (5%); Blacksburg, Virginie (4%); Santa Ana, Californie (2%); Newton, Kansas (2%); Concord, Californie (2%); Milwaukie, Oregon (2%); Chatsworth, Californie (2%); et divers endroits sur le territoire continental des États-Unis (11 %), et devrait être achevé en avril 2024.
Fonds d'achat d'armes (Marine) pour l'exercice 2023 d'un montant de 48 753 523 $ ; et des fonds d'achat d'armes pour l'exercice 2021 (Marine) d'un montant de 814 677 $ seront engagés au moment de l'attribution, dont 814 677 $ expireront à la fin de l'exercice en cours.
Ce contrat n'a pas été obtenu de manière concurrentielle conformément au règlement fédéral sur les acquisitions 6.302-1.
Le Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland, est l'activité contractante (N0001923C0021).
Marine Instruments
2023-02-09 – UAS Vision - Spanish Navy Acquires Marine Instruments M5D-Airfox Drone
La marine espagnole acquiert le drone Marine Instruments M5D-Airfox
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/09
The Spanish Navy has closed with Marine Instruments, a Spanish company developing and manufacturing marine technology, the purchase of three M5D-Airfox UAV systems. This acquisition, valued at 1 million euros, represents the culmination of the national and international exercises that the maritime UAV system has been carrying out with the Navy since 2021 and which, phase by phase, it is successfully completing.
The delivery will be carried out in two parts, the first one has taken place this December 2nd, in which Marine Instruments has delivered all the systems to the Navy; while, in a second phase, scheduled for 2023, the Galician company will carry out all the operational installation of the systems in the ships, as well as the training of the military personnel.
These three systems (each comprising an aircraft, radio link and on-board control station) will be specifically at the service of the Mine Action Force (MCM), to monitor the sea and the coast, as naval mines continue to be a lethal and low-cost weapon capable of collapsing maritime traffic and, consequently, land traffic. In this case, the MCM did not so far have its own air support tools to provide a free zone for transit and subsequent disembarkation, hence its interest in this type of technological solution based on unmanned aircraft.
Proven experience in tests with NATO, the US Navy and the Navy
The Navy’s purchase is the result of numerous ISR mission support exercises, as the great versatility of the M5D-Airfox allows it to effectively take on military surveillance, tracking and detection operations of targets and objectives.
For example, as part of the RAPAZ programme, promoted by the Directorate General for Armaments and Material (DGAM), the drone has successfully completed the first two phases and will begin a third phase in 2023. Through this programme, several improvements have been made to the product, as well as several flight campaigns both on board Navy ships and at the EA’s UAS school at the Matacán Air Base. Some of these improvements have already been implemented experimentally during the participation in the 22nd edition of the REP MUS that took place in Portugal last year, where the M5D-Airfox was installed and operated from the Navy’s BAM AUDAZ during its participation in the DYNAMIC MESSENGER 22 exercise, organised by NATO. The embarkation was done simultaneously with other national remotely manned surface systems, previously integrating the systems into the ship’s own combat system, the SCOMBA.
La marine espagnole a conclu avec Marine Instruments, une société espagnole développant et fabriquant des technologies marines, l'achat de trois systèmes de drones M5D-Airfox. Cette acquisition, évaluée à 1 million d'euros, représente l'aboutissement des exercices nationaux et internationaux que le système de drones maritimes mène avec la Marine depuis 2021 et qu'il mène, phase par phase, avec succès.
La livraison s'effectuera en deux parties, la première a eu lieu ce 2 décembre, au cours de laquelle Marine Instruments a livré tous les systèmes à la Marine ; tandis que, dans une deuxième phase, prévue pour 2023, la société galicienne réalisera toute l'installation opérationnelle des systèmes dans les navires, ainsi que la formation du personnel militaire.
Ces trois systèmes (composés chacun d'un aéronef, d'une liaison radio et d'un poste de contrôle embarqué) seront spécifiquement au service de la Force d'action contre les mines (MCM), pour surveiller la mer et la côte, car les mines marines continuent d'être une menace mortelle et arme peu coûteuse capable d'effondrer le trafic maritime et, par conséquent, le trafic terrestre. Dans ce cas, le MCM ne disposait pas jusqu'à présent de ses propres outils d'appui aérien pour assurer une zone libre de transit et de débarquement ultérieur, d'où son intérêt pour ce type de solution technologique basée sur des avions sans pilote.
Expérience avérée dans les tests avec l'OTAN, l'US Navy et la Navy
L'achat de la Marine est le résultat de nombreux exercices d'appui à la mission ISR, car la grande polyvalence du M5D-Airfox lui permet d'assumer efficacement des opérations militaires de surveillance, de poursuite et de détection de cibles et d'objectifs.
Par exemple, dans le cadre du programme RAPAZ, promu par la Direction Générale de l'Armement et du Matériel (DGAM), le drone a franchi avec succès les deux premières phases et entamera une troisième phase en 2023. A travers ce programme, plusieurs améliorations ont été apportées au produit, ainsi que plusieurs campagnes de vol à bord de navires de la Marine et à l'école UAS de l'EA à la base aérienne de Matacán. Certaines de ces améliorations ont déjà été mises en œuvre expérimentalement lors de la participation à la 22e édition du REP MUS qui s'est déroulée au Portugal l'année dernière, où le M5D-Airfox a été installé et exploité depuis le BAM AUDAZ de la Marine lors de sa participation au DYNAMIC MESSENGER 22 exercice organisé par l'OTAN. L'embarquement s'est fait simultanément avec d'autres systèmes de surface nationaux habités à distance, intégrant auparavant les systèmes dans le propre système de combat du navire, le SCOMBA.
In addition, in February 2022, the M5D-Airfox participated in the Cutlass Express 2022 international exercises at the direct invitation of the US Navy and successfully completed the various tests proposed in the Red Sea. Similarly, in 2022, the M5D-Airfox successfully completed various tests during the Esp Minex-22 exercise, also organised by the Navy, contributing to the detection and deactivation of simulated naval mines around the ports of the Balearic Islands and their approaches.
The RPAS M5D-Airfox also carried out different operational deployments on ships of the Navy (in this case, the Segura minehunter), Guardia Civil (Río Miño oceanic patrol boat) and Customs Surveillance (Petrel).
In the civilian sphere, Marine Instruments has signed a two-year coastal surveillance contract with the Ministry of Agriculture, Fisheries and Food for the detection of illegal fishing. The company, based in Nigrán (Pontevedra), was awarded the contract to deploy a MRVP service using a drone over national territory.
A drone suitable for ISR missions
The M5D-Airfox is a solar-powered unmanned aircraft, specifically designed for use from naval platforms and to operate from the sea. It has a range of up to 10 hours and a range of 18 nautical miles. Its features also include a maximum speed of up to 45 knots and a full HD video camera.
This innovative UAV, with great performance and autonomy, is stealthy and lightweight, weighing only 4kg and with a wingspan of 2.5 metres. It can be hand-launched or launched by shuttle and landed by net, both with the ability to land while the ship is moving. The solar panels not only give it a zero-carbon footprint, but also allow it to achieve an autonomy of more than 10 hours of maximum sunshine. Moreover, the system itself is simple to operate and has a high degree of automation.
Marine Instruments also has special authorisation from the Spanish Aviation Safety Agency (AESA) to carry out UAS surveillance operations out of visual range and without the need to request approval for each flight.
Innovation and sustainability, its main strategic pillars
Marine Instruments is a world leader in the development and manufacture of electronic equipment adapted to the marine environment, always from a responsible point of view with the protection and conservation of the oceans. For this reason, the design and industrialisation of its products is carried out 100% in-house, without outsourcing any production process, which reduces the environmental impact to a minimum.
The Galician company is strongly committed to research and development in order to offer the most advanced products to its clients. In fact, the company has a continuously growing workforce, of which approximately 42% are engineers working in the R&D department.
Par ailleurs, en février 2022, le M5D-Airfox a participé aux exercices internationaux Cutlass Express 2022 à l'invitation directe de l'US Navy et a réussi les différents tests proposés en Mer Rouge. De même, en 2022, le M5D-Airfox a réalisé avec succès divers tests lors de l'exercice Esp Minex-22, également organisé par la Marine, contribuant à la détection et à la désactivation de mines navales simulées autour des ports des îles Baléares et de leurs approches.
Le RPAS M5D-Airfox a également effectué différents déploiements opérationnels sur des navires de la Marine (en l'occurrence, le chasseur de mines Segura), de la Guardia Civil (patrouilleur océanique Río Miño) et de la surveillance douanière (Petrel).
Dans le domaine civil, Marine Instruments a signé un contrat de surveillance côtière de deux ans avec le Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation pour la détection de la pêche illégale. L'entreprise, basée à Nigrán (Pontevedra), a remporté le contrat de déploiement d'un service MRVP à l'aide d'un drone sur le territoire national.
Un drone adapté aux missions ISR
Le M5D-Airfox est un avion sans pilote à énergie solaire, spécialement conçu pour être utilisé à partir de plates-formes navales et pour opérer depuis la mer. Il a une autonomie allant jusqu'à 10 heures et une portée de 18 milles nautiques. Ses caractéristiques comprennent également une vitesse maximale de 45 nœuds et une caméra vidéo Full HD.
Ce drone innovant, aux performances et à l'autonomie élevées, est furtif et léger, ne pesant que 4 kg et d'une envergure de 2,5 mètres. Il peut être lancé à la main ou lancé par navette et atterrir par filet, tous deux avec la possibilité d'atterrir pendant que le navire se déplace. Les panneaux solaires lui confèrent non seulement une empreinte carbone nulle, mais lui permettent également d'atteindre une autonomie de plus de 10 heures d'ensoleillement maximum. De plus, le système lui-même est simple à utiliser et possède un haut degré d'automatisation.
Marine Instruments dispose également d'une autorisation spéciale de l'Agence espagnole de la sécurité aérienne (AESA) pour effectuer des opérations de surveillance UAS hors de portée visuelle et sans avoir besoin de demander l'approbation pour chaque vol.
Innovation et durabilité, ses principaux piliers stratégiques
Marine Instruments est un leader mondial dans le développement et la fabrication d'équipements électroniques adaptés au milieu marin, toujours dans une optique responsable avec la protection et la conservation des océans. Pour cette raison, la conception et l'industrialisation de ses produits sont réalisées à 100% en interne, sans externaliser aucun processus de production, ce qui réduit au minimum l'impact environnemental.
L'entreprise galicienne est fortement engagée dans la recherche et le développement afin d'offrir les produits les plus avancés à ses clients. En effet, l'entreprise dispose d'un effectif en croissance continue, dont environ 42% sont des ingénieurs travaillant dans le département R&D.
MightyFly
2023-02-06 – UAS Vision - MightyFly’s eVTOL Cargo Drone Carries 100 lb for 600 miles
Le drone cargo eVTOL de MightyFly transporte 100 lb sur 600 milles
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/06
Just 21 months after receiving $5.1M seed funding and with only 9 months from concept to first flight, MightyFly is ready to unveil the next generation of its aircraft, the MightyFly Cento.
Aircraft Specs & Cargo Logistics Platform Capabilities
The Cento, previously referred to as the MF-100, is a hybrid, electric Vertical Takeoff and Landing (VTOL) aircraft with a cargo capacity of 100 lbs (45 kg), a range of 600 miles (965 km) and a max speed of 150 mph (240 km/hr).
With eight electric vertical lift fans, one forward propulsion propeller, and a high wing carbon fiber airframe, the fully loaded Cento weighs just 355 pounds (161 kg).
À peine 21 mois après avoir reçu un financement de démarrage de 5,1 millions de dollars et avec seulement 9 mois entre le concept et le premier vol, MightyFly est prêt à dévoiler la prochaine génération de son avion, le MightyFly Cento.
Spécifications de l'avion et capacités de la plate-forme logistique de fret
Le Cento, précédemment appelé MF-100, est un avion hybride électrique à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) avec une capacité de chargement de 100 lb (45 kg), une autonomie de 600 miles (965 km) et une vitesse maximale. de 150 mph (240 km/h).
Avec huit ventilateurs électriques à levage vertical, une hélice de propulsion avant et une cellule en fibre de carbone à aile haute, le Cento entièrement chargé ne pèse que 355 livres (161 kg).
It measures 13.1 ft by 16.7 ft (4 m by 5 m) taking up a total area that is less than two compact cars – meaning the ground transfer stations required onsite can simply be two car spots in an existing parking lot.
Il mesure 13,1 pieds sur 16,7 pieds (4 m sur 5 m) et occupe une surface totale inférieure à deux voitures compactes, ce qui signifie que les stations de transfert au sol requises sur place peuvent simplement être deux places de voiture dans un parking existant.
Cento is equipped with a 6 ft by 1 ft by 1 ft (1.8 m by 0.30 m by 0.30 m) internal cargo bay able to carry 96 small USPS packages. Cargo is loaded and unloaded by a conveyor belt that operates autonomously, so no human handling other than dropoff and pickup is required at the ground stations.
The aircraft are operated and maintained by MightyFly, which will manage the end-to-end process of its express shipping services making the customer experience convenient and seamless. Because Cento is equipped with a hybrid powertrain, it does not require recharging between flights. An internal combustion engine recharges the aircraft’s battery while in the air, enabling it to perform multiple consecutive deliveries, with up to 600 miles range.
“The traditional hub-and-spoke distribution model can still serve businesses that have centralized warehousing and shipping systems in place and that have experienced few logistics issues,” said Manal Habib, MightyFly CEO and co-founder. “But if there is one lesson we’ve learned from supply chain bottlenecks and logistics over the past few years, it’s that we need flexibility – to be able to adapt to various cargo volumes and expedited timing or urgencies. Medical companies, just-in-time manufacturing, and the 51% of all retailers that now provide same-day delivery need a faster and more affordable way to get their goods and perishables to the final destination.”
FAA Grants Special Airworthiness and Certificate of Authorization for Long Range Flight
After undergoing an extensive study of all safety standards and testing results of MightyFly’s end-to-end system, inclusive of aircraft hardware, software and its ground infrastructure, the Federal Aviation Administration (FAA) has granted the MightyFly Cento a Special Airworthiness Certificate and a Certificate of Authorization (COA) for long-range flights.
This means that MightyFly can start demonstrating the long-range flight capabilities of Cento. Demonstrating autonomous eVTOL flights up to 600 miles of range with 100 pounds of cargo is unprecedented in the industry.
With this COA in place, the company will be able to accelerate development of its autonomous aircraft, with a larger airspace (230 sq miles) in which to test the transition from hover to forward flight at medium and high altitudes (up to 5000 feet).
Awarded a Small Business Innovation Research (SBIR) Grant
MightyFly’s integrated, high-throughput aerial logistics system is ideally suited for retail, medical, automotive and manufacturing businesses, but it has also attracted government-level interest, specifically in defense, from the United States Air Force.
The SBIR award is given to small businesses working on innovative technology with the potential to benefit the Department of Defense (DoD), such as delivery of medical supplies to a team in the field or other missions like communication relays where long-range capacity is critical. The US Air Force has recognized the agility of MightyFly’s platform (e.g., no required ground charging infrastructure and long-range capability, both afforded by its hybrid propulsion) and is supporting further development of its technology.
MightyFly began autonomous flight testing of the Cento in December 2022. Meanwhile, it is planning to develop a larger vehicle that can carry 500 pounds of cargo.
Cento est équipé d'une soute interne de 6 pieds sur 1 pied sur 1 pied (1,8 m sur 0,30 m sur 0,30 m) capable de transporter 96 petits colis USPS. La cargaison est chargée et déchargée par un tapis roulant qui fonctionne de manière autonome, de sorte qu'aucune manipulation humaine autre que le dépôt et le ramassage n'est requise aux stations au sol.
Les avions sont exploités et entretenus par MightyFly, qui gérera le processus de bout en bout de ses services d'expédition express, rendant l'expérience client pratique et transparente. Parce que Cento est équipé d'un groupe motopropulseur hybride, il ne nécessite pas de recharge entre les vols. Un moteur à combustion interne recharge la batterie de l'avion en l'air, lui permettant d'effectuer plusieurs livraisons consécutives, avec une autonomie allant jusqu'à 600 milles.
"Le modèle de distribution traditionnel en étoile peut toujours servir les entreprises qui ont mis en place des systèmes d'entreposage et d'expédition centralisés et qui ont rencontré peu de problèmes logistiques", a déclaré Manal Habib, PDG et co-fondateur de MightyFly. «Mais s'il y a une leçon que nous avons apprise des goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement et de la logistique au cours des dernières années, c'est que nous avons besoin de flexibilité - pour pouvoir nous adapter à divers volumes de fret et à des délais ou urgences accélérés. Les entreprises médicales, la fabrication juste-à-temps et les 51 % de tous les détaillants qui proposent désormais une livraison le jour même ont besoin d'un moyen plus rapide et plus abordable pour acheminer leurs marchandises et leurs denrées périssables vers la destination finale. »
La FAA accorde une navigabilité spéciale et un certificat d'autorisation pour les vols long-courriers
Après avoir subi une étude approfondie de toutes les normes de sécurité et des résultats des tests du système de bout en bout de MightyFly, y compris le matériel, les logiciels et l'infrastructure au sol de l'avion, la Federal Aviation Administration (FAA) a accordé au MightyFly Cento un certificat de navigabilité spécial et un Certificat d'autorisation (COA) pour les vols long-courriers.
Cela signifie que MightyFly peut commencer à démontrer les capacités de vol à longue distance de Cento. La démonstration de vols eVTOL autonomes jusqu'à 600 miles d'autonomie avec 100 livres de fret est sans précédent dans l'industrie.
Avec ce COA en place, la compagnie pourra accélérer le développement de son avion autonome, avec un espace aérien plus grand (230 miles carrés) dans lequel tester la transition du vol stationnaire au vol vers l'avant à moyenne et haute altitude (jusqu'à 5000 pieds) .
Obtention d'une subvention de recherche sur l'innovation dans les petites entreprises (SBIR)
Le système de logistique aérienne intégré à haut débit de MightyFly convient parfaitement aux entreprises de vente au détail, médicales, automobiles et manufacturières, mais il a également suscité l'intérêt du gouvernement, en particulier dans le domaine de la défense, de la part de l'US Air Force.
Le prix SBIR est décerné aux petites entreprises travaillant sur des technologies innovantes susceptibles de bénéficier au ministère de la Défense (DoD), telles que la livraison de fournitures médicales à une équipe sur le terrain ou d'autres missions telles que les relais de communication où la capacité à longue portée est essentielle. . L'US Air Force a reconnu l'agilité de la plate-forme de MightyFly (par exemple, aucune infrastructure de recharge au sol requise et capacité à longue portée, toutes deux offertes par sa propulsion hybride) et soutient le développement ultérieur de sa technologie.
MightyFly a commencé les essais en vol autonomes du Cento en décembre 2022. Pendant ce temps, il prévoit de développer un véhicule plus grand pouvant transporter 500 livres de fret.
Mississippi State University
2023-02-14 – UAS Vision - Mississippi State University Gets $19M Department of Homeland Security UAS Research Funding
L'Université d'État du Mississippi obtient un financement de 19 millions de dollars pour la recherche sur les UAS du Département de la sécurité intérieure
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/14
Mississippi State University (MSU) has once again been tapped to lead a major uncrewed aircraft systems (UAS) research, testing and evaluation project on behalf of the U.S. Department of Homeland Security (DHS).
Homeland Security’s Office of Procurement Operations, on behalf of the DHS Science and Technology Directorate (S&T), has awarded MSU a five-year contract with a funding ceiling of $18.7 million, including approximately $4 million in funding awarded in Fiscal Year 2022. MSU’s Raspet Flight Research Laboratory, a national leader in UAS research, will spearhead the effort. Under the new contract with DHS, MSU will continue to scout, evaluate and test emerging UAS technologies. MSU has also been tasked with developing a cost-effective prototype UAS that is customized specifically for DHS needs and incorporates capabilities beyond what is currently available. Another early initiative in the partnership is to conduct cybersecurity vulnerability assessments for UAS aircraft.
MSU resources in high-performance computing, cybersecurity, advanced materials and remote sensing, among other areas, will complement the project to enhance outcomes for DHS.
“This project is a great example of how MSU can leverage internal strengths and external relationships to deliver full solutions in support of national security,” said MSU Vice President for Research and Economic Development Julie Jordan. “It is also a testament to the excellent work being done every day at Raspet Flight Research Laboratory and the value the center has provided in MSU’s previous work with the Department of Homeland Security. This award is a major win for MSU and the state as we continue to see the benefits of Mississippi being a hub for UAS research and development.”
MSU was selected in 2017 to lead Homeland Security’s Common UAS Test Site in conjunction with multiple Magnolia State partners. As part of this partnership, MSU provides UAS testing, evaluation and full-scale exercise capabilities for more than two dozen simulated security threat scenarios such as disaster relief, highway and rail accidents, border protection and hazardous material spills.
La Mississippi State University (MSU) a de nouveau été sollicitée pour diriger un important projet de recherche, de test et d'évaluation sur les systèmes d'aéronefs sans équipage (UAS) pour le compte du Département américain de la sécurité intérieure (DHS).
Le Bureau des opérations d'approvisionnement de la sécurité intérieure, au nom de la Direction des sciences et technologies (S&T) du DHS, a attribué à MSU un contrat de cinq ans avec un plafond de financement de 18,7 millions de dollars, dont environ 4 millions de dollars de financement accordés au cours de l'exercice 2022. Raspet de MSU Flight Research Laboratory, un chef de file national dans la recherche sur les UAS, sera le fer de lance de l'effort. Dans le cadre du nouveau contrat avec le DHS, MSU continuera de rechercher, d'évaluer et de tester les technologies UAS émergentes. MSU a également été chargé de développer un prototype d'UAS rentable qui est personnalisé spécifiquement pour les besoins du DHS et intègre des capacités au-delà de ce qui est actuellement disponible. Une autre initiative précoce du partenariat consiste à effectuer des évaluations de la vulnérabilité de la cybersécurité pour les aéronefs UAS.
Les ressources de la MSU en informatique haute performance, en cybersécurité, en matériaux avancés et en télédétection, entre autres, compléteront le projet pour améliorer les résultats du DHS.
"Ce projet est un excellent exemple de la façon dont MSU peut tirer parti des forces internes et des relations externes pour fournir des solutions complètes à l'appui de la sécurité nationale", a déclaré Julie Jordan, vice-présidente de MSU pour la recherche et le développement économique. «Cela témoigne également de l'excellent travail effectué chaque jour au Raspet Flight Research Laboratory et de la valeur que le centre a apportée aux travaux antérieurs de MSU avec le Department of Homeland Security. Ce prix est une victoire majeure pour MSU et l'État, car nous continuons à voir les avantages du fait que le Mississippi soit une plaque tournante pour la recherche et le développement des UAS.
MSU a été sélectionné en 2017 pour diriger le site de test commun UAS de Homeland Security en collaboration avec plusieurs partenaires de l'État de Magnolia. Dans le cadre de ce partenariat, MSU fournit des capacités de test, d'évaluation et d'exercice à grande échelle des UAS pour plus de deux douzaines de scénarios de menace de sécurité simulés tels que les secours en cas de catastrophe, les accidents routiers et ferroviaires, la protection des frontières et les déversements de matières dangereuses.
Tom Brooks, Raspet director, said he is excited to see the lab’s capabilities and partnerships continue to grow, which enhances opportunities for students and researchers on campus.
“We have one of the largest and most sophisticated UAS fleets of any university in the country to go along with a great team and the ability to fly UAS over thousands of square miles of unique terrain,” Brooks said. “This project will help our government partners evaluate and ultimately implement the next generation of UAS technologies, something that I am proud for MSU and Raspet to be a part of.”
MSU has a distinguished history of UAS research and development initiatives. The university was selected to lead the Federal Aviation Administration’s (FAA’s) UAS Center of Excellence for UAS Research, or ASSURE, in 2015 to provide the agency with the academic research, data and support needed to safely integrate UAS into the national airspace system. In 2020, Raspet was designated as the FAA’s UAS Safety Research Facility, placing the research center at the helm of studying and developing UAS safety and certification standards. In addition to federal agencies, Raspet conducts research on behalf of industry partners, helping grow Mississippi’s aerospace sector.
Tom Brooks, directeur de Raspet, s'est dit ravi de voir les capacités et les partenariats du laboratoire continuer à se développer, ce qui améliore les opportunités pour les étudiants et les chercheurs sur le campus.
"Nous avons l'une des flottes d'UAS les plus importantes et les plus sophistiquées de toutes les universités du pays, ainsi qu'une excellente équipe et la capacité de faire voler des UAS sur des milliers de kilomètres carrés de terrain unique", a déclaré Brooks. "Ce projet aidera nos partenaires gouvernementaux à évaluer et finalement à mettre en œuvre la prochaine génération de technologies UAS, ce dont je suis fier que MSU et Raspet fassent partie."
MSU a une histoire distinguée d'initiatives de recherche et de développement UAS. L'université a été sélectionnée pour diriger le Centre d'excellence pour la recherche sur les UAS de la Federal Aviation Administration (FAA) ou ASSURE, en 2015, afin de fournir à l'agence la recherche universitaire, les données et le soutien nécessaires pour intégrer en toute sécurité les UAS dans le système d'espace aérien national. En 2020, Raspet a été désigné comme centre de recherche sur la sécurité des UAS de la FAA, plaçant le centre de recherche à la tête de l'étude et du développement des normes de sécurité et de certification des UAS. En plus des agences fédérales, Raspet mène des recherches pour le compte de partenaires de l'industrie, contribuant ainsi à la croissance du secteur aérospatial du Mississippi.
Natilus
2023-02-13 – UAS Vision - Ameriflight Orders 20 Natilus Autonomous Feeder Cargo Aircraft for$134M
Ameriflight commande 20 avions-cargo autonomes Natilus pour 134 millions de dollars
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/13
Natilus, a U.S. corporation designing and producing the world’s first autonomous aircraft for efficient and sustainable freight transport, has announced that Ameriflight, an industry leader in freight operations, has become the first regional U.S. carrier to sign an Aircraft Purchase Agreement with Natilus. The Ameriflight agreement for 20 Natilus Kona feeder aircraft valued at $134M brings total commitments to $6.8 billion for delivery of 460+ aircraft.
Ameriflight is the nation’s largest Part 135 cargo airline, serving 200 destinations throughout the United States, Canada, Mexico, the Caribbean and South America – with more than 1,500 weekly departures. As a critical part of the supply chain with UPS being its largest customer, Ameriflight’s primary business is moving high priority air freight to and from remote areas across the country for overnight express carriers.
“Through this strategic partnership, we are positioning Ameriflight to build the roadmap for the future in cargo operations and be the first regional operator for Natilus in the United States,” said Alan Rusinowitz, President and Chief Operating Officer of Ameriflight. “Our goal is to grow our product and transform the way we do business through innovation and collaboration, and now through this new partnership with Natilus, Ameriflight will connect the world safely within a sustainable business model.”
“Innovation in design allows the Natilus fleet to carry more volume at lower costs, and the exploration of new sustainable fuels will lower carbon emissions,” explained Aleksey Matyushev, Co-Founder and CEO of Natilus “The Ameriflight agreement is a major move forward for the air cargo industry to strengthen the regional supply chain”.
The Natilus fleet of carbon fiber, blended-wing-body designed cargo aircraft offer a 60% reduction to cost of operations and cuts carbon emissions by half – enabling the opening of new and emerging markets in remote areas, where larger aircraft do not have the runway capacity and/or infrastructure to land, through both scheduled and specialized operations. This will provide needed medicines, food and other important goods to develop these outlying areas.
“Developing autonomous solutions that are purpose-built to address the needs of the air cargo market is one important step toward developing more robust long-term solutions,” continued Matyushev. “Autonomous technologies seek to utilize labor more efficiently by allowing a single pilot to control multiple aircraft, helping address the dire pilot shortage”.
About Ameriflight
Ameriflight is the nation’s largest Part 135 cargo airline. Founded in 1968, Ameriflight has grown from a small air charter and cargo service carrier to an international operator with 14 bases, 1,500 weekly departures, and 200 destinations. The company is headquartered in Dallas, TX and has more than 500 employees including over 150 pilots and over 100 aircraft. Ameriflight provides feeder services for overnight express carriers, as well as on-demand cargo charter services for customers with an array of priority shipping needs through its Expedited Supply Chain Solutions department.
About Natilus
Natilus was founded in 2016 to democratize the air cargo transport industry by designing and manufacturing a new fleet of blended wing body (BWB) autonomous freight aircraft that will commoditize airfreight while reducing air freight emissions by half. Natilus aircraft use existing ground infrastructure and standard air cargo containers to produce an innovative turnkey solution for customers.
The Natilus family of cargo aircraft includes:
Kona – 3.8 ton payload short-haul feeder UAV
Alisio – 60 ton payload medium/long range UAV
Nordes – 100 ton payload long-range UAV
Natilus, une société américaine qui conçoit et produit le premier avion autonome au monde pour un transport de fret efficace et durable, a annoncé qu'Ameriflight, un leader du secteur des opérations de fret, est devenu le premier transporteur régional américain à signer un accord d'achat d'avions avec Natilus. L'accord Ameriflight pour 20 avions de ravitaillement Natilus Kona d'une valeur de 134 millions de dollars porte les engagements totaux à 6,8 milliards de dollars pour la livraison de plus de 460 avions.
Ameriflight est la plus grande compagnie aérienne de fret Part 135 du pays, desservant 200 destinations à travers les États-Unis, le Canada, le Mexique, les Caraïbes et l'Amérique du Sud - avec plus de 1 500 départs hebdomadaires. En tant qu'élément essentiel de la chaîne d'approvisionnement, UPS étant son plus gros client, l'activité principale d'Ameriflight est le transport de fret aérien hautement prioritaire vers et depuis des régions éloignées à travers le pays pour les transporteurs express de nuit.
« Grâce à ce partenariat stratégique, nous positionnons Ameriflight pour construire la feuille de route de l'avenir dans les opérations de fret et être le premier opérateur régional de Natilus aux États-Unis », a déclaré Alan Rusinowitz, président et chef de l'exploitation d'Ameriflight. "Notre objectif est de développer notre produit et de transformer notre façon de faire des affaires grâce à l'innovation et à la collaboration, et maintenant grâce à ce nouveau partenariat avec Natilus, Ameriflight connectera le monde en toute sécurité dans le cadre d'un modèle commercial durable."
"L'innovation dans la conception permet à la flotte de Natilus de transporter plus de volume à moindre coût, et l'exploration de nouveaux carburants durables réduira les émissions de carbone", a expliqué Aleksey Matyushev, co-fondateur et PDG de Natilus. "L'accord Ameriflight est une avancée majeure pour l'industrie du fret aérien pour renforcer la chaîne d'approvisionnement régionale ».
La flotte Natilus d'avions-cargos en fibre de carbone et à voilure mixte offre une réduction de 60 % des coûts d'exploitation et réduit de moitié les émissions de carbone, permettant l'ouverture de marchés nouveaux et émergents dans les régions éloignées, où les avions plus gros n'ont pas le la capacité des pistes et/ou l'infrastructure pour atterrir, dans le cadre d'opérations régulières et spécialisées. Cela fournira les médicaments, la nourriture et d'autres biens importants nécessaires au développement de ces zones périphériques.
"Le développement de solutions autonomes spécialement conçues pour répondre aux besoins du marché du fret aérien est une étape importante vers le développement de solutions à long terme plus robustes", a poursuivi Matyushev. "Les technologies autonomes cherchent à utiliser la main-d'œuvre plus efficacement en permettant à un seul pilote de contrôler plusieurs aéronefs, ce qui contribue à remédier à la grave pénurie de pilotes".
À propos d'Ameriflight
Ameriflight est la plus grande compagnie aérienne de fret Part 135 du pays. Fondée en 1968, Ameriflight est passée d'un petit transporteur de services aériens et de fret à un opérateur international avec 14 bases, 1 500 départs hebdomadaires et 200 destinations. La société a son siège social à Dallas, au Texas, et compte plus de 500 employés, dont plus de 150 pilotes et plus de 100 avions. Ameriflight fournit des services d'alimentation pour les transporteurs express de nuit, ainsi que des services d'affrètement de fret à la demande pour les clients ayant un éventail de besoins d'expédition prioritaires via son département Solutions de chaîne d'approvisionnement accélérée.
À propos de Natilus
Natilus a été fondée en 2016 pour démocratiser l'industrie du transport de fret aérien en concevant et en fabriquant une nouvelle flotte d'avions de fret autonomes à fuselage mixte (BWB) qui banaliseront le fret aérien tout en réduisant de moitié les émissions du fret aérien. Les avions Natilus utilisent l'infrastructure au sol existante et les conteneurs de fret aérien standard pour produire une solution clé en main innovante pour les clients.
La famille d'avions cargo Natilus comprend :
• Kona - UAV d'alimentation court-courrier à charge utile de 3,8 tonnes
• Alisio – UAV moyenne/longue portée à charge utile de 60 tonnes
• Nordes - UAV longue portée de 100 tonnes de charge utile
National Aviation University (Kiev)
2023-02-15 – UAS Vision - Ukraine Unveils New Kamikaze Drone
L'Ukraine dévoile un nouveau drone kamikaze
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/15
Video footage has surfaced online showing the first successful launch of a new type of Ukrainian suicide drone.
The drone was reportedly developed by the National Aviation University in Kiev. In the footage, the drone, which is powered by a back propeller, can be seen taken off from an improvised launcher mounted in the back of a mini truck with help from a rocket booster.
Military experts noted that the suicide drone is similar in design to the RZ60 aerial target, which was first unveiled by the Ukrainian firm Ramsay in 2021.
The RZ60 has an operational range of 300 kilometers and can carry a payload weighing up to three kilograms. The new Ukrainian suicide drone will likely have similar specifications, if it was indeed built around the aerial target.
Des séquences vidéo ont fait surface en ligne montrant le premier lancement réussi d'un nouveau type de drone suicide ukrainien.
Le drone aurait été développé par l'Université nationale de l'aviation de Kiev. Dans les images, le drone, qui est propulsé par une hélice arrière, peut être vu décoller d'un lanceur improvisé monté à l'arrière d'un mini camion avec l'aide d'un propulseur de fusée.
Les experts militaires ont noté que le drone suicide est de conception similaire à la cible aérienne RZ60, qui a été dévoilée pour la première fois par la société ukrainienne Ramsay en 2021.
Le RZ60 a une portée opérationnelle de 300 kilomètres et peut transporter une charge utile pesant jusqu'à trois kilogrammes. Le nouveau drone suicide ukrainien aura probablement des spécifications similaires, s'il a bien été construit autour de la cible aérienne.
Kiev forces have been using suicide drones since the start of the Russian special military operation in Ukraine last year. While some of the suicide drones employed by Kiev were built from commercially-avilable drone kits and off-the-shelf electronics, others were built around Soviet-made Tu-141 and Tu-143 jet-powered reconnaissance drones.
In addition to these suicide drones, Kiev forces received hundreds of small loitering munitions from its Western allies, including Polish-made Warmate as well as American-made Switchblade 300/600 and Phoenix Ghost.
Ukrainian suicide drones pose a real threat to Russian military and civilian targets. The threat covers the special military operation zone as well as nearby Russian territory.
Kiev’s drone program is thought to be supported by its Western allies, who are apparently determined to improve Ukrainian long-range strike capabilities. In the face of this threat, Russia will likely reinforce its early warning and air defense network within and beyond the special military operation zone.
Les forces de Kiev utilisent des drones suicides depuis le début de l'opération militaire spéciale russe en Ukraine l'année dernière. Alors que certains des drones suicides employés par Kiev ont été construits à partir de kits de drones disponibles dans le commerce et d'électronique standard, d'autres ont été construits autour de drones de reconnaissance à réaction Tu-141 et Tu-143 de fabrication soviétique.
En plus de ces drones suicides, les forces de Kiev ont reçu des centaines de petites munitions de ses alliés occidentaux, notamment des Warmate de fabrication polonaise ainsi que des Switchblade 300/600 et Phoenix Ghost de fabrication américaine.
Les drones suicides ukrainiens constituent une menace réelle pour les cibles militaires et civiles russes. La menace couvre la zone d'opération militaire spéciale ainsi que le territoire russe voisin.
On pense que le programme de drones de Kiev est soutenu par ses alliés occidentaux, qui sont apparemment déterminés à améliorer les capacités de frappe ukrainiennes à longue portée. Face à cette menace, la Russie renforcera probablement son réseau d'alerte avancée et de défense aérienne à l'intérieur et au-delà de la zone d'opérations militaires spéciales.
Packet Digital
2023-02-01 – UAS Vision - Packet Digital to Develop High-Performance Battery Systems for US Naval Drone Fleet
Packet Digital va développer des systèmes de batteries hautes performances pour la flotte de drones de la marine américaine
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/01
Packet Digital announced that it has been awarded an $8.5 million contract to develop unmanned aircraft systems (UAS) smart batteries, chargers, and power systems for the United States Navy. Packet Digital is now responsible for designing and manufacturing high-performance UAS battery systems for the next generation of Navy Maritime Logistics UAS.
Packet Digital’s experience developing and manufacturing smart batteries and chargers for leading UAS companies enable it to deliver cutting-edge products while addressing current battery supply constraints, data security issues, quality concerns, and inconsistent performance. Additionally, the modular battery design for this project will enable the Naval UAS fleet to share a standard set of features and construction techniques so that battery variants can be produced quickly with minimal resource requirements.
“Packet Digital is honored to take on this critical challenge to support the safety of our troops and our country,” said Packet Digital CEO, Terri Zimmerman. “Smart batteries are the heart of complex UAS operations. As drone fleets are becoming a larger part of the Navy’s day to day operations the ongoing management of a much larger number of batteries presents a challenge. We have spent over a decade building our technology, optimizing our algorithms, developing our technical partnerships, and fine tuning our power delivery solutions. We will focus all of that history, our passion, and our creativity on this important opportunity”.
“Packet Digital has developed a strong reputation in the UAS industry,” said Senator John Hoeven, a member of the Senate Defense Appropriations Committee. “We worked to provide resources to develop these new UAS battery systems as part of annual appropriations legislation. Now, this North Dakota company will be working with the Navy to improve this critical component of our national defense capabilities. We remain committed to supporting the great partnerships between North Dakota companies and our national security.”
The project, being undertaken by Packet Digital’s talented and growing engineering team in Fargo North Dakota, will be delivered in multiple phases over the next two years, and is kicking off immediately.
“Packet Digital has experienced significant growth, and this Navy project, coupled with other major commercial and defense projects, is accelerating our momentum,” Zimmerman continued. “We’re aiming to more than double our staff in the next couple years, and to significantly increase our manufacturing footprint – all here in Fargo, North Dakota.”
Packet Digital a annoncé avoir remporté un contrat de 8,5 millions de dollars pour développer des batteries, des chargeurs et des systèmes d'alimentation intelligents pour les systèmes d'aéronefs sans pilote (UAS) pour la marine américaine. Packet Digital est désormais responsable de la conception et de la fabrication de systèmes de batteries UAS hautes performances pour la prochaine génération d'UAS Navy Maritime Logistics.
L'expérience de Packet Digital dans le développement et la fabrication de batteries et de chargeurs intelligents pour les principales sociétés UAS lui permet de fournir des produits de pointe tout en répondant aux contraintes actuelles d'approvisionnement en batteries, aux problèmes de sécurité des données, aux problèmes de qualité et aux performances incohérentes. De plus, la conception de batterie modulaire pour ce projet permettra à la flotte d'UAS navals de partager un ensemble standard de fonctionnalités et de techniques de construction afin que des variantes de batterie puissent être produites rapidement avec un minimum de ressources.
"Packet Digital est honoré de relever ce défi crucial pour soutenir la sécurité de nos troupes et de notre pays", a déclaré Terri Zimmerman, PDG de Packet Digital. « Les batteries intelligentes sont au cœur des opérations UAS complexes. Alors que les flottes de drones deviennent une partie plus importante des opérations quotidiennes de la Marine, la gestion continue d'un nombre beaucoup plus important de batteries présente un défi. Nous avons passé plus d'une décennie à développer notre technologie, à optimiser nos algorithmes, à développer nos partenariats techniques et à peaufiner nos solutions de distribution d'énergie. Nous concentrerons toute cette histoire, notre passion et notre créativité sur cette opportunité importante ».
« Packet Digital s'est forgé une solide réputation dans l'industrie des UAS », a déclaré le sénateur John Hoeven, membre de la commission des crédits de défense du Sénat. «Nous avons travaillé pour fournir des ressources pour développer ces nouveaux systèmes de batterie UAS dans le cadre de la législation annuelle sur les crédits. Désormais, cette société du Dakota du Nord travaillera avec la Marine pour améliorer cet élément essentiel de nos capacités de défense nationale. Nous restons déterminés à soutenir les excellents partenariats entre les entreprises du Dakota du Nord et notre sécurité nationale.
Le projet, entrepris par l'équipe d'ingénieurs talentueuse et en pleine croissance de Packet Digital à Fargo dans le Dakota du Nord, sera livré en plusieurs phases au cours des deux prochaines années et démarre immédiatement.
"Packet Digital a connu une croissance significative, et ce projet de la Marine, associé à d'autres grands projets commerciaux et de défense, accélère notre élan", a poursuivi Zimmerman. "Nous visons à plus que doubler notre personnel au cours des deux prochaines années et à augmenter considérablement notre empreinte de fabrication - le tout ici à Fargo, dans le Dakota du Nord."
Qinetiq
2023-02-02 – ASD News - QinetiQ Leads Advancement in Human and Machine Teaming With European First
QinetiQ mène l'avancement dans l'équipe humaine et machine avec une première européenne
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/02
QinetiQ successfully demonstrates the exchanging of control of an unmanned air system between crewed aircraft.
QinetiQ démontre avec succès l'échange de contrôle d'un système aérien sans pilote entre des aéronefs avec équipage.
QinetiQ’s DATUM team has delivered UK and European firsts for the live airborne exchange of control of an unmanned air system (UAS) between operators in separate crewed aircraft. The demonstration proved how effective teams comprising both humans and machines can be dynamically built and operated in real time, paving the way for their use by militaries in the future.
This is a significant step forward as operators in real-world scenarios will need to exchange control of available capabilities reliably and securely during missions. This will act as a force multiplier for UAS during operations. Enabling them to be employed at the point of greatest need by the most appropriate operator, maximising the achieved effect in rapidly evolving tactical situations.
Both the live demonstration and the parallel synthetic trial were conducted using QinetiQ’s autonomy and policy management software, ACCSIOM, managing the same multi-platform mission in the real world and the virtual. The data captured during the synthetic trial is now being analysed and compared with live trial data to investigate and inform requirements for Digital Test & Evaluation. This will strengthen how QinetiQ supports its customers as they prepare for military operations.
Dave Dixon, Lead Engineer, QinetiQ commented: “The delivery of this landmark airborne exchange of control is a major achievement for the DATUM team and has positive implications for the future development and application of Crewed-Uncrewed Teaming. Greater use of this capability will increase efficiency, reduce crewed workload and improve the operational effectiveness of missions.”
“We’re pleased to have accomplished this hugely successful demonstration and look forward to working together with our partners to ensure outcomes are put to operational use.”
DATUM was delivered with the support of the Royal Navy, who loaned 744 Naval Air Squadron aircrew into the demonstration. After a short training programme delivered by QinetiQ, the squadron was able to task the UAS systems with mission instructions, allowing for the successful exchange of control between the two helicopter crews in the demonstration. The crews used QinetiQ’s CAPTEAM application on COTS tablets coupled with COTS IP radios to provide a carry-on situational awareness and UAS tasking system.
DATUM is an internally funded project spanning multiple Integrated Delivery Teams (IDTs) in QinetiQ’s Air and Science & Technology businesses within the UK Defence Sector of QinetiQ. ACCSIOM is being developed under QinetiQ investment funding. The Q-Works delivery team was chosen to manage this project as an ‘independent’ agile delivery service.
L'équipe DATUM de QinetiQ a livré des premières au Royaume-Uni et en Europe pour l'échange de contrôle en vol en direct d'un système aérien sans pilote (UAS) entre les opérateurs dans des aéronefs avec équipage distincts. La démonstration a prouvé à quel point des équipes efficaces composées à la fois d'humains et de machines peuvent être construites et exploitées de manière dynamique en temps réel, ouvrant la voie à leur utilisation par les militaires à l'avenir.
Il s'agit d'un pas en avant significatif, car les opérateurs dans des scénarios réels devront échanger le contrôle des capacités disponibles de manière fiable et sécurisée pendant les missions. Cela agira comme un multiplicateur de force pour les UAS pendant les opérations. Leur permettre d'être employés au point où le besoin est le plus grand par l'opérateur le plus approprié, maximisant l'effet obtenu dans des situations tactiques en évolution rapide.
La démonstration en direct et l'essai synthétique parallèle ont été menés à l'aide du logiciel de gestion de l'autonomie et des politiques de QinetiQ, ACCSIOM, gérant la même mission multiplateforme dans le monde réel et le monde virtuel. Les données capturées au cours de l'essai synthétique sont maintenant analysées et comparées aux données d'essai en direct pour enquêter et informer les exigences en matière de test et d'évaluation numériques. Cela renforcera la manière dont QinetiQ soutient ses clients dans leur préparation aux opérations militaires.
Dave Dixon, ingénieur en chef, QinetiQ, a commenté : « La livraison de cet échange de contrôle aérien historique est une réalisation majeure pour l'équipe DATUM et a des implications positives pour le développement et l'application futurs de Crewed-Uncrewed Teaming. Une plus grande utilisation de cette capacité augmentera l'efficacité, réduira la charge de travail de l'équipage et améliorera l'efficacité opérationnelle des missions.
"Nous sommes ravis d'avoir réalisé cette démonstration extrêmement réussie et nous sommes impatients de travailler avec nos partenaires pour nous assurer que les résultats sont mis en œuvre de manière opérationnelle."
DATUM a été livré avec le soutien de la Royal Navy, qui a prêté l'équipage du 744 Naval Air Squadron à la démonstration. Après un court programme de formation dispensé par QinetiQ, l'escadron a pu charger les systèmes UAS d'instructions de mission, permettant un échange de contrôle réussi entre les deux équipages d'hélicoptères lors de la démonstration. Les équipages ont utilisé l'application CAPTEAM de QinetiQ sur des tablettes COTS couplées à des radios IP COTS pour fournir une connaissance de la situation et un système de tâches UAS.
DATUM est un projet financé en interne couvrant plusieurs équipes de livraison intégrées (IDT) dans les activités Air et Science & Technologie de QinetiQ au sein du secteur de la défense britannique de QinetiQ. ACCSIOM est en cours de développement dans le cadre d'un financement d'investissement QinetiQ. L'équipe de livraison Q-Works a été choisie pour gérer ce projet en tant que service de livraison agile "indépendant".
QinetiQ
View original News release
QuadSAT
2023-02-10 – Naval News - QuadSAT And Danish Navy Explore New Testing Methods
QuadSAT et la marine danoise explorent de nouvelles méthodes de test
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/02/10
QuadSAT has performed a technical demonstration of its drone-based testing solution in a real operational environment for the Danish Navy.
QuadSAT press release
QuadSAT a effectué une démonstration technique de sa solution de test basée sur des drones dans un environnement opérationnel réel pour la marine danoise.
Communiqué de presse QuadSAT
QuadSat photo
The pilot project was designed to explore the system’s potential both for measuring antenna radiation diagrams on board vessels, as well as for future testing and calibration of other Navy equipment, such as radars, ESM, and sonars.
Working together with the 1st Squadron at Navy Base Frederikshavn and the crew of F360 Hvidbjørnen, QuadSAT was able to test antenna radiation on a Navy vessel prior to operation. The QuadSAT system for testing and verification of satellite antennas consists of a drone, integrated with a unique RF payload that enables high accuracy measurements. Purpose-built software is able to automate aspects of the test and collate and analyse measurements.
Photo QuadSat
Le projet pilote a été conçu pour explorer le potentiel du système à la fois pour mesurer les diagrammes de rayonnement d'antenne à bord des navires, ainsi que pour les futurs tests et étalonnages d'autres équipements de la Marine, tels que les radars, l'ESM et les sonars.
En collaboration avec le 1er escadron de la base navale de Frederikshavn et l'équipage du F360 Hvidbjørnen, QuadSAT a pu tester le rayonnement de l'antenne sur un navire de la marine avant l'opération. Le système QuadSAT pour tester et vérifier les antennes satellites se compose d'un drone, intégré à une charge utile RF unique qui permet des mesures de haute précision. Un logiciel spécialement conçu est capable d'automatiser certains aspects du test et de rassembler et d'analyser les mesures.
QuadSat photo
During the pilot project, QuadSAT carried out a number of tests including antenna radiation diagram with radome, 360 degree blockage zone check and tracking without the presence of a satellite. This resulted in a number of raster scans at various angles, as well as principle cuts with and without satellite tracking. As well as opening up the potential for other low-effort, high value tests on currently installed satellite communication systems, it also served to prove accuracy in line with standards such as ITU-R S.580.
As well as ensuring the satellite communications equipment is operating optimally under in-field conditions before going into operation, this solution can provide an accurate data set for link budgeting. It also enables users to detect and manage degradation before failure. Originally developed for satcoms, QuadSAT is continuing to develop its solution to enable different testing scenarios. This includes work undergoing to enable acquisition of RF data from the environment, which will create specific test scenarios for RF emitting and receiving systems and enable users to understand and react to changes in the RF environment.
Søren Aarhus,Chief Operating Officer, QuadSAT, added: “Ensuring defence equipment is operating effectively is of course extremely important. We believe our approach is cost effective and much more flexible compared to existing options, which will ultimately lead to a safer and more efficient operating environment for the navy. We hope that our system can therefore help the Navy further increase its line of defence against threat.”
Au cours du projet pilote, QuadSAT a effectué un certain nombre de tests, notamment le diagramme de rayonnement d'antenne avec radôme, la vérification de la zone de blocage à 360 degrés et le suivi sans la présence d'un satellite. Il en est résulté un certain nombre de balayages raster à différents angles, ainsi que des coupes principales avec et sans poursuite par satellite. En plus d'ouvrir le potentiel pour d'autres tests à faible effort et de grande valeur sur les systèmes de communication par satellite actuellement installés, il a également servi à prouver la précision conformément aux normes telles que ITU-R S.580.
En plus de garantir que l'équipement de communication par satellite fonctionne de manière optimale dans des conditions sur le terrain avant sa mise en service, cette solution peut fournir un ensemble de données précises pour la budgétisation des liaisons. Il permet également aux utilisateurs de détecter et de gérer la dégradation avant la panne. Développé à l'origine pour les satcoms, QuadSAT continue de développer sa solution pour permettre différents scénarios de test. Cela comprend les travaux en cours pour permettre l'acquisition de données RF à partir de l'environnement, ce qui créera des scénarios de test spécifiques pour les systèmes d'émission et de réception RF et permettra aux utilisateurs de comprendre et de réagir aux changements de l'environnement RF.
Søren Aarhus, directeur de l'exploitation, QuadSAT, a ajouté : « S'assurer que l'équipement de défense fonctionne efficacement est bien sûr extrêmement important. Nous pensons que notre approche est rentable et beaucoup plus flexible par rapport aux options existantes, ce qui conduira finalement à un environnement opérationnel plus sûr et plus efficace pour la marine. Nous espérons que notre système pourra donc aider la Marine à augmenter encore sa ligne de défense contre la menace.
Quantum Systems
2023-02-02 – Air & Cosmos - 105 nouveaux drones de surveillance pour l’armée ukrainienne
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/02/02, 633 mots
© Quantum-Systems
La société Allemande Quantum-System GmbH a accepté de livrer 105 drones de reconnaissance à longue endurance de type Vector au ministère ukrainien de la Défense. Ce contrat s’inscrit dans la continuité d’une livraison de 33 Systèmes aériens sans pilote (UAS) du même modèle en août 2022.
Capacités de surveillance renouvelées pour l'armée ukrainienne
Dans un communiqué de presse, la société allemande Quantum-System GmbH a annoncé une nouvelle commande de 105 unités du drone Vector. Cet UAV (Unmanned aerial vehicle) à aile fixe dispose d'une autonomie de 120 minutes et peut évoluer à une vitesse maximale de 25 mètres par seconde. Il est officiellement employé par les forces ukrainiennes depuis le mois d’août dernier au cours duquel un contrat pour 33 UAV du même modèle avait été signé. Quantum-System le décrit comme largement utilisé sur les champs de batailles en Ukraine où « il s'est avéré être un atout pour les opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance militaires ». La commande sera financée par le gouvernement allemand.
D'une envergure de 2,80, le Vector reste transportable par valise ou sac-à-dos. ©
Caractéristiques d'un drone éprouvé au combat
D’une envergure de 2,80 m, le Vector est un UAV à voilure fixe qui peut décoller et atterrir verticalement. En retirant les ailes et en attachant des pâles, il peut être converti en plateforme multicoptère permettant une adaptation à différents types de missions. Transportable par valise ou sac à dos, une seule personne est nécessaire à son fonctionnement grâce à un logiciel de mission nommé QBase 3D qui génère automatiquement des trajectoires de vol efficaces une fois les zones d'observation et les paramètres de mission définis. Deux capteurs à cardan électro-optiques (EO) et infrarouges (IR) intégrés au Vector offrent la possibilité d’effectuer des missions de jour comme de nuit.
Les images qu’il capture sont retransmises en temps réel vers plusieurs stations de contrôle au sol avec des liaisons de données cryptées IP Mesh. D’une portée de 15km, la distance de ces transmissions peut être augmentée jusqu’à 25km à l’aide d’antennes sectorielles. Des algorithmes de détection, d'identification et de suivi automatiques, prennent en charge l'évaluation des données et le traitement des images avant de transmettre les informations nécessaires aux unités sur le terrain.
Vector est un UAV à voilure fixe qui peut être converti en plateforme multicoptère Scorpion ©
La présence du drone Vector en Ukraine
Bien que conçu à l’origine pour des missions de recherche, sauvetage, anti-braconnage, de lutte et prévention des incendies ou de surveillance du trafic, il semble s’adapter parfaitement aux théâtres d’opérations en Ukraine. Grâce à ses caractéristiques, il convient aux applications telles que l'Intelligence - Surveillance - Reconnaissance (ISR), la cartographie de zone, l'évaluation des dommages de combat, l’aide à la conduite de tirs d’artillerie, la recherche et le sauvetage (SAR) et la protection de convois.
Par ailleurs, Quantum-Systems a annoncé ouvrir un centre de formation pour la maintenance et l’utilisation pour les opérateurs du Vector en Ukraine. Le centre assurera également l'entretien des systèmes et la gestion des pièces de rechange et des réparations. Les 105 nouveaux UAV seront également capables de fonctionner dans des scénarios de refus GNSS (Global Navigation Satellite System). Cette modification a été apporté suite aux retours des opérateurs ukrainien concernant le premier lot de 33 Vector.
Après un premier envoi de 33 drones Vector en Août 2022, Quantum-System renouvelle son soutien à l'Ukraine dans le conflit par l'envoi de 105 nouveau drones similaires ©
Rheinmetall / AeroVironment
2023-02-08 – ASD News - Teaming for Tactical Drones
Faire équipe pour les drones tactiques
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/08
Rheinmetall and AeroVironment Join Forces to Compete for NATO Special Forces Project
Rheinmetall et AeroVironment unissent leurs forces pour participer au projet des forces spéciales de l'OTAN
Rheinmetall and AeroVironment, an American unmanned aircraft systems (UAS) manufacturer, have teamed to take part in a NATO special forces project. Group subsidiary Rheinmetall Technical Publications GmbH and AeroVironment have applied to participate in a procurement programme for a small UAS intended for special operations and infantry applications.
The system must be capable of operating in all conditions and environments, quick to deploy, hand launchable, have a maximum weight of ten kilos, and an operating range of 30 kilometres.
Rheinmetall and AeroVironment are ideally suited for developing and putting forward a compelling solution. AeroVironment is an industry leader in the design, development and production of unmanned aircraft systems. Its PumaTM 3 AE UAS is in operation with armed forces around the world, while its modular concept offers the optimum platform for a small UAS for special forces.
A certified aviation technology company, Rheinmetall Technical Publications is a systems house for tactical drones. Benefiting from decades long experience, Rheinmetall has the necessary expertise to introduce, support, and adapt drone systems to meet customer specifications.
Rheinmetall et AeroVironment, un fabricant américain de systèmes d'aéronefs sans pilote (UAS), se sont associés pour participer à un projet de forces spéciales de l'OTAN. La filiale du groupe Rheinmetall Technical Publications GmbH et AeroVironment ont demandé à participer à un programme d'approvisionnement pour un petit UAS destiné aux opérations spéciales et aux applications d'infanterie.
Le système doit être capable de fonctionner dans toutes les conditions et tous les environnements, rapide à déployer, lançable à la main, avoir un poids maximum de dix kilos et une autonomie de 30 kilomètres.
Rheinmetall et AeroVironment sont parfaitement adaptés pour développer et proposer une solution convaincante. AeroVironment est un leader de l'industrie dans la conception, le développement et la production de systèmes d'aéronefs sans pilote. Son UAS PumaTM 3 AE est utilisé par les forces armées du monde entier, tandis que son concept modulaire offre la plate-forme optimale pour un petit UAS pour les forces spéciales.
Entreprise certifiée de technologie aéronautique, Rheinmetall Technical Publications est une société de systèmes pour drones tactiques. Bénéficiant d'une expérience de plusieurs décennies, Rheinmetall possède l'expertise nécessaire pour introduire, soutenir et adapter les systèmes de drones afin de répondre aux spécifications des clients.
Rheinmetall AG
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Safran Electronics & Defense (ex-Sagem)
2023-02-02 – BFM Business - Défense : la France veut pouvoir armer les drones tactiques Patroller de l’Armée de Terre
BFM Business, https://www.bfmtv.com, 2023/02/02
Pascal Samama
Le drone Patroller de Safran – Gicat
Sébastien Lecornu détaille son plan de modernisation de l'armée de Terre qui passera par des drones dont les Patroller de Safran qui pourraient être armés.
En 2020, le ministère des Armées s'est durement fait épingler par un rapport de la cour des comptes titré, "les drones militaires aériens: une rupture stratégique mal conduite". Le message a été reçu fort et clair par la DGA désormais pilotée par Emmanuel Chiva, l'ancien patron de l'Agence inovation défense (AID).
"On a raté le virage des drones, ce n'est pas glorieux", a reconnu un proche du dossier.
La DGA est donc chargée de rattraper un retard mis en lumière par le conflit en Ukraine où les drones se sont révélés être des outils décisifs pour surveiller, faire du renseignement, mais aussi pour attaquer ou se défendre.
Dans un entretien au Figaro, Sébastien Lecornu, ministre de la Défense, fait un point sur la modernisation de l'armée de Terre qui sera équipé dès cette année des drones tactiques Patroller de Safran. Conçu pour de la reconnaissance et du renseignement, leurs missions devraient aller au-delà.
"Nous voulons aussi pouvoir les armer. D’ici à 2027-2028, nous en aurons au moins 15", a annoncé Sébastien Lecornu.
L'armement de ces drones avait été évoquée dès 2021. Une étude de levée de risques pour intégrer de l’armement sur le SDT Patroller avait été demandée à Safran par la DGA.
La dronisation de l'armée de Terre
Les premiers seront livrés au 61e régiment d'artillerie dans le cadre de la modernisation de l'armée de Terre. Pour télépiloter ces appareils, ces artilleurs passent une licence de pilote.
Produit par Safran, le Patroller est basé sur le Stemme S15, un motoplanneur allemand et offre des performances quasi identiques à celles des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) comme les Reaper américains qui équipent l'armée française. Il évolue à 20.000 pieds avec une autonomie de 20 heures et un rayon d'action de 150 kilomètres. Il peut aussi guider des munitions sur des cibles en mouvement de jour comme de nuit.
Un budget en hausse de 36%
La dronisation de l'armée de Terre ne se limite pas à ces appareils. Sébastien Lecornu a également annoncé l'acquisition de 3500 petits drones dans la prochaine LPM (loi de programmation militaire). Son budget total sera de 413 milliards d'euros pour la période 2024-2030.
Ces "petits drones de contact ont fait leurs preuves en Ukraine", indique le ministre des Armées.
L'armée de Terre dispose déjà du drone Anafi de Parrot en version militarisée et du SMDR de Thales déployé depuis 2020. L’armée de Terre en a déjà reçu 23 et disposera d’ici à 2023 d’un parc de 35 systèmes.
Pour le ministre des Armées, il faut désormais se focaliser sur la modernisation de l'armée de Terre quelque peu délaissée pendant de longues années. Les drones sont un élément de cette sophistication dont l'élément central reste le programme Scorpion dans lequel les nouveaux véhicules blindés (Griffon, Jaguar, Serval et chars Leclerc) sont connectés pour le combat collaboratif.
"[L'armée de Terre] va prodigieusement se numériser, se digitaliser tout en se dotant de nouveaux moyens capacitaires", annonce Sébastien Lecornu en précisant que ses crédits augmenteront de 36%.
"En matière d’équipements et d’armements, c’est un effort de quelque 18 milliards d’euros pour la seule armée de terre. Ces chiffres sont historiques."
Shahed Aviation Industries Research Center
2023-02-10 – Korii - Les explosifs des drones iraniens Shahed ont été modifiés pour mettre l'Ukraine à genoux
Korii, https://korii.slate.fr, 2023/02/10
Repéré par Thomas Burgel sur CNN
Tout est pensé pour faire souffrir et pour détruire.
Chaque petite pièce de métal est une arme puissante. | Conflict Armament Research
Si certains annoncent que la grande offensive russe hivernale a déjà commencé, si d'autres expliquent que la saison des températures négatives, pour une fois, ne sera pas favorable sur le plan militaire à Moscou, il est une certitude: en ciblant systématiquement les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, le président russe Vladimir Poutine, ses généraux et ses troupes souhaitent militariser le froid et mettre le pays à genoux.
Cette stratégie repose grandement sur les missiles de croisière de fabrication russe, dont les stocks ne sont semble-t-il pas encore épuisés mais pourraient être au plus bas, ainsi que sur des réserves plus extensibles de drones low-cost achetés (voire troqués) par Moscou à Téhéran.
Les plus utilisés de ces aéronefs iraniens sont les Shahed-131 et Shahed-136, des appareils qu'il est facile d'envoyer en grand nombre sur des cibles civiles et militaires ukrainiennes, mais dont la destruction par les défenses anti-aériennes des forces de Kiev, y compris des unités mobiles de volontaires, peut s'avérer très coûteuse.
Ces petits appareils rustiques et à bruit de mobylette sont d'autant plus dispendieux pour l'Ukraine que les explosifs dont sont dotés les Shahed-131 semblent avoir été modifiés dans le but précis de causer le plus de dégâts possibles aux infrastructures électriques du pays, ainsi que l'explique CNN, se basant sur des analyses menées par l'ONG Conflict Armament Research (CAR).
Dispersion massive
Les chercheurs du CAR ont pu mettre la main sur les restes de l'un des Shahed-131 abattus par les défenses anti-aériennes ukrainiennes, avant qu'il n'explose sur sa cible. Selon eux, les têtes explosives des drones kamikazes ont été modifiées à la hâte par ses constructeurs iraniens: une couche de petites pièces de métal auraient notamment été collées sur les charges.
L'objectif est de projeter des centaines de ces petits fragments en un effet de zone ravageur pour les installations techniques, notamment électriques: détruire par exemple en un souffle des transformateurs, des câbles et des appareils complexes, et leur infliger des dégâts si importants que leur réparation est rendue extrêmement délicate.
«C'est comme s'ils avaient regardé l'ogive et s'étaient demandés: “Comment pouvons-nous rendre tout ça encore plus destructeur?”», explique à CNN Damien Spleeters, l'un des membres de Conflict Armament Research ayant examiné la chose.
D'autres charges explosives ont des propriétés différentes: elles peuvent par exemple être conçues spécifiquement pour pénétrer de manière plus frontale le blindage métallique d'un char.
Dans le cas de ces Shahed-131, dont il a récemment été découvert qu'ils étaient bourrés d'électronique d'origine occidentale malgré les sanctions, l'usage est spécifiquement pensé pour causer un maximum de dégâts aux infrastructures critiques du pays –et faire souffrir sa population. Malgré des coupures d'électricité régulières et particulièrement handicapantes en plein hiver, le pays tient pourtant encore bon.
Sky Eye Systems Srl (OMA Foligno SpA Group)
2023-02-02 – UAS Magazine - Zone Militaire - Sky Eye Systems Signs Contract with Army for Rapier X-25 UAV
Sky Eye Systems signe un contrat avec l'armée pour le drone Rapier X-25
UAS Magazine, www.uasmagazine.com, 2023/02/02
By Sky Eye Systems
Sky Eye Systems Srl, a company of the OMA Foligno SpA Group, in December 2022 signed with the General Secretariat of Defence, National Directorate of Aeronautical Armaments and Airworthiness (DAAA) the Contract for the supply of Rapier X-25 UAV systems to all 'Italian army. In detail, these are two systems, each equipped with three aircraft.
The Contract has a total value of nine million euros and also includes integrated logistic support services and theoretical and practical training for the duration of two years plus an optional one.
The X-25 Rapier System was conceived by adopting the most advanced aeronautical design methods, in compliance with NATO Standard STANAG 4703.
The Rapier boasts top-in-the-class EO/IR sensors intended for Intelligence-Surveillance-Target Acquisition-Reconnaissance (ISTAR) missions and is the only RPAS on the market in the Mini class under 25 kg of Maximum Take-Off Weight (MTOW) to have obtained from the DAAA, on 27 October 2022, the Certificate of Type (Airworthiness) without any limitation for the population density of third parties overflown.
In November and December 2022, test flights were carried out for the experimentation of the new Rapier X-VTOL configuration which shares 70% of the technological solutions and components of the Rapier X-25 , thus allowing a drastic reduction of the " Time to Market”, of the development costs and the effort required to certify the new version of the aircraft as well.
The Terrestrial version has endothermic gasoline propulsion and electric motors for the VTOL function equipped with high redundancies and resistance to lateral wind gusts. It is also equipped with an electric motor with a pulling propeller which allows the climb and descent rate of the aircraft to be doubled in special operations that require high performance, furthermore cruising flight with only the electric motor is permitted for low impact ground approaches acoustic, this is particularly useful in hostile operating theaters.
Sky Eye Systems Srl, une société du groupe OMA Foligno SpA, a signé en décembre 2022 avec le Secrétariat général de la défense, Direction nationale de l'armement aéronautique et de la navigabilité (DAAA) le contrat de fourniture de systèmes de drones Rapier X-25 à tous ' armée italienne. Dans le détail, il s'agit de deux systèmes équipés chacun de trois avions.
Le contrat a une valeur totale de neuf millions d'euros et comprend également des services intégrés de soutien logistique et une formation théorique et pratique d'une durée de deux ans plus un facultatif.
Le système X-25 Rapier a été conçu en adoptant les méthodes de conception aéronautique les plus avancées, conformément à la norme OTAN STANAG 4703.
Le Rapier est doté de capteurs EO/IR haut de gamme destinés aux missions de renseignement-surveillance-acquisition de cibles-reconnaissance (ISTAR) et est le seul RPAS sur le marché dans la classe Mini de moins de 25 kg de masse maximale au décollage ( MTOW) d'avoir obtenu du DAAA, le 27 octobre 2022, le Certificat de Type (Navigabilité) sans aucune limitation pour la densité de population des tiers survolés.
En novembre et décembre 2022, des vols d'essai ont été effectués pour l'expérimentation de la nouvelle configuration Rapier X-VTOL qui partage 70 % des solutions et composants technologiques du Rapier X-25 , permettant ainsi une réduction drastique du " Time to Market », des coûts de développement et de l'effort requis pour certifier la nouvelle version de l'avion également.
La version Terrestre dispose d'une propulsion à essence endothermique et de moteurs électriques pour la fonction VTOL dotés de redondances élevées et d'une résistance aux rafales de vent latérales. Il est également équipé d'un moteur électrique avec une hélice de traction qui permet de doubler le taux de montée et de descente de l'avion dans les opérations spéciales qui nécessitent de hautes performances, de plus le vol de croisière avec le moteur électrique seul est autorisé pour les approches au sol à faible impact acoustique, ceci est particulièrement utile dans les blocs opératoires hostiles.
The Light Marina version features hybrid propulsion: electric for the vertical take-off and landing phases, and an internal combustion engine with pusher propeller for horizontal flight, which uses JP5 fuel, to allow its use on ships and marine platforms. In this marine version, the bow thruster allows precision landings by reversing the direction of rotation. It has an operating range of 100 km and an autonomy of 5 to 11 hours depending on the mission. It mounts EO/IR sensors and other optional payloads such as Hyperspectral, Lidar, IFF, SIGINT and also SAR (Synthetic Aperture Radar) sensors, thanks to the extreme flexibility and modularity of the payload bay.
The RAPIER X-25 Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) designed by the company SKY EYE SYSTEMS Srl has been certified by the DAAA (Directorate of Aeronautical Armaments and Airworthiness), in accordance with the AER (EP) standard. P-2 Em. 1 dated 08 May 2013. The result is of significant importance as it is the only military certification granted in Italy and Europe without limitations regarding the population density overflown for the MINI RPAS 25 kg class. In this respect the Rapier is superior to products of the same class made in the USA.
The System, being in full compliance with the NATO STANAG 4703 standard, has obtained a Type Certification which allows it to operate without limitations thanks to design and architectural choices, such as for example having implemented dissimilar triple redundancies as well as Recovery and return to a "safe" point downstream of the first failure of an inertial platform or following a blockage of one of the control surfaces which does not affect the controllability of the aircraft.
The achievement of this objective was possible thanks to the close collaboration between the DAAA and the Company which made it possible to optimize the design and construction choices according to the strict criteria adopted for higher class machines.
The fixed-wing aircraft has a wingspan of 3.65 m and a maximum take-off weight of 25 kg, is equipped with a high-performance EO/IR sensor and will be used for ISTAR ( Intelligence, Surveillance, Targeting and Reconnaisance) missions), can be used for the training of pilots and operators of higher class aircraft (LIGHT and TACTICAL). In fact, the Rapier with its flight performance and sensors, the fifth generation GCS, with automatic and semi-automatic flight modes, would allow pilots and operators to achieve a high "training effectiveness", before moving onto the operating machines with considerable savings in terms of time and costs. The system is equipped with a proprietary Flight Control System (FCS), whose SW was developed and certified in accordance with RTCA Safety Critical DO178C DAL B guidelines. The Ground Control Station (GCS) of the Rapier X-25, which also complies with the DAL B level of the RTCA DO178C, consists of two stations, one for Command and Control (C2), the other for sensor management. The pneumatic launcher, optimized in terms of weight and performance, allows a reliable take-off of the aircraft, even in non-ideal atmospheric conditions (low/high temperature, presence of humidity and/or wind).
La version Light Marina propose une propulsion hybride : électrique pour les phases de décollage et d'atterrissage verticaux, et un moteur à combustion interne avec hélice propulsive pour le vol horizontal, qui utilise du carburant JP5, pour permettre son utilisation sur les navires et les plates-formes marines. Dans cette version marine, le propulseur d'étrave permet des atterrissages de précision en inversant le sens de rotation. Il dispose d'un rayon d'action de 100 km et d'une autonomie de 5 à 11 heures selon la mission. Il monte des capteurs EO/IR et d'autres charges utiles optionnelles telles que Hyperspectral, Lidar, IFF, SIGINT et également des capteurs SAR (Synthetic Aperture Radar), grâce à l'extrême flexibilité et modularité de la baie de charge utile.
Le RAPIER X-25 Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) conçu par la société SKY EYE SYSTEMS Srl a été certifié par la DAAA (Direction de l'armement aéronautique et de la navigabilité), conformément à la norme AER (EP). P-2 Ém. 1 du 08 mai 2013. Le résultat est d'une importance significative car il s'agit de la seule certification militaire accordée en Italie et en Europe sans limitation concernant la densité de population survolée pour la classe MINI RPAS 25 kg. À cet égard, le Rapier est supérieur aux produits de la même classe fabriqués aux États-Unis.
Le système, étant entièrement conforme à la norme OTAN STANAG 4703, a obtenu une certification de type qui lui permet de fonctionner sans limitations grâce à des choix de conception et d'architecture, comme par exemple avoir mis en place des triples redondances dissemblables ainsi que la récupération et le retour à un point "sûr" en aval de la première panne d'une centrale inertielle ou suite à un blocage d'une des gouvernes qui n'affecte pas la contrôlabilité de l'aéronef.
L'atteinte de cet objectif a été possible grâce à l'étroite collaboration entre le DAAA et la Société qui a permis d'optimiser les choix de conception et de construction selon les critères stricts adoptés pour les machines de classe supérieure.
L'avion à voilure fixe a une envergure de 3,65 m et une masse maximale au décollage de 25 kg, est équipé d'un capteur EO/IR haute performance et sera utilisé pour les missions ISTAR ( Intelligence, Surveillance, Targeting and Reconnaisance) , peut être utilisé pour la formation des pilotes et des opérateurs d'avions de classe supérieure (LIGHT et TACTICAL). En effet, le Rapier avec ses performances de vol et ses capteurs, le GCS de cinquième génération, avec des modes de vol automatiques et semi-automatiques, permettrait aux pilotes et aux opérateurs d'atteindre une "efficacité d'entraînement" élevée, avant de passer aux machines d'exploitation avec des économies considérables en termes de temps et de coûts. Le système est équipé d'un système de contrôle de vol (FCS) propriétaire, dont le logiciel a été développé et certifié conformément aux directives RTCA Safety Critical DO178C DAL B. La station de contrôle au sol (GCS) du Rapier X-25, qui est également conforme au niveau DAL B de la RTCA DO178C, se compose de deux stations, l'une pour le commandement et le contrôle (C2), l'autre pour la gestion des capteurs. Le lanceur pneumatique, optimisé en termes de masse et de performances, permet un décollage fiable de l'avion, même dans des conditions atmosphériques non idéales (basse/haute température, présence d'humidité et/ou de vent).
The LOS-type communication system allows command and control and data/video transmission up to 90 km away between the aircraft and the GCS (BVLOS, Beyond Visual Line Of Site).
The Rapier X-25 is also already in use by the Air Force, with which a contract has been stipulated for the supply of Integrated Logistics Support for the years 2022 and 2023, including training for pilots, sensor operators, maintenance technicians, spare materials, adherence support with Company technicians, for a total of 600 flight hours, to carry out both scheduled (Technical Level 1, 2 and 3) and unscheduled maintenance operations.
The system is being evaluated by other Italian and foreign Armed Forces as well as by Civil Entities such as Fire Brigade, Regions, etc.
In the Italian industrial panorama, Sky Eye Systems, certified by the DAAA through the release of the MDOA (Military Design Organization Approval), holds aeronautical skills and high-level know-how for a complete domain of technologies aimed at design, prototyping, production and support Logistics of Certified Unmanned aircraft.
To guarantee Product quality and Customer Satisfaction, all the enabling technologies supporting the design and evolution of the produced systems are mastered and developed internally in Sky Eye Systems through a highly qualified team of Technicians and Engineers.
Le système de communication de type LOS permet le commandement et le contrôle et la transmission de données/vidéo jusqu'à 90 km entre l'avion et le GCS (BVLOS, Beyond Visual Line Of Site).
Le Rapier X-25 est également déjà utilisé par l'armée de l'air, avec laquelle un contrat a été stipulé pour la fourniture d'un soutien logistique intégré pour les années 2022 et 2023, comprenant la formation des pilotes, des opérateurs de capteurs, des techniciens de maintenance, des matériaux de rechange, un accompagnement à l'adhésion avec les techniciens de la Compagnie, pour un total de 600 heures de vol, pour réaliser à la fois des opérations de maintenance programmées (Niveau Technique 1, 2 et 3) et non programmées.
Le système est en cours d'évaluation par d'autres forces armées italiennes et étrangères ainsi que par des entités civiles telles que les pompiers, les régions, etc.
Dans le panorama industriel italien, Sky Eye Systems, certifié par le DAAA à travers la délivrance du MDOA (Military Design Organisation Approval), détient des compétences aéronautiques et un savoir-faire de haut niveau pour un domaine complet de technologies destinées à la conception, au prototypage, à la production et soutenir la logistique des aéronefs sans pilote certifiés.
Pour garantir la qualité du produit et la satisfaction du client, toutes les technologies habilitantes soutenant la conception et l'évolution des systèmes produits sont maîtrisées et développées en interne dans Sky Eye Systems grâce à une équipe hautement qualifiée de techniciens et d'ingénieurs.
Steadicopter / Emirates Defense Technology (EDT)
2023-02-09 – UAS Vision - Emirates Defense Technology to Supply Steadicopter Rotary UAS in the UAE
emirates Defence Technology fournira des UAS rotatifs Steadicopter aux EAU
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/02/09
Emirates Defense Technology (EDT) – a UAE-based integrator for comprehensive defense solutions, and Steadicopter – a supplier of Rotary Unmanned Aerial Systems (RUAS) , are joining forces regarding the supply of Steadicopter’s advanced rotary tactical unmanned aerial systems.
The two companies will adapt Steadicopter’s RUAV products to meet the emerging requirements of various customers within the UAE and other specific market segments.
“As EDT continues to serve its customers with innovative, novel, unique, tailor-made solutions, we had scouted Steadicopter and its Eagle family – a platform of solutions which fits synergistically with other solutions manufactured in the region,”
says Mohamed Bin Jabr Al Suwaidi, Owner & CEO of EDT.
“We found that Steadicopter’s systems, which are used by various armed forces around the world and have already been operationally proven in various missions, meet the highest standards and needs of our customers. We are proud to launch them in the UAE, using both companies’ strengths and relevant accumulated experience, and anticipate that this will be a long-term cooperation that will cater to the needs of various defense and HLS organizations. We continue to prioritize investments and partnerships that meet current and future needs.”
“We thank EDT for expressing confidence in the unique and proven systems developed by Steadicopter,”
says Noam Lidor, VP Sales, Marketing & Business Development at Steadicopter.
“We believe that, together, we will be able to provide comprehensive solutions for various end users. At the upcoming IDEX exhibition in Abu Dhabi, we will for the first time present the Black Eagle 50H in its new configuration, for the benefit of intelligence missions in challenging environmental conditions, and the protection of land and sea borders.”
Steadicopter’s Eagle family provides full-featured solutions for any in-field requirement, enabling vertical take-off and landing and steady hovering, with advanced mission sensor suites for day and night operation. Weighing only ~20 kg as a platform, each model has the capacity to carry additional batteries for longer flights, heavier payloads and more.
The Black Eagle 50H is the first ever hybrid-powered unmanned helicopter. With a maximum takeoff weight of 50 kg, the system can carry multiple payloads, and is capable of up to five hours of flight time – extremely high endurance when compared to other VTOL platforms when carrying such heavy payloads.
This enables high performance and maximum operational flexibility for various applications, such as military, low intensity conflict, law enforcement, search & rescue, cyber security, intelligence, offshore rigs and strategic infrastructure protection, high-end maritime missions and civilian applications.
Emirates Defence Technology (EDT) - un intégrateur basé aux EAU pour des solutions de défense complètes, et Steadicopter - un fournisseur de systèmes aériens sans pilote rotatifs (RUAS), unissent leurs forces pour fournir les systèmes aériens sans pilote tactiques rotatifs avancés de Steadicopter.
Les deux sociétés adapteront les produits RUAV de Steadicopter pour répondre aux exigences émergentes de divers clients aux Émirats arabes unis et dans d'autres segments de marché spécifiques.
"Alors qu'EDT continue de servir ses clients avec des solutions innovantes, nouvelles, uniques et sur mesure, nous avons repéré Steadicopter et sa famille Eagle - une plate-forme de solutions qui s'intègre en synergie avec d'autres solutions fabriquées dans la région",
déclare Mohamed Bin Jabr Al Suwaidi, propriétaire et PDG d'EDT.
« Nous avons constaté que les systèmes de Steadicopter, qui sont utilisés par diverses forces armées à travers le monde et qui ont déjà fait leurs preuves sur le plan opérationnel dans diverses missions, répondent aux normes et aux besoins les plus élevés de nos clients. Nous sommes fiers de les lancer aux Émirats arabes unis, en utilisant les forces des deux sociétés et l'expérience accumulée pertinente, et nous prévoyons qu'il s'agira d'une coopération à long terme qui répondra aux besoins de diverses organisations de défense et de HLS. Nous continuons de prioriser les investissements et les partenariats qui répondent aux besoins actuels et futurs. »
"Nous remercions EDT d'avoir exprimé sa confiance dans les systèmes uniques et éprouvés développés par Steadicopter,"
déclare Noam Lidor, vice-président des ventes, du marketing et du développement commercial chez Steadicopter.
« Nous sommes convaincus qu'ensemble, nous pourrons fournir des solutions complètes aux différents utilisateurs finaux. Lors du prochain salon IDEX à Abu Dhabi, nous présenterons pour la première fois le Black Eagle 50H dans sa nouvelle configuration, au profit des missions de renseignement dans des conditions environnementales difficiles, et de la protection des frontières terrestres et maritimes.
La famille Eagle de Steadicopter fournit des solutions complètes pour toutes les exigences sur le terrain, permettant un décollage et un atterrissage verticaux et un vol stationnaire stable, avec des suites de capteurs de mission avancés pour un fonctionnement de jour comme de nuit. Pesant seulement ~ 20 kg en tant que plate-forme, chaque modèle a la capacité de transporter des batteries supplémentaires pour des vols plus longs, des charges utiles plus lourdes et plus encore.
Le Black Eagle 50H est le tout premier hélicoptère sans pilote à propulsion hybride. Avec une masse maximale au décollage de 50 kg, le système peut transporter plusieurs charges utiles et est capable d'effectuer jusqu'à cinq heures de vol - une endurance extrêmement élevée par rapport aux autres plates-formes VTOL lorsqu'elles transportent des charges utiles aussi lourdes.
Cela permet des performances élevées et une flexibilité opérationnelle maximale pour diverses applications, telles que l'armée, les conflits de faible intensité, l'application de la loi, la recherche et le sauvetage, la cybersécurité, le renseignement, les plates-formes offshore et la protection des infrastructures stratégiques, les missions maritimes haut de gamme et les applications civiles.
Survey Copter (Airbus)
2023-02-14 – Air & Cosmos - Défense : le drone Airbus SMDM en chasse dans le golfe de Guinée
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/02/14, 426 mots
© Force d'action navale
Utilisable en opérations depuis le mois de juillet, le système de minidrone marine (SMDM) a réalisé en décembre ses premiers vols dans le golfe de Guinée, avec le patrouilleur de haute mer Commandant Ducuing. Le Premier Maître L'Her, qui l'a relevé en janvier, déploie la même capacité.
Deux navires chinois ont été détectés alors que leur AIS n’émettait pas
La Marine vient d’utiliser pour la première fois en opérations le système de minidrone marine (SMDM), dans le golfe de Guinée, qui a déjà vu passer le S100 Camcopter à voilure tournante, déployé depuis les porte-hélicoptères amphibies. Le patrouilleur de haute mer Commandant Ducuing, dépourvu d'hélicoptère, fut le premier équipé avec le SMDM dès le printemps, ce qui lui a permis de participer, en septembre, à deux exercices au Portugal centrés sur l’emploi des drones, Repmus (organisé par la marine portugaise) et Dynamic Messenger (organisé par l'OTAN, avec aussi des drones de surface).
Son créneau opérationnel dans le golfe de Guinée est intervenu de début décembre à début janvier. Le SMDM a été notamment utilisé lors d’un créneau d’effort contre la pêche illégale, dans les eaux territoriales de Guinée-Konakry, avec l’accord de l’Etat concerné, qui avait déployé aussi deux patrouilleurs. Deux navires chinois ont été détectés alors que leur AIS n’émettait pas : après transfert de l’information aux autorités locales, un procès-verbal a été dressé à l’encontre de l’un deux qui n’avait pas de permis de pêche dans ces eaux.
Détecter des activités illicites dans une zone de champs pétrolifères
Dans le deuxième cas, le SMDM a été utilisé dans une zone de champs pétrolifères, dans les eaux camerounaises, à proximité de la frontière avec le Nigeria. L’objectif était de détecter des activités illicites, un patrouilleur camerounais avait d’ailleurs été déployé également, mais le vol n’a rien détecté d’anormal. Le SMDM offre 2h30 à 3 heures d’endurance, avec un rayon d’action qui peut osciller entre 10 et 25 nautiques selon le type de zone, afin d’assurer la meilleure déconfliction aérienne possible (fournie par le radar du patrouilleur), notamment avec les hélicoptères civils oeuvrant dans l’offshore. La permanence du SMDM dans la zone s’est poursuivie grâce au déploiement du PHM Premier maître L’Her, également équipé, en relève du Commandant Ducuing.
SMDM : reste encore le patrouilleur Commandant Blaison à équiper
Il ne reste plus qu’un seul PHM, le Commandant Blaison, qui n’a pas encore les installations nécessaires. Six systèmes (à deux drones chacun) sont gérés en pool par la force d’action navale en métropole, le septième navigue vers Nouméa à bord du nouveau patrouilleur outremer Auguste Bénébig, doté nativement du SMDM. Les chantiers d'équipement des frégates de surveillance vont eux commencer dans quelques semaines. Ils seront les premiers navires de taille aussi compacte (c’est déjà le cas sur les porte-hélicoptères amphibies de 20.000 tonnes) à voir cohabiter un hélicoptère embarqué et un drone à voilure fixe.
Teledyne FLIR (ex-FLIR Systems)
2023-02-09 – ASD News - Teledyne FLIR Defense Wins $13M Pentagon Contract for Remote CBRN Detection Using Autonomous Drones
Teledyne FLIR Defence remporte un contrat de 13 millions de dollars avec le Pentagone pour la détection CBRN à distance à l'aide de drones autonomes
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/02/09
Teledyne FLIR Defense, part of Teledyne Technologies Incorporated (NYSE:TDY), announced that it has been awarded a $13.3 million contract by the U.S. Department of Defense to further expand the capabilities of its R80D SkyRaider™ unmanned aerial system to autonomously perform chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) reconnaissance missions.
Teledyne FLIR Defense will integrate flight control software that enables the SkyRaider Unmanned Aerial System (UAS) to autonomously fly CBRN missions currently performed by soldiers hand-carrying detection sensors into hazardous areas. Blending the new technology with SkyRaider’s existing capabilities will allow soldiers to complete these missions without directly controlling the drone – and without exposing themselves to toxic substances.
Teledyne FLIR also will design and build prototype chemical and radiological sensor payloads for the R80D SkyRaider, as well as integrate existing detectors in the U.S. Army’s inventory. This effort builds on three years of investment by several joint program offices to develop new and improved UAS capabilities for CBRN missions.
“For many good reasons, militaries are shifting their CBRN defense strategy from manned to unmanned platforms,” said Dr. David Cullin, vice president of technology and product management at Teledyne FLIR Defense. “Employing unmanned air and ground assets to assess risks from weapons of mass destruction is an increasingly sought-after capability. We’ll continue our customers’ important work to enhance situational awareness for mounted and dismounted operations, enabling greater maneuverability on future CBRN-contested battlefields.
“This project also complements our existing portfolio of CBRN sensing drone payloads – the MUVE™ C360, MUVE B330, and MUVE R430 – all of which allow users to remotely detect and identify a broad spectrum of potentially lethal threats,” Cullin added.
Both the autonomous SkyRaider and the new sensor payloads will be designed to operate with the command and control user interface for the U.S. Army’s Nuclear, Biological and Chemical Reconnaissance Vehicle (NBCRV) Stryker platform, for which Teledyne FLIR Defense is the prime systems integrator.
For the base contract, Teledyne FLIR will deliver four SkyRaiders and six of each sensor payload, with options to support training, documentation, plus the delivery of additional UAS and payloads. The award was made through the Joint Program Executive Office for Chemical, Biological, Radiological, and Nuclear Defense; Joint Product Manager for Reconnaissance and Platform Integration (JPdM RPI); and the Chemical, Biological, Radiological, and Nuclear Sensor Integration on Robotics Platforms Program Office (CSIRP).
Initial deliveries are scheduled for fall 2023. The contract period of performance is 33 months, if all options are exercised.
Teledyne FLIR Defence, qui fait partie de Teledyne Technologies Incorporated (NYSE : TDY), a annoncé avoir obtenu un contrat de 13,3 millions de dollars du département américain de la Défense pour étendre les capacités de son système aérien sans pilote R80D SkyRaider™ afin d'effectuer de manière autonome des opérations chimiques, biologiques missions de reconnaissance radiologique et nucléaire (CBRN).
Teledyne FLIR Defence intégrera un logiciel de contrôle de vol qui permet au système aérien sans pilote SkyRaider (UAS) de piloter de manière autonome des missions CBRN actuellement effectuées par des soldats transportant à la main des capteurs de détection dans des zones dangereuses. La combinaison de la nouvelle technologie avec les capacités existantes de SkyRaider permettra aux soldats d'accomplir ces missions sans contrôler directement le drone - et sans s'exposer à des substances toxiques.
Teledyne FLIR concevra et construira également des prototypes de charges utiles de capteurs chimiques et radiologiques pour le R80D SkyRaider, et intégrera également les détecteurs existants dans l'inventaire de l'armée américaine. Cet effort s'appuie sur trois années d'investissement par plusieurs bureaux de programme conjoints pour développer des capacités UAS nouvelles et améliorées pour les missions CBRN.
« Pour de nombreuses bonnes raisons, les militaires font passer leur stratégie de défense CBRN de plates-formes habitées à des plates-formes sans pilote », a déclaré le Dr David Cullin, vice-président de la technologie et de la gestion des produits chez Teledyne FLIR Defence. « L'utilisation de moyens aériens et terrestres sans pilote pour évaluer les risques liés aux armes de destruction massive est une capacité de plus en plus recherchée. Nous poursuivrons le travail important de nos clients pour améliorer la connaissance de la situation pour les opérations montées et débarquées, permettant une plus grande maniabilité sur les futurs champs de bataille CBRN.
« Ce projet complète également notre portefeuille existant de charges utiles de drones de détection CBRN – les MUVE™ C360, MUVE B330 et MUVE R430 – qui permettent tous aux utilisateurs de détecter et d'identifier à distance un large éventail de menaces potentiellement mortelles », a ajouté Cullin.
Le SkyRaider autonome et les nouvelles charges utiles de capteurs seront conçus pour fonctionner avec l'interface utilisateur de commande et de contrôle de la plate-forme Stryker du véhicule de reconnaissance nucléaire, biologique et chimique (NBCRV) de l'armée américaine, pour laquelle Teledyne FLIR Defence est le principal intégrateur de systèmes.
Pour le contrat de base, Teledyne FLIR fournira quatre SkyRaiders et six de chaque charge utile de capteur, avec des options pour prendre en charge la formation, la documentation, ainsi que la livraison d'UAS et de charges utiles supplémentaires. Le prix a été décerné par l'intermédiaire du Bureau exécutif du programme conjoint pour la défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire ; Chef de produit conjoint pour la reconnaissance et l'intégration de la plate-forme (JPdM RPI) ; et le Bureau du programme d'intégration des capteurs chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires sur les plates-formes robotiques (CSIRP).
Les premières livraisons sont prévues à l'automne 2023. La durée contractuelle d'exécution est de 33 mois, si toutes les options sont exercées.
Teledyne FLIR LLC
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Textron Systems (Textron)
2023-02-02 – Naval News - Textron Systems’ Aerosonde UAS Takes 1st Maritime Flight Onboard USS Miguel Keith (ESB 5)
L'UAS Aerosonde de Textron Systems effectue son premier vol maritime à bord de l'USS Miguel Keith (ESB 5)
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/02/02
Textron Systems Corporation, a Textron Inc. company, announced today that the Aerosonde Unmanned Aircraft System (UAS) aboard the USS Miguel Keith, designated ESB 5, took its first operational flight.
Textron Systems press release
Textron Systems Corporation, une société de Textron Inc., a annoncé aujourd'hui que le système d'aéronef sans pilote Aerosonde (UAS) à bord de l'USS Miguel Keith, désigné ESB 5, a effectué son premier vol opérationnel.
Communiqué de presse Textron Systems
The inaugural mission follows an October 2022 contract award by the U.S. Navy’s Naval Air Systems Command
Aerosonde UAV taking of from ESB 5 (Textron Systems photo)
(NAVAIR) to provide unmanned aviation support aboard the ship for up to five years.
The ESB 5 supports a broad range of military and aviation operations as part of the Forward Deployed Naval Force. Textron Systems is tasked to deploy its Aerosonde UAS to provide extended-range intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) services with enhanced mission payloads aboard the ESB 5. The company’s Field Service Representatives (FSR) will work alongside the sailors onboard to provide support for a variety of maritime missions.
“Having an unmanned aircraft system operational aboard the ship acting as a remote sensor contributes to overall maritime domain awareness and mission success. The Aerosonde system is providing added reach beyond the horizon and an ability to operate multi-INT ISR consistently, both great examples of the benefits of teaming unmanned aircraft with manned ships.”
Wayne Prender, Senior Vice President, Air Systems
In addition to the USS Miguel Keith, the Aerosonde unmanned system supports maritime operations aboard the USS Hershel “Woody” Williams (ESB 4) and two DDG-class ships, bringing the total number of U.S. Navy ships supported by the system to four.
The Aerosonde system has amassed more than 600,000 flight hours while serving multiple U.S. customers and international allies. It is designed for expeditionary land- and sea-based operations in austere environments and is equipped for multiple payload configurations.
La mission inaugurale fait suite à l'attribution d'un contrat en octobre 2022 par le Naval Air Systems Command de la marine américaine
Décollage du drone Aerosonde depuis ESB 5 (photo Textron Systems)
(NAVAIR) pour fournir un soutien aérien sans pilote à bord du navire pendant cinq ans au maximum.
L'ESB 5 prend en charge un large éventail d'opérations militaires et aériennes dans le cadre de la Force navale déployée vers l'avant. Textron Systems est chargé de déployer son Aerosonde UAS pour fournir des services de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) à portée étendue avec des charges utiles de mission améliorées à bord de l'ESB 5. Les représentants du service sur le terrain (FSR) de l'entreprise travailleront aux côtés des marins à bord pour fournir un soutien pour diverses missions maritimes.
"Avoir un système d'aéronef sans pilote opérationnel à bord du navire agissant comme un capteur à distance contribue à la connaissance globale du domaine maritime et au succès de la mission. Le système Aerosonde offre une portée supplémentaire au-delà de l'horizon et une capacité à exploiter de manière cohérente des ISR multi-INT, deux excellents exemples des avantages de l'association d'aéronefs sans pilote avec des navires habités.
Wayne Prender, vice-président principal, Systèmes aériens
En plus de l'USS Miguel Keith, le système sans pilote Aerosonde prend en charge les opérations maritimes à bord de l'USS Hershel "Woody" Williams (ESB 4) et de deux navires de classe DDG, portant à quatre le nombre total de navires de la marine américaine pris en charge par le système.
Le système Aerosonde a accumulé plus de 600 000 heures de vol tout en desservant plusieurs clients américains et alliés internationaux. Il est conçu pour les opérations expéditionnaires terrestres et maritimes dans des environnements austères et est équipé pour de multiples configurations de charge utile.
Thales UK (
Thales) / Schiebel
2023-02-10 – Advance ADS - MoD award Thales and Schiebel Royal Navy UAS contract
Le MoD attribue un contrat UAS à Thales et Schiebel Royal Navy
Advance ADS, http://www.adsadvance.co.uk, 2023/02/10
Schiebel and Thales have been awarded the Royal Navy 'Peregrine' Uncrewed Air Systems (UAS) contract by the UK Ministry of Defence (MoD).
Schiebel et Thales ont remporté le contrat des systèmes aériens sans équipage (UAS) « Peregrine » de la Royal Navy par le ministère britannique de la Défense (MoD).
Image copyright Schiebel
This new flexible and tactical uncrewed air system, procured by Defence Equipment and Support (DE&S), will be known as 'Peregrine' – a name with strong historic links to the Fleet Air Arm – will deliver the CAMCOPTER S-100 UAS, fitted with a powerful naval surveillance sensor suite, to provide a comprehensive maritime capability protecting Royal Navy ships on operational tasks.
Schiebel, together with system integrator Thales, will provide the operationally proven S-100 with a range of high precision Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR) sensors and systems. The Thales I-Master radar, an EO/IR camera and an Automatic Identification System (AIS), all fused with the CarteNav’s AIMS Mission System enables an all-weather detection and identification capability of unknown targets.
The S-100’s rapid launch ability, superior mission endurance and high quality sensors combine to find, track and identify targets providing additional protection for the ship and its crew. High-definition imagery and radar data downloaded to the system operator and transmitted in real-time into the ship’s Combat Management System (CMS), will provide the crew with invaluable time to prepare and enact operational decisions.
Alongside the Navy’s Wildcat patrol helicopters, Peregrine will enable round-the-clock surveillance of targets over Gulf waters and will be available for a spectrum of operational tasks to support allies and partners in the region.
Peregrine can be launched in challenging conditions, day and night and will be deployed to protect warships, greatly extending detection range and fidelity, for enhanced intelligence, surveillance and reconnaissance gathering.
Andy Start, DE&S CEO, said: “The DE&S RPAS team have delivered a contract which will see a rapid development and deployment of a key Remotely Piloted Air System capability for the Royal Navy.
“Due to the collaborative approach we have taken with industry, the Navy shall be receiving a mature air system which is able to detect threats at range, protecting British interests in the Gulf.”
Rear Admiral James Parkin, the Royal Navy’s Director Develop, said: “I am delighted that we are at the stage where this excellent capability is about to be introduced into the front line.
“As a system both deployed onto and integrated into, warships and auxiliaries operating in congested and complex areas of the world, the Peregrine aircraft offers what the Royal Navy needs in order to respond to the wide variety of threats that we are facing today.
“Today is also a key milestone in the Fleet Air Arm’s evolution to a mixed crewed and uncrewed fighting arm of the Fleet and we are anticipating learning many lessons as such technologies continue to develop and offer new opportunities for the current and future Navy.”
Hans Georg Schiebel, Chairman of the Schiebel Group, said: “We are immensely proud that the CAMCOPTER S-100 is the UK Ministry of Defence’s choice for its prestigious Peregrine programme. The S-100 is the optimal UAS for a growing number of Navies worldwide and has proven its superiority and outstanding capabilities throughout its numerous operational deployments.”
The air system – which takes off from the ship’s flight deck like a helicopter would – will be the first uncrewed rotary wing aircraft to operate alongside a Wildcat helicopter, allowing for round-the-clock aerial surveillance in a timely boost to the Royal Navy’s operational capability.
The high-definition imagery and radar data from Peregrine will be fed directly into the ship’s Combat Management System, allowing the command team to have good situational awareness and make rapid operational decisions.
Ce nouveau système aérien flexible et tactique sans équipage, acheté par Defence Equipment and Support (DE&S), sera connu sous le nom de "Peregrine" - un nom avec des liens historiques forts avec la Fleet Air Arm - fournira le CAMCOPTER S-100 UAS, équipé de une puissante suite de capteurs de surveillance navale, pour fournir une capacité maritime complète protégeant les navires de la Royal Navy lors de tâches opérationnelles.
Schiebel, en collaboration avec l'intégrateur de systèmes Thales, fournira au S-100 éprouvé sur le plan opérationnel une gamme de capteurs et de systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) de haute précision. Le radar Thales I-Master, une caméra EO/IR et un système d'identification automatique (AIS), tous fusionnés avec le système de mission AIMS de CarteNav, permettent une détection et une identification par tous les temps de cibles inconnues.
La capacité de lancement rapide du S-100, son endurance de mission supérieure et ses capteurs de haute qualité se combinent pour trouver, suivre et identifier des cibles offrant une protection supplémentaire au navire et à son équipage. Des images haute définition et des données radar téléchargées à l'opérateur du système et transmises en temps réel dans le système de gestion de combat (CMS) du navire donneront à l'équipage un temps inestimable pour préparer et mettre en œuvre des décisions opérationnelles.
Aux côtés des hélicoptères de patrouille Wildcat de la Marine, Peregrine permettra une surveillance 24 heures sur 24 des cibles au-dessus des eaux du Golfe et sera disponible pour un éventail de tâches opérationnelles afin de soutenir les alliés et les partenaires dans la région.
Le Peregrine peut être lancé dans des conditions difficiles, de jour comme de nuit, et sera déployé pour protéger les navires de guerre, étendant considérablement la portée et la fidélité de détection, pour un renseignement, une surveillance et une reconnaissance améliorés.
Andy Start, PDG de DE&S, a déclaré : « L'équipe DE&S RPAS a livré un contrat qui verra un développement et un déploiement rapides d'une capacité clé de système aérien piloté à distance pour la Royal Navy.
"En raison de l'approche collaborative que nous avons adoptée avec l'industrie, la Marine recevra un système aérien mature capable de détecter les menaces à distance, protégeant les intérêts britanniques dans le Golfe."
Le contre-amiral James Parkin, directeur du développement de la Royal Navy, a déclaré : « Je suis ravi que nous soyons au stade où cette excellente capacité est sur le point d'être introduite en première ligne.
« En tant que système à la fois déployé et intégré dans des navires de guerre et des auxiliaires opérant dans des zones congestionnées et complexes du monde, l'avion Peregrine offre ce dont la Royal Navy a besoin pour répondre à la grande variété de menaces auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui.
"Aujourd'hui est également une étape clé dans l'évolution de la Fleet Air Arm vers une arme de combat mixte avec et sans équipage de la flotte et nous prévoyons d'apprendre de nombreuses leçons à mesure que ces technologies continuent de se développer et offrent de nouvelles opportunités pour la marine actuelle et future."
Hans Georg Schiebel, président du groupe Schiebel, a déclaré : « Nous sommes extrêmement fiers que le CAMCOPTER S-100 soit le choix du ministère britannique de la Défense pour son prestigieux programme Peregrine. Le S-100 est l'UAS optimal pour un nombre croissant de marines dans le monde et a prouvé sa supériorité et ses capacités exceptionnelles tout au long de ses nombreux déploiements opérationnels.
Le système aérien - qui décolle du pont d'envol du navire comme le ferait un hélicoptère - sera le premier aéronef à voilure tournante sans équipage à fonctionner aux côtés d'un hélicoptère Wildcat, permettant une surveillance aérienne 24 heures sur 24 dans un coup de pouce opportun à l'opérationnel de la Royal Navy. aptitude.
Les images haute définition et les données radar de Peregrine seront directement intégrées au système de gestion de combat du navire, permettant à l'équipe de commandement d'avoir une bonne connaissance de la situation et de prendre des décisions opérationnelles rapides.
Peregrine will be deployed directly into an operational theatre from mid-2024, initially for two years, with the option to extend. This foundation based on operational lessons will give the Royal Navy valuable experience and understanding of the use of uncrewed systems in this role ahead of further decisions and investments.
The name Peregrine is inspired by the former HMS Peregrine, the Royal Naval Air Station in Ford, West Sussex, that was used after the Second World War as the Fleet Air Arm’s dedicated test and development centre in the early years of carrier-borne jet aircraft.
Peregrine sera déployé directement sur un théâtre opérationnel à partir de mi-2024, initialement pour deux ans, avec possibilité de prolongation. Cette base basée sur des leçons opérationnelles donnera à la Royal Navy une expérience et une compréhension précieuses de l'utilisation de systèmes sans équipage dans ce rôle avant de nouvelles décisions et investissements.
Le nom Peregrine est inspiré de l'ancien HMS Peregrine, la Royal Naval Air Station de Ford, West Sussex, qui a été utilisée après la Seconde Guerre mondiale comme centre de test et de développement dédié à la Fleet Air Arm dans les premières années des avions à réaction embarqués. .
2023-02-10 – Thales - Thales et Schiebel fournissent à la Royal Navy un système de drones aériens innovants pour protéger le ciel
Thales, https://www.thalesgroup.com, 2023/02/10
Défense pour fournir un système de drones aériens révolutionnaire visant à doter les navires de guerre de la Royal Navy de capacités de protection de type « œil dans le ciel ».
Ce contrat ayant pour objet le programme Peregrine implique de déployer un drone tactique à voilure tournante équipé de puissants capteurs de surveillance maritime afin de protéger une frégate de type 23 en opération.
Ce partenariat mobilise une expérience combinée de 30 ans dans la conception, l’intégration, les essais et l’exploitation de systèmes de drone aérien S-100.
©Schiebel
Aujourd’hui plus que jamais, les forces navales internationales font face aux menaces croissantes de plateformes hostiles, souvent dans des contextes maritimes saturés. Aussi un drone à voilure tournante à la fois capable de décoller rapidement, suffisamment autonome pour réaliser une mission longue, et à même de trouver, fixer, suivre et identifier des cibles renforcera-t-il la protection des navires et de leurs équipages, en leur faisant gagner un temps précieux pour se préparer et agir.
Dans le cadre de ce programme alliant les capacités éprouvées de Schiebel en matière de système de drone aérien et toute une série de capteurs et systèmes de haute précision en renseignement, surveillance et reconnaissance développés par Thales, Thales jouera le rôle de maître d’œuvre de systèmes intégrés.
Schiebel fournira son CAMCOPTER® S-100, système de drone aérien ultra-performant qui a déjà fait ses preuves avec plus de 100 000 heures de service, y compris lors d’opérations exigeantes avec lancement depuis le pont malgré des vents forts et une mer agitée.
Les capteurs du S-100, doublés d’un système d’identification automatique et fusionnés avec un système de mission AIMS de CarteNav, permettront à l’opérateur de détecter et d’identifier rapidement des cibles inconnues.
Le radar I-Master de Thales s’emploie aussi bien en mode d’ouverture synthétique (Synthetic Aperture Radar - SAR) qu’en mode de détection de cibles maritimes mobiles (Maritime Moving Target Indication - MMTI). Dès lors qu’un contact est établi, les données du pod infrarouge/électro-optique sont fusionnées avec celles des autres capteurs afin de permettre une identification précise.
Une imagerie à haute définition et les données radar sont téléchargées et transmises à l’opérateur, avant d’être mises à la disposition, en temps réel, de multiples utilisateurs via le système de gestion du combat dont dispose le navire.
Ce partenariat mobilise une expérience combinée de 30 ans dans la conception, l’intégration, les essais et l’exploitation du S-100. Cette alliance s’appuie sur des solutions éprouvées qui apportent, immédiatement, une réelle valeur ajoutée.
Hans Georg Schiebel, président du groupe Schiebel, a déclaré : « Nous sommes très fiers que le ministère britannique de la Défense ait choisi le CAMCOPTER® S-100 pour son prestigieux programme Peregrine. Le S-100 est un système de drone aérien optimal pour un nombre croissant de forces navales dans le monde. Ses nombreux déploiements opérationnels ont démontré sa supériorité et ses capacités exceptionnelles. »
Alex Cresswell, PDG de Thales au Royaume-Uni, souligne : « Ce contrat marque une étape importante pour la Royal Navy, car il s'agit d'une amélioration immédiate de sa capacité opérationnelle, mais aussi d'un soutien à sa transition vers la technologie des drones, conformément à la stratégie de la future force aéronavale. Je suis heureux que notre longue tradition de soutien à la capacité de connaissance de la situation de la Royal Navy se poursuive avec ce contrat ».
Notes aux rédacteurs
Schiebel
Le drone Camcopter® S-100 de Schiebel a déjà fait ses preuves auprès de multiples clients dans le monde, aussi bien sur terre qu’en mer, de jour comme de nuit, et dans les conditions météorologiques les plus défavorables. Au cours des quinze dernières années, ce drone à voilure tournante a rempli des missions auprès de plus de 25 clients et, dans le seul domaine maritime, a cumulé plus de 2 000 appontages sur de nombreux types de bâtiments à pont d’envol unique.
Thales
Le radar I-Master est actuellement, en service auprès de nombreux clients dans le monde, et a été installé à bord du drone Watchkeeper qu’opèrent les forces terrestres britanniques. En 2014, il a été validé pour les opérations en mer en intégrant des modes maritimes avancés et en démontrant son efficacité à l’occasion de l’exercice Unmanned Warrior réalisé en 2016 par la Royal Navy.
CarteNav fournira son logiciel de mission flexible AIMS-ISR pour l’intégration et la planification de capteurs multiples, ainsi que pour la collecte et la dissémination des données recueillies.
Informations complémentaires
Participation de Schiebel et Thales à un exercice révolutionnaire de lutte anti-sous-marine
Schiebel et Thales ont participé aux exercices REPMUS (Robotic Experimentation and Prototyping using Maritime Uncrewed Systems) de la Royal Navy au Portugal, en dotant les forces navales britanniques d’un drone de lutte anti-sous-marine. Ensemble, les deux entreprises ont fait la démonstration des capacités du CAMCOPTER® S-100 en lutte anti-sous-marine, renseignement, surveillance et reconnaissance, ainsi qu’en transport de fret. Le scénario exécuté portait sur la surveillance d’un port stratégique. Le S-100, équipé sur la partie avant d’un capteur électro-optique/infrarouge Wescam MX-8 et, pour le traitement en temps réel de données multi-capteurs, d’un système Thales, a été déployé pour veiller à la transmission des données depuis les bouées et pour les relayer au centre de commandement à terre, permettant ainsi la détection et la classification d’éventuels sous-marins ennemis.
2023-02-11 – Zone Militaire - Des frégates de la Royal Navy seront équipées de drones aériens S-100 Camcopter, fournis par Schiebel et Thales
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/02/11
PAR LAURENT LAGNEAU
Alors que la Marine nationale mise sur le programme SDAM [Système de drones aériens pour la Marine] afin de doter ses navires de premier rang d’appareils pouvant emporter une charge utile de 250 kg, la Royal Navy affiche des ambitions plus modestes dans ce domaine.
En effet, dans le cadre de son programme Peregrine, celle-ci vient de notifier au tandem formé par Schiebel et Thales un contrat d’une valeur d’environ 20 millions de livres sterling pour se procurer des drones S-100 Camcopter, destinés à ses frégates de type 23.
« Ce contrat ayant pour objet le programme Peregrine implique de déployer un drone tactique à voilure tournante équipé de puissants capteurs de surveillance maritime afin de protéger une frégate de type 23 en opération », a indiqué Thales, via un communiqué publié le 10 février.
Dans le détail, les drones S-100 Camcopter de Schiebel seront équipés de « capteurs de haute précision en renseignement, surveillance et reconnaissance développés » par Thales, désigné maître d’œuvre de systèmes intégrés.
Ces drones commandés par la Royal Navy disposeront de capteurs « doublés d’un système d’identification automatique et fusionnés avec un système de mission AIMS de CarteNav », ce qui permettra à un opérateur de « détecter et d’identifier rapidement des cibles inconnues », explique Thales, qui fournira le radar I-Master, lequel peut fonctionner aussi bien en mode d’ouverture synthétique [Synthetic Aperture Radar – SAR] qu’en mode de détection de cibles maritimes mobiles [Maritime Moving Target Indication – MMTI].
De son côté, la Royal Navy a expliqué que ce système de drones aériens, associé à l’hélicoptère Wildcat, donnera à une frégate la capacité de surveiller son environnement opérationnel en permanence. « Les images haute définition et les données radar de Peregrine seront directement intégrées au système de gestion de combat du navire, ce qui donnera à l’équipage une bonne connaissance de la situation et lui permettra de prendre rapidement des décisions », a-t-elle ajouté.
« Déployé sur des navires de guerre […] opérant dans des zones congestionnées et complexes, le drone Peregrine offre ce dont la Royal Navy a besoin pour répondre à la grande variété de menaces auxquelles nous sommes confrontrés aujourd’hui », a fait valoir le contre-amiral James Parkin, pour qui ce contrat est « une étape clé dans l’évolution de la Fleet Air Arm ».
En effet, déployés à partir de la mi-2024 sur les frégates de type 23 affectées au Moyen-Orient, et période initiale de deux ans, le drone « Peregrine » permettra d’accumuler de l’expérience en vue de nouveaux investissements prévus dans le cadre du programme « Future Maritime Aviation Force » de la Fleet Air Arm.
« Ce contrat marque une étape importante pour la Royal Navy, car il s’agit d’une amélioration immédiate de sa capacité opérationnelle, mais aussi d’un soutien à sa transition vers la technologie des drones, conformément à la stratégie de la future force aéronavale. Je suis heureux que notre longue tradition de soutien à la capacité de connaissance de la situation de la Royal Navy se poursuive avec ce contrat », a résumé Alex Cresswell, le Pdg de Thales UK.
Cela étant, le drone S-100 [encore appelé « Serval » par la Marine nationale, qui l’utilise à bord de ses porte-hélicoptères amphibies] a été évalué lors des exercices REPMUS [Robotic Experimentation and Prototyping using Maritime Uncrewed Systems], récemment menés au large du Portugal. Il a notamment été utilisé pour des missions de lutte anti-sous-marine, de renseignement, de surveillance et de econnaissance ainsi que de transport de fret.
Wagner Group (=PMC Wagner / ChVK Wagner) / DJI (Da Jiang Innovations)
2023-02-01 - The EurAsian Times - Russia’s ‘Killer’ Swarm Drone Project: Russian, Chinese Agencies ‘Partner’ To Attack Ukraine’s Military Infra – British Media Claims
Projet russe de drones « Killer » Swarm : les agences russes et chinoises « s’associent » pour attaquer l’infrastructure militaire ukrainienne – selon les médias britanniques
The EurAsian Times, https://eurasiantimes.com, 2023/02/01
In a covert arms agreement with Chinese spies, Russia’s infamous Wagner Group mercenaries are reportedly developing “swarm drones” to target Ukrainian armed forces.
The explosive-tipped drones from China would reportedly be used in large numbers against Ukraine. These drones would be capable of wreaking havoc on military targets.
The British media claimed that secret discussions between Chinese cyber experts, the Wagner Group, and spies from both nations have taken place as part of Moscow’s killer swarm project.
The developments contrast Beijing’s claims that it is not engaged in the Ukraine war, morphing into a West-versus-East confrontation.
Over 2,500 DJI Mavic2 drones were shipped from Beijing to Moscow as part of a secret agreement with Russia’s infamous Wagner Group, the Mirror alleged.
Dans le cadre d'un accord secret sur les armes avec des espions chinois, les tristement célèbres mercenaires russes du groupe Wagner seraient en train de développer des "drones en essaim" pour cibler les forces armées ukrainiennes.
Les drones à pointe explosive en provenance de Chine seraient utilisés en grand nombre contre l'Ukraine. Ces drones seraient capables de faire des ravages sur des cibles militaires.
Les médias britanniques ont affirmé que des discussions secrètes entre des cyber-experts chinois, le groupe Wagner et des espions des deux pays ont eu lieu dans le cadre du projet d'essaim de tueurs de Moscou.
Les développements contrastent avec les affirmations de Pékin selon lesquelles il n'est pas engagé dans la guerre d'Ukraine, se transformant en une confrontation Ouest contre Est.
Plus de 2 500 drones DJI Mavic2 ont été expédiés de Pékin à Moscou dans le cadre d'un accord secret avec le tristement célèbre groupe russe Wagner, selon le Mirror.
DJI Mini 3 Pro: Wikipedia Commons
In a “swarm network,” several drones engage in coordinated attacks on a target with the assistance of artificial intelligence.
The Daily Mirror, citing an intelligence report, alleged that the private military group aims to use the 2,500 freshly arrived Chinese drones to create a swarm platform for coordinated autonomous drone orchestration.
The report revealed that the Russian private military group and the Chinese Communist Party communicate through two cloaked networks, one in Russia and one in China.
“That network is responsible for the clandestine shipments of war materials being used against Ukraine, regardless of how much the Chinese deny it,” the report added.
The mercenary group has allegedly established an information technology research and development office in St. Petersburg to develop “bot farms” in the Chinese style and the latest swarm technologies.
Chinese Firms Supporting Wagner Group?
The new arms race is centered on this swarm drone technology, which Russia is pursuing with all of its resources, an arms expert told the Mirror. Moscow may unleash a swarm of drones using artificial intelligence with a specified objective, making it considerably tougher to defend against.
DJI Mini 3 Pro : Wikipédia Commons
Dans un « réseau en essaim », plusieurs drones se livrent à des attaques coordonnées sur une cible avec l'aide de l'intelligence artificielle.
Le Daily Mirror, citant un rapport de renseignement, a allégué que le groupe militaire privé visait à utiliser les 2 500 drones chinois fraîchement arrivés pour créer une plate-forme en essaim pour une orchestration coordonnée de drones autonomes.
Le rapport a révélé que le groupe militaire privé russe et le Parti communiste chinois communiquent via deux réseaux masqués, l'un en Russie et l'autre en Chine.
"Ce réseau est responsable des envois clandestins de matériel de guerre utilisés contre l'Ukraine, peu importe à quel point les Chinois le nient", ajoute le rapport.
Le groupe de mercenaires aurait créé un bureau de recherche et développement en technologies de l'information à Saint-Pétersbourg pour développer des "fermes de robots" à la chinoise et les dernières technologies en essaim.
Des entreprises chinoises soutiennent le groupe Wagner ?
La nouvelle course aux armements est centrée sur cette technologie de drones en essaim, que la Russie poursuit avec toutes ses ressources, a déclaré un expert en armement au Mirror. Moscou peut déclencher un essaim de drones utilisant l'intelligence artificielle avec un objectif précis, ce qui rend la défense considérablement plus difficile.
Representational Image
The swarm would then be able to transmit live mass surveillance footage to a base so that it can be attacked. Wagner’s activities in Ukraine could receive a significant boost due to the collaboration with China.
According to reports, the Wagner group represents 10% of all Russian combatants involved in the fighting in Ukraine. Yevgeniy Prigozhin, a close associate of Vladimir Putin and the subject of several US sanctions, is the head of the Russian private military firm, Wagner Group.
In its recent announcement, the US government declared the private military company a transnational criminal organization. Furthermore, the US also slapped sanctions on a Chinese company for supplying satellite imagery of Ukraine to assist Russia’s Wagner Group.
L'essaim serait alors en mesure de transmettre des images de surveillance de masse en direct à une base afin qu'elle puisse être attaquée. Les activités de Wagner en Ukraine pourraient recevoir un coup de pouce significatif grâce à la collaboration avec la Chine.
Selon des informations, le groupe Wagner représente 10 % de tous les combattants russes impliqués dans les combats en Ukraine. Yevgeniy Prigozhin, proche collaborateur de Vladimir Poutine et visé par plusieurs sanctions américaines, est à la tête de la société militaire privée russe Wagner Group.
Dans sa récente annonce, le gouvernement américain a déclaré que la société militaire privée était une organisation criminelle transnationale. En outre, les États-Unis ont également imposé des sanctions à une société chinoise pour avoir fourni des images satellite de l'Ukraine pour aider le groupe russe Wagner.
File: Russian soldier
The United States Treasury Department imposed sanctions on sixteen bodies, including Changsha Tianyi Space Science and Technology Research Institute. The company, also known as Spacety China, has offices in Beijing and Luxembourg.
In a statement, the US Secretary of the Treasury, Janet Yellen, said, “As sanctions and export controls on Russia from our international coalition continue to bite, the Kremlin is desperately searching for arms and support, including through the brutal Wagner Group, to continue its unjust war against Ukraine.”
Spacety has provided synthetic aperture radar (SAR) satellite imagery of specific Ukrainian sites to facilitate Wagner’s military operations in Ukraine. However, the Chinese satellite startup has denied supplying satellite footage of Ukraine.
According to Spacety’s official website in the Chinese language, the company serves more than 200 clients with quick-turnaround, inexpensive one-stop solutions. Along with Tsinghua University and Xiamen University, its Chinese clients also include China Aerospace Science and Technology Corporation.
A rise in space startups has been observed in China, which can be attributed to the country’s robust demand for satellites from both the industrial and commercial sectors. Nonetheless, military and governmental enterprises continue to dominate the sector.
According to the most recent data on its official website, Spacety has conducted at least 14 space missions and launched 25 small satellites into orbit. These include Chaohu-1, the nation’s first commercial SAR network satellite, and China’s first commercial SAR satellite, Haisea-1.
Since China declined to denounce the war in Ukraine, the United States has been wary of its close relations with Russia. Washington warned Beijing that there would be repercussions if it supported Russia militarily against Ukraine.
Le Département du Trésor des États-Unis a imposé des sanctions à seize organismes, dont l'Institut de recherche sur les sciences et technologies spatiales de Changsha Tianyi. La société, également connue sous le nom de Spacety China, possède des bureaux à Pékin et au Luxembourg.
Dans un communiqué, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré : "Alors que les sanctions et les contrôles des exportations contre la Russie de notre coalition internationale continuent de mordre, le Kremlin recherche désespérément des armes et un soutien, y compris par le biais du brutal groupe Wagner, pour poursuivre sa guerre injuste contre l'Ukraine.
Spacety a fourni des images satellite radar à synthèse d'ouverture (SAR) de sites ukrainiens spécifiques pour faciliter les opérations militaires de Wagner en Ukraine. Cependant, la startup chinoise du satellite a nié avoir fourni des images satellite de l'Ukraine.
Selon le site Web officiel de Spacety en langue chinoise, la société sert plus de 200 clients avec des solutions rapides et peu coûteuses à guichet unique. Outre l'Université Tsinghua et l'Université de Xiamen, ses clients chinois incluent également China Aerospace Science and Technology Corporation.
Une augmentation des startups spatiales a été observée en Chine, ce qui peut être attribué à la forte demande du pays pour les satellites des secteurs industriel et commercial. Néanmoins, les entreprises militaires et gouvernementales continuent de dominer le secteur.
Selon les données les plus récentes sur son site officiel, Spacety a mené au moins 14 missions spatiales et lancé 25 petits satellites en orbite. Il s'agit notamment de Chaohu-1, le premier satellite de réseau SAR commercial du pays, et du premier satellite SAR commercial de Chine, Haisea-1.
Depuis que la Chine a refusé de dénoncer la guerre en Ukraine, les États-Unis se méfient de leurs relations étroites avec la Russie. Washington a averti Pékin qu'il y aurait des répercussions s'il soutenait militairement la Russie contre l'Ukraine.
WB Electronics (WB Group)
2023-02-10 – Defence Blog - Ukraine’s border guard use Warmate suicide drones to destroy Russian enemies
Les gardes-frontières ukrainiens utilisent des drones suicides Warmate pour détruire les ennemis russes
Defence Blog, https://defence-blog.com, 2023/02/10
The State Border Guard Service of Ukraine reportedly used Warmate loitering munitions, also called suicide drones, to destroy Russian enemies.
Ukraine’s border guard posted brutal war footage showing the Warmate drones flying straight into enemy targets hiding in household and maintenance buildings, in southern Ukraine.
“Together with other units of the Defense Forces, the border guards destroy the invaders and inflict significant losses on them, using aerial reconnaissance units,” the border guard service said in a release.
Warmate is a small, vaguely plane-shaped unmanned system with a centrally-mounted wing and a v-tail, which weighs, at most, just under 12 pounds. It has a top speed of just over 90 miles per hour and can remain aloft for around 70 minutes, on average.
The drone, which is designed to be operated by just two people, can perform localized surveillance and reconnaissance functions, giving troops important added situational awareness. It also offers a way to immediately strike at any enemy forces, including light armored vehicles, that it discovers.
Le service national des gardes-frontières d'Ukraine aurait utilisé des munitions de vagabondage Warmate, également appelées drones suicides, pour détruire les ennemis russes.
Les garde-frontières ukrainiens ont publié des images de guerre brutales montrant les drones Warmate volant directement sur des cibles ennemies cachées dans des bâtiments domestiques et de maintenance, dans le sud de l'Ukraine.
"Avec d'autres unités des Forces de défense, les gardes-frontières détruisent les envahisseurs et leur infligent des pertes importantes, en utilisant des unités de reconnaissance aérienne", a déclaré le service des gardes-frontières dans un communiqué.
Warmate est un petit système sans pilote de forme vaguement plane avec une aile montée au centre et une queue en V, qui pèse au plus un peu moins de 12 livres. Il a une vitesse de pointe d'un peu plus de 90 miles par heure et peut rester en l'air pendant environ 70 minutes, en moyenne.
Le drone, qui est conçu pour être utilisé par seulement deux personnes, peut effectuer des fonctions de surveillance et de reconnaissance localisées, donnant aux troupes une connaissance supplémentaire de la situation. Il offre également un moyen de frapper immédiatement toutes les forces ennemies, y compris les véhicules blindés légers, qu'il découvre.
Polish-made Warmate loitering munitions which were donated by Lithuanians.
The Warmate constitutes a good alternative for anti-tank guided missiles with its capability to operate in a significantly larger radius, allowing comfortable detection and observation of the potential target in a relatively large time span.
Munitions de vagabondage Warmate de fabrication polonaise qui ont été données par des Lituaniens.
Le Warmate constitue une bonne alternative aux missiles guidés antichars avec sa capacité à opérer dans un rayon nettement plus large, permettant une détection et une observation confortables de la cible potentielle dans un laps de temps relativement long.
Zala Aero (Kalashnikov Concern / Rostec) / Ukrainian Armor
2023-02-13 – Defence Blog - Russia attacks Ukrainian armored vehicle with kamikaze drone
La Russie attaque un véhicule blindé ukrainien avec un drone kamikaze
Defence Blog, https://defence-blog.com, 2023/02/13
The Ukrainian Armor, a privately-held company specializing in designing and manufacturing modern armored vehicles and weapons, has released footage of its Novator armored vehicle reportedly damaged by a Russian Lancet drone.
“This is what Novator looks like after an attack by an enemy drone Lancet,” the company said on its Facebook page.
Ukrainian Armor says that the crew survived after their Novator armored vehicle was hit by Russia’s Lancet loitering munition, sometimes referred to as a ‘kamikaze’ drone, near Bahmut.
According to the statement of the company’s representatives, the armored car will undergo refurbishment and will soon go to the battlefield again.
L'Ukrainian Armor, une société privée spécialisée dans la conception et la fabrication de véhicules blindés et d'armes modernes, a publié des images de son véhicule blindé Novator qui aurait été endommagé par un drone russe Lancet.
"Voici à quoi ressemble Novator après une attaque par un drone ennemi Lancet", a déclaré la société sur sa page Facebook.
L'armure ukrainienne dit que l'équipage a survécu après que leur véhicule blindé Novator a été touché par la munition russe Lancet, parfois appelée drone «kamikaze», près de Bahmut.
Selon la déclaration des représentants de l'entreprise, la voiture blindée subira une rénovation et retournera bientôt sur le champ de bataille.
https://defence-blog.com/russia-attacks-ukrainian-armored-vehicle-with-kamikaze-drone/
The Novator is a 4×4 light tactical vehicle based on a high-mobility cross-country chassis. It is a modern light armored vehicle designed and manufactured by Ukrainian Armor, a Ukraine-based producer of defense vehicles.
Le Novator est un véhicule tactique léger 4×4 basé sur un châssis tout-terrain à haute mobilité. Il s'agit d'un véhicule blindé léger moderne conçu et fabriqué par Ukrainian Armor, un producteur de véhicules de défense basé en Ukraine.
The vehicle has the capacity to accommodate five personnel in its reconnaissance configuration and can transport eight to ten occupants in the configuration meant for transporting personnel.
The gross vehicle weight (GVW) of the APC is 8,845kg while its maximum payload capacity and maximum combat weight are 1,845kg and 7,945kg, respectively.
Le véhicule a la capacité d'accueillir cinq personnes dans sa configuration de reconnaissance et peut transporter de huit à dix occupants dans la configuration destinée au transport de personnel.
Le poids brut du véhicule (GVW) de l'APC est de 8 845 kg, tandis que sa capacité de charge utile maximale et son poids de combat maximal sont respectivement de 1 845 kg et 7 945 kg.
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