filiere drone (MACRO-ECONOMIE)
France / Drones suicides
2023-03-22 – Challenges - Colibri et Larinae : qui va fabriquer les " drones suicides " français?
Challenges, https://www.challenges.fr, 2023/03/22, 818 mots
Vincent Lamigeon
Résumé : L’agence innovation défense (AID) a lancer 2 appels d’offre Colibri et Larinae pour essayer de combler le retard français dans les drones suicides.
Le Strix 425, du fabricant bordelais Eos Technologie - EOS TECHNOLOGIES
Pour combler le retard français sur les "munitions rôdeuses", l’Agence d’innovation de la défense avait lancé deux compétitions, Colibri et Larinae. Nexter, MBDA, Eos, Novadem... Gros plan sur les gagnants de ces appels à projets.
La France accélère sur les "munitions rôdeuses", ou drones suicides. Convaincu par l’efficacité de ces armements low-cost, utilisés de façon intensive dans le conflit du Haut-Karabagh puis en Ukraine, le ministère des Armées avait décidé en mai 2022, à travers l’Agence d’innovation de la défense (AID), de lancer deux compétitions pour le développement de deux types de ces munitions téléopérées (Colibri et Larinae). Après dix mois de compétition, l’AID vient d’officialiser les premiers industriels sélectionnés dans le cadre de l’appel à projet Colibri, qui vise à développer une munition téléopérée capable de frapper à 5km, à un coût unitaire inférieur à 20.000 euros.
Les heureux élus, choisis parmi 19 candidats, sont deux consortiums. L’un, composé de MBDA et de Novadem, propose un engin à voilure tournante, plus gros que le NX70, le best-seller de Novadem déjà livré à 150 exemplaires à l’armée de terre. "Nous développons la cellule aéropropulsive, et MBDA gère la charge militaire", explique Pascal Zunino, directeur général et fondateur de la PME aixoise. "La munition est déployable par un fantassin seul, et pourra être mise en oeuvre depuis un véhicule en mouvement", complète-t-on chez MBDA.
Charges à "fragmentation contrôlée"
L’autre consortium sélectionné est composé, selon l’AID, de Nexter et d’une société de drones française dont le nom n'est pas précisé. Elle propose un engin à voilure fixe (de type avion), d’une portée supérieure. Selon un document consulté par Challenges, cette offre semble basée sur le drone UX11 de l’industriel toulousain Delair, un engin de 1,1m d’envergure et d’1,4kg déjà en service dans l’armée de terre depuis 2019. L’appareil sera doté de charges "à fragmentation contrôlée", développées par Nexter Arrowtech, la division munitions du groupe français. Les premières démonstrations en vol des deux projets sont prévues avant la fin de l’année 2023, indique l’AID.
L’Agence d’innovation de la défense n’a pas encore dévoilé les industriels sélectionnés sur l’autre appel à projets, baptisé Larinae. Ce programme vise à développer un drone bien plus gros que Colibri, capable de frapper à une distance de 50km, pour un coût unitaire de moins de 200.000 euros. Si le résultat de la compétition n’est attendu que ces prochaines semaines, le casting est déjà à peu près connu. Selon la Lettre A, deux consortiums ont été sélectionnés: l’un entre Nexter et le fabricant bordelais de drones militaires Eos Technologie, l’autre entre MBDA et Delair. Selon le document consulté par Challenges, le tandem Eos-Nexter s’appuierait sur le drone tactique Strix 425 d’Eos Technologie, armé d’une "charge génératrice de noyau", en clair une charge explosive perforante qu’on retrouve dans certains armements antichars.
La priorité de l’AID et de la Direction générale de l’armement est de transformer au plus vite ces démonstrateurs en produits de série. "L’objectif est de passer le plus vite possible à la phase industrielle, et de livrer les forces très rapidement", expliquait le délégué général pour l’armement Emmanuel Chiva le 20 mars, en marge d’une visite des usines de munitions et de missiles de Nexter et MBDA à Bourges. Chez Novadem, un des gagnants du projet Colibri, on assure être prêts. "L’enjeu de montée en puissance industrielle a été pris en compte dès le départ, indique Pascal Zunino, directeur général et fondateur de la PME aixoise. Nous avons limité le nombre de pièces, et travaillé à réduire au maximum le temps de montage."
Limiter les spécifications
Avec ces appels à projets, l’AID, à l’époque dirigée par Emmanuel Chiva, a adopté une démarche novatrice. A l’inverse des appels d’offres classiques, l’idée est de limiter les spécifications au strict minimum, et de laisser les industriels libres de calibrer leur offre comme ils l’entendaient. "Nous avons spécifié ce que nous souhaitions dans les grandes lignes, et c’est tout: que ce ne soit pas cher à utiliser, pas cher à développer, facile à entretenir et pour se former, et nous avons donné une cible, comme neutraliser une menace blindée à 5km pour Colibri, et à 50km pour Larinae", résumait Emmanuel Chiva dans le Monde le 15 mars.
L’idée est de doter les forces françaises de plusieurs centaines de ces munitions téléopérées dans les prochaines années. "L’objectif, c’est d’avoir à terme un socle à 1.800 exemplaires", indiquait le ministre des Armées Sébastien Lecornu en février dernier dans le Figaro. Un joli marché en perspective pour les heureux élus.
2023-03-23 – La Tribune - Les munitions Colibri et Larinae prêtes à rôder
La Tribune, http://www.latribune.fr, 2023/03/23
Le ministère des Armées a sélectionné plusieurs consortiums d'industriels pour les appels d'offres Colibri et Larinae, les futures munitions rôdeuses « Made in France » des armées françaises.
(Crédits : Nexter)
L'Agence de l'innovation de défense (AID) a sélectionné deux consortiums d'entreprises dans le cadre de l'appel à projets Colibri, un programme de munitions rôdeuses lancé en mai 2022. Ce projet vise à faire émerger rapidement des solutions françaises de munitions téléopérées, disponibles à bas coût, faciles d'emploi et capables de neutraliser des cibles légères dans un périmètre de 5 km. Les heureux élus sont le missilier MBDA associé à Novadem, spécialisé dans la robotique aérienne (UAS, drone), et le projet développé par Nexter et le droniste Delair. Ils ont été retenus parmi 19 propositions industrielles reçues par l'AID.
« Nous entendons avancer sur l'enjeu des munitions rôdeuses », avait expliqué fin février au Sénat le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. « L'objectif, c'est d'avoir à terme un socle à 1.800 exemplaires », avait-il précisé en février dernier dans le Figaro.
Des systèmes peu onéreux
Le coût récurrent de la partie consommable doit être inférieur à 200.000 euros tandis que la solution doit présenter un coût global d'utilisation significativement inférieur aux armements actuellement utilisés. Cet appel à projet illustre le recours à l'innovation pour « faire autrement », a rappelé le ministère des Armées dans un communiqué publié mardi. Les premières démonstrations de ces munitions téléopérées vont permettre d'alimenter la connaissance des capacités de ces types de solutions « d'un point de vue technique et opérationnel, ainsi que les aspects relatifs à la sécurité de mise en œuvre », a précisé le ministère.
« Nous voulions des systèmes simples, pas trop chers (Colibre et Larinae, ndlr), avec lesquels il serait facile de s'entraîner et rapidement opérationnels, à horizon respectif de douze et dix-huit mois pour une première démonstration », avait précisé fin novembre à l'Assemblée nationale le Délégué général pour l'armement Emmanuel Chiva.
L'objectif de Colibri est de neutraliser une menace blindée à 5 kilomètres de distance avec une autonomie sur zone de 30 minutes. Les premières démonstrations, attendues d'ici à fin 2023, permettront à l'AID et à la DGA d'évaluer la pertinence des propositions industrielles vis-à-vis du besoin opérationnel. « La sélection de deux projets complémentaires permet à la Direction générale de l'armement (DGA) d'explorer plusieurs axes technologiques et opérationnels, a expliqué le ministère des Armées. Cette démarche ouvre la voie à une réponse rapide et efficace aux besoins exprimés par les armées ».
Deux projets, deux conceptions différentes
Le projet proposé par MBDA et Novadem présente une munition reprenant les technologies d'un drone à voilure tournante. « Cette solution favorable à la manœuvrabilité et une utilisation par le fantassin, permettra d'explorer des cas d'usages en environnement urbain ou moins ouvert », a expliqué le ministère. Le projet proposé par Nexter et Delair vise, quant à lui, à adapter un drone de surveillance à voilure fixe. « Cette solution favorable à l'endurance devrait permettre d'explorer des cas d'usage en environnement ouvert et possiblement plus vaste », a-t-il souligné.
« Ce système assurera une capacité de destruction importante sur une cible statique ou dynamique »., a précisé de son côté Nexter dans un communiqué publié mercredi. Ce système qui pourra être déployé par divers opérateurs grâce à sa facilité de prise en main, embarquera une nouvelle munition téléopérée de type « charge à fragmentation à effets contrôlés », développée par Nexter Arrowtech.
Et Larinae ?
Curieusement, le ministère des Armées n'a pas annoncé la sélection des industriels sélectionné pour le projet Larinae, qui doit servir à neutraliser un blindé à 50 kilomètres avec une heure d'autonomie. Selon la Lettre A, deux consortiums ont été sélectionnés : l'un entre Nexter et le fabricant bordelais de drones militaires Eos Technologie, l'autre entre MBDA et Delair.
France / Industrie des drones
2023-03-29 – La Tribune - Drones : « avec une ribambelle de petits acteurs français, on ne sera pas taillé pour les marchés »
La Tribune, http://www.latribune.fr, 2023/03/29
Maxime Giraudeau
Résumé : Pour devenir plus compétitif et s’organiser dans la compétition drone du monde entier, l’Association du drone de l'industrie française (Adif) a été créé
Les marchés vont exploser mais il faudra être bien plus organisé qu'aujourd'hui pour y répondre. Voilà en substance le défi annoncé pour la filière française du drone, encore en quête de structuration industrielle. Alors que la guerre en Ukraine a attiré les regards sur le potentiel militaire de ces engins volants, les acteurs espèrent des financements pour rattraper leur retard technologique face aux grandes puissances.
Le marché mondial des drones doit exploser dans les prochaines années, en particulier dans le secteur défense. (Crédits : WANA NEWS AGENCY)
« Vous vous souvenez de la colonne de chars qui arrivait sur Kiev il y a un an ? Ce sont les drones qui les ont détruits en larguant des grenades sur leurs tourelles. » Ces observations sont celles de Patrice Rosier, le fondateur de Reflet du Monde, une entreprise de drones multi-applications basée en Gironde. Fort d'une veille technologique pointue, l'entrepreneur a scruté comment ces « ordinateurs volants » sont devenus stratégique dans le conflit ukrainien. Outil de surveillance, de renseignement, munition téléopérée : le drone s'est mué en arme de piraterie aussi accessible qu'efficace.
« L'"Apple" du drone, qui s'appelle DJI et qui est chinois, a organisé l'interdiction de vente de drones en Ukraine. Les Ukrainiens ont envoyé des demandes dans toute l'Europe pour se fournir, nous mêmes avons reçu des demandes. Mais vu que l'on revend la marque chinoise, ça n'a pas été possible d'y répondre. On a compris qu'en Europe, nous sommes très dépendants des produits asiatiques au niveau du drone », développe Patrice Rosier pour La Tribune.
Une colonne de chars russes lors de l'invasion en Ukraine en mars 2022. (crédits : Creative Commons)
Face à la domination des acteurs chinois, américains ou encore israéliens, la filière française du drone a déjà réagi. En mai 2021, une trentaine d'acteurs ont formé l'Association du drone de l'industrie française (Adif) pour répondre à un enjeu de structuration industrielle. « On a les capacités industrielles en France, mais si on reste avec une ribambelle de petits acteurs entre un et dix millions d'euros de chiffre d'affaires, personne ne sera taillé pour aller chercher ces marchés à plusieurs centaines de millions voire quelques milliards d'euros. C'est maintenant qu'il faut arriver à construire des acteurs significatifs ! », prévient Bastien Mancini. Le président de l'Adif et de la société toulousaine Delair, a présenté ces enjeux lors du Sofins, salon international dédié à l'innovation défense qui se déroule du 28 au 30 mars à côté de Bordeaux.
« Jouer cavalier seul desservira l'ensemble de cette filière »
Selon une étude de Levitate Capital de décembre 2020, les perspectives de marché doivent carrément exploser dans la décennie à venir au niveau mondial. Trois secteurs sont concernés : les entreprises, la défense et la logistique. Avec 34 milliards de dollars de potentiel économique, les États-Unis représenteront le plus gros marché en 2030, devant l'Asie (30 milliards) et l'Europe (16 milliards).
Le groupement français de la filière, qui avec une trentaine d'acteurs ne pèse que 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, réfléchit à mutualiser les interfaces numériques de développement, les moyens de production et ainsi pourquoi pas à créer un site industriel pilote pour la fabrication des composants essentiels. Un enjeu de taille pour toute une chaîne de valeur aux ambitions aéronautiques, mais qui demeure bien moins structurée que ce secteur. Après la concurrence commerciale et technologique, place au partenariat vertueux ?
« Il faut d'abord travailler ensemble, pour grandir ensemble », en appelle Arnaud Rimokh, directeur délégué drones et nouveaux usages d'Aerospace Valley. « Jouer cavalier seul desservira l'ensemble de cette filière. » En Nouvelle-Aquitaine, une des régions qui regorge le plus d'acteurs du drones, une centaine d'entreprises composent les effectifs, pour une majorité d'industriels et de TPE. Avec l'éveil engendré par la guerre en Ukraine et les nécessités de décarbonation transversaux à tous les secteurs, ce tissu compte sur une croissance des financements publics et privés pour décoller.
Au plan national, cinq milliards d'euros vont être débloqués rien que pour les drones entre 2024 et 2030 dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire. Certaines entreprises qui travaillaient déjà avec la Direction générale de l'armement connaissent une hausse des demandes depuis l'invasion russe en Ukraine. « L'Ukraine est un accélérateur mais c'était déjà un train en marche », tempère Arnaud Rimokh d'Aerospace Valley. Un train qui accuse pourtant un retard de développement à cause d'un manque de financements sur la dernière décennie.
Concurrence des prix
« Nous avions un projet de drone capable de voler pendant plusieurs heures à longue distance, avec des applications à la fois militaires et civiles. Nous n'avons jamais pu trouver les financements, à part auprès de la Région. Dix ans après, tout le monde est en train de chercher ce type de drone » rejoue, amer, Patrice Rosier qui cherchait 500.000 euros à l'époque. Il ajoute : « Le marché est là, l'enjeu il est clairement financier. »
Plusieurs entreprises du drone ont profité du Sofins 2023 pour témoigner des besoins de la filière. (crédits : MG / La Tribune)
Reflet du monde travaille sur la cybersécurité des systèmes d'exploitations des drones en créant son propre pilote automatique. Cette autonomie est un impondérable pour s'affranchir de la domination sino-américaine en matière de logiciel. « Il faut avoir des systèmes qui garantissent la protection vis-à-vis du piratage informatique » vise Bastien Mancini. « Plus largement, nous devons nous positionner sur le développement des briques technologiques autour du drone, car la technologie globale est déjà mature. »
Le président de Delair indique que le marché de la défense représente déjà 50 % des activités de la société toulousaine, titulaire d'un chiffre d'affaires de sept millions d'euros en 2022. La demande ne va aller qu'en s'accroissant d'ici 2030 et les Français veulent pouvoir y répondre, même si « l'avance technologique des autres pays est monstrueuse et les prix imbattables » comme l'entend Patrice Rosier. Quand le coût des drones français dédiés à la défense peut atteindre 500.000 voire plusieurs dizaines de millions d'euros l'unité, le géant chinois DJI se cantonne à un haut de gamme de quelques dizaines de milliers d'euros tout au plus. Mais dans cette guerre commerciale, les exigences sécuritaires et géopolitiques semblent désormais prendre le pas sur les seules questions financières. Une aubaine cruellement tardive.
France / Salon Sofins / Drones
2023-03-30 – Challenges - Au salon des forces spéciales Sofins, la grande foire du drone
Challenges, https://www.challenges.fr, 2023/03/30, 1231 mots
Vincent Lamigeon
Résumé : Au Sofins, de nombreux drones ont été présentés.
Delair, Eos Technologie, Fly-R … Alors qu’un nouvel appel d’offres de la DGA va être lancé sur un système de drone tactique léger (SDTL), les PME se mettent en ordre de bataille. Reportage au salon Sofins des forces spéciales, près de Bordeaux.
Le projet de munition rôdeuse R2-120 Raijin, de l'industriel Fly-R - FLY-R
Un parcours du combattant. Pour entrer au salon des forces spéciales Sofins, sur le camp de Souge, base arrière du prestigieux 13ème régiment de dragons parachutistes (13ème RDP), le visiteur doit s'armer de patience. Il faut d'abord montrer patte blanche à l’entrée du camp. Passer un deuxième filtrage, gardé par des sentinelles à barbe longue. Traverser la pinède sableuse sur plusieurs kilomètres, le long d’immenses champs de tir. Un dernier scan de sécurité, quelques minutes de navette, et enfin, le Graal : une grande tente entourée d’hélicoptères, de buggys, d’embarcations semi-rigides et autres drones de surveillance, à quelques mètres d’une piste où des avions Twin Otter multiplient les vols dédiés aux parachutistes.
Ici, le biceps est saillant, la barbe drue et le regard suspicieux. Dans ce saint du saint des forces spéciales, des groupes d’intervention (GIGN, Raid…) et des services de renseignement, les industriels dévoilent les dernières innovations sur tous les segments d’intérêt pour les commandos : armes de poing, vêtements techniques, protection cyber, robots terrestres, missiles, embarcations rapides, alimentation, engins légers blindés, jumelles de vision nocturne, équipements de navigation... "L’idée n’est pas de multiplier les exposants, mais de privilégier les entreprises les plus innovantes, explique Benoît de Saint-Sernin, président du Cercle de l’Arbalète, organisateur du salon. On refuse chaque année 40 à 50 sociétés."
Combler le retard français
Comme à chaque édition, les fabricants de drones sont venus en force. Après la guerre du Haut-Karabagh en 2020, le conflit ukrainien a encore montré l’efficacité redoutable des drones de combat (TB2 turc) et drones kamikazes (drones américains Switchblade, drones iraniens Shahed 136…). La France tente, depuis, de combler son énorme retard en multipliant les annonces et appels d’offres, notamment sur le segment des drones kamikazes, aussi appelés munitions rôdeuses ou téléopérées. L’Agence d’innovation de défense (AID) avait ainsi lancé deux compétitions en 2022, Colibri et Larianae, pour développer des drones kamikazes de respectivement 5 et 50km de portée, pour un coût limité (20.000 euros pièce pour Colibri, 200.000 euros pour Larinae).
Tous les gagnants de cette compétition sont bien présents au Sofins. Novadem, un des champions des drones multi-rotors made in France, est bien là avec son bestseller NX-70. Le fabricant aixois a été retenu, en tandem avec le missilier MBDA, pour la compétition Colibri. Le toulousain Delair est aussi de la partie : si le groupe ne le confirme pas, il a également été sélectionné par l’AID sur le projet de drone kamikaze, en consortium avec Nexter, pour, selon nos informations, un dérivé de son petit drone à voilure fixe UX-11, déjà en service dans les armées françaises.
Mais c’est un autre engin qui attire les regards sur le stand : le nouveau DT-46, un drone à voilure fixe capable de décoller à la verticale, comme un hélicoptère, avec un kit installable en quelques minutes. "L’autonomie est de 3h50 pour la version à décollage vertical, et dépasse 7h pour celle à décollage classique", souligne Alexis Pradille, directeur des ventes de Delair. Le drone peut embarquer 5kg de charge utile: optique, Lidar, Imsi-Catcher (intercepteur de communications). Delair travaille déjà sur un drone plus grand, à propulsion hydrogène (pile à combustible), qui affichera une autonomie, inédite pour les drones de cette taille, de 12 heures.
Un TB2 français ?
Quelques mètres plus loin, le fabricant bordelais Eos Technologie, local de l’étape, est une des autres attractions du salon. Créé par Sébastien Verniaud, ancien des forces spéciales, la PME fait partie des dronistes qui montent, avec un chiffre d’affaires qui devrait quadrupler en 2023 (8-10 millions d’euros espérés). Si le contrat n’a pas encore été annoncé, une version musclée de son drone Strix 425, un drone de 4,25m d’envergure lançable à la main, a été sélectionné par l’AID pour le contrat Larinae. Celle-ci sera armée d’une "charge génératrice de noyau" de Nexter, une charge explosive perforante qu’on retrouve dans certains armements antichars.
Le fabricant basé à Mérignac, qui assemble ses drones près de Grenoble, développe également un drone bien plus gros, l’Endurance 1200. Cet engin de 12m d’envergure affiche une charge utile de 30kg et une autonomie record de 18h. "Il s’agit d’un engin de surveillance, mais on peut tout à fait imaginer s’en servir de base pour développer un drone de combat low-cost de type TB2", explique Jean-Marc Zuliani, directeur général d’Eos. L’appareil doit effectuer son premier vol cet été.
Le fabricant réunionnais Fly-R est l’autre sensation du salon. Spécialiste des drones à ailes rhomboïdes (ailes fermées en forme de diamant), l’industriel, qui avait candidaté sans succès aux appels d’offres Colibri et Larinae, ne s’est pas découragé, au contraire. Il a dévoilé le 28 mars un ambitieux projet de drone kamikaze, baptisé R2-120 Raijin, qui lui a valu de gagner le premier prix du concours de start-up du salon (Soflab). "Le drone est lancé d’un tube de mortier, il déploie ensuite ses ailes et atteint la vitesse de 110km/h, explique Rémi Albert, cofondateur de Fly-R. Une fois une cible validée par un opérateur, le drone attaque en piqué à 270km/h." Fly-R, qui cherche à lever des fonds pour le développement de l’appareil, assure pouvoir mettre en service sa munition rôdeuse en un an. Le Raijin annonce une portée de 50km et une charge utile de 1,5kg.
Nouvel appel d'offres de la DGA
Les gros bonnets de l’armement ont aussi dégainé leurs nouveautés. Survey Copter, la filiale drones d’Airbus, a dévoilé le 28 mars son nouveau drone Capa-X, le plus gros jamais produit par la société. D’un poids de 100kg environ et de 10kg de charge utile, il est capable de décoller verticalement, avec une propulsion hybride : moteur thermique, et moteurs électriques pour les rotors. Son premier vol est prévu dans deux mois, avant une présentation aux clients en 2024 et de premières livraisons en 2025-2026.
Pourquoi cette frénésie de nouveaux projets ? De nouveaux appels d’offres des armées sont en vue. Selon nos informations, la DGA a lancé début mars une demande d’information (RFI) sur le segment des systèmes de drones tactiques légers (SDTL), dont les remises de copies sont prévues le 7 avril. Il s’agit de développer des drones de moins de 150kg, de 8 à 14h d’autonomie, si possible capables de décollage vertical, et capables de larges spectres de missions (renseignement image, désignation laser, renseignement électromagnétique). Ce drone serait l’équivalent du Jump 20 de l’américain AeroVironment, sélectionné en 2022 pour équiper l’US Army. Les premières livraisons sont envisagées en 2026.
Russie / Crash de drone
2023-03-21 – UAS Vision - Unidentified, Unmarked Drone Crashes 150 Miles from Moscow
Un drone non identifié et non marqué s'écrase à 150 miles de Moscou
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/21
Résumé :
Article traduit en Français : Un drone écrasé sans marques d'identification a été retrouvé dans l'oblast russe de Tula entre les colonies de Petrovskoye et Malovel le 19 mars, a rapporté le comité de sécurité régional de Toula le 19 mars.
Les autorités régionales ont indiqué que le drone « sans marques d'identification et d'affiliation départementale » a été retrouvé dans un champ, loin des immeubles résidentiels.
Le comité a déclaré que les services de sécurité travaillent sur place, il n'y a aucune menace pour la sécurité de la population et des infrastructures.
La distance entre ces colonies et Moscou est d'environ 250 kilomètres.
Ce n'est pas le premier cas de détection de drones d'origine inconnue près de Moscou et Saint-Pétersbourg.
Une explosion a eu lieu dans le district de Kireyev de l'oblast de Tula le 2 mars, et l'une des théories envisagées est qu'elle a été causée par un accident de drone. Cependant, cela n'a pas encore été officiellement vérifié.
La Russie a été touchée par plusieurs attaques de drones le 28 février, et l'un des drones s'est écrasé près de la station de compression de gaz Gazprom dans la banlieue de Moscou, à environ 100 kilomètres de la ville.
Le même jour, 200 kilomètres carrés d'espace aérien au-dessus de Saint-Pétersbourg et de sa région environnante ont été fermés pendant plusieurs heures à cause d'un « objet volant inconnu ».
Article original en Anglais : A crashed drone without identification marks was found in Russia’s Tula Oblast between the settlements of Petrovskoye and Malovel on March 19, the Tula regional security committee reported on March 19.
The regional authorities said the UAV “without identification marks and departmental affiliation” was found in a field, far from residential buildings.
The committee said that security services are working on the spot, there is no threat to the safety of the population and infrastructure.
The distance between these settlements and Moscow is about 250 kilometers.
This is not the first case of detection of drones of unknown origin near Moscow and St. Petersburg.
An explosion took place in the Kireyev district of Tula Oblast on March 2, and one of the theories being considered is that it was caused by a drone crash. However, this has not been officially verified yet.
Russia was hit by multiple drone attacks on Feb. 28, and one of the drones crashed near the Gazprom gas compressor station in the Moscow suburbs, approximately 100 kilometers away from the city.
On the same day, 200 square kilometers of airspace over St. Petersburg and its surrounding region were closed for several hours because of an “unknown flying object.”
Source: New Voice of Ukraine Nation
Russie / Petit drone Boomerang
2023-03-24 – UAS Vision - Russia’s Boomerang Copter-Class Small FPV Drones
Les petits drones FPV Boomerang Copter-Class de Russie
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/24
Résumé : Utilisation de petit drone FPV Racer comme drone kamikaze en Russie
Article traduit en Français : Un an après le début du conflit ukrainien, Moscou a introduit un véhicule aérien sans pilote contrôlé par VR qui devrait lui donner une puissance de feu supplémentaire dans le ciel.
La Russie a ajouté une nouvelle arme à son arsenal – un petit véhicule aérien sans pilote (UAV) – quelques jours après que son « opération militaire spéciale » en Ukraine est entrée dans la deuxième année.
Le ministre russe de la Défense a publié une vidéo de ce qui a été décrit comme « de petits drones FPV de classe hélicoptère Boomerang » à utiliser pour détruire les positions ukrainiennes.
Le petit drone peut être piloté par deux soldats : un opérateur et un assistant. L'opérateur contrôle le drone à l'aide de lunettes spéciales de réalité virtuelle (VR), détectant et détruisant la cible. D'autre part, l'assistant lance le drone et suit sa direction de vol sur une carte, guidant l'opérateur et corrigeant son travail, a indiqué le gouvernement russe.
"Boomerang a une conception simple d'un drone de sport avec quatre hélices, quatre petits moteurs, une batterie massive et un chargeur spécial rempli d'explosifs plastiques hautement explosifs", a-t-il ajouté.
Boomerang a une capacité à grande vitesse allant jusqu'à 170 kilomètres par heure, et grâce à son énorme batterie, il peut rester dans les airs pendant au moins trois heures.
Comme il s'agit d'un petit objet volant, il a une capacité de manœuvre facile et est extrêmement facile à contrôler. De plus, l'orientation VR permet de suivre un itinéraire rapidement.
Une autre spécialité technique du Boomerang ne dispose pas de module de communication par satellite pour lequel "les moyens électroniques anti-drones sont inutiles contre lui".
« Contrairement aux avions conventionnels, le Boomerang n'a pas de module de communication par satellite. Une arme anti-aérienne est donc presque impuissante contre lui. L'opérateur contrôle le drone à une hauteur minimale, touchant presque la cime des arbres », ajoute le communiqué.
Article original en Anglais : One year into the Ukraine conflict, Moscow has introduced a VR-controlled Unmanned Aerial Vehicle that is expected to give it additional firepower in the skies.
Russia has added a new weapon to its armoury – a small Unmanned Aerial Vehicle (UAV) – days after its “special military operation” in Ukraine entered the second year.
The Russian Defence Minister released a video of what has been described as “small Boomerang copter-class small FPV drones” to be used to destroy Ukrainian positions.
https://youtu.be/P54J2FsWMbw
The small drone can be operated by two soldiers: an operator and an assistant. The operator controls the drone using special Virtual Reality (VR) glasses, detecting and destroying the target. On the other hand, the assistant launches the drone and tracks its flight direction on a map, guiding the operator and correcting his work, the Russian government said.
“Boomerang has a simple design of a sports drone with four propellers, four small motors, a massive battery, and a special magazine filled with high-explosive plastic explosives,” it added.
Boomerang has a high-speed capacity of up to 170 kilometres per hour, and thanks to its huge battery, it can stay in the air for at least three hours.
Since it’s a small flying object, it has an easy manoeuvring capacity and is extremely easy to control. Moreover, the VR orientation makes it possible to follow a route quickly.
https://youtu.be/Y3SXH6RcduU
Another technical speciality of the Boomerang does not have a satellite communication module for which “anti-drone electronic means are useless against it”.
“Unlike conventional aircraft, the Boomerang does not have a satellite communication module. An anti-aircraft weapon is thus almost powerless against him. The operator controls the drone at a minimum height, almost touching the treetops,” the statement added.
Etats-Unis – Mer Noire / Drones
2023-03-17 – Zone Militaire - Le Pentagone évalue le rapport « bénéfice/risque » de ses vols de drones au-dessus de la mer Noire
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/17
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : Après l’abordage d’un drone MQ9 par des avions de chasse russe au dessus de la mer noire et sa perte au fond de la mer noire, le Pentagone réfléchit à maintenir ou non les vols de drones MQ9 au dessus de la mer noire.
La vidéo produite par le Pentagone est formelle : la perte d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper, alors en mission de renseignement dans l’espace aérien international de la mer Noire, a bien été causée par le comportement des pilotes des deux Su-27 « Flanker » venus l’intercepter. Et contrairement à ce qu’a pu avancer Moscou, l’un des deux avions est bien entré en collision avec l’appareil américain.
Reste à voir si la manoeuvre des pilotes russes était intentionnelle. Dans son communiqué relatif à cet incident, le commandement militaire américain en Europe [US EUCOM] a écarté cette hypothèse, en laissant entendre que la collision était accidentelle. Mais sans doute qu’il a soigneusement choisi ses mots pour éviter une possible « escalade ».
En attendant, les deux pilotes russes impliqués dans la perte du drone ont quant à eux été récompensés par leur ministre, Sergueï Choïgou, au motif qu’ils auraient empêché une « violation de l’espace aérien de la Fédération de Russie » par le MQ-9 Reaper… qui évoluait à environ 40/50 nautiques des côtes de la Crimée au moment des faits.
Quoi qu’il en soit, M. Choïgou a fait valoir que les « causes » de cet incident étaient liées à la « non-observation par les États-Unis de la zone de limitation des vols » établie unilatéralement par la Russie pour ses opérations militaires en Ukraine ainsi qu’au « renforcement des activités de renseignement contre les intérêts de la Russie ». Et d »ajouter : « La Russie ne souhaite pas une telle évolution des événements mais elle réagira désormais proportionnellement à toute provocation ».
Cela étant, l’incident du Reaper n’est pas le premier du genre… L’automne dernier, un Su-27 Flanker avait tiré un missile air-air à proximité d’un RC-135 Rivet Joint britannique, alors en mission dans l’espace aérien international de la mer Noire. Moscou mit cela sur le dos d’un « dysfonctionnement technique »… Ce qui ne convainquit par Londres, qui fit ensuite escorter avions « espions » par des chasseurs Eurofighter Typhoon, quitte à consommer le potentiel de ces derniers [et à poser des soucis à la Royal Air Force].
Qu’en sera-t-il pour les drones américains? Prendre une mesure identique à celle des Britanniques n’aurait pas de sens, sauf à considérer qu’elle en vaut vraiment la chandelle. Un Reaper ou Global Hawk [de type HALE, pour Haute Altitude Longue Endurance] pouvant rester des heures dans une zone « d’intérêt », cela supposerait, en plus des chasseurs supposés les escorter, des avions ravitailleurs. Ce qui serait d’autant plus onéreux et insoutenable que les drones doivent justement permettre d’économiser le potentiel des forces aériennes américaines.
Quoi qu’il en soit, selon CNN, le Pentagone est en train d’évaluer le rapport « bénéfice/risque » des missions menées par ses drones dans la région de la mer Noire… et de chercher des solutions pour éviter un nouvel incident avec les forces russes. Ce qui passerait, par exemple, par une modification des plans de vol afin de ménager la suceptibilité de Moscou. Seulement, deux arguments s’y opposent.
D’après un « haut responsable militaire » américain cité par CNN, le premier serait que des plans de vol ainsi modifiés pourraient avoir un « impact sur la collecte de renseignements liés à la guerre en Ukraine ». Quant au second, cela reviendrait à légitimer le comportement des pilotes russes.
En attendant, les vols de drones au-dessus de la mer Noire continuent. Ainsi, ce 17 mars, et selon les données fournies par les sites de suivi du trafic aérien, un RQ-4 Global Hawk [qui vole plus haut qu’un Reaper, soàt 18’000 mètres d’altitude, ndlr] a décollé de Sigonella [Italie/Sicile] et mit le cap vers la Crimée. Mais, a priori, sa mission a été « plus courte que d’habitude ».
Corée du Sud / Drone aériens maritimes
2023-03-26 – Naval News - South Korea To Develop Naval VTOL UAV For KDX-II Destroyers
La Corée du Sud va développer un drone VTOL naval pour les destroyers KDX-II
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/03/26
Résumé : La Corée du sud va travailler avec Airbus pour créer un drone hélicoptère pour ses destroyers de type KDX II.
Article traduit en Français : La DAPA (Defense Acquisition Program Administration) sud-coréenne entamera prochainement des travaux de recherche préliminaires pour un drone naval (véhicule aérien sans pilote) qui sera déployé à bord des destroyers KDX Batch II (classe Yi Sun-Sin).
La marine de la République de Corée Chungmugong Yi Sun-sin destroyer de classe Munmu le Grand (DDH-976) se met en formation au cours d'un exercice trilatéral avec la marine américaine et les navires de la Force d'autodéfense maritime du Japon dans la mer de Chine orientale (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 3e classe Paul Kelly/libéré)
Le programme a été initialement lancé en 2021, mais n'a obtenu une approbation formelle que cette année. Ce programme vise à développer un drone doté de capacités VTOL (décollage et atterrissage verticaux) d'ici 2031, avec un coût total du programme de 550 milliards de wons coréens (environ 421 millions de dollars) selon la déclaration de la DAPA.
Le nouvel UAV sera équipé de capacités de reconnaissance aérienne avancées ainsi que de capteurs EO/IR (électro-optique/infrarouge) pour permettre une meilleure flexibilité opérationnelle de jour, de nuit et dans des conditions de faible luminosité ou de faible visibilité.
Ces capacités sont particulièrement importantes puisque la plupart de ses opérations seront effectuées dans des conditions maritimes difficiles à bord de destroyers de classe Yi Sun-Sin, ainsi que sur des îles très disputées près de la NLL (Northern Limit Line) qui sont sous la juridiction de NIDC (Northwest Islands Commandement de la défense). Notamment Yeonpyeong et Baekryeong, le premier ayant été lourdement bombardé par l'attaque de l'artillerie lourde nord-coréenne en novembre 2010.
Collaboration VSR 700 / Airbus – Korean Air
Cérémonie de signature du MOA pour le développement vertical des UAS (Korean Air photo)
Bien que la DAPA n'ait pas encore officiellement annoncé le soumissionnaire préféré pour ce programme, il est possible que le drone proposé soit développé conjointement par la division aérospatiale de Korean Air avec l'assistance technique d'Airbus Helicopters en France. Les deux parties ont signé un MOA (Memorandum of Agreement) en octobre de l'année dernière concernant une coopération sur le développement d'un nouveau drone pour la marine de la République de Corée (ROKN) et le Corps des Marines (ROKMC).
Airbus Helicopters travaille actuellement sur le drone VSR 700 VTOL avec la DGA (l'équivalent français du DAPA sud-coréen) pour le programme SDAM de la Marine nationale. Comme Naval News précédemment rapporté, le VSR 700 a réussi une phase de test maritime en décembre 2022.
Le programme sud-coréen a une signification importante pour la ROK Navy et le Marine Corps. Après le bombardement de Yeonpyeong en 2010, les chefs d'état-major interarmées de la Corée du Sud ont émis une exigence formelle pour l'achat d'UAS à utiliser dans la région des îles du nord-ouest.
Plus tard, DAPA a signé un contrat l'année suivante pour se procurer un dirigeable doté de capacités de reconnaissance aérienne, mais en 2015, le programme lui-même a dû être reporté en raison de l'augmentation du budget et des multiples accidents du dirigeable pendant la phase de test.
Après l'arrêt du programme de dirigeable proposé, la ROK Navy et le Marine Corps ont dû principalement compter sur les capacités de reconnaissance à haute altitude de l'Air Force. Cependant, avec le développement de nouveaux UAS, il renforcera efficacement les capacités de reconnaissance de la ROK Navy dans ses zones opérationnelles préoccupantes et détectera à l'avance les mouvements hostiles de la Corée du Nord contre le Sud.
DAPA a également publié dans un communiqué que :
"Ce programme renforcera davantage la capacité de la ROK Navy à surveiller et à inspecter ses zones opérationnelles autour de la péninsule coréenne, ainsi qu'à promouvoir l'industrie nationale des UAV/UAS."
Les nouveaux MRCV seront construits sur mesure pour une gestion allégée et intégreront des technologies permettant d'automatiser certaines fonctions.
Naval News a reçu des informations préliminaires de diverses sources (qui ont toutes souhaité rester anonymes) selon lesquelles Saab agit en tant que maître d'œuvre du programme. La conception sera basée sur les conceptions danoises d'Odense Maritime Technology (OMT) Iver Huitfeldt / Absalon et déplacera environ 10 000 tonnes à pleine charge. Il comportera un système de propulsion électrique avancé. Les MRCV seront assemblés à Singapour par ST Engineering. Les navires devraient être équipés du radar Sea Fire de Thales et des missiles sol-air ASTER et VL Mica de MBDA. La conception pourra également accueillir des modules conteneurisés de mission.
Naval News tentera de confirmer les détails ci-dessus lors de l'IMDEX Asia 2023, le salon de la défense navale qui s'est tenu à Singapour en mai.
Article original en Anglais : South Korea’s DAPA (Defense Acquisition Program Administration) will soon begin preliminary research works for naval UAV (Unmanned Aerial Vehicle) to be deployed aboard KDX Batch II (Yi Sun-Sin Class) destroyers.
The Republic of Korea Navy Chungmugong Yi Sun-sin class destroyer Munmu the Great (DDH-976) moves into formation during a trilateral exercise with U.S. Navy and Japan Maritime Self Defense Force ships in the East China Sea (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 3rd Class Paul Kelly/Released)
The program was initially launched in 2021, but only got a formal approval this year. This program aims to develop a UAV with VTOL (Vertical Takeoff and Landing) capabilities by 2031, with a total program cost of 550 billion Korean won (around $421 million) according to DAPA’s statement.
The new UAV will be equipped with a advanced aerial reconnaissance capabilities as well as EO/IR (Electro-Optical/Infrared) sensors to allow for better operational flexibility during the day, at night and in low-light or low-visibility conditions.
These capabilities are especially important since most of its operation will be carried in harsh maritime conditions onboard Yi Sun-Sin-class destroyers, as well as highly contested islands near the NLL (Northern Limit Line) that are under the jurisdiction of NIDC (Northwest Islands Defense Command). Notably Yeonpyeong and Baekryeong, with the former having been heavily bombarded by North Korea’s heavy artilleries attack back in November 2010.
VSR 700 / Airbus – Korean Air collaboration
MOA signing ceremony for Vertical UAS Development (Korean Air photo)
While DAPA is yet to officially announce the preferred bidder for this program, it is a possibility that proposed UAV will be jointly developed by Korean Air’s Aerospace Division with technical assistance from France’s Airbus Helicopters. Both parties have signed an MOA (Memorandum of Agreement) in October last year regarding a cooperation on developing a new UAV for the Republic of Korea Navy (ROKN) and Marine Corps (ROKMC).
Airbus Helicopters is currently working on the VSR 700 VTOL UAV with the DGA (the French equivalent of South Korea’s DAPA) for the French Navy’s SDAM program. As Naval News previously reported, the VSR 700 aced a maritime test phase in December 2022.
Airbus VSR700 UAV – DGA picture
The South Korean program holds significant meaning to ROK Navy and Marine Corps. After the bombing of Yeonpyeong back in 2010, South Korea’s Joint Chiefs of Staff raised a formal requirement for the procurement of UAS to be used in the northwest islands area.
Later, DAPA signed a contract in the following year to procure an airship with aerial reconnaissance capabilities, but in 2015 the program itself had to be put off due to increasing budget and multiple crashes of the airship during the test phase.
After the proposed airship program was put in halt, ROK Navy and Marine Corps mostly had to rely on Air Force’s high-altitude reconnaissance capabilities. However, with the development of new UAS, it will effectively boost ROK Navy’s reconnaissance capabilities in its operational areas of concern and detect North Korea’s hostile moves against the South in advance.
DAPA also released in a statement that:
“This program will further strengthen ROK Navy’s ability on monitoring and inspecting its operational areas around Korean Peninsula, as well as promoting the domestic UAV/UAS industry.”
The new MRCVs will be custom-built for lean manning and incorporate technologies to automate certain functions.
Naval News received preliminary information from various sources (who all wished to remain unnamed) that Saab is acting as prime contractor for the program. The design will be based off Denmark’s Odense Maritime Technology (OMT) Iver Huitfeldt / Absalon designs and displace approximately 10,000 tons at full load. It will feature an advanced electric propulsion system. The MRCVs will be assembled in Singapore by ST Engineering. The ships are set to feature Sea Fire radar by Thales and both ASTER and VL Mica surface to air missiles by MBDA. The design will also be able to accommodate mission containerized modules.
Naval News will try to confirm the above details during IMDEX Asia 2023, the naval defense exhibition held in Singapore in May.
filiere drone (societes)
AeroDrone
2023-03-27 – UAS Vision - Ex-Microsoft Execs Weaponizing Crop-Dusting Drones in Ukraine
D'anciens dirigeants de Microsoft militarisent des drones de dépoussiérage en Ukraine
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/27
Résumé : L’industrie du drone se développe en Ukraine. La dronisation d’avions de type ULM se développe permettant des allonges allant jusqu’à 3000 kms.
Article traduit en Français : Dans une zone industrielle sans prétention du nord de l'Ukraine, deux anciens cadres de Microsoft et une équipe d'ingénieurs produisent des drones militaires capables de parcourir de longues distances et de transporter d'importantes charges utiles.
AeroDrone, qui fabriquait des drones de dépoussiérage avant la guerre et qui fournit désormais les forces armées ukrainiennes, fabrique des avions sans pilote pouvant transporter jusqu'à 300 kilogrammes ou voler jusqu'à plusieurs milliers de kilomètres dans certaines configurations.
Alors que l'Ukraine cherche à réduire l'écart béant entre ses propres capacités militaires et celles de la Russie, Kiev affirme qu'elle étend son programme de drones à la fois pour la reconnaissance et l'attaque de cibles ennemies sur une portée croissante. Il espère que les fabricants de drones nationaux comme AeroDrone l'aideront à atteindre ses objectifs ambitieux.
Le gouvernement travaille désormais avec plus de 80 fabricants de drones basés en Ukraine, a déclaré à Reuters le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov. Il a déclaré que Kiev avait besoin de centaines de milliers de drones, dont beaucoup cherchaient à s'approvisionner auprès d'une industrie nationale en pleine expansion. Actuellement, l'armée exploite des dizaines de modèles de drones nationaux et étrangers qui remplissent un « large éventail » de rôles, a déclaré Reznikov, dans des réponses écrites aux questions.
"Les drones changent potentiellement la donne sur le champ de bataille de la même manière que le MLRS occidental précis est devenu l'année dernière",
a déclaré Reznikov, faisant référence aux armes du système de lancement multiple de fusées.
Les véhicules aériens sans pilote (UAV) et autres drones ne sont qu'un élément d'une guerre actuellement dominée par l'artillerie, l'infanterie et les missiles. Moscou a pu pilonner des cibles à travers l'Ukraine avec des missiles à longue portée, ce qui manque à Kiev.
"Cela ne vaut pas la peine de s'attendre à la parité dans un avenir proche", a déclaré Reznikov à propos de la réduction de l'écart d'armement. Il a ajouté: "La Russie travaille également à l'amélioration de ses drones."
Pour l'Ukraine à court d'argent, dont l'économie a été décimée par la guerre et dont le gouvernement dépend désormais du financement international, les drones représentent un moyen relativement peu coûteux de riposter contre la vaste armée russe. L'Ukraine a déclaré qu'elle dépenserait près de 550 millions de dollars en drones en 2023 et a mis en place des unités d'assaut par drones au sein de ses forces armées.
Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense de l'Ukraine, Oleksiy Danilov, a déclaré à Reuters que les véhicules sans pilote qui s'écrasent sur leur cible et explosent – les soi-disant drones kamikazes – feront l'objet d'une attention particulière pour l'Ukraine en 2023.
James Rogers, spécialiste de la guerre des drones et professeur à l'Université du Danemark du Sud, a déclaré que la capacité UAV de l'Ukraine était toujours à la traîne par rapport à la Russie et ses drones kamikazes Shahed-136 de fabrication iranienne, qui ont été utilisés par Moscou pour cibler les installations énergétiques ukrainiennes pendant des mois.
L'Ukraine a reçu d'importants approvisionnements en drones de ses partenaires, du Bayraktar TB2 équipé de missiles turcs au drone de reconnaissance Black Hornet de fabrication norvégienne, qui pèse moins de 33 grammes.
Kiev accélère désormais sa propre production. Taras Chmut, un spécialiste ukrainien de la défense, affirme que la production nationale de drones aériens du pays a été multipliée par trois ou quatre depuis le début de l'invasion de l'année dernière. Son évaluation était que la capacité de production de ces drones par le pays était de "plusieurs milliers" par an si le financement et l'approvisionnement en pièces étaient stables.
Chmut dirige une organisation non gouvernementale appelée Come Back Alive qui affirme avoir levé des dizaines de millions de dollars de financement participatif pour fournir du matériel à l'armée, y compris des drones aériens. Il a ajouté que la taille de la flotte globale de drones de l'Ukraine avait augmenté "de dizaines de fois" depuis février 2022 en raison de nouveaux approvisionnements en provenance de l'étranger et de l'Ukraine, ainsi que de ceux donnés par des organisations comme la sienne.
Reznikov a déclaré que l'Ukraine avait augmenté sa capacité de production de drones "plusieurs fois" depuis l'invasion de la Russie en février de l'année dernière et qu'elle était désormais en mesure de fabriquer des drones qui fonctionnent dans les airs, sur terre et en mer. Le ministère de la Défense a refusé de fournir des chiffres sur la production de drones.
PORTÉE PLUS LONGUE
L'un des domaines d'intérêt est le développement de drones aéroportés capables de parcourir de plus longues distances, a déclaré Reznikov. Kiev a recherché des missiles à plus longue portée auprès d'alliés qui pourraient toucher des cibles à plusieurs centaines de kilomètres, mais a jusqu'à présent été repoussé.
AeroDrone affirme que l'un de ses modèles, appelé Enterprise et basé sur le châssis d'un avion léger, peut voler plus de 3 000 kilomètres dans certaines circonstances.
La société est dirigée par Dmytro Shymkiv et Yuriy Pederiy, qui se sont rencontrés alors qu'ils travaillaient dans les bureaux de Microsoft à Kiev, où Shymkiv est devenu directeur national et Pederiy était responsable d'un département important.
Ils ont déclaré que leurs contrats militaires limitent strictement ce que l'entreprise peut divulguer, mais ils ont déclaré que l'Enterprise et un autre modèle appelé Discovery peuvent être utilisés à des fins tactiques très diverses grâce à des charges utiles de 300 kilogrammes et 80 kilogrammes, respectivement. L'un des avions de la société peut coûter entre 150 000 $ et 450 000 $ selon le modèle et la configuration, ce qui peut inclure des fonctionnalités telles qu'un système anti-brouillage pour contrer les interférences du signal russe.
Lors d'une visite fin février à l'atelier d'AeroDrone, des ingénieurs en blouse bleue s'affairaient autour de la carcasse métallique d'un avion léger qui forme le squelette du drone Enterprise. "Il peut transporter 200 kg sur 1200 km", a déclaré Shymkiv à propos de l'Enterprise.
Pointant vers le cockpit qui a été conçu pour accueillir un pilote, il a déclaré : "Maintenant, ce sera la charge utile."
Le ministère de la Défense a déclaré qu'AeroDrone avait des contrats pour la fourniture de deux types de drones à longue portée, mais a refusé de divulguer plus de détails.
Le ministère a refusé de préciser la portée maximale de la flotte actuelle de drones de l'Ukraine, mais une grande société d'armement publique ukrainienne a annoncé en décembre qu'elle avait effectué des tests réussis pour un drone d'assaut avec une ogive de 75 kg et une portée de 1 000 km.
Mais les défis pour l'expansion de la production nationale demeurent. Chmut, le spécialiste de la défense, a déclaré que l'un des obstacles à la production de masse était la dépendance à l'égard de pièces fournies à l'étranger telles que les moteurs et les systèmes de communication. Lui et AeroDrone ont également déclaré que le passage des pièces à la douane peut être difficile.
Le processus d'obtention de la certification pour un usage militaire a également été un problème. Reznikov a déclaré que le ministère avait rationalisé le processus, le réduisant à quelques semaines alors qu'auparavant cela prenait jusqu'à deux ans.
Shymkiv d'AeroDrone a déclaré qu'une décision gouvernementale distincte assouplissant les réglementations sur les importations d'articles à double usage, y compris les drones et les pièces de drones, a facilité la vie des fabricants. Cependant, il a ajouté qu'il reste une marge d'amélioration pour éliminer les obstacles bureaucratiques en général.
Le ministère de la Défense a déclaré qu'il travaillait avec les fabricants nationaux de drones pour à la fois augmenter la capacité de production et normaliser la production afin de simplifier l'entretien et la formation.
Danilov, le chef du Conseil de sécurité nationale, a reconnu la dépendance de l'Ukraine vis-à-vis d'autres pays pour plus de composants de drones de haute technologie.
"Nous essayons de répondre à nos besoins dans ce secteur avec la production nationale, mais nous réalisons qu'il est peu probable que nous puissions tout satisfaire", a-t-il déclaré.
Article original en Anglais : At an unassuming industrial estate in northern Ukraine, two former Microsoft executives and a team of engineers are producing military drones that can travel over long distances and carry large payloads.
AeroDrone, which made crop-dusting drones prior to the war and now supplies Ukraine’s armed forces, makes unmanned aircraft that can carry up to 300 kilograms or fly up to several thousand kilometres in certain configurations.
As Ukraine seeks to narrow the yawning gap between its own military capabilities and Russia’s, Kyiv says it is expanding its drone programme for both reconnaissance and attacking enemy targets over an increasing range. It is hoping that domestic drone makers like AeroDrone will help it meet its ambitious goals.
The government is now working with more than 80 Ukraine-based drone manufacturers, Ukraine’s Defence Minister Oleksii Reznikov told Reuters. He said Kyiv needs hundreds of thousands of drones, many of which it is looking to source from a rapidly-expanding domestic industry. Currently, the military operates dozens of models of domestic and foreign drones that fulfil a “wide spectrum” of roles, Reznikov said, in written responses to questions.
“Drones are potentially a game-changer on the battlefield in the same way that precise Western MLRS became last year,”
Reznikov said, referring to Multiple Launch Rocket System weapons.
Unmanned aerial vehicles (UAV) and other drones are only one element of a war that is currently dominated by artillery, infantry and missiles. Moscow has been able to pound targets across Ukraine with long-range missiles, which Kyiv lacks.
“It is not worth expecting parity in the near future,” Reznikov said on closing the armament gap. He added: “Russia is also working on improving its UAVs.”
For cash-strapped Ukraine, whose economy has been decimated by the war and whose government is now reliant on international financing, drones represent a relatively inexpensive way to fight back against Russia’s vast military. Ukraine has said it will spend nearly $550 million on drones in 2023 and has set up drone assault units within its armed forces.
The secretary of Ukraine’s National Security and Defence Council, Oleksiy Danilov, told Reuters unmanned vehicles that crash into their target and detonate – so-called kamikaze drones – will be a particular focus for Ukraine in 2023.
Drone warfare specialist James Rogers, a professor at the University of Southern Denmark, said Ukraine’s UAV capability still lags behind Russia and its Iranian-made Shahed-136 kamikaze drones, which have been used by Moscow to target Ukrainian energy facilities for months.
Ukraine has received significant supplies of UAVs from its partners, from Turkey’s missile-equipped Bayraktar TB2 to the Norwegian-made Black Hornet reconnaissance drone, which weighs less than 33 grams.
Kyiv is now ramping up its own production. Taras Chmut, a Ukrainian defence specialist, says the country’s domestic production of aerial drones has grown by three or four times since the start of last year’s invasion. His assessment was that the country’s production of such drones capacity was “several thousand” a year if funding and parts supplies are steady.
Chmut heads a non-governmental organisation called Come Back Alive that says it has raised tens of millions of dollars of crowdfunding to supply equipment to the military, including aerial drones. He added that the size of Ukraine’s overall drone fleet had increased by “tens of times” since February 2022 due to new supplies from both abroad and Ukraine, as well as those donated by organisations such as his.
Reznikov said Ukraine had increased its drone production capacity by “several times” since Russia’s invasion in February last year and that it was now able to make drones that work in the air, on land and in the sea. The defence ministry declined to provide drone-production figures.
LONGER RANGE
One area of focus is on developing airborne drones that can travel longer distances, said Reznikov. Kyiv has been seeking longer-range missiles from allies that could hit targets several hundred kilometres away, but has so far been rebuffed.
AeroDrone says one of its models, called Enterprise and based on the frame of a light aircraft, can fly over 3,000 kilometres in certain circumstances.
The company is run by Dmytro Shymkiv and Yuriy Pederiy, who met while working at Microsoft’s Kyiv offices, where Shymkiv rose to be country manager and Pederiy was responsible for a major department.
They said their military contracts strictly limit what the company can disclose, but they said the Enterprise and another model called Discovery can be used for a wide variety of tactical purposes thanks to payloads of 300 kilograms and 80 kilograms, respectively. One of the company’s aircraft can cost between $150,000 to $450,000 depending on the model and configuration, which can include features such as an anti-jamming system to counteract Russian signal interference.
During a late February visit to AeroDrone’s workshop, engineers in blue coats bustled around the metal carcass of a light aircraft that forms the skeleton of the Enterprise drone. “It can carry 200 kg for 1200 km,” Shymkiv said of the Enterprise.
Pointing to the cockpit that was designed to house a pilot, he said: “Now, it’ll be the payload.”
The defence ministry said AeroDrone has contracts for the supply of two types of long range drones, but declined to disclose further detail.
The ministry declined to specify the maximum range of Ukraine’s current drone fleet, but a major state-owned Ukrainian arms company announced in December it had conducted successful tests for an assault drone with a 75 kg warhead and a 1,000 km range.
But challenges for expanding domestic production remain. Chmut, the defence specialist, said one barrier to mass production was the reliance on foreign-supplied parts such as engines and communications systems. He and AeroDrone also said getting parts through customs can be challenging.
The process for obtaining certification for military use has also been an issue. Reznikov said the ministry has streamlined the process, reducing it to a few weeks whereas previously it had taken up to two years.
AeroDrone’s Shymkiv said a separate government ruling loosening regulations on dual-use item imports, including drones and drone parts, has made life easier for manufacturers. However, he added there remains room for improvement in removing bureaucratic hurdles generally.
The defence ministry said it was working with domestic drone manufacturers to both increase production capacity and standardise output in order to simplify servicing and training.
Danilov, the national security council head, acknowledged Ukraine’s reliance on other countries for more high-tech drone components.
“We are trying to fulfil our needs in this sector with domestic production, but we realise that it’s unlikely we will be able to fulfil everything,” he said.
Aeronautics / RV Connex
2023-03-22 –Shephard - Aeronautics inks agreement for producing Orbiter 4 UAVs in Thailand
L'aéronautique signe un accord pour la production de drones Orbiter 4 en Thaïlande
Shephard, https://www.shephardmedia.com, 2023/03/22
by Harry Lye
Résumé : L'aéronautique a étendu ses opérations en Asie-Pacifique en signant un accord de collaboration avec RV Connex pour produire le drone Orbiter 4 en Thaïlande.
Article traduit en Français : Le drone Orbiter 4 sera construit en Thaïlande dans le cadre de l'accord. (Photo: Aéronautique)
L'aéronautique a étendu ses opérations en Asie-Pacifique en signant un accord de collaboration avec RV Connex pour produire le drone Orbiter 4 en Thaïlande.
La nouvelle ligne de production qui en résultera permettra aux deux entreprises de répondre aux demandes des clients régionaux.
Gilad Landsberg, vice-président et chef de la division Aéronautique tactique et MALE UAS, a déclaré: "L'accord de collaboration avec RV Connex, une société jouissant d'une excellente réputation sur le marché asiatique, est un autre pilier de la croissance significative de l'aéronautique au cours des trois dernières années",
Dans le cadre de l'accord, Aeronautics transférera les connaissances nécessaires à la production du système, y compris le véhicule aérien, les sous-systèmes, le contrôle au sol et les systèmes de support.
Landsberg a déclaré que RV Connex fournissait une "réponse précise aux besoins du marché asiatique de la défense".
Article original en Anglais : The Orbiter 4 UAV will be built in Thailand under the agreement. (Photo: Aeronautics)
Aeronautics has expanded its Asia-Pacific operations, signing a collaboration agreement with RV Connex to produce the Orbiter 4 UAV in Thailand.
The resulting new production line will enable the two companies to meet the demands of regional customers.
Aeronautics tactical and MALE UAS division VP and head Gilad Landsberg said: ‘The collaboration agreement with RV Connex, a company with an excellent reputation in the Asian market, is another pillar in the significant growth of Aeronautics in the past three years,’
Under the deal, Aeronautics will transfer knowledge for production of the system, including the air vehicle, sub-systems, ground control and support systems.
Landsberg said RV Connex provided a ‘precise answer to the needs of the Asian defence market'.
Aerospace Valley
2023-03-28 – La Tribune - Aéronautique : Aerospace Valley reconduit sa labellisation pour quatre ans et fourmille d'idées pour la filière
La Tribune, http://www.latribune.fr, 2023/03/28
Florine Galéron
Résumé : Premier pôle de compétitivité européen de la filière aéronautique, spatiale et drones, Aerospace Valley vient de voir sa labellisation reconduite par l'État jusqu'à fin 2026. La structure active en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine fourmille de nouveaux projets dès cette année : création d'un cluster d'entreprises des données spatiales, diagnostic de nouveaux besoins de compétences à dix ans de la filière, montage d'un accélérateur de startups pour lutter contre les feux de forêt...
Premier pôle de compétitivité européen de la filière aéronautique, spatiale et drones, Aerospace Valley vient de voir sa labellisation reconduite par l'État jusqu'à fin 2026. La structure active en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine fourmille de nouveaux projets dès cette année : création d'un cluster d'entreprises des données spatiales, diagnostic de nouveaux besoins de compétences à dix ans de la filière, montage d'un accélérateur de startups pour lutter contre les feux de forêt...
Aerospace Valley a déjà accueilli seize jeunes pousses du spatial au sein du District, son accélérateur installé dans le B612 à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Bonne nouvelle pour Aerospace Valley. Le premier pôle de compétitivité européen de la filière aéronautique, spatiale et drones implanté à cheval entre la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie vient de voir sa labellisation reconduite par l'État jusqu'en 2026. Sur les 55 pôles français retenus, seuls 47 ont été prolongés pour une durée de quatre ans.
Il faut dire qu'en dix-sept ans d'existence, Aerospace Valley a prouvé son rôle d'accélérateur de l'écosystème aérospatial dans le Sud-Ouest avec 1,7 milliard investis (via notamment 712 millions d'euros d'argent public) dans 739 projets et un réseau fort de 830 membres.
Un important effet de levier
Alors que les pôles de compétitivité étaient montés au créneau en 2015 face à la baisse des dotations de l'État, Bruno Darboux, président d'Aerospace Valley, se réjouit désormais que la nouvelle phase de labellisation « stoppe ce désengagement de l'État qui maintient sa contribution au même niveau » : « Les pôles de compétitivité créent un véritable effet levier avec 2,5 euros privés investis dans la R&D pour 1 euro public. L'État reconnaît dans une certaine mesure l'importance de ce type de dispositif. Je dis dans une certaine mesure parce que c'est comme toute petite partie des coûts de fonctionnement des pôles. Et outre l'Etat, nous remercions les régions qui sont présentes à nos côtés ».
La dernière phase de labellisation (2019-2022) a été marquée « par une montée en puissance des pôles au niveau européen et le pôle Aerospace Valley n'a pas fait exception ». « Cette période a aussi été marquée par la cassure engendrée par la crise sanitaire et le support apporté aux filières pour survivre dans ces moments très compliqués », ajoute-t-il.
Pour la prochaine phase, Aerospace Valley a pris six engagements auprès de l'État. Le premier d'entre eux est de « dynamiser l'innovation ». Dans le domaine spatial, le pôle est l'opérateur de l'ESA Bic Sud France, l'incubateur de startups de l'Agence spatiale européenne.« Nous avons incubé au travers de ce dispositif plus de 120 entreprises sur un axe allant de Montpellier jusqu'à Poitiers en passant par le Pays basque. Nous accueillons les projets les plus prometteurs dans le District, un accélérateur propre à Aerospace Valley installé dans le B612 à Toulouse et qui a déjà vu passer plus de 16 sociétés », retrace Éric Giraud, directeur général du pôle de compétitivité Aerospace Valley. C'est le cas par exemple du Toulousain U-Space qui ouvrira en 2024 son usine de nanosatellites ou de Ternwaves, la pépite cannoise qui démultiplie les capacités de l'Internet des objets.
Un cluster des données spatiales
En 2023, le pôle ira plus loin et accueillera le premier Philab français. « L'idée est d'aller identifier dans des centres de recherche ou des universités des projets scientifiques qui ont un intérêt pour l'industrie spatiale en leur apportant un budget pour les maturer de manière à ce qu'ils soient aptes à franchir un pas suivant pour créer une société », développe Éric Giraud. L'Agence spatiale européenne avait déjà créé un Philab expérimental en Italie pour tester le concept et a décidé lors de la dernière ministérielle d'en implanter un par pays. Aerospace Valley a été retenu pour opérer l'entité française avec l'IRT Saint-Éxupéry, l'Onera et le CNES.
Autre nouveauté, Aerospace Valley, qui avait lancé en 2019 une NewSpace Factory, réunissant une dizaine de PME et d'ETI pour vendre leurs produits et services à l'étranger, souhaite désormais ouvrir Scale (pour Space climate League), une alliance d'entreprises du Sud-Ouest utilisant la donnée spatiale pour l'observation du climat. « Les données spatiales peuvent servir par exemple pour suivre l'érosion du littoral ou savoir comment installer une forêt urbaine de manière à refroidir certains espaces des villes l'été. Scale a l'ambition de réunir les entreprises pour être présent à l'international sur les salons, co-financer des ressources marketing et commerciales. Nous aimerions rassembler une quinzaine d'entreprises et pouvoir dès cette année avoir des industriels sur un premier salon sous cette marque », avance Éric Giraud.
Technologies innovantes de batteries et d'hélices
Côté aéronautique, Aerospace Valley veut continuer de mettre l'accent sur la décarbonation à travers notamment le cluster Maele portant sur l'aviation légère. Seize projets à l'image de Beyond Aero, H3 Dynamics ou Elixir Aircraft ont déjà été subventionnés par les deux régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie à hauteur de 16 millions d'euros. « Un nouvel appel à manifestation d'intérêt vient de sortir. Nous recherchons désormais des technologies innovantes dans le secteur en particulier des batteries et des hélices », fait savoir Bruno Darboux. Par ailleurs, Aerospace Valley vient de lancer une étude de marché sur cette aviation légère pour consolider les débouchés économiques de ce type de transport en France. Aerospace Valley compte aussi aiguiller les entreprises qui veulent candidater à une aide de la DGAC dans le cadre du dispositif CORAC PME sur la décarbonation de l'aviation.
Le pôle de compétitivité Aerospace Valley dévoilera également en mai prochain ses diagnostics sur les compétences et métiers d'avenir nécessaires dans les dix ans à venir pour les secteurs aéronautique et spatial. Les écoles devront ensuite proposer à l'État des formations spécifiques pour répondre à ces besoins identifiés dans le diagnostic. Elles pourront bénéficier d'un soutien financier au sein de l'enveloppe de 2,5 milliards et demi de financements prévus sur le volet compétences du plan France 2030.
Par ailleurs, un premier appel à manifestation d'intérêt axé sur l'économie circulaire dans l'aéronautique a été lancé. La société tarbaise Tarmac Aerosave parvient déjà à recycler plus de 90% de la masse des avions. L'entreprise récupère un millier de pièces détachées qui vont être réutilisées en opération et qui sont revendues à des brokers (courtiers) ou des compagnies aériennes. Tarmac Aerosave donne également une deuxième vie aux matériaux (aluminium, titane) et enfin certaines housses ou tissus servent à générer de l'énergie par exemple pour des centrales thermiques. L'AMI vise à trouver des filières de valorisation pour les matériaux restants qui ne sont pas réutilisés à l'heure actuelle.
Dans le domaine des drones, le pôle de compétitivité va aider Nîmes Métropole à créer un accélérateur de startups sur l'actuelle base de sécurité civile de Nîmes-Garons, où sont stationnés les Canadairs français, et qui va devenir un centre d'expertise européen dédié aux feux de forêt.
2023-03-22 – A l’Avant-Garde - La Composante Terre recevra des
Raven et des Puma supplémentaires
A l’Avant-Garde, https://defencebelgium.com, 2023/03/22
Résumé : L’armée de terre Belge sera prochainement doté de drones Raven et Puma supplémentaires.
Le bataillon ISTAR recevra des Raven supplémentaires en plus des seize systèmes déjà en service (crédit-photo IPR bataillon ISTAR)
La Composante Terre recevra des Raven et des Puma supplémentaires.
Lors d’une séance en commission de la Défense nationale, le 21 mars, la ministre de la Défense Ludivine Dedonder a donné un point sur la livraison des systèmes de drones tactiques à destination de la Composante Terre. Seize systèmes RQ-11 Raven sont actuellement en service, huit ayant été livrés en 2016-2017 et huit autres en 2020. Quatre systèmes RQ-20 Puma LE (Long endurance) ont été commandés et livrés en 2021. Enfin, deux systèmes RQ-21 Integrator ont été livrés en 2022 (acquisition avec les Pays-Bas et le Luxembourg).
Concernant encore les RQ-21, deux pelotons de 13 personnes sont en cours de formation au Pays-Bas. Ils seront pleinement opérationnels respectivement mi-2024 et mi-2025. Fin 2024, l’infrastructure destinée à les accueillir à Lombardsijde devrait être terminée et le transfert du personnel et du matériel sera effectué à ce moment-là.
Par ailleurs, la ministre a également annoncé l’acquisition, à partir de 2025 et conformément au plan STAR, de 8 systèmes Raven et de 8 systèmes Puma LE supplémentaires. Un système Raven compte trois drones et un système Puma, deux.
Ces différents systèmes dépendent du bataillon de Chasseurs à Cheval (ISTAR), dont des éléments peuvent rejoindre d’autres unités de la Composante Terre lors de déploiements sur le terrain (opérations ou exercices).
2023-03-28 – Airbus - Airbus achieves in-flight autonomous guidance and control of a drone from a tanker aircraft
Airbus réalise le guidage et le contrôle autonomes en vol d'un drone depuis un avion ravitailleur
Airbus, https://www.airbus.com, 2023/03/28
Résumé : Airbus développe, à partir d’un A 300 MRTT une capacité de ravitaillement en vol de drones.
Article traduit en Français : Huelva, le 28 mars 2023 – Airbus Defence and Space et sa filiale à 100 %, Airbus UpNext, ont réalisé le guidage et le contrôle autonomes en vol d'un drone à l'aide d'un A310 MRTT.
Dans une première étape vers le vol en formation autonome et le ravitaillement air-air autonome (A4R), les technologies démontrent une percée significative pour les futures opérations aériennes impliquant des actifs habités et non habités.
Ces solutions de pointe « Made in Europe » pourraient réduire la fatigue de l'équipage et le potentiel d'erreur humaine, tout en minimisant les coûts de formation de l'équipage et en fournissant des opérations plus efficaces.
« Le succès de cette première campagne d'essais en vol ouvre la voie au développement de technologies de ravitaillement en vol autonomes et sans pilote », a déclaré Jean Brice Dumont, responsable des systèmes aériens militaires chez Airbus Defence and Space. "Même si nous n'en sommes qu'à un stade précoce, nous y sommes parvenus en un an à peine et nous sommes sur la bonne voie pour les équipes habitées et non habitées et les futures opérations de l'armée de l'air où les chasseurs et les avions de mission voleront conjointement avec des essaims de drones."
Connues sous le nom d'Auto'Mate, les technologies ont été intégrées sur un banc d'essais volant A310 MRTT, qui a décollé de Getafe, en Espagne, le 21 mars, et sur plusieurs drones cibles DT-25, faisant office d'avions récepteurs et volant depuis le centre d'essais d'Arenosillo (CEDEA ) à Huelva, Espagne.
Au-dessus des eaux du golfe de Cadix, le contrôle du drone est passé d'une station au sol à l'A310 MRTT, guidant de manière autonome le DT-25 vers la position de ravitaillement en vol.
Pendant près de six heures de test en vol, les quatre récepteurs lancés successivement ont été séquentiellement contrôlés et commandés grâce à l'intelligence artificielle et à des algorithmes de contrôle coopératif, sans interaction humaine. Les différents récepteurs ont été contrôlés et guidés jusqu'à une distance minimale de 150 pieds (environ 45 mètres) de l'A310 MRTT.
La technologie Auto’Mate Demonstrator repose sur trois piliers :
• Navigation relative précise pour déterminer avec précision la position, la vitesse et les attitudes relatives entre le pétrolier et le récepteur ;
• Communication intra-vol entre les plates-formes pour permettre l'échange d'informations entre les différents actifs, augmentant l'autonomie du système de systèmes ;
• Algorithmes de contrôle coopératif pour fournir des fonctionnalités de guidage, de coordination, de consensus et d'évitement de collision au pétrolier et au(x) récepteur(s).
Ces technologies pionnières, développées par une équipe européenne d'Espagne, d'Allemagne et de France, continueront d'augmenter l'écart de capacité entre les concurrents, tout en étant réutilisées dans des projets technologiques clés, tels que le Future Combat Air System (FCAS).
Une deuxième campagne est attendue vers la fin de 2023, explorant l'utilisation de capteurs de navigation basés sur l'intelligence artificielle et des algorithmes améliorés pour le vol en formation autonome. En outre, deux drones simulés voleront également à proximité de l'A310 MRTT pour démontrer les opérations autonomes multi-récepteurs et les algorithmes d'évitement des collisions.
Article original en Anglais : Huelva, 28 March 2023 – Airbus Defence and Space and the company’s wholly-owned subsidiary, Airbus UpNext, have achieved in-flight autonomous guidance and control of a drone using an A310 MRTT.
In a first step towards Autonomous Formation Flight and Autonomous Air-to-Air refuelling (A4R), the technologies demonstrate a significant breakthrough for future aerial operations involving manned and unmanned assets.
These cutting-edge, ‘Made in Europe’ solutions could reduce crew fatigue and the potential for human error, as well as minimising crew-training costs and providing more effective operations.
“The success of this first flight-test campaign paves the way for developing autonomous and unmanned air-to-air refuelling technologies,” said Jean Brice Dumont, Head of Military Air Systems at Airbus Defence and Space. “Even though we are at an early stage, we have achieved this within just one year and are on the right track for manned-unmanned teaming and future air force operations where fighters and mission aircraft will fly jointly with drone swarms.”
Known as Auto’Mate, the technologies were integrated on an A310 MRTT flying testbed, which took off from Getafe, Spain, on 21 March, and on several DT-25 target drones, acting as receiver aircraft and flying from Arenosillo Test Centre (CEDEA) at Huelva, Spain.
Over the waters of the Gulf of Cadiz, the control of the drone transitioned from a ground station to the A310 MRTT, autonomously guiding the DT-25 to the in-flight refuelling position.
During almost six hours of flight test, the four successively launched receivers were sequentially controlled and commanded thanks to artificial intelligence and cooperative control algorithms, without human interaction. The different receivers were controlled and guided until a minimum distance of 150 feet (around 45 metres) from the A310 MRTT.
Auto’Mate Demonstrator technology focuses on three pillars:
Accurate Relative Navigation to precisely ascertain the relative position, speed and attitudes between the tanker and the receiver;
Intra-Flight Communication between platforms to allow information exchange among the different assets, increasing the autonomy of the system of systems;
Cooperative Control Algorithms to provide guidance, coordination, consensus and collision-avoidance functionalities to the tanker and the receiver/s.
These pioneering technologies, developed by a European team from Spain, Germany and France, will continue to increase the capability gap among competitors, as well as being re-used in key technological projects, such as the Future Combat Air System (FCAS).
A second campaign is expected towards the end of 2023, exploring the use of navigation sensors based on artificial intelligence and enhanced algorithms for autonomous formation flight. In addition, there will also be two simulated drones flying in the vicinity of the A310 MRTT to demonstrate multi-receiver autonomous operations and collision-avoidance algorithms.
2023-03-28 – Zone Militaire - Airbus développe une capacité de ravitaillement en vol autonome pour les drones
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/28
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : Airbus développe, à partir d’un A 300 MRTT une capacité de ravitaillement en vol de drones.
PHoto : Borja García de Sola Fernández / Airbus Defence & Space
Après avoir certifié la capacité de ravitaillement en vol automatique de l’A330 MRTT, appelée A3R, Airbus Defence and Space est décidé à passer au cran supérieur, cette fois avec des drones, via sa technologie « Auto’Mate Demonstrator », laquelle vient de faire l’objet d’une campagne d’essais pleine de promesses.
Ainsi, le 21 mars, un A310 MRTT doté de cette technologie a décollé de Getafe [Espagne] afin de ravitailler en vol de manière autonome quatre drones DT-25, partis du centre d’essais d’Arenosillo.
« Pendant près de six heures d’essais en vol, les quatre drones […] ont été séquentiellement contrôlés et commandés grâce à l’intelligence artificielle et à des algorithmes de contrôle coopératif, sans interaction humaine », explique Airbus Defence & Space. Puis, au-dessus du golfe de Cadix, ils se successivement approchés à moins de 45 mètres de l’A310 MRTT.
C’est alors que le système « Auto’Mate Demonstrator » est entré en lice, en guidant de façon autonome les DT-25 jusqu’à une position de ravitaillement en vol. En clair, à aucun moment il n’y a eu une intervention humaine dans ce processus, appelé A4R [pour Autonomous Air-to-Air Refueling]
« Le succès de cette première campagne d’essais en vol ouvre la voie au développement de technologies de ravitaillement en vol, autonome et sans pilote », déclare Jean Brice Dumont, responsable des systèmes aériens militaires chez Airbus Defence and Space. »
« Même si nous n’en sommes qu’à un stade précoce, nous y sommes parvenus en un an à peine et sommes sur la bonne voie vers l’association d’aéronefs habités et non habités et les futures opérations aériennes où les chasseurs et les avions de mission voleront conjointement avec des essaims de drones », a-t-il ajouté.
Dans son communiqué, l’industriel explique qu’une telle capacité permettra de « réduire la fatigue des équipages » et le « risque d’erreur humaine », tout en garantissant des « opérations aériennes plus efficaces ». Elle ouvre surtout la voie à un rayon d’action plus élevé pour les drones de type « ailier fidèle » [ou Loyal Wingman] susceptibles d’être mis au point dans le cadre du programme SCAF [Système de combat aérien du futur], menée en coopération par la France, l’Allemagne et l’Espagne.
En attendant, une seconde campagne d’essais est prévue d’ici la fin de cette année. Cette fois, elle concernera « les capteurs de navigation basés sur l’intelligence artificielle et des algorithmes améliorés pour le vol en formation autonome ». Et il s’agira également de tester des algorithmes d’évitement des collisions.
Cela étant, une telle capacité est également en cours de développement aux États-Unis. En 2011, la Darpa, l’agence du Pentagone dédié à l’innovation, avait effectué des essais de ravitaillement en vol entre deux drones [un RQ-4 Global Hawk et Scaled Composites Model 281 Proteus], dans le cadre du programme KQ-X. Puis, quatre ans plus tard, le démonstrateur X-47B de l’US Navy s’était également essayé à cet exercice… Enfin, Boeing développe le MQ-25 Stingray, un drone embarqué dédié au ravitaillement en vol.
Airbus Helicopters / Naval Group (ex- DCNS)
2023-03-27 – Mer et Marine - Avant d’apponter sur FREMM , le drone VSR700 va être testé sur le VN Partisan
Mer et Marine, http://www.meretmarine.com, 2023/03/27, 1196 mots
Vincent Groizeleau
Résumé : Le drone VSR 700 sera testé d’abord sur le VN Partisan, navire plastron de la compagnie française SeaOwl basé à Brest et employé habituellement au profit des entraînements d’unités de la marine
Après plus de six ans de développement, le drone aérien embarqué VSR700 franchira cette année une étape majeure. Il va en effet réaliser ses premiers appontages et décollages automatiques en mer. Ce sera l’aboutissement d’une étude de levée de risques notifiée en 2017 par la Direction Générale de l’Armement (DGA) à Airbus Helicopters et Naval Group dans le cadre des travaux préparatoires au programme de système de drone aérien de la marine (SDAM).
Une première campagne d’essais en mer était initialement prévue en Méditerranée en septembre 2022 à bord d’une frégate multi-missions (FREMM) de la Marine nationale, en l’occurrence la Provence, qui a été équipée à cet effet pour accueillir et mettre en œuvre le VSR700. Mais suite à un souci technique rencontré durant l’été, les industriels n’ont pas pu profiter de la fenêtre très étroite qui avait été ménagée dans le planning opérationnel très dense du bâtiment. Ces essais ont donc été reportés et devaient se dérouler au premier trimestre 2023. Ce ne sera finalement pas le cas, l’activité de la Provence ne lui permettant pas dans l’immédiat de dégager le temps nécessaire à ces essais, a appris Mer et Marine. La campagne a donc été de nouveau reportée pour se dérouler au second semestre, probablement après l’été.
© MARINE NATIONALE
La FREMM Provence.
Cependant, les industriels, qui souhaitent continuer d’avancer avant cette étape avec la DGA et marine, ont décidé d’organiser une première série d’essais en mer avec un bateau affrété. Il s’agira du VN Partisan, navire plastron de la compagnie française SeaOwl basé à Brest et employé habituellement au profit des entrainements d’unités de la marine. Equipé d’une plateforme hélicoptère, le navire avait déjà accueilli il y a un an la première campagne d’appontages et de décollages automatiques en mer du programme. Elle avait été conduite avec le véhicule opérationnellement piloté (OPV), un hélicoptère léger du type Cabri G2 de Guimbal sur la base duquel est développé le VSR700.
© MICHEL FLOCH
Le VN Partisan.
© AIRBUS HELICOPTERS
L'OPV du programme VSR700 lors des campagnes sur le VN Partisan en mars 2022.
L’appareil avait été équipé du système autonome de décollage et d’appontage développé pour le futur drone, en l’occurrence le DeckFinder d’Airbus conçu pour permettre des manœuvres aéronautiques de jour comme de nuit et par tout temps. L'hélicoptère avait cependant conservé à son bord, pour des questions de sécurité, un pilote pouvant en cas de besoin reprendre immédiatement les commandes. « La réalisation en mars 2022 de plus de 130 appontages sur un bateau civil dans des conditions de mer significatives a démontré que le système décolle et apponte de manière entièrement autonome. Cette capacité technique représente une avancée majeure et une première mondiale pour un drone de cette catégorie », avait souligné en décembre dernier la DGA.
Après cette campagne réussie, il s’agit maintenant de tester le véritable VSR700, dont le démonstrateur a volé pour la première fois en juillet 2020 alors qu’un second drone prototype a été produit en 2022 et va contribuer à accélérer les essais et expérimentations conduites par la DGA et la Marine nationale.
© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU
Le second prototype du VSR700, ici présenté au dernier salon Euronaval, en octobre.
En attendant les premiers embarquements, la DGA a validé en décembre les capacités techniques du VSR700 en phase de survol maritime. Cette campagne s’est déroulée au-dessus de la Méditerranée depuis le site d’essais de l’île du Levant, au large de Toulon. Au travers de cinq vols (9 heures au total), elle a permis de démontrer les capacités du drone à évoluer en milieu maritime et, grâce à son radar, son système électro-optique et son récepteur AIS (système d’identification automatique des navires), à détecter des cibles et fournir une situation tactique. Cette campagne d'essais a porté le nombre d'heures de vol réalisées au titre de l'étude de levée de risques à plus de 240 heures réparties sur plus de 160 vols. « Le succès de ces essais techniques, après celui de la campagne de décollages et appontages automatiques menée en mer depuis un bateau civil au premier trimestre 2022, autorise le passage à une phase d’essais à bord d’une frégate de la Marine nationale », avait indiqué à l’issue de cette campagne la DGA, rappelant que ces essais sur FREMM « clôtureront la phase de levée de risques du programme SDAM, permettant d'envisager son lancement en réalisation ».
© DGA
Le démonstrateur du VSR700 lors de la campagne conduite en décembre depuis l'île du Levant.
Concevoir un drone à voilure tournante capable de décoller et apponter de manière totalement automatique sur un bâtiment en navigation constitue un défi considérable pour les ingénieurs. Surtout que la DGA et les militaires veulent que cette capacité soit validée avec des conditions de mer équivalentes à celles acceptables par les principaux hélicoptères actuellement en service dans la marine, (Caïman, Panther), c'est-à-dire un état de mer 5 générant d’importants mouvements de plateforme. D’où l’implication également, au-delà d’Airbus, de Naval Group pour l’intégration physique et fonctionnelle du drone, ainsi que la partie liée à la plateforme du système d’appontage automatique.
Long de 6.2 mètres avec un rotor de 7.2 mètres de diamètre, le VSR700 affiche une masse maximale au décollage de 700 kg, dont 300 kg de charge utile. Doté d’un moteur diesel Continental CD-155 d’une puissance de 114 kW, il peut atteindre la vitesse maximale de 120 nœuds, pour une vitesse de croisière de 80 nœuds et une endurance atteignant 10 heures de vol (8 heures avec 100 kg de charge utile). Son rayon d’action pourra aller jusqu’à 80 nautiques autour du bâtiment porteur.
© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU
Le drone est équipé d'un radar de surveillance maritime de la société française Diades Marine.
En matière de charges utiles, les prototypes du VSR700 sont équipés d’un radar de surveillance maritime C-Ranger de Diades Marine d'une portée de plusieurs dizaines de nautiques et d’une boule optronique MX-10 de Wescam, ainsi qu’un récepteur AIS. A l’avenir, le drone pourra également emporter un panier de bouées acoustiques comme la nouvelle SonoFlashpour contribuer aux opérations de lutte anti-sous-marine. Il sera par ailleurs techniquement capable d’emporter une torpille légère ou de petits missiles. Il pourra également être équipé d’un kit SAR (search and rescue) pour le sauvetage en mer de naufragés, Airbus Helicopters travaillant également sur une capacité cargo pour le transport de fret.
Albatross LLC / Shahed Aviation Industries Research Center
2023-03-24 – UAS Vision - Is Iran Contributing to Russian Drone Manufacturing ?
L'Iran contribue-t-il à la fabrication russe de drones ?
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/24
Résumé : L’Iran crée des usines de drones sous licence en Russie
Article traduit en Français : L'Iran contribue-t-il à la fabrication russe de drones à Yelabuga ? Un fabricant de drones russe, établi dans la même ville visitée par la délégation iranienne de drones, fait également de la publicité pour des composants de drones occidentaux.
Introduction
Le Wall Street Journal (WSJ) a rapporté que l'Iran et la Russie avaient signé un accord pour établir une usine de fabrication de drones à 1 000 km de Moscou dans la ville de Yelabuga, République du Tatarstan, Russie, pour produire 6 000 exemplaires d'un type avancé du drone Shahed-136. . La délégation iranienne aurait visité la ville le 5 janvier 2023 et aurait vu un « site vide » où une installation de production de drones serait construite.
Suite à cela, l'Institut a cherché à identifier l'entité ou plusieurs entités qui pourraient être responsables de la production de drones Shahed en Russie, ou impliquées dans l'établissement de l'installation et le recrutement du personnel nécessaire, ainsi que l'emplacement de l'installation de production prévue. Bien qu'aucun lien direct avec l'Iran n'ait pu être établi, l'Institut a identifié un fabricant de drones russe d'intérêt, ayant des liens avec le gouvernement russe et a déclaré son intention de fournir l'armée, opérant récemment dans la ville de Yelabuga, construisant actuellement une nouvelle grande production de drones. l'installation et le recrutement du personnel.
Conclusions sur le fabricant russe de drones
Albatross LLC a annoncé le 23 janvier 2023 son intention d'établir une usine de production de drones dans la zone économique spéciale (SEZ) d'Alabuga, à Yelabuga, en Russie. Basé dans la région de Moscou, Albatross LLC est un concepteur et fabricant russe de drones UAV utilisés pour "fournir des services de photographie aérienne et de vidéosurveillance" pour une variété d'industries, telles que l'agriculture. La société a été fondée en 2017 et est une filiale de GEOMIR, une société russe spécialisée dans les "systèmes de contrôle et de gestion automatisés" ainsi que dans les systèmes analytiques basés sur les technologies SIG utilisées dans les vols spatiaux, la construction et l'agriculture de précision, entre autres industries. .
Albatross LLC et Alabuga SEZ ont signé un accord d'une valeur de 1 milliard de roubles pour établir une usine de production de drones avec une production prévue de 1 000 drones Albatross M5 par an d'ici 2037.
La figure 2 fournit un schéma de l'Albatros M5. L'Albatross M5 UAV est un drone de surveillance, annoncé par Albatross LLC pour une utilisation dans la cartographie SIG agricole et d'autres fonctions photographiques. Le drone peut utiliser un certain nombre de types de caméras et d'instruments différents et a une portée de plus de 300 km, propulsé par un moteur électrique.
Un représentant de l'entreprise cité dans un média russe affirme que "En ce qui concerne les marchés de vente… 75% des commandes tomberont sur le tournage photo et vidéo d'objets linéaires, et seulement 25% - sur les besoins militaro-industriels". pour cent des composants seront fabriqués en Russie, et le reste sera importé, avec les moteurs, les servos et les caméras fournis par des entreprises chinoises.
Albatross LLC affirme pouvoir fournir une gamme de pièces et d'accessoires produits par des sociétés occidentales pour ses systèmes de drones UAV, notamment des caméras de marque Sony et des composants Nvidia, des sociétés basées respectivement au Japon et aux États-Unis. Le tableau 1 répertorie les pièces identifiées trouvées sur son site Web. De plus, les offres d'emploi à Yelabuga pour les concepteurs, les ingénieurs, les assembleurs et les superviseurs de qualité d'UAV répertoriés par Albatross LLC et Alabuga SEZ incluent des demandes d'expérience dans l'utilisation de logiciels de conception occidentaux (voir tableau 2).
Western Products Albatross LLC prétend pouvoir fournir
En fin de compte, Albatross LLC a déclaré son intention de "remplacer complètement toutes ces importations sur le territoire d'Alabuga". Il est douteux qu'il puisse le faire à court terme. La liste des marchandises, ainsi que les déclarations sur les approvisionnements chinois et la tentative d'indigénisation de la chaîne d'approvisionnement, indiquent que les produits et conceptions occidentaux risquent d'être achetés ou copiés illicitement pour l'effort accru de production de drones.
L'Institut a précédemment évalué que les principaux drones russes et iraniens contiennent de nombreux composants occidentaux, les Shahed-131, Shahed-136 et Mohajer-6 iraniens en particulier, y compris des conceptions de composants critiques fabriqués par des entreprises occidentales qui ont été indigénisées et adoptées par les Chinois et les entreprises iraniennes.
Albatross LLC affirme dans son article du 23 janvier 2023 qu'une partie de la production de drones avait déjà commencé à un endroit sans nom dans la ZES d'Alabuga ; cela peut être vu dans une vidéo publiée sur la page de l'entreprise sur une plateforme de médias sociaux russe le 16 janvier 2023.
L'espace de production final des systèmes de drones UAV serait de 2 200 mètres carrés, ce qui peut être facilement hébergé par la ZES d'Alabuga, un complexe industriel abritant plusieurs grandes entreprises industrielles. Alabuga SEZ annonce des installations de location avec une infrastructure (eau, CVC, électricité, etc.) pouvant accueillir un espace de production de 2 200 mètres carrés.
La figure 3 fournit une image d'ensemble de Google Earth de la ZES d'Alabuga, datée d'avril 2022, et la figure 4 la montre située au nord de la ville de Yelabuga.
Outre la visite coïncidente de la délégation iranienne à Yelabuga, à l'heure actuelle, l'Institut n'a trouvé aucun lien discernable entre Albatross LLC ou Alabuga SEZ et une entité iranienne dans des matériaux open source. GEOMIR, la société mère d'Albatross LLC semble avoir des liens avec le gouvernement et l'armée russes.
Dans un cas en 2016, un appel d'offres a été rempli par le fondateur de GEOMIR et Albatross LLC, Frolov Alexey Vadimovich, pour une entité militaire russe pour le "développement et la mise en œuvre d'un système d'atterrissage automatique pour un drone de type avion de petite classe sur un navire à l'aide d'un système de vision intelligent. 18,19
Bien qu'Albatross ait des liens avec l'armée russe et se soit engagé à produire des drones militaires, aucune des sociétés cotées dans la ZES d'Alabuga ne semble avoir un objectif militaire principal ou une sécurité visible importante, d'après les images satellite disponibles de Google Earth.
Cependant, une entreprise de fabrication de fibres de carbone située dans la ZES d'Alabuga a été sanctionnée par le département américain du Trésor le 24 février 2023, pour avoir fait partie du complexe militaro-industriel russe et avoir produit « divers types de fibres de carbone utilisées dans l'aérospatiale et l'ingénierie aéronautique ». .”
L'Institut continuera de surveiller Albatross LLC et la ZES d'Alabuga pour tout nouveau développement ou connexion possible avec l'Iran et souhaite recevoir des informations et des idées supplémentaires.
Article original en Anglais :
Is Iran Contributing to Russian Drone Manufacturing in Yelabuga? A Russian drone manufacturer, established in same city as visited by Iranian drone delegation, also advertises Western drone components.
Introduction
The Wall Street Journal (WSJ) reported that Iran and Russia signed an agreement to establish a drone manufacturing facility 1,000 kms from Moscow in the city of Yelabuga, Republic of Tatarstan, Russia, to produce 6,000 of an advanced type of the Shahed-136 drone. The Iranian delegation reportedly visited the city on January 5, 2023, and viewed an “empty site” where a drone production facility would be built.
Following this, the Institute sought to identify the entity or several entities that may be responsible for the production of Shahed drones in Russia, or involved in establishing the facility and recruiting needed personnel, as well as the location of the planned production facility. While no direct connection to Iran could be established, the Institute identified a Russian drone manufacturer of interest, with connections to the Russian government and stated intention to supply the military, newly operating in the city of Yelabuga, currently building a new, large drone production facility and recruiting personnel.
Findings on Russian Drone Manufacturer
Albatross LLC announced plans on January 23, 2023, to establish a drone production facility at the Alabuga Special Economic Zone (SEZ), in Yelabuga, Russia. Headquartered in the Moscow region, Albatross LLC is a Russian designer and manufacturer of UAV drones used to “provide aerial photography and video surveillance services” for a variety of industries, such as agriculture. The company was founded in 2017 and is a subsidiary of GEOMIR, a Russian company specializing in “automated control and management systems” as well as analytical systems based on GIS technologies used in spaceflight, construction, and a focus on precision agriculture, amongst other industries.
Albatross LLC and Alabuga SEZ signed an agreement reportedly worth 1 billion rubles to establish a UAV production facility with a planned output of 1,000 Albatross M5 UAVs per year by 2037.
Figure 2 provides a schematic of the Albatross M5. The Albatross M5 UAV is a surveillance drone, advertised by Albatross LLC for use in agricultural GIS mapping and other photographic functions. The UAV can utilize a number of different types of cameras and instruments, and has a range of over 300 km, propelled by an electric motor.
A company representative quoted in a Russian news outlet claims that “As for sales markets…75% of orders will fall on photo and video filming of linear objects, and only 25% – on military-industrial needs.”10 Albatross LLC reportedly expects 70 percent of the components to be Russian-made, and the rest to be imported, with the motors, servos and cameras supplied by Chinese companies.
Albatross LLC claims it can supply a range of parts and accessories produced by Western companies for its UAV drone systems, including Sony brand cameras and Nvidia components, companies based in Japan and the United States, respectively. Table 1 lists the identified parts found on its website. Additionally, job postings in Yelabuga for UAV designers, engineers, assemblers, and quality supervisors listed by Albatross LLC and Alabuga SEZ include requests for experience using Western design software (see Table 2).
Western Products Albatross LLC Claims it Can Supply
Table 1. A list of Western parts found advertised on the website of Albatross LLC.
Software Experience Requested by Alabuga in Job Postings in Yelabuga, Russia
Table 2. A list of the Western software experience requested in job postings by Alabuga SEZ related to drones and UAV design and manufacturing.
Ultimately, Albatross LLC has stated its intention to completely “replace all these imports on the territory of Alabuga.”Whether it can do so in the short term is doubtful. The listing of goods, as well as statements on Chinese supplies and attempted indigenization of the supply chain, indicate that Western goods and designs are at risk of being illicitly procured or copied for the increased drone production effort.
The Institute previously assessed that key Russian and Iranian drones contain many Western components, with the Iranian Shahed-131, Shahed-136, and Mohajer-6 in particular including designs of critical components made by Western companies that have been indigenized and adopted by Chinese and Iranian companies.
Albatross LLC claims in its post on January 23, 2023, that a portion of drone production had already commenced at an unnamed location at the Alabuga SEZ; this can be seen in a video posted to the company’s page on a Russian social media platform on January 16, 2023.
The final production space for the UAV drone systems is reportedly 2,200 square meters, which can be easily accommodated by the Alabuga SEZ, an industrial complex hosting multiple large industrial companies. Alabuga SEZ advertises rental facilities with infrastructure (water, HVAC, power, etc.) that can accommodate a 2,200 square meter production space.
Figure 3 provides an overview image from Google Earth of the Alabuga SEZ, dated April 2022, and Figure 4 shows it situated north of the city of Yelabuga.
Besides the coinciding visit of the Iranian delegation to Yelabuga, at present, the Institute has found no discernable connection between Albatross LLC or Alabuga SEZ and any Iranian entity in open-source materials. GEOMIR, the parent company of Albatross LLC appears to have connections with the Russian government and military.
In one instance in 2016, a tender was fulfilled by the founder of GEOMIR and Albatross LLC, Frolov Alexey Vadimovich, for a Russian military entity for the “development and implementation of an automatic landing system for a small class aircraft-type UAV on a ship using an intelligent vision system.” 18,19
Although Albatross has connections to the Russian military and has pledged to produce military drones, none of the listed companies at Alabuga SEZ appear to have a primary military purpose or significant visible security as far as can be seen in available Google Earth satellite imagery.
However, a carbon fiber manufacturing company located in the Alabuga SEZ was sanctioned by the U.S. Department of Treasury on February 24, 2023, for being part of the Russian military-industrial complex and producing “various types of carbon fibers used in aerospace and aircraft engineering.”
The Institute will continue to monitor Albatross LLC and the Alabuga SEZ for any new developments or possible connections to Iran and welcomes additional information and insights.
Autel Robotics / DJI (Da Jiang Innovations)
2023-03-21 – Drone XL - China keeps supplying Autel and DJI drones to Russie, NYT writes
La Chine continue de fournir des drones Autel et DJI à la Russie, écrit le NYT
Drone XL, https://dronexl.co, 2023/03/21
Résumé : La Chine continue de fournir du matériel drone à la Russie
Article traduit en Français : Cette photo montrerait des boîtes DJI Mavic 3 laissées par des soldats russes.
La Chine a fourni pour plus de 12 millions de dollars de drones Autel et DJI à la Russie depuis son invasion de l'Ukraine, soulignant la collaboration discrète entre les deux nations, écrit le NY Times.
Malgré les efforts du gouvernement américain pour limiter les ventes de technologies essentielles à la Russie, les exportations de drones chinois restent difficiles à arrêter.
Au cours de l'année écoulée, la Chine a vendu des drones et des composants de drones à la Russie, les données officielles des douanes russes provenant d'un tiers révélant que ces expéditions comprennent des drones Autel et DJI et des produits de plusieurs petites entreprises.
Il est difficile de déterminer si ces drones chinois enfreignent ou non les restrictions américaines en incluant une technologie américaine.
Les expéditions passent souvent par un réseau de petits intermédiaires et exportateurs. De plus, les canaux de vente alambiqués et les descriptions de produits vagues dans les données d'exportation rendent difficile de vérifier si les produits chinois contiennent ou non des composants provenant des États-Unis.
Les ventes officielles ne montrent qu'une fraction des drones allant en Russie
Les ventes officielles de drones ne représentent qu'une fraction de la technologie acheminée vers la Russie, qui passe également probablement par des canaux informels et d'autres pays amis de la Russie, tels que le Kazakhstan, le Pakistan et la Biélorussie.
En raison de ces ventes, la Russie reçoit un approvisionnement continu de nouveaux drones Autel et DJI à utiliser dans la guerre avec l'Ukraine.
Ces drones sont de plus en plus critiques pour la reconnaissance et sont tout aussi importants que d'autres fournitures essentielles comme les munitions et les obus d'artillerie.
La Chine est devenue un soutien essentiel à l'effort de guerre de la Russie, tant sur le plan militaire qu'économique. Le pays reste l'un des plus gros acheteurs de pétrole russe, finançant ainsi l'invasion russe de l'Ukraine.
Plusieurs entreprises chinoises ont été pointées du doigt par la réglementation américaine en matière d'exportation, notamment DJI, qui a été inscrite sur une liste noire en 2020. Cette liste noire empêche les entreprises américaines d'exporter de la technologie à des acheteurs étrangers sans approbation préalable.
Malgré cela, la domination de l'industrie de DJI reste inchangée. Les drones DJI représentaient près de la moitié des livraisons de drones chinois en Russie, certains vendus directement par sa filiale, iFlight Technology. Depuis l'invasion, environ 70 exportateurs chinois ont vendu 26 marques de drones différentes à la Russie, rapporte le NY Times.
Bien que les 12 millions de dollars d'expéditions de drones puissent sembler minimes, les experts estiment que cela affecte considérablement les lignes de front.
Le fabricant de drones ne trouve aucune preuve de drones DJI vendus à la Russie
Un porte-parole de DJI aurait déclaré que la société n'avait trouvé aucune preuve de ventes directes à la Russie depuis le 16 avril 2022, et que le fabricant de drones examinerait d'autres sociétés qui vendraient apparemment à la Russie.
Ils ont ajouté que DJI avait interrompu toutes les expéditions et opérations en Russie et en Ukraine depuis le début de la guerre et avait mis en place des procédures strictes pour éviter de violer les sanctions américaines.
"Comme toute entreprise d'électronique grand public avec des produits vendus dans de nombreux magasins d'électronique différents, nous ne pouvons pas influencer la façon dont tous nos produits sont utilisés une fois qu'ils quittent notre contrôle", a déclaré le porte-parole de DJI au journal.
Réponse officielle de DJI
Plus tard dans la journée, le fabricant de drones DJI a tweeté la déclaration suivante :
Nous sommes au courant de récents reportages dans les médias affirmant que DJI expédie toujours des drones en Russie.
Ces rapports citent un petit nombre de bases de données que nous pensons être très inexactes. La seule base de données nommée à laquelle nous pouvons accéder, ImportGenius, nous identifie en tant qu'agent maritime pour des concurrents tels que Parrot et Insta360 avec lesquels nous n'avons aucune relation.
Nous avons demandé aux médias de nommer les sources des autres bases de données auxquelles ils se référaient, car les captures d'écran qu'ils ont partagées avec nous manquaient d'informations concrètes et traçables. Ils n'ont pas répondu.
Nous réaffirmons : DJI et ses filiales ont arrêté toutes les expéditions et opérations en Russie et en Ukraine en avril 2022. Nous avons informé notre réseau de distribution qu'ils doivent bloquer toute vente de produits ou de pièces détachées aux clients des deux pays, quelle que soit l'utilisation finale prévue. .
Le NY Times a également rapporté que le fabricant de drones Autel Robotics n'était "pas au courant de ventes à la Russie et menait une enquête interne sur le problème".
Article original en Anglais : This photos reportedly shows DJI Mavic 3 boxes left behind by Russian soldiers.
China has supplied over $12 million worth of Autel and DJI drones to Russia since its invasion of Ukraine, highlighting the quiet collaboration between the two nations, the NY Times writes.
Despite efforts from the U.S. Government to limit critical technology sales to Russia, Chinese drone exports remain difficult to stop.
In the past year, China has sold drones and drone components to Russia, with official Russian customs data from a third-party revealing that these shipments include Autel and DJI drones and products from several smaller firms.
It is difficult to determine whether or not these Chinese drones infringe on US restrictions by including any US technology.
Shipments frequently go through a network of small-scale middlemen and exporters. Moreover, convoluted sales channels and vague product descriptions in export data make it difficult to verify whether or not Chinese products contain components sourced from the United States.
Official sales only show fraction of drones going to Russia
Official drone sales represent only a fraction of the technology flowing to Russia, which also likely passes through informal channels and other Countries friendly to Russia, such as Kazakhstan, Pakistan, and Belarus.
Due to these sales, Russia is receiving an ongoing supply of new Autel and DJI drones to use in the war with Ukraine.
These drones are increasingly critical for reconnaissance and are just as important as other essential supplies like ammunition and artillery rounds.
China has emerged as a critical support for Russia's war effort, both militarily and economically. The country remains one of the largest buyers of Russian oil, thus financing Russia's invasion of Ukraine.
Several Chinese corporations have been singled out by US export regulations, notably DJI, which was included to a blacklist in 2020. This blacklist prevents American companies from exporting technology to foreign buyers without first receiving approval.
Despite this, DJI's industry dominance remains unaffected. DJI drones made up nearly half of the Chinese drone deliveries to Russia, some sold directly by its subsidiary, iFlight Technology. Since the invasion, around 70 Chinese exporters have sold 26 different drone brands to Russia, the NY Times reports.
While the $12 million in drone shipments might appear small, experts believe it considerably affects the front lines.
Drone maker finds no evidence of DJI drones sold to Russia
A DJI spokesperson reportedly stated that the company found no evidence of direct sales to Russia since April 16, 2022, and the drone maker would look into other companies seemingly selling to Russia.
They added that DJI halted all shipments and operations in Russia and Ukraine since the war began and had strict procedures to avoid violating U.S. sanctions.
“Like any consumer electronics company with products sold at many different electronics stores, we cannot influence how all our products are being used once they leave our control,” the DJI spokesman told the newspaper.
DJI's official response
Later in the day, drone maker DJI tweeted the following statement:
We are aware of recent media reports claiming that DJI is still shipping drones to Russia.
These reports quote a small number of databases we believe to be highly inaccurate. The only named database we can access, ImportGenius, identifies us as shipping agent for competitors such as Parrot and Insta360 with whom we have no relationship whatsoever.
We asked media to name the sources of the other databases they referred to, as the screenshots they shared with us lack concrete and traceable information. They did not respond.
We state again: DJI and its subsidiaries stopped all shipments to and operations in Russia and Ukraine in April 2022. We have notified our distribution network that they must block any sale of products or spare parts to customers in the two countries regardless of intended end use.
The NY Times also reported that drone maker Autel Robotics was “not aware of any sales to Russia and was conducting an internal investigation about the issue.”
BAE Systems Australia (
BAE Systems) / MBDA
2023-03-21 – Advance ADS - BAE Systems and MBDA collaborate to support Australian GWEO capability
BAE Systems et MBDA collaborent pour soutenir la capacité GWEO australienne
Advance ADS, http://www.adsadvance.co.uk, 2023/03/21
Résumé :
BAE Systems Australia et le groupe européen de missiles MBDA collaboreront pour soutenir l'Australie alors qu'elle établit sa capacité souveraine d'armes guidées et de munitions explosives (GWEO).
Article traduit en Français : Ci-dessus : (de gauche à droite) Ben Hudson, directeur général de BAE Systems Australia, et Paul Mead, directeur du développement commercial du groupe MBDA. Avec l'aimable autorisation de BAE Systems
La collaboration industrielle est une réponse directe à l'objectif du gouvernement fédéral de fournir une capacité d'arme guidée élargie au combattant australien en introduisant une source d'approvisionnement diversifiée pour les forces de défense australiennes qui amélioreront considérablement l'écosystème GWEO local.
La fourniture de capacités de systèmes d'armes par le biais de la collaboration développera une capacité durable de l'industrie australienne grâce au transfert de lots de travaux, à l'assemblage et aux tests de produits.
Les premiers domaines de collaboration se concentreront sur la militarisation du système aérien sans équipage (UAS) Strix de BAE Systems pour répondre aux besoins en capacités de l'armée, de la marine et de l'armée de l'air, parallèlement au développement d'une initiative de compétences et de capacités pour améliorer et renforcer les capacités au sein de l'Australie. Écosystème GWEO.
La collaboration peut également soutenir les accords issus des discussions bilatérales entre le Royaume-Uni et l'Australie, le dialogue AUKUS et les opportunités d'exportation vers les pays partenaires régionaux.
La collaboration s'appuiera sur l'empreinte de fabrication avancée établie de BAE Systems et sur le réseau de partenaires industriels de confiance, qui fournit une gamme de capacités GWEO, y compris les sous-systèmes Evolved Sea Sparrow Missile (ESSM) et les sous-systèmes Nulka fonctionnant sur les navires de guerre de l'OTAN, des États-Unis et de l'Australie. .
MBDA est fier d'avoir soutenu la défense australienne avec des capacités de missiles souverains, en particulier par le biais du programme de missiles air-air ASRAAM pour la Royal Australian Air Force (RAAF) qui a établi des installations de test de logiciels et de matériel en boucle dans les parcs d'Édimbourg , Australie-Méridionale, et des installations de maintenance en profondeur à Edinburgh Parks puis à Defence Establishment Orchard Hills, NSW.
La collaboration sera étayée par le portefeuille de produits convaincant de MBDA, ses capacités industrielles, son expertise et son accès aux marchés mondiaux, ouvrant le potentiel pour les futures exportations de GWEO depuis l'Australie.
Le PDG de BAE Systems Australia, Ben Hudson, a déclaré : « BAE Systems est ravi d'annoncer une collaboration industrielle majeure avec MBDA pour établir une capacité améliorée d'armes guidées en Australie.
"Notre intention est d'établir une capacité souveraine durable d'armes guidées qui tirera parti du portefeuille d'armes guidées leader mondial de MBDA et se combinera avec l'héritage et l'expertise GWEO de BAE Systems Australia.
"Cette collaboration permettra d'accéder à l'écosystème d'innovation australien qui fournira la prochaine génération de capacités de missiles à l'ADF et aux forces armées alliées dans le monde. En effet, cette collaboration ouvre la porte à de futures armes guidées fabriquées en partie ou en totalité par l'industrie australienne.
Paul Mead, directeur du développement commercial du groupe MBDA, a déclaré : « Travailler avec BAE Australie pour identifier et fournir des opportunités de capacités de systèmes d'armes est une étape importante pour MBDA qui soutient la croissance et le maintien de la capacité industrielle GWEO de l'Australie.
"Nous sommes impatients de travailler avec BAE Australia et de nous engager au sein du gouvernement et de l'industrie australiens sur le co-développement de futurs systèmes et composants d'armes et la fourniture d'une capacité souveraine accrue, la fabrication et le soutien d'armes guidées."
Article original en Anglais : BAE Systems Australia and European missile group MBDA will collaborate to support Australia as it establishes its sovereign Guided Weapon and Explosive Ordnance (GWEO) capability.
Above: (left to right) BAE Systems Australia Chief Executive Officer Ben Hudson and MBDA Group Business Development Director Paul Mead. Courtesy BAE Systems
The industrial collaboration is a direct response to the Federal Government’s objective to deliver an expanded Guided Weapon capability to the Australian warfighter by introducing a diversified source of supply to the Australian Defence Force that will markedly enhance the local GWEO ecosystem.
Delivery of weapon system capabilities through the collaboration will develop enduring Australian Industry Capability through work package transfer, product assembly and test.
The initial areas of collaboration will focus on the weaponisation of BAE Systems’ Strix Uncrewed Aerial System (UAS) to meet the Army, Navy and Air Force capability needs, alongside the development of a skills and capability initiative to upskill and build capacity within the Australian GWEO ecosystem.
The collaboration can also support agreements from UK/Australia bi-lateral discussions, AUKUS dialogue and export opportunities to regional partner nations.
The collaboration will draw on BAE Systems’ established advanced manufacturing footprint and network of trusted industry partners, which delivers a range of GWEO capabilities, including the Evolved Sea Sparrow Missile (ESSM) subsystems and Nulka sub-systems operating on NATO, US and Australian warships.
MBDA has a proud history of supporting Australian defence with sovereign missile capabilities, particularly through the ASRAAM air-to-air missile program for the Royal Australian Air Force (RAAF) that established software testing and hardware-in-the-loop facilities at Edinburgh Parks, South Australia, and deep maintenance facilities at Edinburgh Parks then at Defence Establishment Orchard Hills, NSW.
The collaboration will be underpinned by MBDA’s compelling product portfolio, industrial capabilities, expertise and access to global markets, opening up the potential for future GWEO exports from Australia.
BAE Systems Australia Chief Executive Officer Ben Hudson said: “BAE Systems is delighted to announce a major industrial collaboration with MBDA to establish an enhanced Guided Weapons capability in Australia.
“Our intent is to establish an enduring sovereign Guided Weapons capability that will leverage MBDA’s world leading Guided Weapons portfolio and combine with BAE Systems Australia’s GWEO heritage and expertise.
“This collaboration will enable access to the Australian innovation ecosystem that will deliver the next generation of missile capability to the ADF and allied armed forces globally. Indeed, this collaboration opens the door to future guided weapons being manufactured in part, or in whole, by Australian industry.”
MBDA Group Business Development Director Paul Mead said: “Working with BAE Australia to identify and delivery weapon system capability opportunities is an important step for MBDA supporting the growth and sustainment of Australia’s GWEO industrial capability.
“We look forward to working with BAE Australia and engaging across Australian government and industry on co-development of future weapons systems and components and delivery of increased sovereign capability, manufacture and support of guided weapons.”
Baykar
2023-03-17 – AFP - Le Mali reçoit de nouveaux appareils de guerre de la Russie et de la Turquie
Agence France Presse (AFP), https://www.afp.com, 2023/03/17
Résumé :
La junte malienne a réceptionné jeudi une nouvelle livraison de plusieurs avions de Russie, son allié militaire et politique, et des drones de Turquie, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le chef d’état-major de l'Armée de l'air, le général Alou Boï Diarra, a dit avoir reçu un lot d'une vingtaine d'avions et d'une douzaine de drones lors d'une cérémonie en présence du chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, et des ambassadeurs russe et turc. Le correspondant de l'AFP a dénombré cinq avions et quatre drones sur le tarmac de l'aéroport de Bamako.
Le Mali est en proie depuis 2012 à la propagation jihadiste et à une grave crise non seulement sécuritaire, mais aussi politique et humanitaire.
Les colonels qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 ont poussé à la rupture l'alliance militaire avec la France et ses partenaires en 2022, et se sont tournés vers la Russie.
Lors d'une visite à Bamako en février, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a promis la poursuite du soutien militaire, matérialisé depuis fin 2021 par des livraisons d'armements et l'envoi de centaines d'hommes, décrits en fonction des sources comme des instructeurs de l'armée russe ou des mercenaires de Wagner, un groupe de sécurité privé aux agissements décriés.
Des livraisons d'équipement militaire russe ont eu lieu en mars et août 2022 et en janvier 2023. La livraison de jeudi est composée d'Albatros L-39, appareil de conception tchèque initialement destiné à l'entraînement mais souvent employé comme avion d'attaque, et de drones BayraktarTB2 de fabrication turque, pouvant effectuer des missions de reconnaissance et de surveillance, d'ajustement de tir d'artillerie et de frappes aériennes, a indiqué le ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara.
La junte revendique d'avoir repris l'initiative contre les jihadistes. Des experts contestent ses proclamations militaires.
2023-03-27 – Naval News - Turkiye’s First Shipborne Combat Drone TB-3 Bayraktar Breaks Cover
Le premier drone de combat embarqué de Turquie TB3 Bayraktar casse la couverture
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/03/27
Résumé :
Le 26 mars 2023, le directeur de la technologie de Baykar Technologies a partagé pour la première fois les photos du véhicule aérien de combat sans pilote (UCAV) TB-3 Bayraktar.
Article traduit en Français : Drone de combat TB-3 Bayraktar (Crédit : Selcuk Bayraktar)
Selcuk Bayraktar a déclaré sur Twitter que le tout nouveau vol inaugural du véhicule aérien sans pilote TB-3 est pour bientôt.
Bayraktar TB-3 est la version embarquée et plus performante du célèbre drone TB-2. Baykar a développé TB-3 pour l'exploiter à bord du navire amiral TCG Anadolu de la marine turque, qui devrait être transformé en porte-drone après que les États-Unis ont rompu le partenariat avec Turkiye sur le projet F-35 JSF. Baykar a annoncé au début de 2021 qu'il travaillait sur le TB-3, qui est une variante améliorée à ailes repliables du TB2.
Bayraktar TB3, avec sa structure d'aile pliable, sera le premier véhicule aérien sans pilote armé au monde capable de décoller et d'atterrir à partir de navires à piste courte tels que le TCG Anadolu. Il sera présenté au public pour la première fois au TEKNOFEST 2023, qui se tiendra à l'aéroport Atatürk d'Istanbul du 27 avril au 1er mai.
Voici les caractéristiques générales de TB-3 par rapport à TB-2 :
TB-3
TB-2
Longueur
8,35 m
6,5 mètres.
Hauteur
2,6 mètres
2,2 mt.
Envergure
14 m
12 mt.
Masse maximale au décollage
1 450 kilogrammes
700 kilogrammes
Capacité de charge utile
280 kilogrammes
150 kilogrammes
Vitesse maximum
160 nœuds
120 nœuds
Vitesse de croisière
125 nœuds
70 nœuds
La société n'a pas partagé d'informations sur le portefeuille d'armes, mais il devrait être légèrement plus large que TB-2 Bayraktar.
Vous pouvez lire les détails sur la façon dont TCG Anadolu récupérera et lancera des drones ici.
Dans une interview avec CNN Turk, le chef de l'Agence turque de défense (SSB), M. Ismail Demir, a déclaré que TB3 sera diffusé plus tard cette année. Il a également souligné que l'avion de combat sans pilote KIZILELMA et l'avion d'entraînement et de combat léger indigène HURJET seront déployés à bord du TCG Anadolu. Il a également donné des informations sur la capacité de transport de drones de TCG Anadolu.
« TCG Anadolu peut déployer 30 drones dans la version actuelle. Cependant, cette capacité peut être augmentée à 100 si le pont du puits est utilisé.
Ismail Demir, chef de SSB
Article original en Anglais : On March, 26, 2023, the Chief Technology Officer of Baykar Technologies shared the photos of TB-3 Bayraktar unmanned combat aerial vehicle (UCAV) for the first time.
TB-3 Bayraktar combat drone (Credit: Selcuk Bayraktar)
Selcuk Bayraktar stated on Twitter that the brand-new TB-3 unmanned aerial vehicle’s maiden flight is coming soon.
Bayraktar TB-3 is the shipborne and more capable version of the famous TB-2 drone. Baykar has been developing TB-3 to operate it onboard Turkish Navy’s flagship TCG Anadolu, which is reportedly planned to be transformed into a drone carrier after the U.S. broke the partnership with Turkiye on the F-35 JSF project. Baykar announced in early 2021 that it was working on the TB-3, which is an improved folding-wing variant of the TB2.
Bayraktar TB3, with its foldable wing structure, will be the world’s first armed unmanned aerial vehicle capable of taking off and landing from short runway vessels such as the TCG Anadolu. It will be on public display for the first time at TEKNOFEST 2023, which will be held at Istanbul’s Ataturk Airport from April 27 to May 1.
Here are the general characteristics of TB-3 compared with TB-2:
|
TB-3 |
TB-2 |
Length |
8.35 m |
6.5 mt. |
Height |
2.6 m |
2.2 mt. |
Wing span |
14 m |
12 mt. |
Max take-off weight |
1,450 kg |
700 kg |
Payload capacity |
280 kg |
150 kg |
Maximum speed |
160 knots |
120 knots |
Cruise speed |
125 knots |
70 knots |
The company didn’t share information about the weapon portfolio, but it’s expected to be slightly wider than TB-2 Bayraktar.
You can read details on how TCG Anadolu will recover and launch drones here.
In an interview with CNN Turk, the head of the Turkish Defense Agency (SSB), Mr. Ismail Demir, stated that TB3 will take to the air later this year. He also emphasized that the KIZILELMA unmanned fighter jet and the HURJET indigenous jet training and light combat aircraft will be deployed aboard TCG Anadolu. He also gave some information about TCG Anadolu’s drone-carrying capability.
“TCG Anadolu can deploy 30 drones in the current version. However, this capacity can be increased to 100 if the well deck is used.”
Ismail Demir, Head of SSB
Baykar / Sukhoi [United Aircraft Corporation (UAC = OAK)]
2023-03-20 – The EurAsian Times - Russian Su-27 ‘Attacked’ Bayraktar TB2 Drone Almost Like MQ-9 Reaper; Failed To Knock Down Turkish UAV
Le drone Bayraktar TB2 "attaqué" du Su-27 russe ressemble presque au MQ-9 Reaper ; Échec de l'abattage du drone turc
The EurAsian Times, https://eurasiantimes.com, 2023/03/20
Résumé :
Un drone turc Bayraktar TB2 aurait été attaqué par un Su-27 Flanker, quelques jours après que l'US Air Force a allégué que le chasseur russe avait attaqué son drone MQ-9 Reaper, le forçant à s'écraser.
Article traduit en Français : Une vidéo montrant prétendument un chasseur Su-27 de l'armée de l'air russe (VKS) tentant d'abattre un drone ukrainien Bayraktar TB2 a été publiée par les médias turcs. Comme l'incident impliquant le MQ-9 Reaper, cet incident aurait eu lieu au-dessus des eaux de la mer Noire et, plus précisément, près de la côte de Crimée.
Selon des informations parues dans les médias turcs locaux, le Su-27 aurait utilisé un jet de lavage sur le drone turc pour perturber la poussée du drone. Le souffle du jet est essentiellement la turbulence formée à l'arrière de l'avion lors de son passage dans l'air.
Cependant, il est insuffisant pour faire perdre au drone sa capacité opérationnelle, c'est pourquoi le TB2 a survécu à cette rencontre.
Contrairement à sa pratique habituelle consistant à abattre des systèmes aériens exploités par l'armée ukrainienne, le Su-27 n'a utilisé aucun missile air-air pour abattre le drone TB2. Cela a donné l'impression que le pilote aux commandes du jet ne pouvait pas déchiffrer si le drone appartenait ou était exploité par l'Ukraine.
Un compte Twitter appelé "Ukraine Weapons Tracker" a écrit dans un tweet : "On ne sait pas pourquoi les missiles air-air n'ont pas été utilisés pour détruire le drone, cependant, il est probable que le pilote ne savait pas de quel drone il s'agissait. était, et qui l'exploitait.
De plus, la vidéo montre deux tentatives faites par le Su-27 pour abattre Bayraktar TB2. Il n'est pas immédiatement clair si le même combattant a fait les deux tentatives.
Il est pertinent de noter que les Russes étaient tout à fait dans leur droit d'abattre le drone. Certains observateurs militaires ont également noté qu'il est possible que l'avion de chasse ne soit pas armé de missiles air-air. Le ministère russe de la Défense (MoD) n'a pas encore commenté ces informations.
Le rapport intervient cinq jours après que le Su-27 Flanker russe a fait la une des journaux mondiaux après que l'US Air Force a allégué que l'avion avait abattu le drone MQ-9 Reaper de l'US Air Force (USAF) le 14 mars.
Les images diffusées par le US European Command montrent la rencontre entre un drone américain MQ-9 Reaper et un avion de chasse russe Su-27 au-dessus de la mer Noire. La vidéo, qui a été enregistrée à partir d'une caméra située sous le drone, montre le chasseur Su-27 pulvérisant le drone deux fois dans des passages différents.
Le second est le contact apparent avec l'hélice du Reaper dans la vidéo.
La communication a été perdue avec le drone car l'image peut être vue se pixelliser en barres de couleur. De plus, l'EUCOM a reconnu que la vidéo publiée avait été altérée dans le temps et que le contact avec le drone avait été perdu pendant une minute. Lorsque le flux vidéo a redémarré, l'une des hélices pouvait être considérée comme endommagée.
De son côté, le MoD russe est très fier de la rencontre avec le drone américain. La semaine dernière, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a nommé les pilotes d'avions à réaction russes Su-27 qui ont « empêché » un drone américain MQ-9 Reaper de traverser la frontière.
Drones TB2 en service ukrainien
Au début de la guerre en Ukraine, les drones turcs Bayraktar TB2 sont apparus comme «l'arme idéale» censée avoir la capacité de changer le cours de la guerre. En fait, ces drones ont participé à plusieurs missions réussies, comme le naufrage du vaisseau amiral russe Moskva dans lequel les drones TB2 ont probablement aidé.
Plusieurs vidéos montrant des drones ukrainiens anéantissant les avancées russes ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, attestant du succès de ces drones.
Cependant, les médias ont indiqué que ces drones ont largement disparu du champ de bataille. La disparition soudaine de ces drones de l'action de combat a quelque peu déconcerté les analystes militaires qui ont tenté de comprendre le motif de l'action.
La Turquie aurait fourni seulement 50 unités de TB2 à l'Ukraine. Cependant, la partie russe a affirmé avoir abattu bien plus de drones TB2 que Kiev n'en aurait reçu d'Ankara.
Image du fichier : Drone Bayraktar via Twitter
Les médias russes ont rapporté en décembre 2022 que les drones turcs n'avaient pas été aussi performants qu'en Libye, en Syrie et surtout pendant la guerre du Haut-Karabakh.
L'une des confrontations importantes du TB2 s'est produite lors des frappes sur Snake Island, qui ont commencé dans les premières semaines de mai et se sont poursuivies jusqu'à la fin juin. Plusieurs experts estiment que la Russie a appris de ses erreurs et amélioré l'efficacité de son système de défense aérienne en couches grâce au vaste déploiement du TB2.
Article original en Anglais : A Turkish Bayraktar TB2 drone reportedly came under attack by a Su-27 Flanker, days after the US Air Force alleged that the Russian fighter attacked its MQ-9 Reaper drone, forcing it to crash.
A video purportedly showing a Russian Air Force (VKS) Su-27 fighter attempting to shoot down a Ukrainian Bayraktar TB2 drone was published by Turkish media. Like the incident involving the MQ-9 Reaper, this incident allegedly took place over the waters of the Black Sea and, more specifically, near the Crimean coast.
According to reports in local Turkish media, the Su-27 is believed to have used jet wash on the Turkish drone to disrupt the thrust of the drone. Jet wash is essentially the turbulence formed at the back of the aircraft as it passes through the air.
However, it is insufficient to make the drone lose operational capability, which is why the TB2 survived this encounter.
In a stark departure from its usual practice of shooting down aerial systems operated by the Ukrainian military, the Su-27 did not use any air-to-air missiles to shoot down the TB2 drone. This has given the impression that the pilot flying the jet could not decipher whether the drone belonged to or was operated by Ukraine.
A Twitter account that goes by the ‘Ukraine Weapons Tracker’ wrote in a tweet, “It’s unknown why air-to-air missiles weren’t used to destroy the drone, however, it is likely the pilot didn’t know what drone it was, and who was operating it.”
Further, the video shows two attempts made by the Su-27 to take down Bayraktar TB2. It is not immediately clear whether the same fighter made the two attempts.
https://youtu.be/sgYxAsmqa8c
It is pertinent to note that the Russians were well within their rights to shoot the drone down. Some military watchers have also noted that there is a possibility that the fighter jet was not armed with any air-to-air missiles. The Russian Ministry of Defense (MoD) is yet to comment on these reports.
The report comes five days after the Russian Su-27 Flanker grabbed global headlines after the US Air Force alleged that the aircraft had downed the US Air Force (USAF) MQ-9 Reaper drone on March 14.
https://twitter.com/i/status/1636323284819255296
The footage released by US European Command shows the encounter between a US MQ-9 Reaper drone and a Russian Su-27 fighter jet over the Black Sea. The video, which was recorded from a camera on the drone’s underside, shows the Su-27 fighter spraying the drone twice in different passes.
The second one is the apparent contact with the Reaper’s propeller in the video.
Communication was lost with the drone as the image can be seen pixelating into color bars. Moreover, EUCOM acknowledged that the released video was altered for time and that contact with the drone was lost for a minute. When the video feed restarted, one of the propellers could be seen as damaged.
On its part, the Russian MoD has taken great pride in the encounter with the American drone. Last week, Russian Defense Minister Sergei Shoigu nominated the Russian Su-27 jet pilots who “prevented” a US MQ-9 Reaper drone from crossing the border.
TB2 Drones In Ukrainian Service
Early into the Ukraine war, Turkish Bayraktar TB2 drones emerged as the ‘ideal weapon’ that was believed to have the capability to change the course of the war. In fact, these drones assisted in several successful missions, like the sinking of the Russian flagship Moskva in which the TB2 drones likely helped.
Several videos showing Ukrainian drones obliterating Russian advances were widely shared on social media, attesting to the success of these drones.
However, media reports have indicated that these drones have largely vanished from the battlefield. The sudden disappearance of these drones from combat action somewhat baffled military analysts who have been trying to figure out the motive behind the action.
Turkey was reported to have supplied just 50 units of TB2 to Ukraine. However, the Russian side has claimed downing way more TB2 drones than Kyiv has supposedly received from Ankara.
File Image: Bayraktar Drone Via Twitter
Russian media reports in December 2022 noted that the Turkish drones had not performed as well as they did in Libya, Syria, and especially during the Nagorno-Karabakh war.
One of the TB2’s significant confrontations occurred during the strikes on Snake Island, which began in the first weeks of May and continued until the end of June. Several experts believe Russia has learned from its errors and improved its layered air defense system’s effectiveness due to the TB2’s extensive deployment.
Bell Textron (Textron)
2023-03-22 – UAS Vision - Bell APT Cargo Drone Crashes in Texas
Le drone Bell APT Cargo s'écrase au Texas
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/22
Résumé : L'un des drones cargo Autonomous Pod Transport (APT) de Bell s'est écrasé le 14 mars dans un champ près de Mineral Wells, au Texas, dans ce qui est qualifié d'accident de "perte de contrôle" par la FAA.
Article traduit en Français : L'un des drones cargo Autonomous Pod Transport (APT) de Bell s'est écrasé le 14 mars dans un champ près de Mineral Wells, au Texas, dans ce qui est qualifié d'accident de "perte de contrôle" par la FAA.
L'avion expérimental APT 70, immatriculé N314AL, a volé pour la première fois en 2019. L'avion a une autonomie de 22 miles (35 kilomètres) avec une charge utile de 100 livres (45 kilogrammes) et une vitesse maximale de 86 nœuds. L'avion alimenté par batterie est conçu pour voler dans des vents allant jusqu'à 30 mph (48 km/h) à des températures allant jusqu'à 125 degrés Fahrenheit (52 degrés Celsius). Les dommages au véhicule de 300 livres (136 kg) sont inconnus.
Bell fait depuis longtemps la promotion de sa gamme d'avions APT comme solution pratique pour la livraison de fret militaire et civil urgent, y compris les fournitures médicales. L'avion a été sélectionné par le programme d'intégration et d'exploitation des systèmes de la NASA pour effectuer des vols d'essai afin de valider l'infrastructure de sécurité et de contrôle des véhicules aériens sans équipage (UAV). La société vise à développer et à certifier un modèle de production pouvant transporter 100 livres de charge utile à des vitesses allant jusqu'à 100 nœuds.
L'avion a la capacité d'être déchargé manuellement et peut automatiquement larguer des charges à un point fixe ou survoler et larguer des charges utiles. L'APT a été testé dans des opérations au-delà de la visibilité directe (BVLOS) et dans un espace aérien hautement contrôlé et encombré, y compris la zone autour de l'aéroport international de Dallas-Fort Worth (KDFW).
Bell fait partie du groupe Textron eAviation, qui travaille également sur un avion eVTOL à quatre passagers appelé Nexus. La division comprend le spécialiste européen de l'aviation électrique Pipistrel, que Textron a acquis en 2022.
Article original en Anglais :
One of Bell’s Autonomous Pod Transport (APT) cargo drones crashed on March 14 in a field near Mineral Wells, Texas, in what is being categorized as a “loss of control” accident by the FAA.
The APT 70 experimental aircraft, with registration number N314AL, first flew in 2019. The aircraft has a range of 22 miles (35 kilometers) with a 100-pound (45 kilograms) payload and a maximum speed of 86 knots. The battery-powered aircraft is designed to fly in winds up to 30 mph (48 kph) at temperatures up to 125 degrees Fahrenheit (52 degrees Celsius). Damage to the 300-pound (136 kg) vehicle is unknown.
Bell has long-promoted its line of APT aircraft as a practical solution for the delivery of urgent military and civil cargo including medical supplies. The aircraft was selected by NASA’s Systems Integration and Operations program to perform test flights to validate uncrewed aerial vehicle (UAV) safety and control infrastructure. The company aims to develop and certify a production model that can carry 100 pounds of payload at speeds up to 100 knots.
The aircraft has the ability to be manually off-loaded and can automatically drop loads at a fixed point or fly over and airdrop payloads. The APT has been tested in beyond-visual-line-of-sight (BVLOS) operations and in highly-controlled and congested airspace, including the area around Dallas-Fort Worth International airport (KDFW).
Bell is part of the Textron eAviation group, which is also working on a four-passenger eVTOL aircraft called Nexus. The division includes Europe-based electric aviation specialist Pipistrel, which Textron acquired in 2022.
CAV Ice Protection Limited
2023-03-17 – Advance ADS - Patent filed for CAV Systems' drone ice protection solution
Brevet déposé pour la solution de protection contre la glace des drones de CAV Systems
Advance ADS, http://www.adsadvance.co.uk, 2023/03/17
Résumé :
Le fournisseur mondial de solutions aéroportées de protection contre la glace, CAV Ice Protection Limited, a déposé un brevet pour une solution antigivrage pour les petits systèmes aériens sans équipage (sUAS) qui, selon lui, pourrait révolutionner l'utilisation commerciale des drones dans les climats froids.
Global supplier of airborne ice protection solutions, CAV Ice Protection Limited, has filed for a patent for an anti-icing solution for small uncrewed aerial systems (sUAS) that it claims could revolutionise commercial drone use in cold climates.
Image courtesy CAV Systems
Article traduit en Français : Les ingénieurs du fabricant basé dans le comté de Durham, qui fait partie du groupe CAV Systems, ont conçu un concept de système de protection contre la glace (IPS) qui empêche la glace de s'accumuler sur les pales du rotor d'un drone ou d'un sUAS. La société cherche maintenant à mettre la solution technologique sur le marché.
Avec la popularité croissante des petits avions sans équipage et des drones, il est crucial de s'assurer que les opérations de vol ne sont pas affectées par de mauvaises conditions météorologiques - d'autant plus que le marché passe d'être centré sur les amateurs et l'industrie de la défense à des secteurs plus larges, tels que le médical, la vente au détail et logistique.
Alex Baty, vice-président de l'ingénierie de CAV Systems, a déclaré : « C'est une première dans l'industrie, personne n'a encore fait la démonstration d'un système de protection contre la glace qui fonctionne pour cette taille d'avion, et nous ne savons pas si quelqu'un d'autre travaille sur un.
"Nous sommes en avance sur la courbe à cet égard et cela a attiré l'attention de certains grands distributeurs. Nous savons que, à l'échelle mondiale, l'utilisation de drones pour la livraison du dernier kilomètre est déjà en action. Nous espérons que notre système antigivrage pourra aider à surmonter un obstacle important à l'utilisation généralisée des drones.
«Nos tests ont montré que les effets du givrage sur une hélice entraîneront une réduction de 50% de la génération de portance après seulement trois minutes, ce qui souligne l'impact que le givrage peut avoir sur les sUAS.
« Si la livraison de produits basés sur les sUAS doit aller de l'avant et devenir viable dans une gamme d'emplacements géographiques, la protection contre la glace devra être prise en compte afin de garantir un vol sûr, efficace et fiable.
«Il existe également des applications de niche potentielles: l'idée a été explorée d'utiliser des sUAS pour lancer des fusées éclairantes qui ensemenceraient des nuages avec des particules d'oxyde d'argent pour modifier le temps. Imaginez pouvoir utiliser des avions sans pilote pour éliminer les conditions de brouillard verglaçant autour d'un aéroport.
La solution de CAV Systems fonctionne en distribuant un fluide abaisseur de point de congélation sur les bords d'attaque d'une pale en fibre de carbone, typique des petits avions.
Les tests du système ont commencé avec un seul ensemble moteur et hélice de 18 pouces de diamètre et ont progressé vers un Octocopter. D'autres tests utilisant des modèles avec et sans l'IPS dans une soufflerie de givrage pour imiter les conditions de gel ont également obtenu des résultats positifs.
Au cours de ces tests, l'application de l'IPS CAV à la portance de la scie à hélice du modèle réduit d'aussi peu que 10 % avec de petits changements de puissance, par rapport à l'accumulation de glace, entraînant une réduction de 50 % de la glace et un doublement de consommation d'énergie électrique sans la protection antigel en place.
Le poids est un facteur critique : les ingénieurs de CAV Systems ont ramené le poids de l'ensemble du système Octocopter, y compris le stockage des fluides, à moins de 2 kg. Ce chiffre représente environ 20% de la charge utile totale du modèle de test, et les ingénieurs pensent que cela peut être réduit de 25% supplémentaires en fonction du plan de vol total de l'avion par une optimisation supplémentaire du système.
Baty a ajouté : « Le travail que nous avons fait, et que nous continuons de faire, autour de la réduction de poids aura une énorme incidence sur la solution. Lorsqu'un drone a une charge utile d'environ 10 kg, 500 g est un pourcentage significatif.
Un essai en vol de givrage réel doit commencer en mars dans le Colorado en association avec un important organisme de réglementation.
Article original en Anglais : Engineers at the County Durham based manufacturer, which is part of the CAV Systems Group, designed a concept ice protection system (IPS) that prevents ice from building up on the rotor blades of a drone or sUAS. The company is now looking to bring the technology solution to market.
With the rise in popularity of small uncrewed aircraft and drones, ensuring flight operations are not impacted by poor weather conditions is crucial – especially as the market is changing from being centred on hobbyists and the defence industry to wider sectors, such as medical, retail and logistics.
Alex Baty, CAV Systems’ VP of Engineering, said: “This is an industry first, nobody has previously demonstrated an ice protection system that works for this size of aircraft, and we’re not aware that anybody else is working on one.
“We’re ahead of the curve in that respect and it has attracted the attention of some major distributors. We know that, globally the use of drones for last mile delivery is already in action. We hope that our anti-icing system can help to tackle a significant obstacle to widespread drone usage.
“Our testing has seen the effects of icing on a propeller will cause a 50% reduction in lift generation after just three minutes, which underlines the impact that icing can have on sUAS.
“If sUAS-based product delivery is to move forward, and become viable across a range of geographical locations, then ice-protection will need to be factored in, in order to guarantee safe, efficient and reliable flying.
“There are some potential niche applications as well: the idea has been explored of using sUAS to launch flares that would seed clouds with silver oxide particles for weather modification. Imagine being able to use unmanned aircraft to remove freezing fog conditions around an airport.”
CAV Systems’ solution works by distributing freezing-point depressant fluid across the leading edges of a carbon-fibre blade that is typical to smaller aircraft.
Testing of the system began with a single 18” diameter motor and propeller assembly and progressed to an Octocopter. Further tests using models with and without the IPS in an icing wind tunnel to emulate freezing conditions also secured positive results.
During these tests, the application of the CAV IPS to the propeller saw lift of the model reduce by as little as 10% with small changes to power, compared to the build-up of ice, causing a 50% reduction of ice and doubling of electrical power consumption without the ice protection in place.
Weight is a critical factor: engineers at CAV Systems have brought the weight of the full Octocopter system, including fluid storage, to below 2kg. This figure is around 20% of the total payload of the test model, and the engineers believe this can be brought down by another 25% depending on the aircraft’s total flight plan by further system optimisation.
Baty added: “The work we have done, and are continuing to do, around weight reduction will have a huge bearing on the solution. When a drone has a payload of around 10kg, 500g is a significant percentage.”
A live icing flight test is scheduled to commence in March in Colorado in association with a major regulatory body.
Cyberlux Corp.
2023-03-20 – UAS Vision - How a Penny-Stock Company Sold the Pentagon on Small Drones for Ukraine
Comment une société Penny-Stock a vendu le Pentagone sur de petits drones pour l'Ukraine
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/20
Résumé : Cyberlux Corp., une société cotée en bourse sur le marché de gré à gré, a récemment fait une incursion dans la production de drones et avait lancé le Pentagone pour les affaires ukrainiennes sans succès. Les dirigeants de la société d'éclairage de Caroline du Nord ont donc décidé de réduire les formalités administratives de l'armée américaine et d'apporter son produit directement aux Ukrainiens.
Article traduit en Français : Cyberlux Corp., une société cotée en bourse sur le marché de gré à gré, a récemment fait une incursion dans la production de drones et avait lancé le Pentagone pour les affaires ukrainiennes sans succès. Les dirigeants de la société d'éclairage de Caroline du Nord ont donc décidé de réduire les formalités administratives de l'armée américaine et d'apporter son produit directement aux Ukrainiens.
En juillet, le PDG de Cyberlux, Mark Schmidt, s'est rendu à Kiev sous escorte militaire avec un drone de production cinématographique modifié qui, espérait-il, pourrait aider l'armée ukrainienne à repousser l'invasion russe.
Aujourd'hui, huit mois plus tard, le Pentagone semble prêt à acheter le Cyberlux K8 et à livrer les machines à l'Ukraine.
"Nous sommes un virus qui se trouve à l'intérieur du corps du DOD", a déclaré M. Schmidt à propos du chemin de l'entreprise vers le Pentagone, faisant référence au ministère de la Défense. "Nous allons soit influencer leur façon de faire les choses à l'avenir, soit être éjectés du corps."
Cyberlux a montré comment son drone K8 fonctionnait lors du voyage de son PDG en Ukraine l'année dernière
Le voyage que Cyberlux a effectué de la Caroline du Nord à Kiev offre une fenêtre sur la façon dont un certain nombre de petites entreprises de défense tentent de naviguer - et dans certains cas de contourner - la bureaucratie du Pentagone pour acheminer leurs armes vers l'Ukraine. Il montre également comment l'utilisation accrue des drones dans la guerre moderne a créé de nouvelles opportunités commerciales.
Cyberlux, dont l'activité principale au cours des deux dernières décennies a été les lumières LED de longue durée, est nouveau sur le marché des drones. En mars de l'année dernière, il a acheté Catalyst Machineworks, un petit fabricant de drones de la région de Houston spécialisé dans les quadricoptères, également connus sous le nom de cinelifters, pour les ligues de course, ainsi que dans la production cinématographique et télévisuelle.
Un site Web de la société de drones a déclaré qu'elle ne comprenait "que quelques personnes" et que "l'expédition est gérée par l'une des épouses du propriétaire".
Cyberlux est l'une des nombreuses petites entreprises qui ont cherché à percer la bureaucratie du Pentagone.
Red Cat Holdings Inc., une société basée à Porto Rico, a placé environ deux douzaines de drones de reconnaissance Teal Golden Eagle en Ukraine, mais a également été bloquée au Pentagone.
"Les Ukrainiens les veulent", a déclaré Jeff Thompson, PDG de Red Cat. « Ils les utilisent déjà. Comment acheminons-nous ces outils en Ukraine? C'est très frustrant pour nous et d'autres petites entreprises de drones.
Cyberlux a pris un angle différent, via un expert américain en drones. L'expert a mis Cyberlux en contact avec des hauts fonctionnaires à Kiev, selon M. Schmidt, et en juillet, il s'est rendu en Pologne et a traversé la frontière ukrainienne.
Sur un terrain d'essai à l'extérieur de la capitale, Cyberlux a présenté son drone à des responsables ukrainiens, dont le général Valeriy Zaluzhny, commandant en chef des forces armées du pays.
Le Cyberlux K8 a traversé un champ vers un véhicule blindé de transport de troupes statique, suivi par un autre drone équipé d'une caméra vidéo qui a capturé l'explosion lorsque le drone a pris contact avec le véhicule et a relayé les images sur un écran visible par les soldats et les fonctionnaires présents.
Présentation du drone K8 de Cyberlux dans la région de Kiev, en Ukraine, l'été dernier
À la suite des manifestations, le vice-ministre ukrainien de la Défense Denys Sharapov, dans une lettre examinée par le Wall Street Journal, a demandé 1 000 drones K8 au Commandement européen des États-Unis.
"Nous soumettons des demandes pour couvrir les besoins prioritaires des forces de défense de l'Ukraine au Pentagone par les voies officielles",
a déclaré un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, refusant de commenter spécifiquement le K8.
Le Pentagone a attribué la demande Cyberlux de l'Ukraine au Naval Air Systems Command, qui travaille avec des systèmes d'armes aéroportés, y compris des drones, selon un porte-parole du ministère de la Défense.
En novembre, le commandement naval a associé Cyberlux à Huntington Ingalls Industries Inc., un constructeur naval de Virginie qui a déjà de nombreux contrats avec le Pentagone, a déclaré M. Schmidt. Travailler avec une entreprise établie a permis à Cyberlux d'éviter les mois ou les années nécessaires à une petite entreprise pour percer la bureaucratie des achats militaires, qui nécessite de nombreuses couches d'approbations et une documentation volumineuse. Un porte-parole de Huntington Ingalls Industries a refusé de commenter.
Alors que les dirigeants de Cyberlux pensaient que leur accord sur les drones avait atteint sa phase finale, la réprimande publique d'un régulateur boursier menaçait de l'annuler en nuisant à la crédibilité de l'entreprise.
En décembre, OTC Markets Group Inc. a désigné les actions de Cyberlux comme caveat emptor, une étiquette de mise en garde de l'acheteur causée par une promotion d'actions trompeuse ou manipulatrice, une enquête sur une fraude ou la suspension de la négociation pour des raisons d'intérêt public. Certaines maisons de courtage limitent la capacité des investisseurs à négocier des titres caveat emptor.
Le cours de l'action de Cyberlux a chuté d'environ 80 % à moins d'une fraction de centime après la désignation en décembre. Un responsable du groupe OTC Markets a refusé de commenter la raison de la désignation.
M. Schmidt a déclaré que l'étiquette résultait du fait qu'un avocat de Cyberlux n'avait pas divulgué l'étendue des actions de sa société dans les documents financiers. L'avocat s'est refusé à tout commentaire.
"Nous sommes une société OTC, et les choses ressemblent donc à une sorte de Far West", a déclaré M. Schmidt. "Il va être nettoyé et redressé."
Le mois dernier, à l'occasion du premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le Pentagone a annoncé une aide à la sécurité de 2 milliards de dollars pour l'Ukraine. Sur la liste des équipements, qui comprenait des obus d'artillerie, des roquettes à guidage laser et du matériel de déminage, figuraient les drones Cyberlux K8.
L'action de Cyberlux n'a pas encore rebondi.
Le ministère de la Défense a refusé de commenter l'avertissement de stock de Cyberlux, ou de fournir la quantité de la commande ou le délai de livraison, et les dirigeants de l'entreprise disent qu'ils ne connaissent pas encore les détails. "Nous consultons très étroitement l'Ukraine pour identifier ses besoins les plus urgents", a déclaré un porte-parole du Pentagone.
Article original en Anglais :
Cyberlux Corp., a penny-stock company traded on the over-the-counter market, recently made a foray into drone production and had pitched the Pentagon for Ukraine business without luck. So executives with the North Carolina lighting company decided to cut through the U.S. military’s red tape and take its product directly to the Ukrainians.
In July, Cyberlux Chief Executive Mark Schmidt raced to Kyiv under military escort with a modified movie-production drone he hoped could help Ukraine’s military repel the Russian invasion.
Now, eight months later, the Pentagon appears set to buy the Cyberlux K8 and deliver the machinery to Ukraine.
“We’re a virus that’s inside the body of DOD,” said Mr. Schmidt of the company’s path to the Pentagon, referring to the Department of Defense. “We’re either going to influence the way they do things in the future, or be ejected from the body.”
Cyberlux showed how its K8 drone operated during its CEO’s trip to Ukraine last year
The journey that Cyberlux took from North Carolina to Kyiv provides a window into how a number of small defense companies are attempting to navigate—and in some cases circumvent—the Pentagon bureaucracy to get their weapons to Ukraine. It also shows how drones’ increased usage in modern warfare has created new business opportunities.
Cyberlux, whose main business for the past two decades has been in long-duration LED lights, is new to the drone market. In March last year, it bought Catalyst Machineworks, a small Houston-area drone maker that specializes in quadcopters, also known as cinelifters, for racing leagues, as well as film and TV production.
A website for the drone company said that it comprised “only a few people” and that “shipping is handled by one of the owner’s wives.”
Cyberlux is one of many small companies that have sought to pierce the Pentagon’s bureaucracy.
Red Cat Holdings Inc., a Puerto Rico-based company, has placed roughly two dozen Teal Golden Eagle reconnaissance drones in Ukraine but has also been stymied at the Pentagon.
“The Ukrainians want them,” Red Cat CEO Jeff Thompson said. “They’re already using them. How do we get these tools into Ukraine? It’s very frustrating for us and other small drone companies.”
Cyberlux took a different angle, via a U.S. drone expert. The expert connected Cyberlux with senior officials in Kyiv, according to Mr. Schmidt, and in July, he traveled to Poland and crossed the border into Ukraine.
At a testing ground outside the capital, Cyberlux demonstrated its drone to Ukrainian officials, including Gen. Valeriy Zaluzhny, the commander in chief of the country’s armed forces.
The Cyberlux K8 zipped across a field toward a static armored personnel carrier, trailed by another drone fitted with a video camera that captured the explosion as the drone made contact with the vehicle and relayed the footage to a screen visible to the soldiers and officials present.
Cyberlux’s K8 drone presentation in Kyiv region, Ukraine, last summer
Following the demonstrations, Ukrainian Deputy Defense Minister Denys Sharapov, in a letter reviewed by The Wall Street Journal, requested 1,000 K8 drones from the U.S. European Command.
“We submit requests to cover the priority needs of the defense forces of Ukraine to the Pentagon through official channels,”
a Ukrainian Defense Ministry spokesman said, declining to comment specifically on the K8.
The Pentagon assigned Ukraine’s Cyberlux request to the Naval Air Systems Command, which works with airborne-weapons systems, including drones, according to a Defense Department spokesman.
In November, the naval command paired Cyberlux with Huntington Ingalls Industries Inc., a Virginia shipbuilder that already has extensive contracts with the Pentagon, Mr. Schmidt said. Working with an established company allowed Cyberlux to bypass the months or years it might take for a small firm to break through military-procurement bureaucracy, which requires many layers of approvals and voluminous documentation. A Huntington Ingalls Industries spokesman declined to comment.
As Cyberlux executives believed that their drone deal had reached its final stages, a stock regulator’s public reprimand threatened to undo it by hurting the company’s credibility.
In December, OTC Markets Group Inc. designated Cyberlux’s stock as caveat emptor, a buyer-beware label caused by misleading or manipulative stock promotion, an investigation of fraud, or the suspension of trading for public-interest concern. Some brokerages restrict investors’ abilities to trade caveat emptor securities.
Cyberlux’s stock price fell roughly 80% to less than a fraction of a penny following the December designation. An OTC Markets Group official declined to comment on the reason for the designation.
Mr. Schmidt said the label resulted from a Cyberlux lawyer failing to disclose the extent of his company stock in financial filings. The lawyer declined to comment.
“We are an OTC company, and so things are kind of Wild West-ish,” Mr. Schmidt said. “It’ll be cleaned up and straightened out.”
Last month, on the first anniversary of Russia’s invasion of Ukraine, the Pentagon announced $2 billion in security assistance for Ukraine. On the list of equipment, which included artillery rounds, laser-guided rockets and mine-clearing equipment, were the Cyberlux K8 drones.
Cyberlux’s stock has yet to rebound.
The Defense Department declined to comment on Cyberlux’s stock warning, or to provide the order’s quantity or delivery timeline, and company executives say they don’t yet know the details. “We consult very closely with Ukraine to identify their most urgent needs,” a Pentagon spokesman said.
Top Photo:Cyberlux CEO Mark Schmidt demonstrated a K8 drone at a testing ground in the Kyiv region, Ukraine, in July
All Photos:SERHII KOROVAYNY FOR THE WALL STREET JOURNAL
Destinus
2023-03-29 – H2 Mobile - Destinus reçoit 12 millions d'euros pour son avion supersonique à hydrogène
H2 Mobile, https://www.h2-mobile.fr, 2023/03/29
JEAN-LUC PONCIN
Résumé : La startup suisse Destinus reçoit un financement de 12 millions d’euros pour développer un prototype de son avion supersonique à hydrogène.
Entreprise aérospatiale européenne (basée en Suisse) spécialisée dans les avions à réaction fonctionnant à l'hydrogène, Destinus va bénéficier d’un financement de 12 millions d’euros du ministère espagnol des sciences. Objectif : construire un premier prototype d’avion supersonique propulsé à l’hydrogène.
Depuis juin 2022, Destinus (qui veut construire l’avion à hydrogène le plus rapide au monde) et le fabricant de moteurs espagnol ITP Aero ont entrepris le développement d’une installation d'essai de moteurs à hydrogène hautes performances dédiés à l’aviation supersonique. Un premier vol doit permettre de tester un réacteur dont la phase de post-combustion serait alimentée par de l’hydrogène pour, à terme, éboucher sur le prototypage d’un moteur entièrement propulsé à l’hydrogène.
En dehors de la construction du centre d’essai près de Madrid, les deux avionneurs ont estimé leur besoin de financement en R&D à 15 millions d’euros. La décision du gouvernement espagnol d’intervenir à hauteur de 12 millions d’euros (dans le cadre de la distribution des fonds du plan de relance de l’Union Européenne) donne donc un sacré coup d’accélérateur au projet.
« Pour les entreprises de haute technologie comme la nôtre, l'accès à ces fonds de relance de l'UE est essentiel pour mener des recherches avancées et accélérer l'innovation nécessaire pour être compétitif à l'échelle mondiale. Grâce à ces subventions, les solutions basées sur l'hydrogène pour la mobilité aéronautique feront un pas de plus vers la réalité » a souligné Davide Bonetti, vice-président de Destinus.
Le gouvernement espagnol investit massivement dans le développement de la propulsion à l'hydrogène dans le cadre de son plan de transformation et de résilience économique, notamment via les fonds Next Gen de la Commission européenne. Ce soutien à Destinus s'inscrit dans cette dynamique exposée dans le cadre du plan national pour l’hydrogène, qui vise à faire de l'Espagne un leader mondial de la filière hydrogène.
Drone Delivery Canada Corp.
2023-03-24 – UAS Vision - Drone Delivery Canada Gets Government Contract for Heavy-Lift Drone Trials
Drone Delivery Canada obtient un contrat du gouvernement pour des essais de drones lourds
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/24
Résumé :
Article traduit en Français : Drone Delivery Canada Corp. a annoncé qu'avec l'aide de son agent commercial Air Canada, elle a signé un contrat avec le gouvernement canadien pour travailler avec Transports Canada dans l'exploitation et l'évaluation de la plate-forme de livraison par drone exclusive de DDC utilisant le Condor de DDC pour le transport lourd piloté à distance. avion, le plus gros drone actuellement développé par DDC.
Le contrat, d'une valeur maximale d'environ 1,2 million de dollars, est conclu avec le programme Solutions innovatrices Canada du gouvernement canadien. Selon les termes du contrat, DDC fournira à Transports Canada un drone Condor et collaborera avec Transports Canada pour exploiter, tester et évaluer les capacités de la solution de drone Condor jusqu'en décembre 2023.
Le contrat comprend 3 phases :
• Vols à courte distance
• Vols d'endurance longue distance
• Tests environnementaux extrêmes
Le compartiment de charge utile multi-colis du Condor est conçu pour transporter environ 20 pieds cubes de fret. Le Condor mesure 22 pieds de long, 5 pieds de large et 7 pieds de haut. Il a un diamètre de rotor d'environ 20 pieds et est capable de décoller et d'atterrir verticalement. Le Condor est équipé du système de gestion exclusif FLYTE de la société, qui est la même plate-forme utilisée dans tous les drones de livraison de fret de la société. La solution clé en main devrait être commercialisée dans un modèle d'affaires SaaS de service géré au Canada et potentiellement en tant que service géré sous licence à l'échelle internationale, sous réserve de la réglementation applicable.
Sous réserve de toutes les approbations réglementaires requises, l'augmentation de la taille et de la capacité de charge utile du Condor devrait débloquer un nombre important de nouvelles opportunités de cas d'utilisation potentiels, y compris dans des secteurs tels que l'exploitation minière, le pétrole et le gaz, l'inspection et la préparation aux situations d'urgence.
« Nous sommes extrêmement heureux de fournir à Transports Canada notre drone Condor et de participer au programme Innovation Solutions Canada. Nous sommes impatients de travailler avec Transports Canada pour montrer toutes les capacités du Condor et éventuellement offrir la plateforme Condor à toutes les parties intéressées du gouvernement du Canada », a déclaré Steve Magirias, PDG de DDC. "Ce contrat est rendu possible grâce au talent et aux efforts de l'équipe DDC qui a travaillé sans relâche pour que notre drone Condor soit développé afin d'atteindre cette étape ainsi que d'éventuelles étapes futures."
Article original en Anglais : Drone Delivery Canada Corp. has announced that, with the assistance of its sales agent Air Canada, it has signed a contract with the Canadian Government to work with Transport Canada in operating and evaluating DDC’s proprietary drone delivery platform using DDC’s heavy-lift Condor remote piloted aircraft, the largest drone currently being developed by DDC.
The Contract, with a value up to approximately $1.2 million is with the Canadian government’s Innovative Solutions Canada program. Under the terms of the Contract, DDC will provide Transport Canada with a Condor drone, and collaborate with Transport Canada in operating, testing and evaluating the capabilities of the Condor drone solution until December 2023.
The contract consists of 3 phases:
Short range flights
Long range endurance flights
Extreme environmental testing
The multi-package payload compartment of the Condor is designed to carry approximately 20 cubic feet of cargo. The Condor measures 22 feet long, 5 feet wide and 7 feet tall. It has a rotor diameter of approximately 20 feet and is capable of vertical takeoff and landing. The Condor is equipped with the Company’s proprietary FLYTE management system which is the same platform used in all the Company’s cargo delivery drones. The turnkey solution is expected to be marketed in a managed service SaaS business model in Canada and potentially as a licensed managed service internationally, subject to applicable regulation.
Subject to all required regulatory approvals, the increased size and payload capacity of the Condor is expected to unlock a significant number of new potential use case opportunities, including in sectors such as mining, oil and gas, inspection, and emergency preparedness.
“We are extremely excited to provide Transport Canada with our Condor drone and to be involved in the Innovation Solutions Canada program. We look forward to working with Transport Canada to display the full capabilities of the Condor and to potentially offer the Condor platform to all interested government of Canada parties,” said Steve Magirias, CEO of DDC. “This contract is made possible through the talent and effort of the DDC team which has worked tirelessly to get our Condor drone developed to achieve this milestone along with potential future milestones.”
Elbit Systems
2023-03-28 – Armasuisse - Transfer of the First Reconnaissance Drone to Payerne Air Base
Transfert du Premier Drone de Reconnaissance à la Base Aérienne de Payerne
Office Fédéral de l’Armement Armassuisse, https://www.ar.admin.ch, 2023/03/28
(Unofficial translation by Defense-Aerospace.com)
Résumé : L'agence suisse d'approvisionnement en matière de défense, armasuisse, a finalement déployé le premier des six drones de reconnaissance Elbit Hermes 900 sur la base aérienne de Payerne, où il subira des tests opérationnels et une évaluation.
Article traduit en Français : L'agence suisse d'approvisionnement en matière de défense, armasuisse, a finalement déployé le premier des six drones de reconnaissance Elbit Hermes 900 sur la base aérienne de Payerne, où il subira des tests opérationnels et une évaluation. (photo du ministère de la Défense suisse)
BERNE --- La semaine dernière, le système de drones de reconnaissance 15 a été transféré à la base aérienne de Payerne. Cette semaine, armasuisse teste l'infrastructure et les procédures de ce drone, à Payerne, en collaboration avec l'Armée de l'Air.
Après la remise des deux premiers drones de reconnaissance (ADS 15) par l'Office fédéral de l'armement (armasuisse) à l'armée de l'air en janvier 2023, leurs spécialistes ont commencé à développer les capacités opérationnelles du système de drones de reconnaissance.
Ce premier transfert terrestre de la base aérienne d'Emmen vers la base aérienne de Payerne – on parle de « déploiement » – marque une nouvelle étape importante sur la voie de l'engagement opérationnel.
Dans les semaines à venir, une équipe projet mixte, composée de représentants de l'Armée de l'Air et d'essais en vol d'armasuisse, réalisera différents tests impliquant le drone et son infrastructure, sur la base aérienne de Payerne. À cette fin, une station mobile de contrôle au sol, une station de communication et des équipements de maintenance ont également été transférés d'Emmen. Les prochains essais au sol et au roulage permettront de tester la couverture radio et de vérifier les procédures. Les tests auront lieu sous la direction d'armasuisse.
Système de drone de reconnaissance 15
L'ADS 15 est un système de reconnaissance sans pilote ni arme. Il remplace le système de drone de reconnaissance ADS 95 utilisé par l'armée jusqu'à fin 2019, basé sur une technologie datant des années 1980. L'acquisition comprendra à terme six drones, dont les composants au sol, le simulateur et la logistique. La durée de vie prévue de l'ADS 15 est d'environ 20 ans. Le drone effectuera des missions de reconnaissance aérienne, mais pourra également être équipé d'autres capteurs, comme un radar à synthèse d'ouverture, afin d'obtenir des images du sol, ou pour de la reconnaissance électronique. De telles images sont comparables à des prises de vue photographiques et peuvent donc être interprétées assez facilement. Le système de drone peut être activé de jour comme de nuit.
L'ADS 15 pourra ainsi remplir les missions suivantes :
• surveillance de grands espaces ;
• recherche, reconnaissance et poursuite d'objectifs ;
• contribution à l'image de la situation et à la protection des infrastructures critiques et des forces en présence.
Comme pour son prédécesseur, les utilisateurs sont des services militaires et civils, tels que les états-majors cantonaux, les corps de police et de secours ou l'Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières (OFDF). En cas de défense contre une attaque militaire, l'ADS 15 contribue à la conduite et au contrôle des actions au sol, notamment pour l'appui feu. Hormis les drones de reconnaissance, seuls les hélicoptères équipés de capteurs infrarouges (Forward Looking Infrared, FLIR) sont actuellement adaptés à la reconnaissance aérienne. Les drones sont des dispositifs résistants, fiables, peu risqués et économiques pour assurer une présence durable dans une zone d'engagement.
Article original en Anglais : The Swiss defense procurement agency, armasuisse, has finally deployed the first of six Elbit Hermes 900 reconnaissance drones to Payerne air base, where it will undergo operational test and evaluation. (Swiss MoD photo)
BERNE --- Last week, the reconnaissance drone system 15 was transferred to Payerne air base. This week, armasuisse is testing the infrastructure and procedures for this drone, in Payerne, in collaboration with the Air Force.
After the first two reconnaissance drones (ADS 15) were handed over by the Federal Office for Armaments (armasuisse) to the Air Force in January 2023, their specialists began to develop the operational capabilities of the reconnaissance drone system.
This first transfer by land from Emmen air base to Payerne air base – we speak of “deployment” – marks a new important step on the road to operational engagement.
In the coming weeks, a mixed project team, made up of representatives from the Air Force and armasuisse flight tests, will carry out various tests involving the drone and its infrastructure, at Payerne air base. To this end, a mobile ground control station, a communication station and maintenance equipment were also transferred from Emmen. The next ground and taxi tests will test the radio coverage and check the procedures. The tests will take place under the direction of armasuisse.
Recon Drone System 15
ADS 15 is a reconnaissance system without a pilot or a weapon. It replaces the ADS 95 reconnaissance drone system used by the army until the end of 2019, based on technology dating from the 1980s. The acquisition will eventually include six drones, including ground components, the simulator and the logistics. The expected service life of the ADS 15 is approximately 20 years. The drone will carry out aerial reconnaissance missions, but can also be equipped with other sensors, such as a synthetic aperture radar, in order to obtain images of the ground, or for electronic reconnaissance. Such images are comparable to photographic shots and can therefore be interpreted quite easily. The drone system can be engaged day or night.
The ADS 15 will thus be able to fulfill the following missions:
• surveillance of large spaces;
• search, recognition and pursuit of goals;
• contribution to the image of the situation and to the protection of the critical infrastructures and the forces involved.
As with its predecessor, the users are military and civilian services, such as cantonal command staffs, police and rescue bodies or the Federal Office for Customs and Border Security (OFDF). In the event of defense against a military attack, ADS 15 contributes to the conduct and control of actions on the ground, in particular for fire support. Apart from reconnaissance drones, only helicopters equipped with infrared sensors (Forward Looking Infrared, FLIR) are currently suitable for aerial reconnaissance. Drones are resistant, reliable, low-risk and cost-effective devices to ensure a lasting presence in an engagement zone.
Firestorm / Red Cat Holdings
2023-03-16 – UAS Vision - Red Cat Holdings Invests in Firestorm Modular UAS Company
Red Cat Holdings investit dans la société Firestorm Modular UAS
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/16
Résumé : Red Cat Holdings, Inc. une société de technologie militaire intégrant du matériel et des logiciels robotiques pour protéger et soutenir le combattant, a réalisé un investissement financier important dans Firestorm, une société américaine développant le premier système aérien sans pilote entièrement modulaire (MUAS) qui est imprimé en 3D et indépendant de la charge utile.
Article traduit en Français : Red Cat Holdings, Inc. une société de technologie militaire intégrant du matériel et des logiciels robotiques pour protéger et soutenir le combattant, a réalisé un investissement financier important dans Firestorm, une société américaine développant le premier système aérien sans pilote entièrement modulaire (MUAS) qui est imprimé en 3D et indépendant de la charge utile.
Firestorm construit une nouvelle catégorie d'UAS à voilure fixe avec des itérations de produits de 30 jours, un engagement envers les architectures de système ouvert et une approche de fabrication additive qui leur permet d'adapter la production de manière élastique.
"Firestorm change la façon dont les drones peuvent être conçus, fabriqués et livrés rapidement, et le système Firestorm résout de nombreux problèmes dans de nombreuses situations critiques. Leurs capacités de flânerie à longue portée et de longue durée constituent une approche rentable pour gagner dans les airs. Nous pensons que notre drone Teal 2 et le drone Firestorm pourraient être une excellente combinaison pour le combattant »,
a déclaré Jeff Thompson, PDG de Red Cat.
L'équipe fondatrice de Firestorm possède une expertise approfondie de l'industrie dans la fabrication additive, l'aérospatiale et la défense et comprend comment créer et développer rapidement des entreprises de technologie à double usage.
"Nous sommes honorés que Red Cat se joigne à nous dans notre voyage. Les produits Blue UAS de Red Cat, leurs installations de fabrication américaines et leur connaissance de l'industrie en ont fait un excellent partenaire alors que nous travaillons à l'expansion de notre entreprise »,
a déclaré le PDG de Firestorm, Daniel Magy.
« Nous voulons aider Firestorm à réussir, et cet investissement n'est peut-être qu'un début. Par exemple, notre grande usine de fabrication à Salt Lake City pourrait accélérer la production des produits Firestorm pour répondre à une demande accrue »,
Thompson a ajouté.
Article original en Anglais : Red Cat Holdings, Inc. a military technology company integrating robotic hardware and software to protect and support the warfighter, has made a materially significant financial investment in Firestorm, an American company developing the first completely Modular Unmanned Aerial System (MUAS) that is 3D printed and payload agnostic.
Firestorm is building a new category of fixed-wing UAS with 30-day product iterations, a commitment to open-system architectures, and an additive manufacturing approach that allows them to scale production in an elastic manner.
“Firestorm is changing how UAV’s can be designed, manufactured, and delivered quickly, and the Firestorm system solves a lot of problems for many critical situations. Their long-range and long-duration loitering capabilities are a cost-effective approach to winning in the air. We believe that our Teal 2 drone and the Firestorm UAV could be a great combination for the warfighter,”
said Red Cat CEO Jeff Thompson.
Firestorm’s founding team has deep industry expertise in additive manufacturing, aerospace, and defense and understands how to build and quickly scale dual-use technology companies.
“We are honoured to have Red Cat join us on our journey. Red Cat’s Blue UAS products, their American manufacturing facilities, and their industry knowledge have made them a great partner as we work to scale our business,”
said Firestorm CEO Daniel Magy.
“We want to help Firestorm succeed, and this investment may be just the beginning. For example, our large manufacturing facility in Salt Lake City could accelerate the production of Firestorm’s products to meet increased demand,”
Thompson added.
Photo: L-R: Dan Magy, Chad.M, Ian Muceus
Fly-R
2023-03-28 – Army Recognition - SOFINS 2023: Fly-R launches its new R2-120 Raijin loitering munition
SOFINS 2023 : Fly-R lance sa nouvelle munition de vagabondage R2-120 Raijin
Army Recognition, https://armyrecognition.com, 2023/03/28
Résumé : Au SOFINS 2023, un séminaire et une exposition des forces spéciales qui se déroule à Bordeaux, en France, la société française Fly-R dévoile une nouvelle génération de munitions de vagabondage appelée R2-120 Raijin basée sur une conception d'aile rhomboïdale.
At SOFINS 2023, a Special Forces seminar and exhibition that takes place in Bordeaux, France, the French Company Fly-R unveils a new generation of loitering ammunition called R2-120 Raijin based on a rhomboidal wing design.
Article traduit en Français : Le R2-120 Raijin est une nouvelle génération de munition de vagabondage basée sur la conception exclusive de l'aile rhomboïdale. (Source de l'image Fly-R)
Fly-R est une entreprise basée sur l'île de La Réunion, un département français d'outre-mer situé dans l'océan Indien, à l'est de Madagascar. L'entreprise est spécialisée dans la photographie aérienne et la vidéographie à l'aide de drones. La société a également conçu et développé une nouvelle génération de drones utilisant une conception d'aile pliable rhomboïdale brevetée.
Une aile rhomboïdale fait partie de la famille des ailes fermées et se distingue par sa forme en losange sur les trois axes et l'absence de gouverne verticale. Par rapport à une aile cantilever conventionnelle aux performances similaires, cette conception d'aile offre plusieurs avantages dont une envergure réduite d'environ 50%.
L'aile rhomboïdale, appartenant à la famille des ailes fermées, se distingue par sa forme en losange distincte sur les trois axes et l'absence de surface de contrôle verticale. Comparée à une aile cantilever traditionnelle aux performances similaires, cette conception d'aile innovante offre une multitude d'avantages.
Tout d'abord, l'envergure est presque divisée par deux, ce qui se traduit par une conception plus compacte. Deuxièmement, la traînée aérodynamique est considérablement réduite, ce qui améliore l'efficacité de l'avion. Troisièmement, la masse structurelle de l'aile est diminuée d'un tiers, conduisant à un avion plus léger. De plus, l'aile rhomboïdale prend en charge une large gamme de capacités de vitesse, ce qui la rend polyvalente dans différentes conditions de vol. De plus, il maintient un rapport portance/traînée élevé et relativement constant, améliorant ses performances globales. Enfin, la conception unique de l'aile rhomboïdale permet une maniabilité exceptionnelle, offrant aux pilotes un contrôle et une agilité accrus pendant le vol.
Le R2-120 RAIJIN est un UAV (Unmanned Aerial Vehicle) muni d'une munition de vagabondage équipé d'une caméra jour/nuit pour la détection, l'identification et l'engagement d'une cible sous le contrôle de l'opérateur de la station de contrôle au sol. Le drone peut être équipé d'une charge utile explosive de 1,5 kg maximum adaptée à différents types de cibles telles que des véhicules avec différentes protections blindées.
Le R2-120 RAIJIN possède plusieurs caractéristiques de pointe qui le distinguent de ses concurrents. L'une de ses principales caractéristiques est l'absence de pilote dans la boucle, ce qui simplifie son fonctionnement et minimise les risques liés à l'erreur humaine. Le drone peut être déployé rapidement par seulement deux opérateurs, ce qui en fait un choix efficace pour les missions urgentes.
Le déploiement du drone est facilité par sa capacité à être lancé directement depuis son conteneur de transport servant également de tube de lancement réutilisable et dans lequel il est positionné avec les ailes repliées le long du fuselage. Les ailes se déploient automatiquement lorsque l'avion quitte le tube. (Source de l'image Fly-R)
Le R2-120 RAIJIN est conçu pour un décollage automatique à partir d'un tube de lancement sans avoir besoin de pyrotechnie. Ses ailes se déploient automatiquement lors du lancement, ce qui simplifie le processus et réduit le risque de complications. Une fois en vol, le drone suit un schéma de vol préprogrammé, qui peut être modifié en temps réel par les opérateurs à l'aide de commandes de haut niveau depuis la station de contrôle au sol (GCS).
Une liaison de données bidirectionnelle transmet des images vidéo en temps réel du drone au GCS, offrant aux opérateurs une vue claire de l'environnement du drone. Un système optionnel IFF (Identification Friend or Foe) peut être incorporé pour assurer une identification sûre et précise pendant les missions. Le drone peut transporter différents types de charges utiles militaires explosives, répondant à différentes exigences de mission.
Équipé d'une caméra jour et nuit, le capteur de mission du drone peut capturer efficacement des images de haute qualité dans diverses conditions d'éclairage. Le guidage final de précision vers la cible est réalisé par des moyens optiques et autonomes après la désignation de la cible par l'opérateur GCS.
En plus de sa capacité d'atterrissage sur le ventre en option, les munitions de flânerie R2-120 RAIJIN sont également conçues pour les opérations en essaim, permettant à plusieurs drones de travailler à l'unisson pour accomplir plus efficacement les objectifs de la mission.
Le drone vagabond R2-120 RAIJIN est un véhicule aérien sans pilote de pointe qui allie compacité et polyvalence. Une fois plié, ses dimensions sont de 250 mm x 255 mm x 1195 mm (L x H x L) et il s'étend jusqu'à 1215 mm x 225 mm x 1070 mm (L x H x L) lorsqu'il est déplié. Avec une masse maximale au décollage (MTOW) de 5 kg, le drone peut accueillir jusqu'à 1,5 kg de charge utile, y compris l'équipement de mission et militaire.
Propulsé par un moteur électrique, le R2-120 RAIJIN peut fonctionner à des vitesses allant de 95 km/h à 200 km/h. Il est lancé à partir d'un lanceur de tube portable à une vitesse de 95 km/h. En vol, le drone navigue à une vitesse de 110 km/h et peut atteindre une vitesse de plongée d'attaque allant jusqu'à 270 km/h.
Bien que l'atterrissage soit facultatif, le R2-120 RAIJIN est conçu pour être polyvalent et adaptable aux diverses exigences de la mission. Il dispose d'une autonomie de 50 km et peut rester en l'air pendant 45 minutes tout en naviguant à 110 km/h. Le drone peut également atteindre une altitude maximale de 3 000 mètres, assurant une couverture sur un large éventail de zones cibles potentielles.
Article original en Anglais : The R2-120 Raijin is a new generation of loitering munition based on the exclusive rhomboidal wing design. (Picture source Fly-R)
Fly-R is a company based on the island of La Réunion, a French overseas department located in the Indian Ocean, east of Madagascar. The company specializes in aerial photography and videography using drones. The company has also designed and developed a new generation of drones using a patented rhomboidal foldable wing design.
A rhomboidal wing is a member of the closed-wing family and is distinguished by its diamond shape on the three axes and the absence of a vertical control surface. When compared to a conventional cantilever wing with similar performance, this wing design offers several advantages including a wingspan reduced by approximately 50%.
The rhomboidal wing, belonging to the closed-wing family, is notable for its distinct diamond shape on all three axes and the lack of a vertical control surface. When compared to a traditional cantilever wing of similar performance, this innovative wing design boasts a multitude of advantages.
Firstly, the wingspan is nearly halved, resulting in a more compact design. Secondly, the aerodynamic drag is significantly reduced, which enhances the aircraft's efficiency. Thirdly, the structural mass of the wing is decreased by a third, leading to a lighter aircraft. Additionally, the rhomboidal wing supports a broad range of speed capabilities, making it versatile in different flight conditions. Furthermore, it maintains a high and relatively constant lift-to-drag ratio, improving its overall performance. Finally, the unique design of the rhomboidal wing allows for exceptional maneuverability, providing pilots with greater control and agility during flight.
The R2-120 RAIJIN is a loitering munition UAV (Unmanned Aerial Vehicle) equipped with a day/night camera for the detection, identification, and engagement of a target under the control of the Ground Control Station operator. The drone can be fitted equipped with an explosive payload of 1.5 kg maximum suitable for various types of targets such as vehicles with different armor protections.
The R2-120 RAIJIN boasts several cutting-edge features that make it stand out from its competitors. One of its key characteristics is the absence of a pilot in the loop, which simplifies its operation and minimizes the risks associated with human error. The drone can be deployed quickly by just two operators, making it an efficient choice for time-sensitive missions.
The deployment of the drone is facilitated by its ability to be launched directly from its transport container also serving as a reusable launch tube and in which it is positioned with the wings folded along the fuselage. The wings deploy automatically when the aircraft leaves the tube. (Picture source Fly-R)
The R2-120 RAIJIN is designed for automatic take-off from a launching tube without the need for pyrotechnics. Its wings automatically unfold upon launch, streamlining the process and reducing the potential for complications. Once airborne, the drone follows a pre-programmed flight pattern, which can be modified in real time by operators using high-level commands from the ground control station (GCS).
A bi-directional data link transmits real-time video images from the drone to the GCS, providing operators with a clear view of the drone's surroundings. An optional IFF (Identification Friend or Foe) system can be incorporated to ensure secure and accurate identification during missions. The drone can carry various types of explosive military payloads, catering to different mission requirements.
Equipped with a night and day camera, the drone's mission sensor can effectively capture high-quality images in various lighting conditions. The precision final guidance to the target is achieved through optical and autonomous means after the target is designated by the GCS operator.
In addition to its optional belly landing capability, the R2-120 RAIJIN loitering ammunition is also designed for swarm operations, allowing multiple drones to work in unison to accomplish mission objectives more effectively.
The R2-120 RAIJIN loitering drone is a cutting-edge unmanned aerial vehicle that combines compactness and versatility. When folded, its dimensions are 250mm x 255mm x 1195mm (W x H x L), and it expands to 1215mm x 225mm x 1070mm (W x H x L) when unfolded. With a maximum takeoff weight (MTOW) of 5 kg, the drone can accommodate up to 1.5 kg of payload, including mission and military equipment.
Powered by an electric motor, the R2-120 RAIJIN can operate at speeds ranging from 95 km/h to 200 km/h. It is launched from a portable tube launcher at a speed of 95 km/h. While in flight, the drone cruises at a speed of 110 km/h and can reach an attack dive speed of up to 270 km/h.
Although landing is optional, the R2-120 RAIJIN is designed to be versatile and adaptable to various mission requirements. It boasts an operating range of 50 km and can remain airborne for 45 minutes while cruising at 110 km/h. The drone can also reach a maximum altitude of 3,000 meters, ensuring coverage over a wide range of potential target areas.
2023-03-29 – Zone Militaire - L’entreprise française Fly-R dévoile la munition rôdeuse R2-120 Raijin
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/29
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : L’entreprise française Fly-R a dévoilé sa nouvelle munition rôdeuse R2-120 Raijin
La semaine passée, dans le cadre du projet « Colibri », le ministère des Armées a indiqué qu’il venait retenir deux consortiums emmenés par Nexter et MBDA pour le développement d’une munition rôdeuse [ou téléopérée] pouvant détruire une cible dans un rayon de 5 km. L’objectif est de permettre à la Direction générale de l’armement [DGA] d’explorer « plusieurs axes technologiques et opérationnels » pour répondre rapidement aux besoins des forces françaises.
Pour le moment, MBDA et Novadem sont discrets sur la solution qu’ils ont proposée. On sait seulement qu’elle reposera sur un drone à voilure tournante, mieux adapté pour un usage en milieu urbain. Si l’identité de son associé n’a pas été précisée, le groupe Nexter n’a pas manqué de communiquer sur sa sélection pour le projet Colibri, en expliquant qu’il développait une « charge active intégrée dans un drone à coût maitrisé capable d’observer et d’identifier une menace pour la neutraliser dans un rayon d’environ 5 km à partir de son point de mise en œuvre ».
Cela étant, et outre Colibri, le ministère des Armées a également lancé le projet Larinae, lequel doit aboutir une munition téléopérée ayant un rayon d’action de 50 km ainsi qu’une autonomie de 60 minutes sur la zone d’intérêt. Or, il se trouve que l’entreprise Fly-R, implantée à La Réunion, vient justement de présenter un tel appareil à l’occasion de Sofins 2023, le salon dédié aux forces spéciales.
Appelée RD-120 Raijin, cette munition rôdeuse est doté d’une caméra jour/nuit pour la détection, l’identification et l’engagement d’une cible et, évidemment, d’une charge pyrotechnique pouvant être adaptée en fonction des différents niveaux de protection des blindés susceptibles d’être visés.
Ce drone « kamikaze » est à aile rhomboïde, ce qui permet de réduire de moitié son envergure ainsi que sa masse [d’environ un tiers], de lui donner une grande plage de vitesse avec un rapport portance/trainée élevé ainsi qu’une très grande manœuvrabilité.
Le RD-120 Raijin se déploie facilement puisqu’il est lancé directement depuis son conteneur de transport [qui est réutilisable]. Lors de la sortie du tube, ses ailes se déploiement automatiquement. Son vol peut être être autonome ou contrôlé par un opérateur au sol, à qui il reviendra également de valider l’identification de la cible et de donner éventuellement l’ordre d’engagement.
« Le guidage final du drone sur sa cible est réalisé par des algorithmes assurant une grande précision même sur cible mobile. Un taux de réussite cible élevé est notamment obtenu du fait de la stabilité de vol et de la grande manœuvrabilité à haute vitesse permises par l’aile rhomboïde ainsi qu’une trajectoire à très forte pente, une vitesse élevée, une discrétion visuelle, sonore et thermique lors de la phase d’attaque du drone », explique Fly-R.
Et d’ajouter : « Grâce à ses fonctionnalités et capacités, le système ne nécessite aucune infrastructure spécifique pour son utilisation. Il peut être déployé par des fantassins et être installé sur n’importe quel type de véhicule ou navire ».
S’agissant de ses performances, le RD-120 Raijin, qui a également la capacité de voler en essaim, coche pratiquement toutes les cases du projet Larinae. D’une masse de 5 kg au décollage [avec une charge utile de 1,5 kg], il vole à 110 km/h en régime de croisière grâce à son moteur électrique. Sa vitesse d’attaque, en piqué, peut atteindre les 270 km/h. Ayant un rayon d’action de 50 km, son autonomie est de 45 minutes.
General Atomics Aeronautical Systems (GA-ASI)
2023-03-16 – Zone Militaire - Le Pentagone diffuse les images de l’incident entre le drone MQ-9 Reaper et les deux Su-27 russes
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/16
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : Le Pentagone a diffusé des images de l’incident entre le drone MQ9 et les 2 avions de chasse russes Su 27 au dessus de la mer noire.
Le 14 mars, les États-Unis ont accusé deux avions de combat Su-27 « Flanker » russes d’être responsables de la perte d’un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper de l’US Air Force, qui effectuait alors une mission « de routine » [comprendre : de renseignement] dans l’espace aérien international de la mer Noire.
Se gardant d’évoquer un acte intentionnel, le communiqué publié par le commandement militaire américain en Europe [US EUCOM] a expliqué que les deux Su-27 russes avaient deversé du carburant devant le Reaper et volé autour de ce dernier « d’une manière imprudente, peu respecteusue de l’environnement et non professionnelle ». Ensuite, l’un d’eux serait entré en collision avec le drone, au niveau de son hélice [située à l’arrière], provoquant ainsi sa perte.
Comme c’est généralement le cas dans de pareilles circonstances, la Russie a livré une version différente de cet incident. Ainsi, selon le ministère russe de la Défense, le MQ-9 Reaper américain, repéré dans « la zone de la péninsule de Crimée », avec son transpondeur éteint, se dirigeait vers les « frontières de la Russie » avant d’être intercepté par les deux Su-27 « Flanker », dans la « zone du régime provisoire d’utilisation de l’espace aérien établie pour mener l’opération militaire spéciale » en Ukraine.
Par la suite, a continué le ministère russe de la Défense, le drone américain aurait « commencé un vol non contrôlé avec une perte d’altitude » avant de « heurter la surface de l’eau ». Et d’assurer que les deux Su-27 « n’ont pas utilisé leurs armements, ne sont pas entrés en contact avec le drone et sont rentrés sans encombre à leur base ».
Cela étant, le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, avait auparavant laissé entendre que des vidéos de l’incident allaient probablement être déclassifiées afin de confirmer la version américaine. Et, ce 16 mars, l’une d’entre-elles l’a non seulement effectivement été… mais elle a été diffusé via la plateforme « Defense Visual Information Distribution Service » [DVIDS].
https://www.dvidshub.net/video/876667/us-air-force-mq-9-camera-footage-russian-su-27-black-sea-intercept
Ainsi, sur ces images de qualité moyenne, on y voit un premier Su-27 approcher rapidement du MQ-9 Reaper, jusqu’à le frôler, en vidangeant son réservoir [du moins, c’est ce que l’on suppose]. Puis le second effectue une manoeuvre identique, quoique visiblement plus « hardie ». Là, l’image disparaît pendant dix secondes. Puis le film reprend sur un plan de l’hélice du drone, laquelle semble tourner au ralenti, avec au moins un pale faussée. Effectivement, l’intention du pilote russe d’entrer en collision avec l’appareil américain n’est pas intentionnelle. En revanche, c’est bien son approche qui aura été dangereuse, au point de risquer son propre avion.
Pour autant, via un communiqué publié dans la soirée du 15 mars, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a estimé que la cause de cet incident était le « renforcement » des missions américaines de collecte de renseignements aux abords de la Russie.
« Les causes de l’incident sont la non-observation par les Etats-Unis de la zone de limitation des vols annoncée par la Russie et établie du fait de la conduite de l’opération militaire spéciale [en Ukraine], ainsi que le renforcement des activités de renseignement contre les intérêts de la Russie », a-t-il affirmé. « La Russie ne souhaite pas une telle évolution des événements mais elle réagira désormais proportionnellement à toute provocation », a-t-il ajouté.
Quant au Reaper, sa récupération s’annonce compliquée pour les États-Unis, faute de pouvoir envoyer des navires en mer Noire, l’accès de celle-ci ayant été fermé par la Turquie. Selon le chef d’état-major interarmées américain, le général Mark Milley, l’épave de l’appareil pourrait reposer jusqu’à 1500 mètres de profondeur.
« Il a probablement coulé à des profondeurs importantes, donc toute opération de récupération d’un point de vue technique serait très difficile », a-t-il affirmé à la presse, avant d’évoquer des mesures pour empêcher de voir des renseignements sensibles tomber aux mains des Russes.
D’ailleurs, ceux-ci n’auront pas cacher leur intention de récupérer l’épave du Reaper. « Je ne sais pas si on arrivera à l’atteindre ou pas, mais il faut essayer. Et on va obligatoirement s’en occuper, et j’espère bien sûr avec succès », a en effet déclaré Nikolaï Patrouchev, le secrétaire du Conseil de sécurité russe.
2023-03-17 – News 24 - La Russie « gagne la course » pour trouver le drone américain Reaper à 3 000 pieds sous la mer Noire
News 24, https://news-24.fr, 2023/03/17
Résumé : La Russie recherche activement le drone MQ 9 abattu et qui s’est abîmé en mer noire afin de l’analyser.
Des rapports en Russie indiquent que Moscou a localisé l’épave du drone dans la mer Noire (Photos: Getty)
Le MQ-9 a été intercepté par deux avions de combat russes Su-27 et l’un d’eux a heurté son hélice, le faisant s’écraser en eaux profondes.
Des images déclassifiées de l’interception ont été publiées jeudi par les États-Unis, montrant l’un des avions de combat volant très près du drone sans pilote et déversant du carburant à proximité.
La Maison Blanche a déclaré que le clip réfute les affirmations de la Russie selon lesquelles l’avion s’est écrasé après des « manœuvres brusques » et nie que les avions aient été en contact avec lui.
Le porte-parole de la sécurité nationale, John Kirby, a déclaré: « Cela décime absolument le mensonge russe sur ce qu’ils ont dit qui s’est passé ou ce qu’ils ont dit ne s’est pas produit. »
« C’est assez évident quand vous regardez cette vidéo que (le) avion de chasse a frappé notre drone. »
La chute du MQ-9 mardi a été le premier incident direct américano-russe depuis le début de la guerre en Ukraine, aggravant les relations déjà tendues entre Washington et Moscou.
Maintenant, la Russie aurait localisé le drone à près de 3 000 pieds sous l’eau dans la mer Noire près du port de Sébastopol.
Une source proche du ministère russe de la Défense a déclaré à ForPost, une publication en Crimée annexée: « Un robot sous-marin est descendu au fond de la mer et a détecté le MQ-9 Reaper à une profondeur d’environ 850 à 900 mètres ».
« La branche en eau profonde du gazoduc South Stream passe non loin de cette zone. »
Le rapport indique que les forces navales russes sont « en service dans la zone où le véhicule de reconnaissance militaire américain est tombé ».
Cela fait suite à des affirmations de sources russes dans des transmissions radio divulguées selon lesquelles des débris du drone américain avaient été trouvés à la surface.
Un échange dit : « Observez-vous des objets ?
« Nous avons soulevé une partie de l’objet. »
« Et quelle est cette partie ?
« C’est le carter d’un moteur. »
Il n’y a eu aucune confirmation officielle de la réclamation de ForPost.
On ne sait pas combien de temps une opération de sauvetage russe pourrait prendre pour relever le drone abattu.
Capture d’écran d’un clip vidéo publié par le Commandement européen du Département de la Défense des États-Unis montrant un avion de chasse russe Su-27 volant à proximité d’un drone américain MQ-9 Reaper (Photo : Getty)
Les responsables américains ont insisté sur le fait qu’il ne resterait rien de valeur militaire du drone même si la Russie parvenait à récupérer l’épave.
Ils ont laissé ouverte la possibilité d’essayer de récupérer des parties de l’avion abattu de 32 millions de dollars, qui, selon eux, s’est écrasé dans des eaux allant jusqu’à 5 000 pieds de profondeur, mais les États-Unis n’ont aucun navire dans la région.
La Russie et les pays membres de l’OTAN interceptent régulièrement leurs avions de combat respectifs, mais l’incident du drone a marqué la première fois depuis la guerre froide qu’un avion américain est tombé au cours d’une telle confrontation, ce qui fait craindre qu’il ne rapproche les États-Unis et la Russie d’un conflit direct.
Moscou a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant les vols de renseignement américains près de la péninsule de Crimée, que la Russie a saisis à l’Ukraine en 2014 et illégalement annexés.
La Maison Blanche et les hauts responsables de la défense et de l’armée du Kremlin se sont exprimés mercredi sur la destruction du drone, soulignant la gravité de l’événement.
Les appels entre le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin et le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, ainsi qu’entre le président des chefs d’état-major interarmées, le général Mark Milley, et le général Valery Gerasimov, chef d’état-major général russe, étaient les premiers depuis octobre.
Le ministère russe de la Défense a déclaré dans son rapport sur l’appel avec Austin que Choïgou avait accusé les États-Unis d’avoir provoqué l’incident en ignorant les restrictions de vol imposées par le Kremlin dans le cadre de ses opérations militaires en Ukraine.
Moscou soutient qu’en fournissant des armes à l’Ukraine et en partageant des informations de renseignement avec Kiev, les États-Unis et leurs alliés occidentaux se sont effectivement engagés dans la guerre.
Le MQ-9, qui a une envergure de 66 pieds, comprend une station de contrôle au sol et un équipement satellite.
Il est capable de transporter des munitions, mais le général de brigade de l’armée de l’air Pat Ryder, un porte-parole du Pentagone, n’a pas dit si le drone abandonné avait été armé.
Guizhou Aircraft Industry Corporation [Aviation Industry Corporation of China (AVIC)]
2023-03-31 – Naval News - China Unveils Naval Variant Of WZ-7 Recon Drone
La Chine dévoile une variante navale du drone de reconnaissance WZ-7
Naval News, https://www.navalnews.com, 2023/03/31
Résumé : La semaine dernière, le Southern Theatre Command de l'Armée populaire de libération a publié de nouvelles images de la version navale du drone Guizhou WZ-7 "Soaring Dragon" High Altitude Long Endurance (HALE), exploité par l'Armée populaire de libération de l'Armée de l'air navale ( PLANAF).
Last week, the Southern Theater Command of the People’s Liberation Army released new images of the naval version of the Guizhou WZ-7 “Soaring Dragon” High Altitude Long Endurance (HALE) drone, operated by the People‘s Liberation Army Naval Air Force (PLANAF).
Article traduit en Français : Des F-15J brouillés surveillant un drone chinois WZ-7 transitant par le détroit de Miyako. Photo JASDF.
Construit par la Guizhou Aircraft Industry Corporation, une analyse extérieure a considéré que la version originale de l'Air Force du rôle du WZ-7 est similaire à celle du Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk de l'US Air Force, un drone à longue portée capable de fournir des services de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. (ISR). Le 1er janvier, le ministère japonais de la Défense a confirmé qu'un WZ-7 chinois avait traversé le détroit de Miyako et mené des opérations au-delà de la première chaîne d'îles. La Force de défense aérienne du sud-ouest de la Force d'autodéfense aérienne japonaise a dépêché des F-15J pour intercepter et observer le drone alors qu'il entrait dans la zone d'identification de la défense aérienne japonaise. C'était aussi la première fois que la JASDF se précipitait pour répondre à un avion à une altitude aussi élevée.
La version navale du WZ-7 est quelque peu similaire au MQ-4C Triton de l'US Navy, une variante navale du RQ-4 axée sur une large surveillance maritime. D'après les images publiées, il semble que la version navale du WZ-7 ait son nez, les pieds d'aile et la partie supérieure du fuselage avant équipés d'un matériau de transmission d'ondes. Étant donné que les drones à longue portée nécessitent une liaison de communication au-delà de la ligne de visée, telle que la communication par satellite pour fonctionner sans le support de la station de contrôle au sol en ligne de visée, il est donc logique d'avoir sa partie supérieure équipée d'un matériau de transmission d'ondes pour que l'antenne fonctionne. la liaison montante et descendante du satellite fonctionne avec le satellite de communication devant vous. Des antennes ESM étaient intégrées dans les racines des ailes pour intercepter les communications ou les signatures radar des combattants de surface afin d'effectuer une fonction de radiogoniométrie afin de les localiser passivement. Il pourrait même avoir un certain degré de capacité de collecte de Signal Intelligence. Cependant, le matériau de transmission des ondes au nez suggère qu'il est fort probable que cette variante abrite un radar Look-Down à son nez.
La partie supérieure du fuselage et le pied d'aile sont équipés d'un matériau de transmission d'ondes, très probablement pour l'antenne satellite et l'antenne ESM, respectivement.
Pendant des années, la Chine a essayé d'établir sa capacité anti-accès/déni de zone (A2/AD) pour contrer les groupes aéronavals américains en introduisant diverses capacités anti-navires, y compris le missile balistique anti-navire DF-21D que les médias chinois utilisent souvent. surnommé le "Carrier Killer". Comme toute autre arme, pour toucher sa cible, vous devez d'abord la repérer. Cette variante de WZ-7 pourrait utiliser son radar et sa suite ESM pour compléter le réseau ISR maritime chinois existant en tant que partie importante de l'ensemble de l'écosystème "Kill Chain" en mettant l'accent sur la conduite d'ISR à longue portée, en relayant l'image maritime tactique et en renforçant la connaissance de la situation. fournir des informations de ciblage à jour pour les unités anti-navires.
Outre le radar, une autre possibilité serait que cette variante du WZ-7 ne soit pas un drone ISR Triton-ish après tout. Étant donné qu'un avion de surveillance maritime moderne a généralement un radar à 360 degrés monté dans son carénage de radar ventral pour créer une ligne de visée dégagée vers la surface, notamment le MQ-4C Triton et le MQ-9B Sea Guardian, il serait tout à fait rare de voir un avion avec un rôle similaire avoir un radar uniquement orienté vers l'avant au lieu d'un radar omnidirectionnel. Dans ce cas, le WZ-7 que nous voyons pourrait être un atout de Stand-Off Jammer pour dégrader la communication des combattants de surface ou les performances radar afin de perturber et de fournir une couverture pour le paquet de frappe.
Spécifications principales du drone WZ-7 HALE
L'avant de la variante navale du WZ-7. Notez que son nez était également équipé d'un matériau de transmission d'ondes, ce qui suggérait qu'il pourrait abriter un radar.
• Longueur : 14,3 m
• Envergure : 25 m
• Hauteur : 5,4 m
• Poids au décollage : 7 500 kg (environ 16 500 lb)
• Charge utile de la mission : 650 kg (environ 1 400 lb)
• Altitude de croisière : environ 60 000 pieds
• Vitesse de cuisson : 750 km/h (405 nœuds)
• Portée : 7 000 km (3 800 NM)
Article original en Anglais : Scrambled F-15Js shadowing a Chinese WZ-7 drone transiting through the Miyako Strait. JASDF photo.
Built by the Guizhou Aircraft Industry Corporation, outside analysis considered the original Air Force version of WZ-7’s role is similar to the US Air Force‘s Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk, a long range drone capable of providing Intelligence, Surveillance and Reconnaissance (ISR) capability. On January 1st, the Japanese Ministry of Defense confirmed that a Chinese WZ-7 passed through the Miyako Strait and conducted operations beyond the first island chain. The Southwestern Air Defense Force of the Japan Air Self-Defense Force scrambled F-15Js to intercept and observe the drone as it entered the Japanese Air Defense Identification Zone. It was also the first time that the JASDF scrambled to respond to such high altitude aircraft.
The naval version of the WZ-7 is somewhat similar to the US Navy’s MQ-4C Triton, a naval variant of the RQ-4 with the focus of broad maritime surveillance in mind. From the images released, it appears that the naval version of WZ-7 has its nose, both wing roots and upper part of the forward fuselage fitted with Wave Transmitting Material. Since long range drones require beyond line of sight communication link, such as satellite communication to operate without the support of line of sight Ground Control Station, so it makes sense to have its upper part fitted with Wave Transmitting Material in order for the antenna to perform the satellite uplink and downlink function with the communication satellite up ahead. ESM antennas were embedded within the wing roots to intercept the communication or radar signatures from the surface combatants to perform direction-finding function in order to locate them passively. It might even have a certain degree of Signal Intelligence collection capability. However, the Wave Transmitting Material at the nose suggested that it is highly likely this variant houses a Look-Down radar at its nose.
The upper part of the fuselage and the wing root fitted with wave transmitting material, most likely for the satellite antenna and the ESM antenna, respectively.
For years, China has been trying establish its Anti-Access/Area Denial (A2/AD) capability to counter the US Carrier Strike Groups by introducing various Anti-Ship capability, including the DF-21D Anti-Ship Ballistic Missile which Chinese media often referred as the “Carrier Killer”. Like any other weapon, in order to hit its target, you first have to spot it in the first place. This variant of WZ-7 could use its radar and ESM suite to supplement the existing Chinese Maritime ISR network as an important part of the whole “Kill Chain” ecosystem with the focus of conducting long range ISR, relaying tactical maritime picture and building situation awareness to provide up to date targeting information for the anti-ship units.
Apart from radar, another possibility would be this variant of WZ-7 might not be a Triton-ish ISR drone after all. Since a modern Maritime Surveillance Aircraft typically has a 360 degree radar mounted in its belly radar fairing to create an unobstructed Look-Down line of sight towards the surface, most notably the MQ-4C Triton and MQ-9B Sea Guardian, it would be quite rare to see an aircraft with similar role to have a front-facing only radar instead of a Omni-directional one. In this case, the WZ-7 we are seeing might be a Stand-Off Jammer asset to degrade surface combatants’ communication or radar performance to disrupt and provide cover for the strike package.
WZ-7 HALE UAV main specifications
The front of the naval variant of WZ-7. Note that its nose was also fitted with Wave Transmitting Material, which suggested that it might house a radar.
Length: 14.3m
Wingspan: 25m
Height: 5.4m
Takeoff Weight: 7,500kg (Around 16,500lb)
Mission Payload: 650kg (Around 1,400lb)
Cruising Altitude: Around 60,000 feet
Curising Speed: 750km/h (405 Knots)
Range: 7,000km (3,800 NM)
Hexadrone
2023-03-29 – Air & Cosmos - SOFINS : Hexadrone met le cap sur le drone Tundra 2
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/03/29, 330 mots
Résumé : Hexadrone va présenter dans peu de temps la 2nd version de son drone Tundra.
La nouvelle usine d'Hexadrone en Haute-Loire pourrait produire 1 000 Tundra 2 par an. La version précédente a séduit le commandement des opérations spéciales français, sur financement de l'Agence d'Innovation de la Défense.
Une cinquantaine de charges utiles compatibles sur le Tundra 2
Fort des premiers résultats obtenus avec son drone modulable Tundra, la PME française Hexadrone dévoile au salon Sofins la nouvelle génération Tundra 2, présentée comme encore plus modulable. Une cinquantaine de charges utiles sont déjà compatibles, et le président d’Hexadrone, Alexandre Labesse évoque un « écosystème » créé autour de ces « drones français entièrement modulables, démontables, donc réparables plus facilement et évolutifs ».
30 min d'autonomie avec charge utile de 4kg
Hexadrone s’est ainsi adressé à une des références françaises du sac tactique, Dimatex, pour le sac de transport du Tundra 2, qui peut aussi être convoyé en caisses durcies. Et la société s’est adressée… à elle-même pour les deux drones qui peuvent être portés par le Tundra 2, le Red Back (1,5 kg de charge utile) et le Gekko (500 g). Elle a aussi développé en interne son propre standard d’interface de connectique, TR-Lock. Le Tundra 2 affiche une autonomie de 60 minutes à vide, réduite de moitié au maximum de charge utile (4 kg), il dispose aussi d'une station filaire pour les missions de surveillance longue. Il pèse 7,66 kg à vide, dont 3,6 kg de batterie et vole jusqu’à 26 m/s.
Le COS expérimente la version originelle du Tundra depuis 2 ans
Avec son outil industriel flambant neuf de 1 000 m2 à Saint Ferréol d’Auroure (Haute-Loire), Alexandre Labesse estime être capable de produire jusqu’à 1 000 exemplaires par an. La version originelle du Tundra s’est vendue à une cinquantaine d’exemplaires en deux ans. Les besoins défense ont absorbé la moitié du volume, dont plus d’une dizaine ont été acquis par l’Agence d’Innovation de la Défense pour le commandement des opérations spéciales (COS) qui les utilise depuis deux ans pour des expérimentations de charges utiles, évidemment non détaillées, comme également un éventuel emploi en opérations. Le centre de formation drone du 61e régiment d’artillerie, le régiment drones de l’armée de terre, en a reçu un exemplaire en fin d’année 2022.
Hybrid Air Vehicles
2023-03-17 – Advance ADS - HAV secures £7m support for Airlander production in Doncaster
HAV obtient un soutien de 7 millions de livres sterling pour la production d'Airlander à Doncaster
Advance ADS, http://www.adsadvance.co.uk, 2023/03/17
Résumé : Le maire du South Yorkshire, Oliver Coppard, et la South Yorkshire Mayoral Combined Authority (SYMCA) ont approuvé un ensemble d'investissements et de soutien aux plans de Hybrid Air Vehicles (HAV) pour produire son nouvel avion pionnier à faible émission de carbone, Airlander 10, à Doncaster.
South Yorkshire’s Mayor Oliver Coppard and the South Yorkshire Mayoral Combined Authority (SYMCA) have approved a package of investment and support for plans by Hybrid Air Vehicles (HAV) to produce its pioneering new low carbon aircraft, Airlander 10, in Doncaster.
Image courtesy HAV
Article traduit en Français : HAV est un leader britannique de la technologie aéronautique durable et l'Airlander 10 est un avion à très faibles émissions, capable de transporter 100 passagers ou 10 tonnes de fret. L'investissement en prêt, d'une valeur de 7 millions de livres sterling, sera utilisé pour aider HAV à commencer à investir dans des installations, des talents et des chaînes d'approvisionnement dans le South Yorkshire.
Les plans de HAV créeront plus de 1 200 nouveaux emplois à haute valeur ajoutée et hautement qualifiés dans les nouvelles technologies vertes, ainsi que d'autres emplois et opportunités de croissance dans les chaînes d'approvisionnement de l'entreprise.
D'ici 2026, la société vise à livrer les premières commandes achevées à ses clients et à construire par la suite 12 nouveaux avions Airlander 10 par an à Doncaster.
Oliver Coppard, maire du South Yorkshire, a déclaré: «J'ai été élu maire du South Yorkshire sur la promesse de tirer parti de nos atouts de premier plan dans la région et de créer une économie plus grande, plus intelligente et plus verte. Comme nos voisins d'outre-Atlantique l'ont prouvé, investir dans le potentiel des technologies vertes ne nous aidera pas seulement à faire face à l'urgence climatique, cela nous aidera à créer de nouveaux emplois de haute qualité et à développer une économie plus grande et meilleure qui entraîne tout le monde avec elle.
"Nous avons un groupe d'entreprises de classe mondiale travaillant à la pointe de la fabrication de pointe et des technologies vertes, donc je suis vraiment ravi que nous puissions soutenir HAV dans ses ambitions de construire un cluster aéronautique durable ici à Doncaster."
Airlander 10 produira 90 % d'émissions en moins par passager en vol que les avions traditionnels et vise à permettre des opérations à zéro émission d'ici la fin de la décennie.
L'accord avec SYMCA est une étape importante pour les plans de HAV visant à commercialiser Airlander. Le prêt permettra à Hybrid Air Vehicles de commencer à investir dans la région et ouvrira la voie à Hybrid Air Vehicles pour investir jusqu'à 310 millions de livres sterling dans son programme de production.
HAV est également prêt à travailler avec d'autres partenaires de la région, notamment le Centre de recherche sur la fabrication avancée de l'Université de Sheffield et Doncaster UTC.
Article original en Anglais : Tom Grundy, PDG de Hybrid Air Vehicles, a déclaré : « Chez Hybrid Air Vehicles, nous révolutionnons la vision de ce qu'est l'aviation, et Airlander est conçu pour que nous repensions le ciel. Dès le premier jour, le maire Oliver Coppard a adhéré à notre vision, je suis donc ravi qu'il ait annoncé cet investissement qui ancrera les industries vertes et créera au fil du temps plus d'un millier d'emplois hautement qualifiés à Doncaster et dans le South Yorkshire.
"Nous travaillerons avec des partenaires régionaux exceptionnels, notamment le maire Ros Jones et le Doncaster Metropolitan Borough Council, Doncaster UTC, l'Advanced Manufacturing Research Center et l'Université de Sheffield, pour établir un cluster de premier plan mondial pour les technologies, les compétences et les chaînes d'approvisionnement aérospatiales vertes. ”
HAV is a UK-based leader in sustainable aircraft technology and the Airlander 10 is an ultra-low emissions aircraft, capable of carrying 100 passengers or 10 tonnes of freight. The loan investment, worth £7 million will be used to support HAV to begin investing in facilities, talent and supply chains in South Yorkshire.
HAV’s plans will create over 1,200 new high value and highly skilled jobs in new green technologies, and further jobs and opportunities from growth across the company’s supply chains.
By 2026, the company aims to deliver the first completed orders to its customers and build 12 new Airlander 10 aircraft per year in Doncaster thereafter.
Oliver Coppard Mayor of South Yorkshire said: “I was elected as South Yorkshire’s Mayor on a pledge to build on our world-leading assets in the region and create a bigger, smarter and greener economy. As our neighbours across the Atlantic have proved, investing in the potential of green technologies will not only help us tackle the climate emergency, it will help us create high quality new jobs and grow a bigger, better economy which takes everyone with it.
"We have a world-class cluster of companies working at the cutting edge of advanced manufacturing and green technology, so I’m genuinely excited that we can support HAV in their ambitions to build a sustainable aviation cluster here in Doncaster.”
Airlander 10 will deliver 90% fewer per-passenger emissions in flight than traditional aircraft and aims to enable zero emissions operations by the end of the decade.
The agreement with SYMCA is a major milestone for HAV’s plans to bring Airlander to market. The loan will enable Hybrid Air Vehicles to begin investing in the region and paves the way for Hybrid Air Vehicles to invest up to £310m into its production programme.
HAV is also set to work with other partners across the region, including the Advanced Manufacturing Research Centre at the University of Sheffield and Doncaster UTC.
Tom Grundy CEO, Hybrid Air Vehicles, said: “At Hybrid Air Vehicles we are revolutionising views of what aviation is, and Airlander is designed for us to rethink the skies. From day one, Mayor Oliver Coppard has bought into our vision, so I am delighted that he has announced this investment which will anchor green industries and over time create more than a thousand highly skilled jobs in Doncaster and South Yorkshire.
"We will work with outstanding regional partners, including Mayor Ros Jones and Doncaster Metropolitan Borough Council, Doncaster UTC, the Advanced Manufacturing Research Centre and the University of Sheffield, to establish a world-leading cluster for green aerospace technologies, skills and supply chains.”
Insitu (Boeing)
2023-03-31 – ASD News - Insitu Sets Company Record for Longest Flight at 25.5 hours with its Integrator UAS
Insitu établit le record de la société pour le vol le plus long à 25,5 heures avec son UAS intégrateur
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/03/31
Résumé :
Article traduit en Français : Insitu, A Boeing Company, a récemment établi un record d'entreprise pour le vol de la plus longue durée avec une sortie de 25,5 heures avec son système d'avion sans pilote (UAS) Integrator en mission opérationnelle.
Le vol record a été réalisé avec un intégrateur de 150 livres équipé pour une mission à plusieurs charges utiles. Il a dépassé le précédent record de 24,2 heures réalisé en 2014, également avec un Intégrateur.
Le client a demandé des yeux persistants sur la cible pendant une période prolongée. La configuration de l'intégrateur, avec sa longue capacité d'endurance, a permis au client d'utiliser un avion au lieu de deux ou plusieurs avions d'endurance inférieure.
Les UAS avec une endurance inférieure nécessitent une transition entre plusieurs aéronefs pour maintenir les yeux persistants sur une cible. L'intégrateur permet aux clients d'assurer des yeux soutenus sur la cible avec moins de risques pour la mission.
Les avions à longue endurance réduisent les risques avec moins de séquences de lancement et de récupération, là où les UAS sont les plus vulnérables aux dommages. Ils offrent également une meilleure couverture dans les zones où la base est clairsemée et permettent aux clients d'opérer avec moins d'équipement et de main-d'œuvre que les avions ayant une endurance moindre.
"Notre intégrateur offre aux clients des avantages qu'ils ne peuvent pas obtenir avec d'autres aéronefs sans pilote", a déclaré Diane Rose, présidente et chef de la direction d'Insitu. "Les clients peuvent se concentrer sur la mission et avoir la confiance nécessaire pour atteindre leurs objectifs critiques de manière plus abordable et plus fiable grâce à nos avions sans pilote éprouvés sur le terrain."
L'intégrateur de longue durée d'Insitu offre aux clients de nombreux avantages, tels qu'une chaîne ininterrompue d'intelligence, de surveillance et de reconnaissance d'images (ISR), pour garantir que les clients suivent en permanence une cible d'intérêt. Il fournit également un modèle de vie, permettant aux clients de visionner des séquences vidéo pour identifier des cibles précieuses.
La suite complète de charges utiles modulaires d'Insitu fournit une ISR persistante dans les environnements les plus extrêmes du monde. Nos charges utiles, allant de la vidéo full motion (FMV) de jour et de nuit et du renseignement électromagnétique (SIGINT) à la guerre électronique (EW), étendent les capacités des UAS pour répondre aux besoins spécifiques et évolutifs de nos clients grâce à une flexibilité et une intégration facile.
Article original en Anglais : Insitu, A Boeing Company, recently set a company record for the longest duration flight with a 25.5-hour sortie with its Integrator Unmanned Aircraft System (UAS) on an operational mission.
The record flight was achieved with a 150-pound Integrator equipped for a multi-payload mission. It surpassed the previous record of 24.2 hours performed in 2014, also with an Integrator.
The customer requested persistent eyes on target for an extended period. The Integrator’s configuration, with its long endurance capability, allowed the customer to use one aircraft instead of two or more lower endurance aircraft.
UAS with lower endurance require transitioning among multiple aircraft to maintain persistent eyes on a target. The Integrator allows customers to assure sustained eyes on target with less risk to the mission.
Long endurance aircraft reduce risk with fewer launch and recovery sequences, where UAS are most vulnerable to damage. They also provide better coverage in areas with sparse basing and allow customers to operate with less equipment and manpower than aircraft with lower endurance.
“Our Integrator provides customers benefits they can’t get with other unmanned aircraft,” said Diane Rose, Insitu president and CEO. “Customers can focus on the mission and have confidence to achieve their critical goals more affordably and reliably with our field-proven unmanned aircraft.”
Insitu’s long endurance Integrator provides benefits to customers in many ways, such as an unbroken chain of imagery intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR), to ensure customers continually track a target of interest. It also provides pattern of life, allowing customers to review video footage to identify valued targets.
Insitu’s full suite of modular payloads provides persistent ISR in the world’s most extreme environments. Our payloads, ranging from day and night full motion video (FMV) and signals intelligence (SIGINT) to electronic warfare (EW), extend the capabilities of UAS to meet the specific and evolving needs of our customers through flexibility and easy integration.
Insitu
View original News release
MBDA / Nexter [ KNDS]
2023-03-21 – Zone Militaire - MBDA et Nexter ont été retenus par la DGA pour le développement de la munition téléopérée COLIBRI
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/21
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : MBDA et Nexter retenu par l’AID pour le développement de la munition téléopérée COLIBRI
En mai 2022, l’Agence de l’innovation de Défense [AID] a lancé un appel à projets en vue de développer deux types de munitions téléopérées [encore appelées « rôdeuses »], dont l’efficacité, démontrée lors de la guerre du Haut-Karabakh d’octobre 2020, venait d’être confirmée dans les combats en Ukraine.
Le premier projet, appelé « LARINAE », vise mettre au point une munitions rôdeuse pouvant atteindre une cible potentielle dans un rayon de cinquante kilomètres. Quant au second, baptisé « COLIBRI », il consiste à développer un appareil du même genre, mais pour des objectifs situés à seulement cinq kilomètres de distance.
« Nous avons indiqué vouloir des solutions peu onéreuses, évidemment efficaces, prévoyant une autonomie fonction de la zone considérée et livrées très vite ; nous voulons aussi que les militaires soient capables de se former très rapidement », a récemment précisé Emmanuel Chiva, le Délégué général pour l’armement, à l’origine de ces deux appels projets puisqu’il dirigeait l’AID au moment de leur lancement.
L’enjeu de LARINAE et COLIBRI est de taille. Du moins il pourrait l’être… En effet, lors d’une audition parlementaire, en janvier, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a affirmé que les « munitions rôdeuses » constituaient une « capacité clé » et que, l’un des objectifs de la prochaine Loi de programmation militaire serait d’en acquérir « plusieurs milliers » pour les besoins de l’armée de Terre. Et d’expliquer : « que de faire des stocks [de munitions] de manière indifférenciée, on va aussi s’intéresser à la nature même des systèmes d’armes pour regarder ce dont on peut avoir besoin en fonction de la nature de l’engagement et de la réactivité que l’on doit avoir ».
Quoi qu’il en soit, ce 21 mars, l’AID a annoncé qu’elle venait de retenir deux consortiums pour le projet COLIBRI [elle n’a en revanche rien dit au sujet de LARINAE].
« Le projet porté par les sociétés MBDA et Novadem et le projet développé par Nexter et une société française de drones [Delair?] ont été retenus parmi 19 propositions industrielles », a en effet indiqué l’AID, via un communiqué.
La sélection de deux projets, décrits comme « complémentaires », permettra à la Direction générale de l’armement [DGA] d’explorer « plusieurs axes technologiques et opérationnels », afin de répondre rapidement et efficacement aux besoins exprimés par les forces.
Ainsi, la solution proposée par MBDA et Novadem repose sur un drone à voilure tournante, plus facile à utiliser et à manoeuvrer. Elle « permettra d’explorer des cas d’usages en environnement urbain ou moins ouvert », souligne l’AID. Quant à celle soumise par Nexter et son associé, elle consiste à adapter un drone de surveillance à voilure fixe », mieux adapté pour les environnements « ouverts et possiblement plus vastes ».
« Les deux projets intègrent une charge pyrotechnique. Les premières démonstrations de ces munitions télé-opérées sont envisagées pour fin 2023 », précise l’AID. Elles permettront « d’alimenter la connaissance des capacités de ces types de solutions d’un point de vue technique et opérationnel, ainsi que les aspects relatifs à la sécurité de mise en œuvre », ajoute-t-elle.
Cet appel à projets inaugure une nouvelle approche en matière de programme d’armement, dans la mesure où il se concentre sur les effets à produire et non pas sur les spécifications techniques, tout en prenant en compte différents facteurs [coût, délais, etc].
Milton
2023-03-23 – Forces Opérations Blog - Un « drone bombardier » évalué par la STAT
Forces Opérations Blog, http://forcesoperations.com, 2023/03/23
Résumé : La section technique de l’armée de terre (STAT) française a évalué le drone bombardier Milton.
Après le drone AVATAR équipé d’un fusil d’assaut testé par la Direction générale de l’armement, voici le « drone bombardier » de l’armée de Terre. L’idée, exploitée au quotidien par l’armée ukrainienne, a fait l’objet de premiers vols d’essai en début de mois.
Baptisé « Skycarrier », ce drone est l’objet d’une expérimentation conduite par le groupement innovation de la Section technique de l’armée de Terre (STAT). Trois télépilotes ont été formés à cette fin au sein du Battle Lab Terre.
Développé par l’entreprise bordelaise MILTON, ce « drone multi-rotors haute stabilité » est doté d’une capacité de levage « très importante », expliquait ce matin le ministère des Armées lors de son point presse hebdomadaire. Une qualité permettrait à terme au Skycarrier d’emporter jusqu’à 20 grenades de 40 mm et d’aller traiter un objectif situé dans un rayon de 10 km.
« Ces essais s’inscrivent dans le cadre de l’exploration d’une nouvelle capacité de drone bombardier. (…) Il s’agit du premier drone de cette catégorie à être expérimenté en France », poursuit le ministère des Armées.
« Mobile, discret, équipé de caméras permettant de faire du renseignement », un drone armé comme le Skycarrier vise « à répondre à un besoin des forces terrestres dans l’appui au contact ou le harcèlement du dispositif adverse ». La suite ? L’expérimentation de l’intégration du système au sein d’unités combattantes, toujours sous la supervision du Battle Lab Terre.
2023-03-25 – Zone Militaire - La Section technique de l’armée de Terre teste le concept d’un « drone bombardier »
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/25
PAR LAURENT LAGNEAU
Durant la bataille de Mossoul [Irak], en 2016, l’État islamique [EI ou Daesh] utilisa différents modèles de drones, parfois de conception rudimentaire, auxquels était fixée une grenade au moyen d’un crochet pouvant être actionné à distance. Si les premiers modèles ne furent pas très efficaces, il en alla différemment pour les suivants, les jihadistes ayant alors mis au point des appareils plus sophistiqués pour cibler les blindés, les convois et les ressemblements de l’armée irakienne.
Puis, celle-ci s’inspira des méthodes de Daesh, en se dotant elle aussi de drones armés de grenades de 40 mm. Cette « nouvelle tactique » s’est avérée très efficace, fit valoir un officier irakien, à l’époque. Elle permet « d’éviter les civils et les infrastructures » tout en portant des « coups directs » à l’ennemi, avait-il ajouté, précisant que « dizaines de terroristes » avaient ainsi été « tués et blessés ».
Six ans plus tard, ce concept de « drone bombardier » a été repris par le groupement innovation de la Section technique de l’armée de Terre [STAT].
En effet, lors du dernier point presse du ministère des Armées, le général Yann Gravêthe, directeur par intérim de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense [DICoD], a évoqué le projet « Skycarrier », qui consiste à développer un drone pouvant emporter et larguer jusqu’à vingt grenades de 40 mm dans un rayon de dix kilomètres. Les essais en vol de cet engin ont commencé au début de ce mois. Trois télépilotes ont été formés à cette fin au sein du « Battle Lab Terre ».
Cet appareil « a été développé par l’industriel français Milton. Il s’agit d’un drone multi-rotors, à haute stabilité, discret et ayant une capacité de levage très importante. Ces essais s’inscrivent dans le cadre d’une exploration d’une nouvelle capacité de drone bombardier », a précisé le général Gravêthe.
Et d’ajouter : « Ces drones visent à répondre à un besoin des forces terrestres dans l’appui au contact ou le harcèlement du dispositif adverse ».
En outre, le « SkyCarrier » est également équipé de capteurs [notamment de caméras] afin de pouvoir mener des missions de renseignement. L’idée est de l’utiliser pour des frappes « précises », soit d’opportunité, soit planifiées. Selon le général Gravêthe, la prochaine étape de ce projet consistera à « expérimenter l’intégration » de ce drone armé au sein d’unités combattants, sous la supervision du « Battle Lab Terre ».
Ce projet rappelle « AVATAR » qui, mené par la Direction générale de l’armement « Techniques Terrestres » [DGA TT], vise à mettre au point un drone doté d’un fusil d’assaut HK-416 en version courte.
Mugin Limited
2023-03-16 – CNN - Exclusive: Chinese-made drone, retrofitted and weaponized, downed in eastern Ukraine
Exclusif : un drone de fabrication chinoise, modernisé et armé, abattu dans l'est de l'Ukraine
CNN, https://edition.cnn.com, 2023/03/16
By Rebecca Wright, Ivan Watson, Olha Konovalova and Tom Booth
Résumé : Un drone mugin 5 chinois modernisé par la Russie abattu en Ukraine
https://edition.cnn.com/2023/03/16/europe/china-made-drone-downed-eastern-ukraine-hnk-intl/index.html#:~:text=A%20Mugin%2D5%2C%20a%20commercial,seen%20downed%20in%20eastern%20Ukraine.&text=The%20drone%20was%20a%20Mugin,Xiamen%2C%20on%20China's%20eastern%20coast.
Article traduit en Français : En pénétrant profondément dans la forêt, le silence entre les pins imposants et le ciel bleu clair était brisé toutes les quelques secondes par le bruit des explosions lointaines des batailles de première ligne pour l'est de l'Ukraine.
Nous guidant à pied à travers la forêt, les soldats ukrainiens nous ont finalement amenés dans une clairière où ils nous ont montré l'épave d'un drone armé qu'ils ont déclaré avoir abattu avec leurs armes automatiques AK-47 au cours du week-end.
Un Mugin-5, un véhicule aérien sans pilote (UAV) commercial fabriqué par un fabricant chinois, est vu abattu dans l'est de l'Ukraine.
Le drone était un Mugin-5, un véhicule aérien sans pilote (UAV) commercial fabriqué par un fabricant chinois basé dans la ville portuaire de Xiamen, sur la côte est de la Chine.
Certains blogueurs technologiques disent que les machines sont connues sous le nom de "drones Alibaba" car elles ont été disponibles à la vente jusqu'à 15 000 dollars sur les sites Web du marché chinois, notamment Alibaba et Taobao.
Mugin Limited a confirmé à CNN qu'il s'agissait de leur cellule, qualifiant l'incident de "profondément malheureux".
C'est le dernier exemple de drone civil modernisé et armé depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, signe de l'évolution rapide des schémas de guerre.
"Le long des lignes de front, nous effectuons pratiquement tout le temps des reconnaissances aériennes", a déclaré Maksim, un combattant de la défense territoriale de 35 ans qui ne voulait s'y rendre que par son prénom.
Basse altitude
Dans la nuit de vendredi à samedi, le Service de sécurité ukrainien (SBU) a déclaré à CNN que leurs agents basés sur le territoire sous contrôle russe les avaient alertés qu'un drone avait été lancé à partir de là, se dirigeant vers une cible ukrainienne.
Le SBU a alors tiré la sonnette d'alarme auprès d'unités militaires basées dans l'est de l'Ukraine, près de la ville de Sloviansk.
Vers 2 heures du matin samedi, des combattants de la 111e brigade des Forces de défense territoriales d'Ukraine ont entendu le drone au-dessus de leur tête et ont même vu une lumière clignoter sur l'avion.
"D'après le son, depuis le signal lumineux, les troupes ont tiré beaucoup dessus et ont renversé l'UAV", a déclaré Maksim.
Maksim a déclaré que le drone volait à très basse altitude – suffisamment près pour le faire tomber avec des armes à main.
Des combattants ukrainiens ont déclaré que le Mugin-5 qu'ils avaient abattu avait été modernisé pour transporter une bombe
Maintenant allongé sur le sol de la forêt, un trou de balle était visible sur le nez de la machine, qui s'était brisée et avait subi des dommages importants.
À proximité, les soldats nous ont également montré un petit cratère dans la terre qui a été créé par la charge utile du drone - une bombe d'environ 44 livres (20 kilogrammes), qui a ensuite été explosée en toute sécurité par les combattants.
Dans une vidéo partagée avec CNN, les combattants ukrainiens ont montré comment ils avaient branché une charge de démolition fabriquée aux États-Unis, puis sprinté à travers la forêt jusqu'à leur camion, avant de repartir à toute vitesse.
À une distance d'environ 1 640 pieds (500 mètres), ils ont ensuite arrêté leur véhicule et se sont retournés pour filmer le puissant impact de l'explosion - un rappel des dommages potentiels qu'il aurait pu causer s'il avait atteint sa cible sur le sol ukrainien.
CNN a contacté le ministère russe de la Défense pour obtenir des commentaires sur l'incident, mais n'a pas encore reçu de réponse.
« Brut, sans sophistication »
Le drone commercial armé n'était pas équipé d'une caméra, ce qui signifie qu'il n'aurait pas pu être utilisé pour la surveillance, et le rend essentiellement similaire à une "bombe stupide", selon Chris Lincoln-Jones, un officier à la retraite de l'armée britannique et spécialiste des drones. guerre.
"Ce drone particulier que nous avons examiné serait beaucoup plus efficace s'il contenait une caméra décente", a déclaré Lincoln-Jones.
Il a ajouté que la machine ajoute plus de preuves à la théorie selon laquelle la Russie n'est pas la superpuissance militaire à laquelle le monde aurait pu s'attendre.
"Cela semble être une manière très grossière, peu sophistiquée et pas très avancée sur le plan technologique de mener des opérations", a-t-il déclaré, ajoutant que le prix des machines est très bon marché en termes militaires.
Des combattants ukrainiens ont déclaré avoir abattu le drone volant à basse altitude avec des tirs d'armes légères
"Les Ukrainiens doivent faire tout ce qu'ils peuvent", a-t-il ajouté, il s'attend donc à ce qu'ils utilisent "beaucoup plus d'armes de fortune".
En janvier, des responsables de la région russe de Louhansk, dans l'est de l'Ukraine, ont affirmé dans un article de Telegram qu'ils avaient abattu un Mugin-5 lancé par les forces ukrainiennes.
Les responsables ukrainiens n'ont pas commenté cet incident particulier, mais les experts ont déclaré qu'il existe des preuves que les deux parties au conflit ont utilisé cette technologie.
"La Russie et l'Ukraine ont toutes deux utilisé des plates-formes chinoises disponibles dans le commerce comme celle-ci au cours du conflit, y compris dans des rôles armés", a déclaré N. R. Jenzen-Jones, spécialiste du renseignement sur les armes et les munitions et directeur du cabinet de conseil Armament Research Services.
"Dans ce cas, le Mugin-5 Pro était probablement utilisé dans un rôle de" bombardier "et non comme un UAV d'attaque à sens unique (OWA, également appelé" sacrificiel ")", a déclaré Jenzen-Jones.
La munition chargée sur le drone était probablement une conception à « fragmentation explosive élevée », qui était « simple et peu aérodynamique », a-t-il déclaré.
Jenzen-Jones a ajouté que le mécanisme de libération de la bombe semblait être fabriqué avec des composants imprimés en 3D, ce qui "suggérerait que le drone a été rapidement modernisé".
"Nous ne sommes pas contents"
Alors que les armes évoluent en temps réel sur les champs de bataille ukrainiens, les entreprises civiles à l'origine de la technologie qui est armée pour tuer s'efforcent désormais de trouver des moyens d'empêcher leurs produits d'entrer dans la chaîne d'approvisionnement militaire.
«Nous ne tolérons pas l'utilisation. Nous faisons de notre mieux pour l'arrêter », a déclaré un porte-parole de Mugin Limited à CNN.
Dans une précédente déclaration publiée sur le site Web de la société le 2 mars, Mugin Limited a déclaré qu'ils "condamnaient" l'utilisation de leurs produits pendant la guerre et avaient déclaré avoir cessé de vendre des produits à la Russie ou à l'Ukraine au début de la guerre.
CNN a également contacté une demi-douzaine d'autres entreprises dont les composants électroniques étaient visibles dans le drone abattu.
Cela inclut les servos fabriqués par MKS, un fabricant taïwanais d'appareils électroniques.
"Certains fabricants d'UAV peuvent adopter des servos MKS sur leurs produits finis à usage militaire, nous n'en sommes pas satisfaits, et cela va à l'encontre de la mission et de la vision de notre entreprise", a déclaré un porte-parole de l'entreprise dans un e-mail à CNN.
La clause de non-responsabilité du site Web de MKS indique également que leurs produits sont « interdits » pour toute utilisation illégale ou militaire.
Un capteur sur le circuit imprimé modernisé du drone a été fabriqué par Novatel, qui fait partie du groupe Hexagon basé au Canada, qui fournit des industries telles que "l'agriculture, la construction et l'automobile".
"Pour tous les produits contrôlés à l'exportation, nous avons mis en place des processus de contrôle étendus pour nous assurer qu'ils sont fournis conformément aux lois d'exportation applicables", a déclaré un porte-parole d'Hexagon à CNN par e-mail.
"En avril 2022, nous avons également pris la décision de geler toutes les activités commerciales en Russie."
Malgré les signes que l'utilisation de la technologie UAV dans ce conflit s'intensifie, le combattant ukrainien Maksim nie que cela soit devenu une guerre des drones.
"Ce n'est pas une guerre de la technologie", a-t-il déclaré. "La guerre est d'abord une guerre de personnes."
Article original en Anglais : Video Ad Feedback
Driving deep into the forest, the hush between the towering pine trees and the clear blue skies was splintered every few seconds by the sound of distant explosions from the frontline battles for eastern Ukraine.
Guiding us through the woodland on foot, Ukrainian soldiers eventually brought us to a clearing where they showed us the wreckage of a weaponized drone which they said they shot down with their AK-47 automatic weapons over the weekend.
A Mugin-5, a commercial unmanned aerial vehicle (UAV) made by a Chinese manufacturer, is seen downed in eastern Ukraine.
The drone was a Mugin-5, a commercial unmanned aerial vehicle (UAV) made by a Chinese manufacturer based in the port city of Xiamen, on China’s eastern coast.
Some tech bloggers say the machines are known as “Alibaba drones” as they have been available for sale for up to $15,000 on Chinese marketplace websites including Alibaba and Taobao.
Mugin Limited confirmed to CNN that it was their airframe, calling the incident “deeply unfortunate.”
It’s the latest example of a civilian drone being retrofitted and weaponized since Russia’s invasion of Ukraine, a sign of the rapidly shifting patterns of warfare.
“Along the frontlines, basically all the time we’re conducting aerial reconnaissance,” said Maksim, a 35-year-old territorial defense fighter who wanted to go only by his first name.
Low altitude
Overnight Friday into Saturday, the Security Service of Ukraine (SBU) told CNN that their agents based in Russian-held territory alerted them that a UAV had been launched from there, heading towards a Ukrainian target.
The SBU then raised the alarm with military units based in eastern Ukraine, near the city of Sloviansk.
At around 2 a.m. Saturday, fighters from the 111th Brigade of the Territorial Defense Forces of Ukraine heard the drone overhead, and even saw a light blinking on the aircraft.
“From the sound, from the signal light, the troops fired a lot at it and knocked down the UAV,” Maksim said.
Maksim said the UAV was flying at very low altitude – close enough to bring it down with hand-held weapons.
Ukrainian fighters said the Mugin-5 they downed had been retrofitted to carry a bomb
Now lying on the forest floor, a bullet hole was visible on the nose of the machine, which had broken apart and sustained significant damage.
Nearby, the soldiers also showed us a small crater in the earth which was created by the payload on the UAV – a bomb of approximately 44 pounds (20 kilograms), which was later safely detonated by the fighters.
In a video shared with CNN, the Ukrainian fighters showed how they hooked up a US-made demolition charge and then sprinted through the forest to their truck, before driving away at speed.
At a distance of around 1,640 feet (500 meters), they then stopped their vehicle and turned to film the powerful impact of the blast – a reminder of the potential damage it could have caused had it met its intended target on Ukrainian soil.
CNN reached out to Russia’s Ministry of Defense for comment on the incident, but has not yet received a response.
‘Crude, unsophisticated’
The weaponized commercial drone did not have a camera fitted, which means it could not have been used for surveillance, and essentially makes it similar to a “dumb bomb,” according to Chris Lincoln-Jones, a retired British Army officer and specialist in drone warfare.
“This particular drone that we’ve been looking at would be much more effective if it had a decent camera in it,” Lincoln-Jones said.
He added that the machine adds more evidence to the theory that Russia is not the military superpower that the world might have expected.
“This seems to be a very crude, unsophisticated, not very technologically advanced way of conducting operations,” he said, adding that the price of the machines is very cheap in military terms.
Ukrainian fighters said they downed the low-flying drone with small arms fire
“The Ukrainians have to do whatever they can,” he added, so he would expect them to use “much more makeshift weapons.”
In January, officials in the Russian-held Luhansk region in eastern Ukraine claimed in a Telegram post that they had shot down a Mugin-5 launched by Ukrainian forces.
Ukrainian officials did not comment on this particular incident, but experts said that there is evidence that both sides of the conflict have utilized this technology.
“Both Russia and Ukraine have used commercially available Chinese platforms such as this during the course of the conflict, including in armed roles,” said N. R. Jenzen-Jones, an arms and munitions intelligence specialist, and director of the consultancy Armament Research Services.
“In this case, the Mugin-5 Pro was likely being used in a ‘bomber’ role, and not as a one-way attack (OWA, also called ‘sacrificial’) UAV,” Jenzen-Jones said.
The munition loaded onto the drone was likely to be a “high explosive fragmentation” design, which was “simple and not very aerodynamic,” he said.
Jenzen-Jones added that the release mechanism for the bomb appeared to be made with 3D-printed components, which would “suggest that the UAV has been rapidly retrofitted.”
‘We are not happy about it’
As weaponry evolves in real time on the battlefields of Ukraine, the civilian companies behind the technology that is being armed to kill are now scrambling to find ways to stop their products from entering the military supply chain.
“We do not condone the usage. We are trying our best to stop it,” a spokesperson for Mugin Limited told CNN.
In a previous statement posted on the company’s website on March 2, Mugin Limited said they “condemn” the use of their products during warfare, and said they ceased selling products to Russia or Ukraine at the start of the war.
CNN also reached out to half a dozen other companies whose electronic parts were visible in the downed UAV.
That includes servos made by MKS, a Taiwanese manufacturer of electronic devices.
“Some UAV manufacturers may adopt MKS servos on their finished products for military usage, we are not happy about it, and it is against our company’s mission and vision,” a company spokesperson said in an email to CNN.
The MKS website disclaimer also states that their products are “forbidden” for any illegal or military utilization.
A sensor on the retrofitted circuit board on the UAV was made by Novatel, part of the Hexagon group based in Canada, which supplies industries including “agriculture, construction and automotive.”
“For all export-controlled products we have extensive control processes in place to ensure they are provided in compliance with applicable export laws,” a Hexagon spokesperson told CNN via email.
“In April 2022, we also took the decision to freeze all business activities in Russia.”
Despite the signs that the use of UAV technology in this conflict is ramping up, Ukrainian fighter Maksim denies that this has become a war of the drones.
“It’s not a war of technology,” he said. “The war is firstly a war of people.”
Nexter Arrowtech [Nexter / K NDS (Krauss-Maffei Nexter Defense Systems)]
2023-03-28 – Forces Opérations Blog - SOFINS 2023 : comment Nexter embarque sur le projet Colibri
Forces Opérations Blog, http://forcesoperations.com, 2023/03/28
Résumé : Nexter et Delair travaillent ensemble sur le projet de munitions rodeuses Colibri
Le projet de munition rôdeuse Colibri porté par l’Agence de l’innovation de défense (AID) est désormais bien lancé. Entre autres acteurs retenus, Nexter profitait du salon SOFINS organisé cette semaine en Gironde pour dévoiler une solution rebaptisée « DARD ».
Le moins que l’on puisse dire, c‘est que l’appel à projets Colibri aura attiré suscité de l’intérêt. « Nous avons été approchés par 22 dronistes français et européens, ce n’est pas anodin », nous explique le groupe français. Moins de la moitié d’entre eux ont atteint l’étape de présélection. In fine, le jury piloté par l’AID aura notamment retenu une offre 100% souveraine proposée par Nexter et un droniste français.
Il s’agit notamment d’aller vite, et privilégier un drone à voilure fixe disponible sur étagère, éprouvé et déjà connu des forces françaises garantira au duo d’être au rendez-vous des premières démonstrations conduites sur base d’une charge inerte. Léger décalage calendaire oblige, celles-ci sont à présent attendues pour avril 2024. Soit 12 mois après la notification des marchés, conformément à l’objectif fixé au départ.
Derrière les arguments de souveraineté et de rapidité, la plateforme privilégiée est réutilisable et devrait donc influer positivement sur les coûts. « Le drone peut voler sans sa munition. Il peut aussi voler avec tout en réalisant une mission de reconnaissance ou de renseignement et revenir sans avoir été déclenché ». Le cas contraire, l’exigence d’atteinte d’une cible non protégée avec un niveau de précision métrique demandera de le « sacrifier ».
Colibri-DARD tel que présenté par Nexter au salon SOFINS : un drone à voilure fixe emportant une charge dédiée
Développé à Bourges, la charge envisagée pour Colibri pèsera environ 500 grammes et « répondra aux standards et processus de qualification traditionnels ». Hors de question de fournir une solution bricolée telle qu’on peut en apercevoir dans les rangs de certains belligérants. La sécurité de la chaîne logistique et de l’opérateur prime, que celui-ci soit ou non pyrotechnicien.
Si les travaux portent aujourd’hui sur une charge à fragmentation à effets contrôlés, Nexter Arrowtech se veut force de propositions pour le développement d’autres effets. « Nexter a cette capacité de pouvoir offrir des charges complémentaires à l’utilisateur », nous précise-t-on. L’idée, à terme, serait de pouvoir figer un calibre pour dépasser le stade du prototype.
Dans les rangs du groupe, ce type d’exercice n’est finalement pas totalement neuf. Dès le milieu des années 1980, certains en interne avaient planché sur l’intégration d’une charge largable depuis un deltaplane. Des dessins techniques et autres réflexions qui auront permis d’alimenter le travail des quelques dizaines de salariés aujourd’hui mobilisés au sein de Nexter Arrowtech sur le seul sujet des munitions téléopérées.
Northrop Grumman
2023-03-17 – UAS Vision - Northrop Grumman Gets $57M US Navy MQ-4C Triton Support Contract for Australia
Northrop Grumman obtient un contrat de support de 57 millions de dollars US Navy MQ-4C Triton pour l'Australie
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/17
Résumé : Northrop Grumman Systems Corp., San Diego, Californie, se voit attribuer une modification coût plus frais fixes de 57 403 706 $ (P00017) à un contrat précédemment attribué (N0001921C0060).
Cette modification exerce des options pour fournir un soutien continu, de l'ingénierie, de la logistique et des tests pour les véhicules aériens MQ-4C Triton, les systèmes de contrôle de mission et de formation des opérateurs
Article traduit en Français : Northrop Grumman Systems Corp., San Diego, Californie, se voit attribuer une modification coût plus frais fixes de 57 403 706 $ (P00017) à un contrat précédemment attribué (N0001921C0060).
Cette modification exerce des options pour fournir un soutien continu, de l'ingénierie, de la logistique et des tests pour les véhicules aériens MQ-4C Triton, les systèmes de contrôle de mission et de formation des opérateurs ; le soutien technique continu du représentant du service sur le terrain pour s'assurer que les aéronefs du système aérien sans pilote (UAS) MQ-4C Triton sont aptes à la mission pour les missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance soutenant la capacité opérationnelle précoce et la capacité opérationnelle initiale des aéronefs ; et un soutien technique continu pour la marine et le gouvernement australien MQ-4C Triton UAS.
Les travaux seront exécutés à Patuxent River, Maryland (36,5 %) ; San Diego, Californie, Californie (22,5%); Jacksonville, Floride (7,7%); Mayport, Floride (6,5%); Baltimore, Maryland (5,3 %) ; divers emplacements sur le territoire continental des États-Unis (CONUS) (8,8 %) ; et divers emplacements en dehors de CONUS (12,7%), et devrait être achevé en mars 2024.
Fonds de fonctionnement et d'entretien (Marine) de l'exercice 2023 d'un montant de 51 124 242 $ ; des fonds de recherche, de développement, d'essai et d'évaluation (Marine) pour l'exercice 2023 d'un montant de 1 000 $; fonds d'approvisionnement en aéronefs pour l'exercice 2021 (Marine) d'un montant de 5 280 677 $; et les fonds du projet de coopération étrangère d'un montant de 997 787 $ seront engagés au moment de l'attribution, dont 56 404 919 $ expireront à la fin de l'exercice en cours.
Le Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland, est l'activité contractante.
Article original en Anglais : Northrop Grumman Systems Corp., San Diego, California, is awarded a $57,403,706 cost-plus-fixed-fee modification (P00017) to a previously awarded contract (N0001921C0060).
This modification exercises options to provide continued sustainment, engineering, logistics, and test support for MQ-4C Triton air vehicles, mission control and operator training systems; continued field service representative’s technical support to ensure that the MQ-4C Triton Unmanned Aerial System (UAS) aircraft are mission-capable for intelligence, surveillance and reconnaissance missions supporting aircraft early operational capability and initial operating capability; and continued reach-back engineering support for both the Navy and the government of Australia MQ-4C Triton UAS assets.
Work will be performed in Patuxent River, Maryland (36.5%); San Diego, California, California (22.5%); Jacksonville, Florida (7.7%); Mayport, Florida (6.5%); Baltimore, Maryland (5.3%); various location within the continental U.S. (CONUS) (8.8%); and various location outside CONUS (12.7%), and is expected to be completed in March 2024.
Fiscal 2023 operation and maintenance (Navy) funds in the amount of $51,124,242; fiscal 2023 research, development, test and evaluation (Navy) funds in the amount of $1,000; fiscal 2021 aircraft procurement (Navy) funds in the amount of $5,280,677; and Foreign Cooperative Project funds in the amount of $997,787 will be obligated at the time of award, $56,404,919 of which will expire at the end of the current fiscal year.
The Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland, is the contracting activity.
Northrop Grumman / Shield AI
2023-03-28 – ASD News - US Army Selects NGC, Teamed with Shield AI, for FTUAS Prototype
L'armée américaine sélectionne NGC, associé à Shield AI, pour le prototype FTUAS
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/03/28
Résumé : Northrop Grumman Corporation (NYSE : NOC), associée à Shield AI, a été choisie par l'armée américaine pour participer au concours FTUAS (Future Tactical Unmanned Aircraft System), Increment 2, afin de remplacer le drone tactique RQ-7B Shadow de longue date. système aérien (UAS).
Article traduit en Français : Northrop Grumman Corporation (NYSE : NOC), associée à Shield AI, a été choisie par l'armée américaine pour participer au concours FTUAS (Future Tactical Unmanned Aircraft System), Increment 2, afin de remplacer le drone tactique RQ-7B Shadow de longue date. système aérien (UAS).
Dans le cadre d'un contrat d'une durée de base de sept semaines, l'équipe dirigée par Northrop Grumman définira l'architecture de système ouvert modulaire d'un avion V-BAT amélioré, y compris l'intégration de charges utiles de surveillance avancée et de guerre électronique (EW). Le V-BAT UAS est une plate-forme innovante, agile, compacte et légère qu'une équipe de combat de deux soldats peut rapidement lancer et récupérer dans des environnements difficiles et en mouvement.
"Le V-BAT amélioré de notre équipe incarne plus de 30 ans d'expérience dans la conception, la livraison et la maintenance de systèmes d'aéronefs sans pilote avancés, combinés à une plate-forme et des installations de production éprouvées sur le terrain", a déclaré Angela Johns, vice-présidente, systèmes aériens autonomes et tactiques, Northrop Grumman. "Nous apportons une perspective et des capacités uniques à cette mission critique de l'armée."
Northrop Grumman s'est associé à Shield AI, concepteur et fabricant de la plate-forme V-BAT, pour fournir les meilleures solutions de sa catégorie pour un UAS expéditionnaire à décollage et atterrissage verticaux (VTOL), capable de reconnaissance aérienne persistante pour les équipes de combat de la brigade de l'armée américaine, Forces spéciales et bataillons de Rangers. En tant que programme Future Vertical Lift, le FTUAS est le premier effort de modernisation des avions sans pilote VTOL de l'armée.
Les versions antérieures du V-BAT ont pris en charge les opérations de l'US Navy et du Marine Corps depuis 2016. Le nouveau V-BAT amélioré est simple à utiliser, a une puissance accrue, une queue logistique réduite et la capacité de transporter une gamme de charges utiles interchangeables, y compris électro-optique/infrarouge, radar à synthèse d'ouverture et systèmes EW, offrant une adaptabilité à long terme et une gestion du cycle de vie.
Société Northrop Grumman
Article original en Anglais : Northrop Grumman Corporation (NYSE: NOC), teamed with Shield AI, has been chosen by the U.S. Army to participate in the Future Tactical Unmanned Aircraft System (FTUAS) competition, Increment 2, to replace the long-serving RQ-7B Shadow tactical unmanned aerial system (UAS).
Under a seven-week base period contract, the Northrop Grumman-led team will define the modular open-system architecture of an enhanced V-BAT aircraft, including the integration of advanced surveillance and electronic warfare (EW) payloads. The V-BAT UAS is an innovative, agile, compact and lightweight platform that a combat team of two soldiers can rapidly launch and recover in challenging and on-the-move environments.
“Our team’s enhanced V-BAT embodies more than 30 years of experience designing, delivering and sustaining advanced unmanned aircraft systems, combined with a field-proven platform and production facilities,” said Angela Johns, vice president, autonomous and tactical air systems, Northrop Grumman. “We bring a unique perspective and capabilities to this critical Army mission.”
Northrop Grumman is teamed with Shield AI, designer and manufacturer of the V-BAT platform, to provide best-in-class solutions for an expeditionary vertical takeoff and landing (VTOL) UAS, capable of persistent aerial reconnaissance for U.S. Army Brigade Combat Teams, Special Forces and Ranger battalions. As a Future Vertical Lift program, the FTUAS is the Army’s premier VTOL unmanned aircraft modernization effort.
Earlier versions of the V-BAT have supported operations for the U.S. Navy and Marine Corps since 2016. The new enhanced V-BAT is simple to operate, has increased power, a reduced logistics tail and capacity to carry a range of interchangeable payloads, including electro-optical/infra-red, synthetic aperture radar and EW systems, offering long-term adaptability and life cycle management.
Northrop Grumman Corporation
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Novadem
2023-03-28 – Forces Opérations Blog - SOFINS 2023 : le microdrone NX70 continue de séduire le client français
Forces Opérations Blog, http://forcesoperations.com, 2023/03/28
Résumé : Novadem obtient de nouvelles commandes pour son drone NX 70
L’histoire entre le microdrone NX70 et les armées françaises est loin d’être terminée, bien au contraire. Une nouvelle commande pour une dizaine d’exemplaires vient d’être notifiée auprès de Novadem, qui propose en parallèle d’apporter plusieurs améliorations au parc en service.
Notifiée fin 2022, cette commande supplémentaire sera livrée d’ici l’été au profit de deux régiments non précisés. Elle portera à plus de 170 le nombre de vecteurs acquis depuis 2018 par le ministère des Armées.
Ces premiers NX70 Block « 2.2 » comprennent un éventail d’améliorations forgées à partir des nombreux retours d’expérience. L’imagerie est améliorée, de même que la précision du vol. La phase d’atterrissage est facilitée par l’ajout d’un télémètre. Le NX70 profite enfin d’une désignation d’objectif retravaillée grâce aux résultats des campagnes d’essais notamment réalisées à Canjuers.
Cette nouvelle livraison, c’est donc aussi le moment idéal pour porter les systèmes déjà livrés au dernier standard. Un enjeu d’harmonisation des configurations pour lequel une contractualisation pourrait être actée avant l’été.
Cette confiance renouvelée, c’est « une réelle fierté » pour une entreprise qui compte désormais 13 clients majeurs à son actif, du Danemark aux pays du G5 Sahel et de l’OTAN aux forces spéciales néerlandaises. Le Grand-Duché de Luxembourg s’est rajouté il y a peu à la liste, avec une douzaine d’exemplaires déjà livrés que son armée souhaite opérer en conjonction avec le missile antichar Akeron MP.
Derrière, Novadem progresse sur l’élargissement de sa gamme grâce au modèle NX160 dévoilé lors de la précédente édition du SOFINS. Ses équipes planchent aussi sur le projet Colibri, le droniste constituant avec MBDA l’un des deux duos retenus par l’Agence de l’innovation de défense. Novadem travaillera sur la station sol et la cellule aéropropulsive, en concentrant une partie de ses réflexions sur la diminution du nombre de pièces et la simplicité de montage.
Parrot
2023-03-16 – Parrot - Résultats annuels 2022
Parrot, https://www.parrot.com, 2023/03/16
Résumé : Parrot continue sa croissance
Croissance de 64 % à périmètre comparable et taux de change constant(1)
68,5 M€ de trésorerie nette à fin 2022
Poursuite de la croissance en 2023
Le groupe Parrot, leader européen des drones civils professionnels, réalise en 2022 un chiffre d’affaires consolidé de 71,9 M€, en croissance de 32 % (+24 % à taux de change constant).
Parrot a continué de tirer parti de la stratégie mise en œuvre fin 2018 centrée sur son offre d’équipements et de logiciels sur le marché des microdrones professionnels. Les ventes de microdrones, principalement ANAFI pour la sécurité (ANAFI USA) et pour l’inspection (ANAFI Ai) sont en croissance de 88 % et représentent 55 % du chiffre d’affaires du Groupe. Les onze solutions logicielles Pix4D dédiées à l’analyse d’images (photogrammétrie) dans le domaine de la cartographie, de l’inspection, de la sécurité et de l’agriculture de précision représentent 45 % de chiffre d’affaires et sont en croissance de 25 %. Sur la base du « Nouveau Périmètre » suivi depuis début 2022(1), le chiffre d’affaires du Groupe s’élève à 70,7 M€, en hausse annuelle de +75 % (+64 % à taux de change constant).
Activité 2022
Parrot a relevé en 2022 les défis liés à l’environnement conjoncturel (pénurie de composants électroniques et industriels, inflation, contexte sanitaire) pour répondre à l’intérêt croissant pour ses technologies. En lien avec l’évolution du positionnement du Groupe et le suivi de sa performance, deux secteurs opérationnels sont désormais présentés : l’activité microdrones et l’activité photogrammétrie (détaillés en annexe).
(1) « Total Nouveau Périmètre » est un indicateur de performance reflétant les effets de la stratégie mise en œuvre depuis fin 2018. Il correspond au chiffre d’affaires consolidé du groupe Parrot, duquel sont déduits le chiffre d’affaires des produits grand public (cf. 2), et celui des filiales cédées (Micasense en janvier 2021, pas de CA en 2021, et Sensefly SA et Sensefly Inc en octobre 2021).
(2) Produits grand public : en 2022 reliquat accessoires (batterie, pièces détachées) drones grand public toutes gammes, dont les ventes ont été finalisées en 2021.
Activité microdrones
À 39,2 M€ de chiffre d’affaires, l’activité microdrones est en croissance annuelle de +88 % (+82 % à taux de change constant). Parrot a répondu à la demande croissante pour ses microdrones en sécurisant ses achats et ses capacités de production.
L’ANAFI USA destiné aux marchés de la sécurité et de la défense a été acquis par des institutions des pays de l’OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, France, Europe du Nord, Japon notamment). Sa facilité de déploiement, sa robustesse, sa fiabilité et son haut niveau de cybersécurité en font le microdrone de référence pour les missions de reconnaissance et de surveillance. Il représente la majorité des ventes de microdrones. Le contexte géopolitique a mis l’accent sur le caractère stratégique des microdrones, il représente certainement un facteur d’accélération[1].
L’ANAFI Ai, destiné aux professionnels de l’inspection et de la cartographie a été déployé commercialement à partir du 1er trimestre 2022 à l’appui d’une stratégie d’évangélisation progressive et de la mise en place de services clients professionnels à travers le monde. Ses performances, notamment la précision des images (capteur 48 Mp), sa connectivité 4G, ses capacités d’automatisation des missions (Ai), et sa protection des données des utilisateurs, sont plébiscitées. Notamment grâce à son large écosystème de partenaires logiciels, l’ANAFI Ai répond à un nombre croissant de cas d’usages dans le domaine de l’inspection d’infrastructures stratégiques (télécom, énergie, ouvrage d’art), de l’architecture, et de la construction.
Activité photogrammétrie
À 32,7 M€ de chiffre d’affaires, l’activité photogrammétrie est en croissance annuelle de 25 % (+15 % à taux de change constant). La photogrammétrie est une technique reposant sur une modélisation rigoureuse de la géométrie des images et de leur acquisition afin de reconstituer une copie 3D exacte de la réalité qui sert de base de calculs, d’analyses et suivis à de nombreux professionnels. L’offre est constituée de 8 logiciels métiers et 3 applicatifs de la marque Pix4D complétés par des équipements optionnels (capteurs, GPS) fournis par des tiers. Les solutions sont adoptées par 55 000 utilisateurs.
Les produits phares dans le domaine de la géomatique et de la cartographie (PIX4Dmapper, PIX4Dmatic et PIX4Dsurvey) restent les principaux contributeurs. Reconnues comme les solutions de référence, elles permettent à des géomètres et fournisseurs de service de drones de traiter des projets de plus en plus grands. L’usage des solutions métiers (Pix4Dreact, Pix4Dfields) lancées fin 2019 s’étend progressivement. Les solutions Cloud déployées dans les entreprises et les grands groupes du secteur de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction (AIC) ou des télécommunications répondent aux besoins de jumeau numériques et de BIM (Building Information Modeling), qui deviennent la norme de travail dans ces industries. L’empreinte de la photogrammétrie s’accroit également grâce à la diversification des équipements compatibles (caméras fixes, téléphones mobiles).
Résultats 2022
Les comptes consolidés et annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d’administration réuni ce 15 mars 2023. Les procédures d’audit ont été effectuées par les commissaires aux comptes et les rapports seront émis après finalisation des procédures requises pour leurs émissions. À ce moment, le document d’enregistrement universel sera mis à disposition sur :
https://www.parrot.com/fr/corporate/rapports-financiers-annuels-et-semestriels
Une correction d’erreur est appliquée aux comptes consolidés 2021 liée à une différence de traitement comptable entre le code des obligations suisse et les normes IFRS qui concernait la comptabilisation des plans de prévoyance de Pix4D SA. En application de la norme IAS 19, l’engagement au titre de ce plan a été comptabilisé au 1er janvier 2021, en contrepartie des capitaux propres. Les passifs non courants (provisions pour retraites et engagements assimilés) 2021 sont augmentés de 1,7 M€. Cette correction n’impacte pas le chiffre d’affaires 2021, et se traduit notamment par une diminution du résultat opérationnel courant 2021 de 0,8 M€ et du résultat net 2021 de 0,6 M€. Cette correction sera détaillée dans une note dédiée des annexes aux comptes consolidés 2022. Toutes les références aux résultats 2021 du présent communiqué s’entendent sur la base des chiffres corrigés.
En 2022, sur la base d’un chiffre d’affaires de 71,9 M€ et de coûts des ventes de 16,0 M€, le groupe Parrot a généré une marge brute de 56,0 M€, soit 77,8 % de son chiffre d’affaires. Les deux secteurs opérationnels du Groupe y contribuent de manière quasi équivalente en valeur. Ainsi, la bonne gestion des achats de composants pour les microdrones professionnels, malgré la pénurie, a permis de préserver le niveau de marge du Groupe.
Fort du succès de sa stratégie, le groupe Parrot a continué d’allouer des ressources importantes au renforcement de sa position de leader européen avec des dépenses opérationnelles de 75,0 M€, contre 74,0 M€ en 2021 (dont 9,1 M€ étaient consacrés aux sociétés cédées en octobre 2021). À fin 2022, les effectifs (CDD+CDI) du Groupe, également répartis entre le secteur microdrones et le secteur photogrammétrie, sont de 542 (contre 440 au 31/12/2021). Le Groupe emploie également 44 prestataires externes (52 au 31/12/2021).
Les dépenses de R&D sont de 43,6 M€, contre 40,7 M€ en 2021. En 2022 53 % sont allouées aux microdrones et 47 % à la photogrammétrie. Sur ces marchés des drones professionnels encore jeunes, l’innovation reste au cœur de la stratégie de développement du Groupe et 60 % des effectifs s’y consacrent. L’objectif est de proposer aux clients finaux un fort niveau d’automatisation pour la capture et l’analyse des données. Ceci passe par une amélioration permanente de la capacité à traiter de grands volumes d’information, couplée au développement de l’intelligence artificielle des équipements. Avec cette roadmap, l’intégration des technologies drones est simplifiée, la qualité et la pertinence, notamment dans la récurrence, des données acquises sont assurées. Cette volonté se reflète également dans le développement continu de l’écosystème de partenaires. Celui-ci totalise en 2022 plus de 30 fournisseurs de solutions, acteurs de l’industrie des drones en Europe et aux États-Unis, qui s’intègrent parfaitement aux produits du Groupe.
Les dépenses commerciales et marketing sont de 11,1 M€, contre 14,1 M€ en 2021. Elles continuent de bénéficier de la suppression des ressources précédemment consacrées aux sociétés cédées en 2021 (-2,2 M€) et du recentrage sur les activités professionnelles. Elles sont dédiées à faire croitre l’empreinte internationale du Groupe, implanté dans 12 pays. Des supports clients professionnels sont déployés avec des partenaires locaux aux expertises métiers spécifiques. L’évangélisation des équipements et solutions se matérialise notamment par la démonstration de différents cas d’usages présentés lors de Tech days, de conférences professionnelles ou de webinaires.
Les frais généraux et administratifs sont de 14,7 M€, contre 13,7 M€ en 2021. La baisse permise par les cessions (-1,8 M€) est compensée par le renforcement des fonctions supports en particulier dans le domaine de la photogrammétrie et les dépenses engagées par la société mère. Elles visent également à démontrer le meilleur niveau de transparence, de protection des données à caractère personnel et de cybersécurité (organisation de bug bounty, de concours de piratage et d’audit indépendant).
Les dépenses de production et de qualité sont de 5,5 M€ contre 5,4 M€ en 2021. Le processus de production externalisé reste bien maitrisé malgré la gestion d’une logistique de fabrication et d’assemblage complexe pour répondre aux plus hautes normes de qualité et de sécurité.
La croissance des ventes, couplée à une allocation volontariste et maitrisée des ressources, permet au Groupe de ramener ses pertes opérationnelles courantes annuelles à (19,0) M€ contre (34,9) M€ à fin 2021. Les autres produits et charges opérationnels pour (0,9) M€ amènent le résultat opérationnel 2022 à (19,9) M€ quand celui de 2021 avait bénéficié de produits non récurrents d’un montant de 29,9 M€ comptabilisés en lien avec les cessions de filiales en janvier et en octobre 2021.
Évolution de la trésorerie
La trésorerie nette du Groupe s’élève à 68,5 M€ à fin décembre 2022. La trésorerie et équivalents de trésorerie ainsi que les autres actifs financiers courants s’élèvent à 68,5 M€, en diminution de 14,4 M€ par rapport à la clôture de l’exercice précédent.
La trésorerie utilisée pour les activités opérationnelles s’élève à 20,1 M€ et reflète les ressources allouées aux opérations, ainsi qu’une augmentation du besoin en fonds de roulement. Celle-ci s’explique par une augmentation des stocks en réaction aux tensions persistantes sur les approvisionnements.
La trésorerie dégagée par les opérations d’investissements s’élève à 8,9 M€, principalement liée à l’encaissement des créances restantes des cessions Micasense et SenseFly, et aux paiements des participations cédées dans les sociétés Planck Aerosystems (3,2 M$) et Chouette (0,6 M€), diminuée des investissements pour 1,9 M€ dans des équipements et des infrastructures informatiques.
La trésorerie utilisée par les opérations de financement s’élève à 4,2 M€, constituée, pour 3,3 M€ de remboursements de la dette liée aux contrats de location dans le cadre de l’application de la norme IFRS 16.
Le bilan et le tableau des flux de trésorerie sont présentés en annexe.
Perspectives
Le groupe Parrot se déploie sur des marchés professionnels en pleine expansion, que ce soit les microdrones ou la photogrammétrie, dont les capacités technologiques et les réponses aux enjeux géopolitiques et industriels actuels sont solides. La disruption technologique et les changements de pratiques opérationnelles profonds rendent cependant l’évaluation des rythmes de croissance difficilement prévisibles. Pour conforter son positionnement, Parrot poursuit une roadmap technologique exigeante, centrée essentiellement sur l’automatisation, la cybersécurité et le respect des données des utilisateurs. L’expression de ses atouts se reflète dans sa stratégie commerciale et marketing.
Pour les microdrones dédiés aux marchés de la défense et de la sécurité, la situation géopolitique met en lumière le besoin d’équipements performants et hautement sécurisés dans un contexte de souveraineté accrue. L’ANAFI USA est aujourd’hui une référence mondiale dans ce domaine. Néanmoins, les cycles de ventes aux institutions gouvernementales sont longs et les contrats pluriannuels sont de tailles inégales. Ce type de contrat fait l’objet de renouvellements de commandes dont le rythme et les volumes sont soumis à l’arbitrage des donneurs d’ordres. A l’heure où de nombreux pays ont annoncé une croissance significative des budgets militaires, Parrot se mobilise pour poursuivre l’extension de son portefeuille de clients.
Dans l’industrie, où se combinent les microdrones et la photogrammétrie, la disruption et les changements de pratiques opérationnelles sont déployés progressivement depuis plusieurs années, notamment dans les secteurs des télécom, de l’énergie, de la construction ou plus généralement de l’inspection. L’amélioration de la productivité, de la traçabilité, de la sécurité (des personnes, des infrastructures et des données), ou encore la réduction de l’empreinte carbone (vs. imagerie aéronautique ou satellite) qu’ils permettent sont au cœur des besoins actuels des entreprises et des grands groupes. La capacité d’investissement de ces clients et prospects reste largement guidée par l’environnement conjoncturel.
Dans le domaine des solutions de photogrammétrie, l’élargissement des débouchés passera également par la diversification des équipements dédiés. Téléphones mobiles, tablettes et caméras, sollicités par les utilisateurs, requièrent la commercialisation d’équipements spécifiques qui doivent permettre l’utilisation à plus grande échelle de ses technologies. Le Groupe entend les intégrer à son offre de solutions pour étendre encore sa base d’utilisateurs.
Dans ce contexte, après un premier trimestre 2023 marqué par une consolidation de la dynamique commerciale, Parrot se mobilise pour poursuivre sa croissance. Elle constitue l’axe privilégié pour équilibrer progressivement financièrement les opérations du Groupe, qui pourra au besoin adapter sa consommation de trésorerie au rythme de sa croissance.
Prochains rendez-vous financiers
Activité du 1er trimestre 2023 : jeudi 11 mai 2023
Assemblée générale des actionnaires de Parrot : mercredi 14 juin 2023
Activité et Résultats du 1er semestre 2023 : vendredi 28 juillet 2023
2023-03-16 – ViPress - Le chiffre d’affaires de Parrot s’est envolé de 32% en 2022
ViPress, http://www.vipress.net, 2023/03/16
Par Frédéric Fassot
Résumé : Parrot continue sa croissance
Le groupe Parrot, spécialiste européen des drones civils professionnels, a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires consolidé de 71,9 M€, en croissance de 32% (+24% à taux de change constant).
Parrot a continué de tirer parti de la stratégie mise en œuvre fin 2018 centrée sur son offre d’équipements et de logiciels sur le marché des microdrones professionnels. Les ventes de microdrones, principalement les modèles ANAFI pour la sécurité (ANAFI USA fabriqué aux Etats-Unis) et pour l’inspection (ANAFI Ai fabriqué en Chine) ont bondi de 88% pour représenter 55% du chiffre d’affaires du groupe. L’ANAFI USA destiné aux marchés de la sécurité et de la défense a été acquis par des institutions des pays de l’OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, France, Europe du Nord, Japon notamment).
Les solutions logicielles dédiées à l’analyse d’images (photogrammétrie) dans le domaine de la cartographie, de l’inspection, de la sécurité et de l’agriculture de précision ont représenté 45% de chiffre d’affaires et sont en croissance de 25%.
Sur la base du « nouveau périmètre » du groupe suivi depuis début 2022, le chiffre d’affaires de Parrot s’est élevé à 70,7 M€, en hausse annuelle de 75% (+64% à taux de change constant). La comparaison tient compte de la déduction du chiffre d’affaires des produits grand public (drones grand public toutes gammes, reliquat accessoires) dont les ventes ont été finalisées en 2021, ainsi que des filiales cédées (Micasense en janvier 2021, et Sensefly SA et Sensefly Inc en octobre 2021).
Parrot souligne ainsi avoir relevé en 2022 les défis liés à l’environnement conjoncturel (pénurie de composants électroniques et industriels, inflation, contexte sanitaire) pour répondre à l’intérêt croissant pour ses technologies. Parrot a ainsi pu répondre à la demande croissante pour ses microdrones en sécurisant ses achats et ses capacités de production.
La croissance des ventes, couplée à une allocation maitrisée des ressources, a permis au groupe de ramener ses pertes opérationnelles courantes annuelles à – 19,0 M€ contre – 34,9 M€ à fin 2021, pour une perte nette part du groupe de 19,5 M€.
Parrot, fondé en 1994 par Henri Seydoux, son p-dg et principal actionnaire, conçoit et développe ses produits, principalement à Paris où est établi son siège, et en Europe. Le groupe compte aujourd’hui plus de 500 collaborateurs dans le monde et réalise la grande majorité de ses ventes à l’international.
Voir la présentation de Parrot aux investisseurs (décembre 2022)
Precision
Hawk /
Field
2023-03-30 – Drone Life - PrecisionHawk Merges with European Geospatial Firm Field
PrecisionHawk fusionne avec l'entreprise géospatiale européenne Field
Drone Life, https://dronelife.com, 2023/03/30
By Miriam McNabbon
Résumé : AI Drone Tech Company PrecisionHawk annonce une fusion avec le leader européen de la technologie géospatiale Field
Article traduit en Français : Aile fixe PrecisionHawk
AI Drone Tech Company PrecisionHawk annonce une fusion avec le leader européen de la technologie géospatiale Field
par DRONELIFE Rédacteur Ian M. Crosby
La société d'intelligence artificielle et de technologie de drone PrecisionHawk a fusionné avec le leader européen de la technologie géospatiale Field. Ce nouveau partenariat soutient la stratégie de croissance internationale des deux sociétés, leur permettant d'avoir une plus grande influence sur l'avenir de la gestion des infrastructures.
PrecisionHawk a été l'un des premiers acteurs de l'industrie des drones, produisant à l'origine un avion sans pilote à voilure fixe et s'éloignant finalement de la production de matériel vers la technologie de l'écosystème.
"Nous avons pour mission de construire et de maintenir un avenir meilleur avec des informations plus intelligentes et plus durables à partir de données géospatiales", a déclaré Cato Vevatne, PDG de Field. « Nous sommes ravis de fusionner nos sociétés, nos produits et notre technologie pour fournir des solutions de gestion d'infrastructure de classe mondiale à nos clients aux États-Unis, en Europe et au-delà. »
Fusion de PrecisionHawk avec Field : combinaison d'actifs technologiques
Le logiciel propriétaire combiné des deux sociétés comprend une technologie d'inspection tirant parti de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage automatique, résultant en une nouvelle solution d'inspection et d'analyse avec des applications dans les secteurs de l'infrastructure, de la communication et de l'énergie aux États-Unis.
"Ce partenariat va bouleverser le marché américain des infrastructures et de l'énergie et contribuer à orienter la transition vers des solutions plus durables et efficaces", a déclaré Vevatne. "Nos ressources combinées aident nos clients à accroître leur efficacité et leur fiabilité, à renforcer leur résilience, à gérer les risques et la sécurité et à évoluer vers un avenir plus propre et plus vert."
Les deux sociétés possèdent une vaste expérience dans l'équipement de sociétés haut de gamme en intelligence avancée pour l'exploitation et la gestion d'actifs à l'échelle mondiale. Ensemble, ils fournissent une solution fiable qui associe des solutions technologiques d'inspection, de traitement et de visualisation pour aider les clients à prendre des décisions commerciales cruciales. La sécurité des données continuera d'être une priorité majeure avec toutes les données restant aux États-Unis.
Field est un fournisseur de technologie aux États-Unis depuis qu'il a signé un accord d'exclusivité avec la société de solutions de drones Spright en 2021. Alors que PrecisionHawk commencera à opérer sous la marque Field à partir de la fin de l'année, son siège social américain restera à Raleigh, Caroline du Nord.
Article original en Anglais : PrecisionHawk fixed wing
AI Drone Tech Company PrecisionHawk Announces Merger with European Geospatial Tech Leader Field
by DRONELIFE Staff Writer Ian M. Crosby
Artificial intelligence and drone technology company PrecisionHawk has merged with European geospatial technology leader Field. This new partnership supports the international growth strategy of both companies, enabling them to have greater influence over the future of infrastructure management.
PrecisionHawk was one of the early players in the drone industry, originally producing a fixed wing unmanned aircraft and eventually moving away from hardware production into ecosystem technology.
“We’re on a mission to build and maintain a better tomorrow with smarter and more sustainable insights from geospatial data,” said Field CEO Cato Vevatne. “We’re excited to be merging our companies, products and technology to deliver world-class infrastructure management solutions to customers across the US, Europe and beyond.”
PrecisionHawk Merger with Field: Combining Technology Assets
The combined proprietary software of the two companies includes inspection technology leveraging artificial intelligence and machine learning, resulting in a new solution for inspection and analytics with applications in United States infrastructure, communication, and energy sectors.
“This partnership will shake up the US infrastructure and energy market and help drive the shift to more sustainable and effective solutions,” said Vevatne. “Our combined resources help our customers boost efficiency and reliability, build resilience, manage risk and safety, and move towards a cleaner and greener future.”
Both companies possess extensive experience equipping premium companies with advanced intelligence for global operating and asset management. Together, they provide a reliable solution that blends inspection, processing, and visualizing technology solutions to assist customers in making crucial business decisions. Data security will continue to be a major priority with all the data remaining in the US.
Field has served as a technology supplier in the US since it signed an exclusivity agreement with drone solution company Spright in 2021. While PrecisionHawk will begin to operate under the Field brand starting by the end of the year, its US headquarters will remain in Raleigh, North Carolina.
Qinetiq
2023-03-20 – UAS Vision - UK Royal Navy Takes Delivery of Banshee Jet 80+ Drones
La Royal Navy britannique prend livraison des drones Banshee Jet 80+
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/20
Résumé : La Royal Navy britannique a pris livraison de nouveaux drones Banshee à réaction capables de voler jusqu'à 400 mph. L'adoption du puissant Banshee Jet 80+ est un pas en avant significatif alors que la marine va de l'avant avec l'utilisation de systèmes aériens télépilotés (RPAS).
Développé par la société de défense QinetiQ, le Banshee simule des avions menaçants pour aider la Royal Navy à rester à la pointe des défenses aériennes. Ils ont été testés pour la première fois sur le porte-avions HMS Prince Of Wales en 2021.
Article traduit en Français : La Royal Navy britannique a pris livraison de nouveaux drones Banshee à réaction capables de voler jusqu'à 400 mph. L'adoption du puissant Banshee Jet 80+ est un pas en avant significatif alors que la marine va de l'avant avec l'utilisation de systèmes aériens télépilotés (RPAS).
Développé par la société de défense QinetiQ, le Banshee simule des avions menaçants pour aider la Royal Navy à rester à la pointe des défenses aériennes. Ils ont été testés pour la première fois sur le porte-avions HMS Prince Of Wales en 2021.
Maintenant, un nouveau vol a été formé au 700X Naval Air Squadron (NAS), basé à la Royal Naval Air Station Culdrose, pour apprendre à entretenir et à exploiter en toute sécurité sa propre flotte de drones.
Le lieutenant-commandant Martin Howard, le commandant du 700X NAS, a déclaré :
"Nous avons déjà établi l'utilisation des RPAS sur les navires de la Royal Navy en déploiement, mais l'introduction de Banshee marque une avancée révolutionnaire en termes de technologie."
Développé à l'origine pour être utilisé comme cible pour simuler des missiles entrants, le Lt Cdr Howard a déclaré :
« Un point important à souligner est que nous ne militarisons pas ces systèmes. Au lieu de cela, ce sera un véhicule qui permettra à la marine de tester différents types de capteurs.
Le plus important pour moi est que l'humain soit au cœur de cette entreprise. Dans le 700X NAS, nous développons les compétences et les connaissances de cette technologie qui sont essentielles à mesure que nous progressons.
Les drones Banshee mesurent 10 pieds sur 8 pieds (environ 3 m x 2,5 m) et peuvent voler à plus de 400 mph avec une portée de plus de 60 miles. Ils sont propulsés dans les airs à l'aide d'un gros lanceur pneumatique de 60 pieds. À l'aide d'une station au sol, le contrôleur peut faire fonctionner l'avion dans différents modes et potentiellement accéder à des caméras embarquées ou à d'autres capteurs.
Une fois le vol terminé, la Banshee coupe son moteur et déploie un parachute pour flotter doucement jusqu'au sol.
Le lieutenant Tony Nairn a été ingénieur de l'air et membre d'équipage d'hélicoptères de lutte anti-sous-marine pendant 17 ans avant d'être nommé officier. Il est maintenant le premier commandant de vol Banshee de la Royal Navy.
Il a dit:
"L'un des défis des RPAS est la vitesse à laquelle la technologie se développe. Il est donc vital que nous soyons en mesure de changer de direction rapidement, tout en maintenant les principes fondamentaux d'exploitation en toute sécurité. C'est absolument une question d'adaptabilité et de flexibilité.
Il a ajouté que son équipe apprendra d'abord comment lancer et piloter le Banshee en toute sécurité, puis examinera comment il peut être intégré dans le même espace aérien que d'autres aéronefs et exploité en mer.
Le commandant du RNAS Culdrose, le capitaine Stuart Urwin a déclaré :
« 700X NAS exploite non seulement des systèmes sans équipage en service pour la Royal Navy et les Royal Marines, c'est aussi un escadron d'éclaireurs, qui expérimente ces systèmes aériens pour la défense.
Ils sont véritablement à l'avant-garde de notre future force aéronautique maritime. C'est extrêmement excitant de voir les progrès rapides qu'ils font. L'escadron est une grande équipe qui travaille à l'avant-garde du prochain grand saut technologique de l'aéronavale.
Les premiers vols d'essai de Banshee de la marine devraient avoir lieu à l'aérodrome de Predannack près du RNAS Culdrose cet été.
"Dans le NAS 700X, nous développons les compétences et les connaissances de cette technologie qui sont essentielles à mesure que nous progressons."
Lieutenant-commandant Martin Howard
Article original en Anglais : The UK Royal Navy has taken delivery of new jet-powered Banshee drones capable of flying up to 400 mph. The adoption of the powerful Banshee Jet 80+ is a significant step forward as the navy forges ahead with the use of remotely-piloted air systems (RPAS).
Developed by defence company QinetiQ, the Banshee simulates threatening aircraft to help the Royal Navy stay at the cutting-edge of air defences. They were first trialled on the aircraft carrier HMS Prince Of Wales in 2021.
Now a new flight has been formed at 700X Naval Air Squadron (NAS), based at Royal Naval Air Station Culdrose, to learn how to maintain and safely operate its own fleet of drones.
Lieutenant Commander Martin Howard, the commanding officer of 700X NAS, said:
“We have already established the use of RPAS on Royal Navy ships on deployment, but the introduction of Banshee signals a revolutionary step forward in terms of technology.”
Originally developed for use as targets to simulate incoming missiles, Lt Cdr Howard said:
“An important point to make is that we are not weaponising these systems. Instead this will be a vehicle that will allow the navy to test different types of sensors.
The most important thing for me is that people are at the heart of this enterprise. In 700X NAS we are building the skills and knowledge of this technology which is key as we move forward.”
The Banshee drones are 10 by 8 feet (approx. 3m x 2.5m) in size and can fly in excess of 400 mph with a range of more than 60 miles. They are propelled into the air using a large 60-foot pneumatic launcher. Using a ground station, the controller can operate the aircraft in various modes and potentially access onboard cameras or other sensors.
Once the flight is complete, the Banshee cuts its engine and deploys a parachute to gently float to the ground.
Lieutenant Tony Nairn was an air engineer and anti-submarine warfare helicopter aircrewman for 17 years before he commissioned as an officer. He is now the Royal Navy’s first Banshee flight commander.
He said:
“One of the challenges of RPAS is the rate at which the technology develops. It’s therefore vital that we are able to change direction quickly, whilst maintaining core principles of operating safely. This is absolutely about adaptability and flexibility.”
He added that his team will learn first how to launch and fly the Banshee safely and then look at how it can be integrated into the same air space as other aircraft and operated at sea.
The commanding officer of RNAS Culdrose, Captain Stuart Urwin said:
“700X NAS not only operates in-service uncrewed systems for the Royal Navy and Royal Marines, it is also a pathfinder squadron, conducting experimentation of these air systems for defence.
They are truly at the vanguard of our Future Maritime Aviation Force. It is enormously exciting to see the rapid progress they’re making. The squadron is a great team working at the forefront of naval aviation’s next big technological leap.”
The navy’s first test flights of Banshee is expected to be held at Predannack Airfield near RNAS Culdrose in the summer.
“In 700X NAS we are building the skills and knowledge of this technology which is key as we move forward.”
Lieutenant Commander Martin Howard
Robit Technology
2023-03-21 – Daily Sabah - Türkiye Develops New 'Azab' Kamikaze Drone
Türkiye développe un nouveau drone kamikaze "Azab"
Daily Sabah, https://www.dailysabah.com, 2023/03/21
Résumé : La société de technologie turque Robit Technology a développé un nouveau drone kamikaze polyvalent appelé "Azab" avec une distance de vol à longue portée.
Article traduit en Français : ANKARA --- La société de technologie turque Robit Technology a développé un nouveau drone kamikaze polyvalent appelé "Azab" avec une distance de vol à longue portée.
La plate-forme à ailes delta, qui a une capacité de charge utile élevée, a passé avec succès tous les tests en vol.
Des essais de tir du véhicule aérien sans pilote (UAV) devraient être effectués dans un proche avenir.
"Nous avons effectué tous les tests en vol. Nous passons aux tests de munitions. Nous effectuerons des tests de munitions dans les mois à venir", a déclaré Selçuk Fırat, directeur de produit chez Robit Technology, à Anadolu Anadolu Agency (AA).
Les tests de munitions devraient être terminés d'ici la fin du troisième trimestre de cette année, a déclaré Fırat.
"Nous sommes prêts pour la production. Nous serons en mesure de répondre aux futures commandes", a-t-il ajouté.
Notant que différents types d'ogives peuvent être intégrés au drone Azab, Fırat a déclaré qu'il existe deux versions avec des envergures de 2 mètres (6,5 pieds) et 1,5 mètre.
"Azab avec une envergure de 2 mètres peut transporter jusqu'à une charge utile de 15 kilogrammes (33 livres)", a-t-il déclaré.
L'appareil peut être déployé dans différents modes, tels que jeter et oublier, en itinérance libre, ou avec l'aide d'un opérateur qui peut diriger Azab vers la cible à l'aide de sa caméra à une distance de 200 kilomètres. L'appareil peut également atteindre et détruire directement la cible avec les coordonnées GPS fournies.
Soulignant que des munitions spéciales peuvent être produites pour Azab ainsi que des ogives déjà entre les mains des forces de sécurité, Fırat a déclaré que les mortiers, les canons de char et les munitions RPG peuvent être intégrés très facilement à Azab.
Soulignant qu'Azab est une plate-forme et qu'elle peut être façonnée et utilisée à volonté, Fırat a noté qu'il n'y a aucune limitation à cet égard, et qu'Azab peut servir avec des munitions à effet de pièce et à feu selon le but.
Expliquant qu'ils ont développé une catapulte électrique de 3 mètres pour lancer l'Azab T150, Fırat a déclaré que l'Azab T200 a une catapulte de 6 mètres, et qu'elle peut être lancée à partir d'un camion ou d'un conteneur une fois le système de fusée, qui est toujours en cours, est terminé.
Déclarant qu'ils ont présenté Azab à la présidence des industries de la défense (SSB) et reçu des commentaires positifs, Fırat a déclaré: "Le fait qu'un drone doté de ces caractéristiques puisse voler avec la charge dont il dispose n'est pas encore atteint en Turquie. Il est le seul de sa catégorie en Turquie. Nous constatons également un grand intérêt à l'étranger. Nous avons eu des contacts avec deux pays cette semaine. Ce sera un bon produit à la fois pour nos exportations et pour notre armée.
Article original en Anglais : ANKARA --- Turkish tech firm Robit Technology has developed a new multipurpose kamikaze drone called "Azab" with a long-range flight distance.
The delta-winged platform, which has a high payload capacity, passed all flight tests successfully.
Firing tests of the unmanned aerial vehicle (UAV) are planned to be carried out in the near future.
"We have done all the flight tests. We move on to ammunition tests. We will carry out ammunition tests in the coming months," Selçuk Fırat, product director at Robit Technology, told Anadolu Anadolu Agency (AA).
The ammunition tests are expected to be completed by the end of the third quarter of this year, Fırat said.
"We are ready for production. We will be able to meet future orders," he added.
Noting that different types of warheads can be integrated with the Azab drone, Fırat said it has two versions with wingspans of 2 meters (6.5 feet) and 1.5 meters.
"Azab with a 2-meter wingspan can carry up to a 15-kilogram (33-pound) payload," he said.
The device can be deployed in various modes, such as throw-and-forget, free-roam, or with the assistance of an operator who can direct Azab toward the target using its camera from a range of 200 kilometers. The device can also directly reach and destroy the target with the GPS coordinates provided.
Pointing out that special ammunition can be produced for Azab as well as use warheads already in the hands of security forces, Fırat stated that mortars, tank guns and RPG ammunition can be integrated into Azab very easily.
Emphasizing that Azab is a platform and that it can be shaped and used as desired, Fırat noted that there is no limitation in this regard, and that Azab can serve with piece-effect and fire ammunitions depending on the purpose.
Explaining that they have developed a 3-meter electric catapult to launch Azab T150, Fırat said that Azab T200 has a 6-meter catapult, and that it can be launched from a truck or container once the rocket system, which is still in progress, is completed.
Stating that they presented Azab to the Presidency of Defense Industries (SSB) and received positive feedback, Fırat said, "The fact that a UAV with these features can achieve flight with the load it has, is not a point reached in Türkiye yet. It is the only one in its class in Türkiye. We also see great interest abroad. We had contact with two countries this week. It will be a good product for both our exports and our army."
Rohde & Schwarz
2023-03-27 – ViPress - Analyseur ILS/GBAS/VOR pour drone
ViPress, http://www.vipress.net, 2023/03/27
Par Cédric Lardière
Résumé : L’analyseur de niveau de signal et de modulation EVSD1000, introduit par Rohde & Schwarz, permet une inspection par drone, précise et efficace, des systèmes de navigation et de communication terrestres VHF/UHF.
Principales caractéristiques :
Mesures des systèmes d’atterrissage aux instruments (ILS), des systèmes de renforcement au sol (GBAS) et des stations terrestres VHF omni-range (VOR) dans un seul boîtier
Gamme de fréquences : 70 à 410 MHz
Bruit de phase SSB typique : -105 dBc/Hz à 10 kHz d’une porteuse de 110 MHz
Analyses de signal ILS, de signal VOR (option EVSG-K2) et de signal beacon (EVSG-K3)
Mode GBAS (EVSG-K4), analyses COM (EVSG-K6), de spectre RF et FI (EVSG-K10)…
Comparaison des mesures aux inspections en vol et au sol, selon les normes de l’OACI
Réduction des temps de blocage des pistes par rapport aux méthodes conventionnelles (mesures manuelles, sur mât), et donc des coûts
Dimensions (L x H x P) : 168 x 106 x 330 mm (masse de 1,45 kg)
Fabricant : Rohde & Schwarz
Référence produit : EVSD1000
Shahed Aviation Industries Research Center
2023-03-17 – L’Indépendant - Guerre en Ukraine: La Russie lance une attaque massive de drones en réponse au mandat d'arrêt contre Poutine
L’Indépendant, https://www.lindependant.fr, 2023/03/17
Résumé : Attaque massive de drones iraniens en Ukraine à l’annonce du mandat d’arrêt contre Poutine
Les autorités ukrainiennes évoquent l'utilisation de drones iraniens pour cette attaque massive. MAXPPP - Sobhan Farajvan
Ce vendredi soir, plusieurs villes d'Ukraine étaient sous le feu des attaques de drones.
La ville de Novomoskovsk (oblast de Dnipro) faisait face à une violente attaque de l'armée russe, ce vendredi soir, selon le maire Serhiy Reznik, cité par le Kyiv Independant. Reznik appelait sa population "à ne pas diffuser d'informations sur le lieu des explosions et à ne pas publier de documents photos ou vidéos" pouvant servir aux Russes.
https://twitter.com/i/status/1636839083317116929
Cette attaque est l'une des nombreuses répertoriées dans plusieurs autres villes de l'oblast de Dnipropetrovsk et dans une grande partie du centre et de l'est de l'Ukraine.
https://twitter.com/i/status/1636829734150582272
Selon le commandement aérien "Est", les Russes auraient utilisé des drones d'attaque iraniens de type "Shahed-131/136" pour cette attaque qualifiée de "massive".
Les premiers rapports évoquent la destruction de trois de ces drones par les systèmes de défense anti-aérienne mis à disposition de l'armée ukrainienne.
BREAKING: @BNNUABreaking Reports
Massive explosion occurred after Russian forces attacked an oil depot in #Dnipro.#Russia #Ukraine #UkraineRussiaWar pic.twitter.com/s5ptnyyuU9
— BNN Breaking (@BNNBreaking) March 17, 2023
Cette attaque intervient quelques heures à peine après l'annonce, par la cour pénale internationale (CPI), de l'activation d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie suspecté d'avoir déporté des milliers d'enfants ukrainiens depuis le début de l'invasion russe, le 24 février 2022.
2023-03-22 – UAS Vision - New Payload Seen on Iranian Shahed-129 UAV
Nouvelle charge utile vue sur le drone iranien Shahed-129
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/22
Résumé : Au moins l'un des véhicules aériens sans pilote Shahed-129 exploités par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) d'Iran a été équipé d'un capteur inédit, ce qui laisse supposer qu'il s'agit d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR) qui pourrait améliorer considérablement la connaissance de la situation de la force. .
Article traduit en Français : Au moins l'un des véhicules aériens sans pilote Shahed-129 exploités par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) d'Iran a été équipé d'un capteur inédit, ce qui laisse supposer qu'il s'agit d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR) qui pourrait améliorer considérablement la connaissance de la situation de la force. .
Le drone a été vu avec un nouveau dôme monté à mi-chemin le long du dessous de son fuselage sur des photographies publiées par l'agence de presse de la République islamique (IRNA) le 11 mars pour montrer des étudiants visitant diverses installations du CGRI, y compris une base aérienne qui pourrait être identifiée comme celle sur L'île de Qeshm.
Alors que le dôme pouvait abriter des antennes de renseignement électronique/signal, il était à peu près de la bonne taille pour accueillir l'antenne du SAR exposée à côté d'un Shahed-129 au musée de la Force aérospatiale de l'IRGC à Téhéran depuis son ouverture en 2019.
Cela avait l'air différent de celui présenté sous le nom d'Absar SAR au salon aéronautique de Kish en novembre 2016, qui était monté sur cardan comme un système électro-optique. Alors que les observateurs iraniens ont supposé qu'il s'agissait d'un développement indigène, le radar semblait fortement utilisé, suggérant qu'il aurait pu être récupéré d'un avion étranger qui s'est écrasé.
Le Shahed-129 vu voler depuis l'île de Qeshm était également équipé d'un système électro-optique sous le nez mais pas de points d'emport d'armes.
Article original en Anglais : At least one of the Shahed-129 unmanned aerial vehicles operated by Iran’s Islamic Revolution Guard Corps (IRGC) has been fitted with a previously unseen sensor, prompting speculation that it is a synthetic aperture radar (SAR) that could significantly improve the force’s situational awareness.
The UAV was seen with a new dome mounted midway along the underside of its fuselage in photographs published by the Islamic Republic News Agency (IRNA) on 11 March to show students visiting various IRGC facilities, including an airbase that could be identified as the one on Qeshm island.
While the dome could house electronic/signals intelligence antennas, it was about the right size to accommodate the antenna of the SAR displayed next to a Shahed-129 at the IRGC Aerospace Force museum in Tehran since it opened in 2019.
This looked different from the one displayed as the Absar SAR at the Kish air show in November 2016, which was gimbaled like an electro-optical system. While Iranian observers presumed this was an indigenous development, the radar looked heavily used, suggesting it may have been recovered from a foreign aircraft that crashed.
The Shahed-129 seen flying from Qeshm island was also fitted with an electro-optical system under its nose but not with hardpoints for carrying weapons.
Shahed Aviation Industries Research Center
2023-03-27 – UAS Vision - Multipurpose Iranian Drone Warheads Used in Ukraine
Ogives de drone iraniennes polyvalentes utilisées en Ukraine
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/27
Résumé : La Russie bombarde l'infrastructure électrique de l'Ukraine avec des centaines de drones d'attaque à sens unique dans le but de fermer le réseau électrique et de geler Kiev jusqu'à ce qu'elle se soumette. Les enquêteurs qui ont démonté l'un des drones Shahed-131 fournis par l'Iran (les Russes l'ont rebaptisé Geran-1) ont découvert une ogive multifonctionnelle étonnamment sophistiquée.
"Cette ogive polyvalente a été conçue pour garantir un maximum de dommages aux cibles telles que les infrastructures critiques, tout en ayant un impact significatif sur la capacité à entreprendre des efforts de réparation rapides", selon un nouveau rapport publié ce mois-ci par des enquêteurs de Conflict Armament Research (CAR), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni qui « identifie et suit les armes et munitions conventionnelles dans les conflits armés contemporains ».
L'ogive est un cylindre d'environ 50 centimètres de long et 16 centimètres de large
Article traduit en Français : La Russie bombarde l'infrastructure électrique de l'Ukraine avec des centaines de drones d'attaque à sens unique dans le but de fermer le réseau électrique et de geler Kiev jusqu'à ce qu'elle se soumette. Les enquêteurs qui ont démonté l'un des drones Shahed-131 fournis par l'Iran (les Russes l'ont rebaptisé Geran-1) ont découvert une ogive multifonctionnelle étonnamment sophistiquée.
"Cette ogive polyvalente a été conçue pour garantir un maximum de dommages aux cibles telles que les infrastructures critiques, tout en ayant un impact significatif sur la capacité à entreprendre des efforts de réparation rapides", selon un nouveau rapport publié ce mois-ci par des enquêteurs de Conflict Armament Research (CAR), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni qui « identifie et suit les armes et munitions conventionnelles dans les conflits armés contemporains ».
L'ogive est un cylindre d'environ 50 centimètres de long et 16 centimètres de large
Le rapport est basé sur une enquête sur le terrain de janvier 2023 qui a documenté l'ogive d'un véhicule aérien sans pilote (UAV) à usage unique iranien Shahed-131. Selon CAR, "c'est la première fois que l'analyse de ces ogives est rendue publique".
Damien Spleeters, directeur adjoint des opérations chez CAR, a pris soin de dire à Popular Mechanics que l'organisation n'est pas certaine que l'ogive a été spécifiquement conçue pour détruire les équipements de distribution d'électricité, mais qu'elle était très efficace dans ce rôle.
À l'heure actuelle, nous pouvons seulement dire que nous avons vu différents types d'ogives conçues pour servir différentes cibles », déclare Spleeters.
La version examinée - une ogive d'environ 5 ½ pouces de diamètre et 20 pouces de long - est un engin de destruction complexe avec pas moins de quatre mécanismes létaux différents. Entre eux, ils créent une variété d'effets pour assurer un maximum de dégâts.
Le composant le plus évident est le noyau hautement explosif (Spleeters a refusé de commenter le type spécifique d'explosif utilisé). À eux seuls, les explosifs ne sont pas une excellente arme (pour les raisons que nous aborderons ci-dessous), mais ils sont sans égal pour endommager les bâtiments et autres structures. Les ondes de choc peuvent aplatir les murs, plutôt que de simplement les marquer. L'ogive Shahed-131, bien qu'une fraction de la taille d'un missile de croisière, est encore assez puissante pour démolir un petit bâtiment.
Le nez de l'ogive est un cône de cuivre creux inséré dans l'explosif, l'extrémité ouverte pointant vers l'avant. Il s'agit d'une charge creuse, appelée dans les milieux militaires "HEAT", abréviation de "High-Explosive Anti-Tank". Lorsque l'ogive explose, le cuivre fin est soufflé vers l'intérieur, le concentrant en un jet de métal étroit et à grande vitesse, capable de percer l'acier. Ce jet se déplace à plusieurs miles par seconde : c'est la chose la plus rapide sur Terre en dehors d'un accélérateur de particules.
"Lorsque l'ogive explose, le cuivre fin est soufflé vers l'intérieur, le concentrant dans un jet de métal étroit et à grande vitesse... c'est la chose la plus rapide sur Terre en dehors d'un accélérateur de particules."
Les ogives HEAT sont généralement utilisées dans les armes antichars. Le missile Hellfire américain, qui a une ogive de taille similaire à celle du Shahed, peut pénétrer plus de 30 pouces de plaque de blindage et détruire le char le plus lourd. Ce type d'ogive est beaucoup moins efficace contre les bunkers et les bâtiments, car le jet étroit blesse les occupants d'une pièce avec des fragments à grande vitesse mais a peu d'effet autrement.
Il existe deux matrices de fragmentation pré-dentelées, chacune composée de 11 couches de cubes de fragmentation, autour des sections avant et arrière de l'ogive; ces matrices sont conçues pour générer un effet supplémentaire de fragmentation radiale pour les cibles à peau douce
Le troisième élément consiste en des rangées de cubes métalliques emballés autour de l'explosif, une nouvelle tournure sur une vieille idée. En 1787, l'officier d'artillerie britannique Henry Shrapnel remarqua que les nouveaux obus explosifs avaient peu d'effet sur les troupes ennemies, car l'explosion se dissipait rapidement avec la distance. Il a amélioré les cartouches en les garnissant d'une couche de balles de mousquet en plomb. L'invention de Shrapnel était beaucoup plus efficace en tant qu'arme antipersonnel, lançant des projectiles mortels à une distance supérieure à celle atteinte par l'explosion. La nouvelle arme a été surnommée «l'obus Shrapnel» et les projectiles métalliques ont été appelés «shrapnel».
Depuis lors, la plupart des obus d'artillerie et des bombes ont été conçus avec un boîtier en métal, qui se désintègre pour produire des fragments, ou avec des éclats d'obus préfabriqués. Spleeters dit que la matrice de fragmentation du Shahed-131 n'a pas été conçue selon les mêmes normes que le reste de l'appareil.
"Les matrices de fragmentation semblent être un ajout ultérieur, avec un ajustement, une finition, un alignement et une qualité médiocres", déclare Spleeters.
Les ingénieurs américains en armement ont amélioré le missile Hellfire original de la même manière. Conçu à l'origine pour lutter contre les chars soviétiques, le Hellfire a été utilisé en Afghanistan et en Irak contre les insurgés à pied et dans des camionnettes. Un manchon de fragmentation a amélioré son efficacité contre le personnel et les véhicules légers.
Les cubes métalliques du Shahed-131 mesurent environ un demi-pouce de côté. C'est beaucoup plus gros que les éclats d'obus antipersonnel et suggère qu'ils sont destinés à infliger des dégâts à des cibles plus grandes et plus importantes, telles que des machines électriques.
Il y a 18 charges de forme plus petite autour de la circonférence de l'ogive pour générer un effet anti-blindage radial secondaire
Enfin, la nouvelle ogive comporte également 18 ovales métalliques peu profonds disposés en rangées autour de l'extérieur ; Spleeters a refusé de commenter le métal spécifique à l'intérieur, mais les ogives sont généralement constituées de métaux très denses comme le tungstène ou le tantale. Ceux-ci ressemblent à l'élément HEAT, mais sont légèrement différents. Lorsque l'ogive explose, plutôt que d'être déformée en un jet étroit, chaque lentille est compactée en une limace aérodynamique connue sous le nom de «projectile à formation explosive» (EFP) et projetée vers l'extérieur à grande vitesse.
Alors que le jet d'une charge creuse ne parcourt que quelques mètres, les EFP conservent leur efficacité sur des dizaines ou des centaines de mètres. Un EFP a un diamètre plus grand qu'un jet à charge creuse, et bien qu'il ait moins de pouvoir de pénétration, il peut faire plus de dégâts car il laisse un plus grand trou. Les EFP sont rarement vus dans les ogives modernes, mais sont efficaces dans des rôles de niche où une pénétration maximale n'est pas nécessaire. Par exemple, les obus d'artillerie BONUS de fabrication suédoise fournis à l'Ukraine libèrent chacun deux sous-munitions EFP, qui scannent le sol à la recherche de véhicules. Lorsqu'une sous-munition en localise une, elle tire son EFP vers le bas à travers la mince armure supérieure, profitant de la plus grande portée de l'EFP.
L'Iran a une expérience considérable dans la conception d'EFP. Lorsque les forces américaines en Irak ont déployé des véhicules protégés contre les embuscades résistants aux mines avec des dessous renforcés pour les protéger des mines enterrées, les Iraniens ont commencé à fournir aux insurgés des mines EFP, qui attendaient sur la route et tiraient latéralement sur les véhicules qui passaient.
Les 18 EFP du Shahed-131 produisent une destruction à 360 degrés, rayonnant vers l'extérieur depuis l'ogive. Des arrangements similaires apparaissent dans les missiles anti-navires, y compris le Kormoran et le YJ-8 chinois, l'idée étant que le missile explose à l'intérieur d'un navire, et les EFP perforent les cloisons, trouant éventuellement le navire, faisant des victimes ou faisant exploser du carburant stocké ou munition.
Le dispositif de sécurité et d'armement contient également un détonateur
Les multiples modes d'attaque rendent le Shahed-131 très efficace contre les transformateurs électriques, les sous-stations et les appareils de commutation.
L'explosion endommage les machines, rompt les connexions et fait tomber les fils; c'est peut-être l'aspect le plus visible, mais le moins significatif. La charge creuse percera tout ce qui se trouve devant le Shahed, mais à moins qu'elle n'atteigne le bon endroit, cela peut également avoir peu d'effet. Les éclats d'obus et les EFP infligeront la plupart des dégâts, déchirant les machines et laissant une traînée de métal tordu, qui ne peut pas être simplement réparée.
« Sa conception semble servir l'objectif pour lequel il est fréquemment utilisé en Ukraine : cibler les infrastructures énergétiques, tout en entravant les efforts de réparation », déclare Spleeters.
Spleeters n'a pas pu dire quelle partie de l'ogive était la conception originale et combien elle a été personnalisée pour cette mission spécifique, au-delà de noter que la matrice de fragmentation brute semble avoir été ajoutée par la suite.
"Nous n'avons actuellement pas d'échantillon assez grand pour pouvoir dire qu'il y a une ogive de base, puis des modifications", dit-il.
Une équipe ukrainienne, qui a examiné un Shahed-131 en septembre, a signalé un manchon de fragmentation, mais pas d'EFP ni de charge creuse. Spleeters note également qu'il peut également exister une version sans la matrice de fragmentation ni les EFP, mais avec uniquement la charge creuse orientée vers l'avant. Et CAR a déjà vu une autre version du Shahed-131, qui avait une ogive avec un boîtier en métal épais et un fusible retardé. Il s'agissait de la version anti-structure, suffisamment robuste pour pénétrer un mur avant d'exploser à l'intérieur.
Les plats à emporter
Les drones d'attaque unidirectionnels Shahed sont bon marché et la Russie en achèterait des milliers. Ajuster l'ogive peut les rendre beaucoup plus efficaces contre des cibles spécifiques, telles que des bâtiments, des personnes, des chars ou des infrastructures.
Toutes les photos : recherche sur l'armement dans les conflits
2023-02_Conflict Armament Research_Ogives de drones iraniens polyvalentes utilisées en Ukraine :
Article original en Anglais : Russia is bombarding Ukraine’s electricity infrastructure with hundreds of one-way attack drones in an attempt to shut down the power grid and freeze Kyiv into submission. Investigators who took apart one of the Shahed-131 drones supplied by Iran—the Russians have rebranded it as Geran-1 —discovered a surprisingly sophisticated, multifunctional warhead.
“This multipurpose warhead was designed to ensure maximum damage to targets such as critical infrastructure, while also having a significant impact on the ability to undertake quick repair efforts,” according to a new report this month from investigators at Conflict Armament Research (CAR), a U.K.-based non-governmental organization that “identifies and tracks conventional weapons and ammunition in contemporary armed conflicts.”
The warhead is a cylinder approximately 50 centimeters long and 16 centimeters wide
The report is based on a January 2023 field investigation that documented the warhead of an Iranian Shahed-131 single-use unmanned aerial vehicle (UAV). According to CAR, “this is the first time that analysis of these warheads has been released in the public domain.”
Damien Spleeters, deputy director of operations at CAR, was careful to tell Popular Mechanics that the organization is not certain the warhead was specifically designed to destroy electricity distribution gear, but that it was highly effective in this role.
Right now, we can only say we have seen different types of warhead designed to serve different targets,” Spleeters says.
The version examined—a warhead approximately 5 ½ inches in diameter and 20 inches long—is a complex engine of destruction with no less than four different lethal mechanisms. Between them, they create a variety of effects to ensure maximum damage.
https://www.uasvision.com/2023/03/27/multipurpose-iranian-drone-warheads-used-in-ukraine/
The most obvious component is the high-explosive core (Spleeters declined to comment on the specific type of explosive used). On their own, explosives are not a great weapon (for reasons we’ll get into below), but they are unrivaled in damaging buildings and other structures. Shockwaves can flatten walls, rather than just pockmarking them. The Shahed-131 warhead, while a fraction of the size of a cruise missile, is still powerful enough to demolish a small building.
The nose of the warhead is a hollow copper cone set into the explosive, the open end pointing forward. This is a shaped charge, referred to in military circles as “HEAT,” short for “High-Explosive Anti-Tank.” When the warhead detonates, the thin copper is blasted inward, focusing it into a narrow, high-speed jet of metal, capable of punching through steel. This jet travels at several miles per second: it is the fastest thing on Earth outside of a particle accelerator.
“When the warhead detonates, the thin copper is blasted inward, focusing it into a narrow, high-speed jet of metal … it is the fastest thing on Earth outside of a particle accelerator.”
HEAT warheads are typically used in anti-tank weapons. The U.S. Hellfire missile, which has a similar-sized warhead to the Shahed, can penetrate over 30 inches of armor plate and destroy the heaviest tank. This type of warhead is much less effective against bunkers and buildings, as the narrow jet will injure the occupants of one room with high-speed fragments but has little effect otherwise.
There are two pre-serrated fragmentation matrixes, each made of 11 layers of fragmentation cubes, around the forward and rear sections of the warhead; these matrixes are designed to generate an additional radial fragmentation effect for soft-skin targets
The third element consists of rows of metal cubes packed around the explosive, a new twist on an old idea. Back in 1787, British artillery officer Henry Shrapnel noted that the new, explosive bursting shells had little effect on enemy troops, as the blast quickly dissipated with distance. He upgraded the rounds by packing them with a layer of lead musket balls. Shrapnel’s invention was far more effective as an anti-personnel weapon, throwing lethal projectiles out to a greater distance than the blast reached. The new weapon was dubbed the “Shrapnel shell,” and the metal projectiles were called “shrapnel.”
Since then, most artillery shells and bombs have been designed with a metal case, which disintegrates to produce fragments, or with pre-made shrapnel. Spleeters says the fragmentation matrix in the Shahed-131 was not made to the same standard as the rest of the device.
“The fragmentation matrixes appear to be a later addition, with poor fit, finish, alignment, and quality,” says Spleeters.
U.S. weapon engineers upgraded the original Hellfire missile in a similar fashion. Originally designed to tackle Soviet tanks, the Hellfire was used in Afghanistan and Iraq against insurgents on foot and in pickup trucks. A fragmentation sleeve enhanced its effectiveness against personnel and light vehicles.
The metal cubes in the Shahed-131 are about half-an-inch on a side. This is much bigger than anti-personnel shrapnel, and suggests that they are intended to inflict damage on larger and more substantial targets—such as electrical machinery.
There are 18 smaller-shaped charges around the circumference of the warhead to generate a secondary radial anti-armor effect
Finally, the new warhead also has 18 shallow metal ovals arranged in rows around the outside; Spleeters declined to comment on the specific metal inside, but warheads are typically made of very dense metals like tungsten or tantalum. These resemble the HEAT element, but are subtly different. When the warhead detonates, rather than being deformed into a narrow jet, each lens is compacted into an aerodynamic slug known as an “Explosively Formed Projectile,” (EFP) and thrown outward at high speed.
While the jet from a shaped charge only travels a few meters, EFPs retain their effectiveness for tens or hundreds of meters. An EFP has a larger diameter than a shaped-charge jet, and while it has less penetrating power, it can do more damage because it leaves a bigger hole. EFPs are rarely seen in modern warheads, but are effective in niche roles where maximum penetration is not needed. For example, the Swedish-made BONUS artillery rounds supplied to Ukraine each release two EFP submunitions, which scan the ground below for vehicles. When a submunition locates one, it fires its EFP downward through the thin top armor, taking advantage of the EFP’s greater range.
Iran has considerable experience in EFP design. When U.S. forces in Iraq fielded Mine Resistant Ambush Protected Vehicles with reinforced undersides to protect them from buried mines, the Iranians started supplying insurgents with EFP mines, which waited by the road and fired sideways into passing vehicles.
The Shahed-131’s 18 EFPs produce 360 degrees of destruction, radiating outward from the warhead. Similar arrangements appear in anti-ship missiles, including the Kormoran and the Chinese YJ-8, the idea there being that the missile explodes inside a ship, and the EFPs punch through bulkheads, possibly holing the vessel, causing casualties or detonating stored fuel or ammunition.
The safety and arming device also contains a detonator
The multiple modes of attack make the Shahed-131 highly effective against electrical transformers, substations, and switching apparatuses.
The blast damages machinery, breaks connections, and brings down wires; it may be the most visible, but least significant, aspect. The shaped charge will drill through anything in front of the Shahed, but unless it hits the right spot, this too may have little effect. The shrapnel and EFPs will inflict most of the damage, ripping through machinery and leaving a trail of twisted metal, which cannot be simply mended.
“Its design appears to serve the purpose for which it is frequently used in Ukraine—to target energy infrastructure, while hindering repair efforts,” says Spleeters.
Spleeters could not say how much of the warhead was the original design, and how much it has been customized for this specific mission, beyond noting that the crude fragmentation matrix looks like it was added afterward.
“We currently don’t have a sample big enough to be able to say there is a basic warhead and then modifications,” he says.
A Ukrainian team, which examined a Shahed-131 in September, reported a fragmentation sleeve, but no EFP or shaped charge. Spleeters also notes that there may also be a version without the fragmentation matrix and EFPs, but with just the forward-facing shaped charge. And CAR has previously seen another version of the Shahed-131, which had a warhead with a thick metal casing and a delayed fuse. This was the anti-structure version, made robust enough to penetrate a wall before exploding inside.
The Takeaway
Shahed one-way attack drones are cheap, and Russia is reportedly acquiring thousands of them. Tweaking the warhead may make them significantly more effective against specific targets, such as buildings, people, tanks, or infrastructure.
All photos: Conflict Armament Research
2023-02_Conflict Armament Research_Multipurpose Iranian drone warheads used in Ukraine :
https://storymaps.arcgis.com/stories/f5070c1d8ff8451c9a99138a3b70232d
Sources: Conflict Armament Research; Popular Mechanics;
Survey Copter (Airbus)
2023-03-28 – Air & Cosmos - SOFINS : Survey Copter (Airbus) présente son nouveau drone CAPA-X
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/03/28, 411 mots
Résumé : Survey Copter présente son nouveau drone VTOL CAPA X, présenté comme un « couteau suisse » des forces spéciales
A l'occasion du salon sur les forces spéciales SOFINS 2023, Survey Copter, une filiale d'Airbus, a présenté son tout nouveau drone tactique CAPA-X. Ce dernier est multi-missions, modulable et dispose d'une capacité de décollage et atterrissage vertical mais aussi de survol stationnaire. En fonction des capteurs emportés, il peut effectuer des missions de reconnaissance, SIGINT, de transport léger, etc.
Un nouveau drone
Ce 28 mars, lors du salon sur les forces spéciales SOFINS à Bordeaux, Survey Copter (une filiale d'Airbus) a dévoilé son tout nouveau drone tactique CAPA-X. Il s'agit d'un drone multi-missions et modulable en fonction des besoins de la mission : propulsion principale pour les décollage et atterrissage horizontaux, avec une possibilité d'ajouter un second système de propulsion pour les décollages et atterrissage verticaux. Si le système de propulsion horizontal est installé, le drone dispose d'une capacité de vol stationnaire.
Il faut aussi ajouter une possibilité de changer la longueur des ailes en fonction des caractéristiques des missions :
ailes longues pour des missions de longue endurance et une précision accrue avec une capacité de décollage et atterrissage verticale ou horizontale
ailes courtes pour des missions rapides et de longue endurance mais seulement en atterrissage et décollage vertical
L'appareil est dirigé grâce à une caméra électro-optique et infrarouge. Il comprend aussi une petite soute pouvant accueillir :
un radar qui, avec la caméra, permet la prise de renseignements, la détection, la surveillance et l'évaluation des cibles
du matériel de renseignement électromagnétique (SIGINT) pour la détection et localisation de systèmes émetteurs
un relai de communication permettant de créer ou d'améliorer l’interconnexion des forces engagées
emport d'une cargaison largable pour les missions de ravitaillement, de secours, etc.
Enfin, le CAPA-X est dévoilé dans une optique militaire mais son utilisation peut aussi servir l'intérêt public pour l'inspection, la sécurité et la surveillance d'infrastructures sensibles.
https://twitter.com/i/status/1640685266540146689
Données techniques
Altitude maximale : 3.000 mètres
Vitesse : 150 km/h (max), 0 km/h (min avec le système de propulsion horizontal)
Capacité de transport : supérieure à 10 kg
Et bien d'autres choses à voir !
Le stand d'Airbus à SOFINS présente aussi d'autres matériels tels que ;
L'hélicoptère de transport moyen NH-90 (échelle 1) en configuration commando
L'hélicoptère de transport H160M Guepard (échelle 1)
Un système de communication Ranger 1800
Ou, comme démontré dans le tweet ci-dessous, le système satellite OneWeb, permettant un accès internet à haut débit
2023-03-29 – Zone Militaire - Le français Survey Copter a développé un concept de drone modulaire multimissions
Zone Militaire, http://www.opex360.com, 2023/03/29
PAR LAURENT LAGNEAU
Résumé : Survey Copter présente son nouveau drone VTOL CAPA X, présenté comme un « couteau suisse » des forces spéciales
Déjà retenu par la Direction générale de l’armement [DGA] au titre du programme SMD-M [Systèmes de mini-drones aériens embarqués], lancé pour répondre aux besoins de la Marine nationale, le français Survey Copter, filiale d’Airbus, a profité du salon SOFINS 2023, dédié aux forces spéciales, pour présenter un concept de drone tactique modulaire appelé CAPA-X.
Avec ce concept, on dispose de plusieurs drones en un. En effet, pouvant effectuer des décollages et des atterrissages verticaux [VTOL] ou décoller depuis une piste courte [HTOL], le CAPA-X peut utiliser des ailes courtes ou longues en fonction des besoins [vol stationnaire, autonomie plus longue, vitesse plus élevée]. Selon les données techniques fournies par Survey Copter, il a la capacité de voler à 3000 mètres d’atitude, à vitesse maximale de 150 km/h.
https://youtu.be/_Vlw863KUNE
Mais l’un des atouts de ce drone tactique tient à la possibilité de changer sa charge utile d’au moins 10 kg – laquelle prend place dans une soute – selon les missions qu’il aura à accomplir. Celles-ci vont du vol ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] à la livraison de fret en passant par la désignation de cible et la guerre électronique, ou encore par l’évaluation des dommages après une frappe. Le CAPA-X peut également servir de relais de communication.
Cette charge utile est complétée par une caméra électro-optique infrarouge.
Enfin, le CAPA-X peut évoluer tout aussi bien dans des environnements terrestres que maritimes. Ainsi, sa configuration VTOL permet d’envisager de le déployer à bord de navires que ce soit pour des missions de surveillance ou créer un noeud de communication sécurisé entre plusieurs unités d’une force navale.
En tout cas, pour Survey Copter, cet appareil modulaire « répond à un besoin d’un « système de drones flexible et facilement adaptable en termes de missions, de configurations, de règles de navigabilité et de souveraineté ».
TU Delft
2023-03-27 – UAS Vision - Microphones as Airspeed Sensors for Unmanned Aerial Vehicles
Microphones comme capteurs de vitesse pour les véhicules aériens sans pilote
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/27
Résumé : Des chercheurs de la Faculté de génie aérospatial, Université de technologie de Delft, Kluyverweg 1, 2629 HS Delft, Pays-Bas ont récemment publié un article proposant un instrument de vitesse utilisant des microphones comme capteurs de vitesse.
Article traduit en Français : Des chercheurs de la Faculté de génie aérospatial, Université de technologie de Delft, Kluyverweg 1, 2629 HS Delft, Pays-Bas ont récemment publié un article proposant un instrument de vitesse utilisant des microphones comme capteurs de vitesse.
Abstrait
Cet article propose une nouvelle conception d'un instrument de vitesse anémométrique destiné aux petits véhicules aériens sans pilote à voilure fixe. Le principe de fonctionnement consiste à relier les spectres de puissance des fluctuations de pression de paroi sous la couche limite turbulente présente sur le corps du véhicule en vol à sa vitesse.
L'instrument se compose de deux microphones; un encastré sur le cône de nez du véhicule, qui capture le pseudo-son causé par la couche limite turbulente, et un microcontrôleur qui traite les signaux et calcule la vitesse anémométrique.
Un réseau de neurones monocouche à anticipation est utilisé pour prédire la vitesse anémométrique en fonction des spectres de puissance des signaux des microphones. Le réseau de neurones est formé à l'aide de données obtenues à partir d'expériences en soufflerie et en vol. Plusieurs réseaux de neurones ont été formés et validés en utilisant uniquement des données de vol, le meilleur atteignant une erreur d'approximation moyenne de 0,043 m/s et un écart type de 1,039 m/s.
L'angle d'attaque a un impact significatif sur la mesure, mais si l'angle d'attaque est connu, la vitesse anémométrique peut toujours être prédite avec succès pour une large gamme d'angles d'attaque.
L'offre complète est accessible ici.
2023-03_Capteurs MDPI_Microphones comme capteurs de vitesse pour les véhicules aériens sans pilote
Article original en Anglais : Researchers at the Faculty of Aerospace Engineering, Delft University of Technology, Kluyverweg 1, 2629 HS Delft, The Netherlands have recently published a paper proposing an airspeed instrument using microphones as airspeed sensors.
Abstract
This paper puts forward a novel design for an airspeed instrument aimed at small fixed-wing tail-sitter unmanned aerial vehicles. The working principle is to relate the power spectra of the wall-pressure fluctuations beneath the turbulent boundary layer present over the vehicle’s body in flight to its airspeed.
The instrument consists of two microphones; one flush-mounted on the vehicle’s nose cone, which captures the pseudo-sound caused by the turbulent boundary layer, and a micro-controller that processes the signals and computes the airspeed.
A feed-forward single-layer neural network is used to predict the airspeed based on the power spectra of the microphones’ signals. The neural network is trained using data obtained from wind tunnel and flight experiments. Several neural networks were trained and validated using only flight data, with the best one achieving a mean approximation error of 0.043 m/s and having a standard deviation of 1.039 m/s.
The angle of attack has a significant impact on the measurement, but if the angle of attack is known, the airspeed could still be successfully predicted for a wide range of angles of attack.
The complete oaer can be accessed here.
2023-03_Sensors MDPI_Microphones as Airspeed Sensors for Unmanned Aerial Vehicles
https://www.mdpi.com/1424-8220/23/5/2463/htm
Source: MDPI
Turkish Aerospace Industries (TAI)
2023-03-20 – UAS Vision - Angola Buys Aksungur Combat Drone from Turkey
L'Angola achète un drone de combat Aksungur à la Turquie
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/20
Résumé : L'Angola a récemment acheté le drone de combat Aksungur à la Turquie, une décision qui ne manquera pas de renforcer les capacités de défense du pays.
Article traduit en Français : L'Angola a récemment acheté le drone de combat Aksungur à la Turquie, une décision qui ne manquera pas de renforcer les capacités de défense du pays.
L'Angola sera le nouvel utilisateur du véhicule aérien armé sans pilote (UCAV) AKSUNGUR, développé par la Turquie, a déclaré Ömer Yıldız, directeur général adjoint de TUSAŞ UAV Systems à CNN TÜRK la semaine dernière. Il a également déclaré que 8 drones AKSUNGUR ont été produits jusqu'à présent.
Ce véhicule aérien sans pilote (UAV) Aksungur à la pointe de la technologie a été spécialement conçu dans le but de fournir une surveillance et une reconnaissance aériennes, ainsi que la possibilité de mener des frappes ciblées.
En 2021, le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré que l'Angola avait demandé à acquérir des drones de combat de fabrication turque. La demande initiale de l'Angola pour des véhicules aériens sans pilote (UAV) et des véhicules aériens de combat sans pilote (UCAV) a été faite lors de la visite du président Joao Lourenco en Turquie en août.
"Au cours des 19 dernières années, la Turquie a pris de nombreuses mesures dans le domaine de l'industrie de la défense, qui ont également attiré l'attention de l'Angola",
Erdoğan a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec Lourenço dans la capitale Luanda.
Erdoğan a souligné à l'époque que son pays était prêt à fournir à la nation sud-africaine toutes sortes de soutiens. Il a souligné que la Turquie continuerait à soutenir l'Angola dans sa lutte contre le terrorisme.
L'année dernière, le gouvernement angolais a annoncé qu'il dépenserait plus de 93 millions de dollars américains pour des drones turcs, dans le cadre de divers accords de coopération dans le domaine de la défense et de la sécurité. Un contrat a ensuite été signé entre la société publique angolaise SIMPORTEX et Turkish Aerospace.
Conçu par Turkish Aerospace International (TAI), Aksungur est un drone à moyenne altitude et longue endurance (MALE) avec une capacité de charge utile élevée, ce qui en fait une plate-forme idéale pour les opérations ISR et d'attaque. Le drone Aksungur est une variante du drone Anka de TAI. L'avion sans pilote à voilure fixe présente une configuration à double flèche. Il a une longueur de 12,5 m, une hauteur de 3,1 m et une envergure de 24,2 m.
Le drone Aksungur peut être configuré en trois variantes de mission différentes, y compris les versions de surveillance et de reconnaissance, d'attaque au sol et de patrouille maritime. Il est livré avec trois options de charge utile différentes intégrant des caméras électro-optiques (EO) / infrarouges (IR) / désignateur laser (LD) / télémètre laser (LRF), radar à synthèse d'ouverture (SAR) / indication de cible mobile au sol-synthétique inverse capteurs radar à ouverture (GMTI-ISAR) et une variété d'armes air-sol.
L'Aksungur est équipé d'un large éventail de fonctionnalités avancées, notamment une couverture de caméra à 360 degrés, une portée allant jusqu'à 150 km et une vitesse maximale de 180 km/h. Il est également capable de transporter une gamme de charges utiles, telles que des missiles, des bombes et d'autres armes. Compte tenu des capacités impressionnantes de l'Aksungur, il n'est pas étonnant que l'Angola l'ait choisi pour renforcer ses capacités de défense.
Chaque aile est équipée de trois points durs, capables de supporter un poids maximum de 500 kg. Les charges utiles d'armes transportées par l'UAV sont TEBER-81 (Mk-81 à guidage laser), TEBER-82 (Mk-82 à guidage laser), L-UMTAS, MAM-L (variante de missile guidé L-UMTAS), Cirit , MAM-C (variante de missile guidé Cirit), HGK-3 (kit de guidage de précision), KGK (82) (kit de guidage assisté par aile) et des bombes de petit diamètre.
L'achat de l'Aksungur à la Turquie est une étape importante pour l'Angola. Le pays a une longue histoire de conflits et d'instabilité, ce qui rend essentiel pour eux d'avoir une défense solide. Avec l'ajout de l'Aksungur, l'Angola dispose désormais d'un système d'armes avancé pour protéger ses citoyens et ses biens.
L'Aksungur est également une solution rentable pour les pays dont les budgets de défense sont limités, ce qui en fait une option intéressante. De plus, étant donné que l'Aksungur est un produit de la Turquie, l'Angola bénéficiera également de l'expertise technologique et de l'expérience des forces militaires turques.
L'Aksungur est également sûr d'être un atout inestimable pour les forces militaires angolaises. Ses fonctionnalités avancées le rendent idéal pour une gamme de missions de défense, telles que la reconnaissance, la surveillance et les frappes ciblées. Il est également équipé d'un système de reconnaissance automatique des cibles, lui permettant de détecter et d'identifier les menaces potentielles. De plus, l'Aksungur est très maniable, ce qui le rend bien adapté aux opérations aériennes. En tant que tel, l'Aksungur est sûr d'être un atout précieux pour les forces militaires angolaises.
L'achat par l'Angola du drone de combat Aksungur à la Turquie est une décision stratégique qui renforcera les capacités de défense du pays. Ce drone à la pointe de la technologie est équipé d'une gamme de fonctionnalités avancées, ce qui en fait un outil idéal pour la surveillance et les frappes ciblées. C'est également une solution rentable pour les pays dont les budgets de défense sont limités.
Pendant ce temps, l'Algérie a été signalée pour la première fois comme le premier client à l'exportation à utiliser le véhicule aérien sans pilote (UAV) Aksungur en Afrique du Nord après avoir commandé six des drones à la Turquie.
Cependant, l'Algérie a peut-être choisi plus tard de se procurer l'Anka-S + dans l'intervalle, car la nation nord-africaine a commandé dix drones Anka-S, tandis que le Tchad, un autre pays africain, a commandé deux unités de ce type. Pour cette raison, TAI augmente rapidement la capacité de la ligne de production ANKA.
Article original en Anglais : Angola has recently purchased the Aksungur combat drone from Turkey, a move that is sure to bolster the country’s defense capabilities.
Angola will be the new user of AKSUNGUR Armed Unmanned Aerial Vehicle (UCAV), developed by Turkey, Ömer Yıldız, Deputy General Manager of TUSAŞ UAV Systems said this to CNN TÜRK last week. He also stated that 8 AKSUNGUR UAVs have been produced so far.
This state-of-the-art Aksungur unmanned aerial vehicle (UAV) has been specifically designed for the purpose of providing aerial surveillance and reconnaissance, as well as the potential to carry out targeted strikes.
In 2021, President Recep Tayyip Erdoğan said that Angola requested to acquire Turkish-made combat drones. Angola’s initial request for unmanned aerial vehicles (UAVs) and unmanned combat aerial vehicles (UCAVs) was made during President Joao Lourenco’s visit to Turkey in August.
“In the last 19 years, Turkey has taken many steps in the field of the defense industry, which also struck Angola’s attention,”
Erdoğan told a joint news conference with Lourenco in the capital Luanda.
Erdoğan stressed at the time that his country was ready to provide the southern African nation with all kinds of support. He underlined that Turkey would continue to support Angola in its fight against terrorism.
Last year, the Angolan Government announced that it will spend more than US$93 million on Turkish drones, as part of various cooperation agreements in the field of defense and security. A contract was later signed between Angola’s public company SIMPORTEX and Turkish Aerospace.
Designed by Turkish Aerospace International (TAI), Aksungur is a medium altitude, long-endurance (MALE) UAV with a high payload capacity, which makes it an ideal platform for ISR and attack operations. The Aksungur UAV is a variant of TAI’s Anka UAV. The fixed-wing unmanned aircraft features a twin-boom configuration. It has a length of 12.5m, a height of 3.1m and a wingspan of 24.2m.
The Aksungur UAV can be configured into three different mission variants, including surveillance and reconnaissance, ground attack, and maritime patrol versions. It comes with three different payload options integrating electro-optical (EO) / infra-red (IR) / laser designator (LD) / laser range finder (LRF) cameras, Synthetic Aperture Radar (SAR) / ground moving target indication-inverse synthetic aperture radar (GMTI-ISAR) sensors, and a variety of air-to-ground weapons.
The Aksungur is equipped with a wide range of advanced features, including 360-degree camera coverage, a range of up to 150 km, and a maximum speed of 180 km/h. It is also capable of carrying a range of payloads, such as missiles, bombs, and other weapons. Given the Aksungur’s impressive capabilities, it is no wonder that Angola has chosen it to bolster its defense capabilities.
Each wing is fitted with three hard points, capable of holding a maximum weight of 500kg. The weapon payloads carried by the UAV are TEBER-81 (laser-guided Mk-81), TEBER-82 (laser-guided Mk-82), L-UMTAS, MAM-L (L-UMTAS guided-missile variant), Cirit, MAM-C (Cirit guided-missile variant), HGK-3 (precision guidance kit), KGK (82) (wing assisted guidance kit) and small diameter bombs.
The purchase of the Aksungur from Turkey is an important step forward for Angola. The country has a long history of conflict and instability, making it essential for them to have a strong defence. With the addition of the Aksungur, Angola now has an advanced weapon system to protect its citizens and assets.
The Aksungur is also a cost-effective solution for countries with limited defense budgets, making it an attractive option. Furthermore, given that the Aksungur is a product of Turkey, Angola will also benefit from the technological expertise and experience of the Turkish military forces.
The Aksungur is also sure to be an invaluable asset for Angola’s military forces. Its advanced features make it ideal for a range of defense missions, such as reconnaissance, surveillance, and targeted strikes. It is also equipped with an automatic target recognition system, allowing it to detect and identify potential threats. Furthermore, the Aksungur is highly maneuverable, making it well-suited for aerial operations. As such, the Aksungur is sure to be a valuable asset for Angola’s military forces.
Angola’s purchase of the Aksungur combat drone from Turkey is a strategic move that will bolster the country’s defense capabilities. This state-of-the-art UAV is equipped with a range of advanced features, making it an ideal tool for both surveillance and targeted strikes. It is also a cost-effective solution for countries with limited defense budgets.
Meanwhile, Algeria was first reported to be the first export customer to use Aksungur unmanned aerial vehicle (UAV) in North Africa after it ordered six of the drones from Turkey.
Although, Algeria may have later opted to procure the Anka-S+ in the interim, as the North African nation ordered ten Anka-S drones, while Chad another African country ordered two units of the type. For this reason, TAI is rapidly increasing the capacity of the ANKA production line.
2023-03-22 – Daily Sabah - Türkiye reveals its 1st flying-wing unmanned fighter Anka-3
Türkiye dévoile son 1er chasseur sans pilote à aile volante Anka-3
Daily Sabah, https://www.dailysabah.com, 2023/03/22
Résumé : Pour la première fois, Turkish Aerospace Industries (TAI) a révélé l'avenir technique du premier avion de combat furtif sans pilote à aile volante de Türkiye, Anka-3. La plate-forme à la pointe de la technologie devrait effectuer son vol inaugural cette année.
Article traduit en Français : Pour la première fois, Turkish Aerospace Industries (TAI) a révélé l'avenir technique du premier avion de combat furtif sans pilote à aile volante de Türkiye, Anka-3. La plate-forme à la pointe de la technologie devrait effectuer son vol inaugural cette année.
Les caractéristiques de l'avion de chasse sans pilote et une photo de l'avion ont été révélées dans le cadre du sommet de deux jours sur le radar militaire et la sécurité des frontières (MRBS) qui s'est tenu à Ankara.
Lors de l'événement, le directeur général de TAI, Temel Kotil, a déclaré que le système d'avion de combat sans pilote Anka-3 se prépare actuellement pour son vol inaugural.
"Nous comptons les jours avant le vol d'Anka 3", a-t-il déclaré.
L'Anka-3 aura la même architecture avionique et les mêmes stations de contrôle au sol que les véhicules aériens de combat sans pilote (UCAV) Anka et Anka-2, également développés par TAI.
De plus, le système Anka-3 a une faible visibilité radar, ce qui lui permet de fonctionner secrètement sans être détecté. Il dispose également d'une capacité de transfert à grande vitesse, permettant un déploiement rapide dans des zones éloignées. Avec une masse maximale au décollage de 6 500 kilogrammes (14 330,1 livres) et une capacité de charge pratique de 1 200 kg, il peut transporter une large gamme de charges utiles.
L'Anka-3 peut voler à une altitude de service de 40 000 pieds et supporter jusqu'à 10 heures de vol à 30 000 pieds. Il peut voyager à 250 nœuds/0,42 m à 30 000 pieds, tandis que sa vitesse maximale atteint 425 nœuds/0,7 m à la même altitude. Le système dispose également de capacités LoS/BLOS (Satellite Control), permettant une communication et un contrôle efficaces.
Il propose une gamme de descriptions de poste, y compris les missions air-sol de suppression et de destruction des défenses aériennes ennemies (SEAD/DEAD), IGK (Intelligence-Reconnaissance-Observation) et la guerre électronique (EW).
En plus de ses stations d'armes internes, Anka-3 dispose également d'armes externes. Parmi les armes pouvant être attachées aux stations extérieures figurent des bombes à usage général avec des kits de guidage TEBER-82 et TEBER-81.
Avec un poids d'environ 7 tonnes, Anka-3 devrait être équipé d'un AI-322 ou d'un turbosoufflante équivalent, garantissant des performances et une fiabilité élevées.
Article original en Anglais :
For the first time, Turkish Aerospace Industries (TAI) has revealed the technical futures of Türkiye’s first flying-wing, deep-strike stealth unmanned fighter jet, Anka-3. The state-of-the-art platform is expected to make its maiden flight this year.
The features of the unmanned fighter jet and a photo of the aircraft were revealed as part of the two-day Military Radar and Border Security (MRBS) Summit held in Ankara.
At the event, TAI General Manager Temel Kotil stated that the Anka-3 Unmanned Combat Aircraft System is now preparing for its maiden flight.
“We are counting the days to the flight of Anka 3,” he said.
The Anka-3 will have the same avionic architecture and ground control stations as Anka and Anka-2 unmanned combat aerial vehicles (UCAVs), also developed by TAI.
Additionally, the Anka-3 system has low radar visibility, enabling it to operate covertly without detection. It also has a high-speed transfer capability, allowing quick deployment to remote areas. With a maximum takeoff weight of 6,500 kilograms (14,330.1 pounds) and a practical load capacity of 1,200kg, it can carry a wide range of payloads.
The Anka-3 can fly at a service altitude of 40,000 feet and withstand flight for up to 10 hours at 30,000 feet. It can travel at 250kts/0.42M at 30,000 feet, while its maximum speed reaches 425kts/0.7M at the same altitude. The system also features LoS/BLOS (Satellite Control) capabilities, allowing for efficient communication and control.
It boasts a range of job descriptions, including air-ground Suppression and Destruction of Enemy Air Defenses (SEAD/DEAD) missions, IGK (Intelligence-Reconnaissance-Observation) and electronic warfare (EW).
In addition to its internal weapon stations, Anka-3 also features external weapons. Among the weapons that can be attached to the outer stations are general-purpose bombs with TEBER-82 and TEBER-81 guidance kits.
With a weight of around 7 tons, Anka-3 is expected to be equipped with an AI-322 or an equivalent turbofan engine, ensuring high performance and reliability.
2023-03-24 – Air et Cosmos - Turkish Aerospace présente l’avancement de ses projets
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/03/24, 953 mots
Résumé : Présentation du nouvel avion de 5ème génération turc, le MMU, du Hürjet et du ATAK II.
L’année 2023 est une année très importante pour la Turquie. Le pays célèbre les 100 ans de sa fondation par le Traité de Lausanne ainsi que, le 18 mars de cette même année, le 108e anniversaire du début de la bataille des Dardanelles ; épisode de la Première Guerre mondiale où il sortit victorieux face aux forces britanniques et françaises. L’avionneur Turkish Aerospace (TUSAŞ / TAI) profite de ces évènements marquants, ainsi que de son cinquantenaire, afin de présenter l’avancement de ses projets en cours de développement à la presse.
Présentation et premier roulage du MMU
Le TAI TF-X ou MMU (Milli Muharip Uçak, ou avion de combat national) est un avion de chasse biréacteur développé par Turkish Aerospace depuis 2011, et dont les travaux de conception ont commencé en 2016. Le développement de l’appareil a été accéléré par l’industriel basé à Ankara à la suite de l’exclusion de la Turquie du programme F-35 en 2019. Ainsi, en plus d’être le remplaçant à courte échéance des F-4 Phantom II de l’Armée de l’air turque (Türk Hava Kuvvetleri) et des F-16C/D à plus long terme, le MMU se veut être une alternative au F-35 américain qui ne peut être acquis par la Turquie depuis l’intégration dans ses forces de systèmes antiaériens S-400 Trioumf. L’avion de chasse, conçu pour être furtif (emport de munitions en soutes, géométrie spécifique), sera dans ses premiers standards un appareil de « génération 4.5 » capable d’évoluer vers la « 5e génération » une fois les technologies de fusion de données et de combat en réseau intégrées.
Le premier exemplaire du démonstrateur du MMU sur la ligne d’assemblage. © Turkish Aerospace
Quelques mois plus tard, le 16 mars 2023, et avant toute présentation préalable à la presse, ce même appareil est surpris par l’objectif de journalistes du média spécialisé dans l’industrie de défense turque SavunmaSanayiST.com. Il effectuait alors ses premiers essais de roulage à la force de ses deux réacteur General Electric F110-GE-129. Le chef de la Présidence des industries de la défense turque (SSB) Ismail Demir annoncera le lendemain sur Twitter le succès de l’opération et publiera des photos rapprochées de l’appareil, dédicaçant au passage cet évènement à la mémoire des soldats turcs tombés pendant la bataille des Dardanelles.
Premier roulage du Hürjet
Le Hürjet en configuration d’attaque au sol, avec deux bombes guidées HGK-82 et deux missiles air-air Gökdoğan. © Turkish Aerospace
Le Hürjet est un avion de chasse léger (Light Combat Aircraft – LCA) monoréacteur à aile haute, conçu dans le même objectif que le MMU : donner à la Turquie les moyens de son indépendance matérielle. L’appareil biplace est équipé d’un réacteur General Electric F404-GE-102 produisant 79 kN de poussée, lui permettant d’avoir un taux de montée respectable de 39 000 fpm et de transporter jusqu’à presque 3 tonnes d’armement. L’architecture LCA a pour avantage de synthétiser en un seul avion à la fois des missions d’entrainement avancé et des missions de guerre telles que l’attaque au sol rapproché (Close Air Support – CAS) ou la police aérienne / patrouille de combat (Combat Air Patrol – CAP). L’appareil permettra à la Türk Hava Kuvvetleri, en plus de remplacer ses moyens d’entrainement vieillissants, de compter dans ses rangs des appareils peu coûteux à se procurer car produits sur place et qui peuvent réaliser des missions ne nécessitant pas l’emploi d’avions plus onéreux à opérer, car consommant plus de carburant ou du fait de leur âge avancé.
Le premier prototype du Hürjet au roulage, appareil dans la configuration entraînement avancé. © Turkish Aerospace
Le projet Hürjet a été initié en 2017, et l’assemblage de la première cellule a commencé mi-janvier 2022 (un article Air & Cosmos est sorti à cette occasion le 14 février 2022, lien). Le premier essai moteur du prototype intervint le 31 janvier 2023 (article Air & Cosmos traitant de cela : lien). Un peu plus d’un mois plus tard, le 18 mars 2023, ce même prototype destiné à explorer le domaine de vol effectua son premier roulage à la force de son turboréacteur. Bien que Turkish Aerospace ait manifesté à plusieurs reprises depuis plus d’un an sa ferme intention de faire voler pour la première fois son chasseur léger le 18 mars 2023, la confiance du président de Turkish Aerospace semble demeurer intacte. En effet, le Dr Temel Kotil espère un premier vol de l’avion dans les jours qui viennent.
Un hélicoptère et un drone de combat en courte finale
Maquette du TAI ATAK II, présentée au salon Teknofest 2019. © CeeGee
Toujours le 18 mars, Turkish Aerospace a présenté les dernières avancées dans le développement de l’ATAK II, un hélicoptère d’attaque s’inscrivant sur le même segment que le Boeing AH-64 Apache. Programme lancé en 2019, il reprend les bases du TAI T-129 ATAK, dont la conception est issue d’un accord de transfert de technologie entre TUSAŞ et Agusta-Westland. L’hélicoptère sera équipé de deux turbines Motor Sich TV3-117VMA. TUSAŞ a annoncé avoir pris livraison en janvier des deux premiers turbomoteurs faisant partie d’une commande de quatorze unités, dont la livraison a été retardée par la guerre en Ukraine (le motoriste ukrainien est basé à Zaporijjia). Le début de la campagne des essais au sol du prototype, en cours d’assemblage, est prévu dans le mois qui vient.
Le drone Anka-3 semble à première vue furtif, adoptant une architecture analogue au Northrop Grumman X-47N ou au Dassault nEUROn. © Turkish Aerospace / Dr Temel Kotil
Pour clore les présentations de projets, Turkish Aerospace a dévoilé la première photo du drone Anka-3, drone de combat monoréacteur d’architecture type « aile volante ». Nous pouvons imaginer que cet appareil serait capable d’évoluer avec le MMU dans un écosystème commun. Nous pouvons aussi supposer, du fait de son faible encombrement et sa masse réduite, que l’avionneur turc étudie sa possible navalisation sur le TCG Anadolu (LHD, classe Juan Carlos I) à l’instar du Hürjet.
Afin de fêter en bonne et due forme ses 50 ans d’existence, ainsi que les 100 ans de la fondation de la Turquie, Turkish Aerospace espère voir l’ensemble de ces programmes franchir une phase importante de leurs développements respectifs : le premier vol. Par la densité de ce week-end du 18 mars 2023 en termes de présentation d’état d’avancement sur des programmes divers et variés, nous pouvons dire que TUSAŞ est en pleine montée en puissance. Lancé à la fois sur des programmes de développement d’avions d’entraînement et de combat, de drones et d’hélicoptères, l’avionneur turc semble être sur tous les fronts. Il ne nous reste plus qu’à suivre l’évolution de ces programmes dans les prochains mois.
University of Hong Kong
2023-03-24 – UAS Vision - Using Self-Rotation in UAVs to Extend the Sensor Field of View
Utilisation de l'auto-rotation dans les drones pour étendre le champ de vision du capteur
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/24
Résumé : Des chercheurs de Hong Kong ont publié un article démontrant l'utilisation de l'auto-rotation dans les drones pour étendre le champ de vision du capteur (FoV) sans consommer de puissance supplémentaire.
Article traduit en Français : Des chercheurs de Hong Kong ont publié un article démontrant l'utilisation de l'auto-rotation dans les drones pour étendre le champ de vision du capteur (FoV) sans consommer de puissance supplémentaire.
Abstrait
Les véhicules aériens sans équipage (UAV) dépendent fortement des capteurs visuels pour percevoir les obstacles et explorer les environnements. Les UAV actuels sont limités à la fois en termes de capacité de perception et d'efficacité des tâches en raison d'un petit champ de vision du capteur (FoV).
Une solution pourrait être de tirer parti de s pour étendre le FoV du capteur sans consommer de puissance supplémentaire. Ce mécanisme naturel, induit par le contre-couple du moteur du drone, a rarement été exploité par les drones autonomes existants en raison des difficultés de conception et de contrôle dues à une dynamique fortement couplée et non linéaire et des défis de navigation apportés par le self à haut débit. -rotation.
Ici, nous présentons le robot aérien de détection ultra-sous-actionné LiDAR (détection et télémétrie de la lumière) (PULSAR), un drone agile et auto-rotatif dont la position tridimensionnelle est entièrement contrôlée en actionnant un seul moteur pour obtenir la poussée requise et moment. L'utilisation d'un seul actionneur réduit efficacement la perte d'énergie dans les vols motorisés.
Par conséquent, PULSAR consomme 26,7% d'énergie en moins que le quadrirotor de référence avec la même surface totale de disque d'hélice et les mêmes charges utiles avioniques tout en conservant un bon niveau d'agilité. Augmenté d'un capteur LiDAR embarqué, PULSAR peut effectuer une navigation autonome dans des environnements inconnus et détecter des obstacles statiques et dynamiques dans des vues panoramiques sans aucun instrument externe.
Nous rapportons les expériences de PULSAR dans l'exploration de l'environnement et l'évitement d'obstacles dynamique multidirectionnel avec le FoV étendu via l'auto-rotation, ce qui pourrait conduire à une capacité de perception accrue, à l'efficacité des tâches et à la sécurité des vols.
Remerciements
Nous tenons à remercier Y. Ren et G. Lu pour leur aide dans la conception mécanique et les discussions utiles.
Financement : Ce travail a été soutenu par le Hong Kong Research Grants Council (RGC) General Research Fund (GRF) (n° 17206920), le Hong Kong Research Grants Council (RGC) Early Career Scheme (ECS) (n° 27202219) et un don de recherche DJI.
Contributions des auteurs : N.C. et W.X. proposé l'idée initiale de la recherche. N.C. a conçu et fabriqué le prototype de drone, formulé le modèle dynamique avec F.Z. et mis en œuvre tous les modules logiciels du drone avec l'aide de F.K., W.X. et Y.C. Les expériences ont été conçues par N.C. et réalisées par N.C., F.K., W.X., Y.C., D.H. et Y.Q. N.C. et H.L. ont contribué à l'acquisition des données sur un banc d'essai. N.C. a terminé toutes les analyses de données. N.C. et F.Z. a écrit le manuscrit avec les conseils de tous les auteurs. F.Z. financé et supervisé la recherche.
Intérêts concurrents : les auteurs déclarent n'avoir aucun intérêt concurrent.
Disponibilité des données et du matériel : Toutes les données nécessaires pour évaluer les conclusions de l'article sont présentes dans l'article ou les documents supplémentaires et dans une base de données en ligne (60).
Les fichiers de conception et le code source sont également disponibles sur GitHub à https://github.com/hku-mars/PULSAR.
Article original en Anglais : Researchers in Hong Kong have published a paper demonstrating the utilization of self-rotation in UAVs to extend the sensor field of view (FoV) without consuming extra power.
Abstract
Uncrewed aerial vehicles (UAVs) rely heavily on visual sensors to perceive obstacles and explore environments. Current UAVs are limited in both perception capability and task efficiency because of a small sensor field of view (FoV).
One solution could be to leverage s to extend the sensor FoV without consuming extra power. This natural mechanism, induced by the counter-torque of the UAV motor, has rarely been exploited by existing autonomous UAVs because of the difficulties in design and control due to highly coupled and nonlinear dynamics and the challenges in navigation brought by the high-rate self-rotation.
Here, we present powered-flying ultra-underactuated LiDAR (light detection and ranging) sensing aerial robot (PULSAR), an agile and self-rotating UAV whose three-dimensional position is fully controlled by actuating only one motor to obtain the required thrust and moment. The use of a single actuator effectively reduces the energy loss in powered flights.
Consequently, PULSAR consumes 26.7% less power than the benchmarked quadrotor with the same total propeller disk area and avionic payloads while retaining a good level of agility. Augmented by an onboard LiDAR sensor, PULSAR can perform autonomous navigation in unknown environments and detect both static and dynamic obstacles in panoramic views without any external instruments.
We report the experiments of PULSAR in environment exploration and multidirectional dynamic obstacle avoidance with the extended FoV via self-rotation, which could lead to increased perception capability, task efficiency, and flight safety.
Acknowledgments
We would like to thank Y. Ren and G. Lu for help with the mechanical design and helpful discussions.
Funding: This work was supported by the Hong Kong Research Grants Council (RGC) General Research Fund (GRF) (no. 17206920), the Hong Kong Research Grants Council (RGC) Early Career Scheme (ECS) (no. 27202219), and a DJI research donation.
Author contributions: N.C. and W.X. proposed the initial idea of the research. N.C. designed and manufactured the UAV prototype, formulated the dynamic model with F.Z., and implemented all software modules for the UAV with the help of F.K., W.X., and Y.C. The experiments were designed by N.C. and performed by N.C., F.K., W.X., Y.C., D.H., and Y.Q. N.C. and H.L. contributed to the data acquisition on a test stand. N.C. finished all data analyses. N.C. and F.Z. wrote the manuscript with the advice of all authors. F.Z. provided funding and supervised the research.
Competing interests: The authors declare that they have no competing interests.
Data and materials availability: All data needed to evaluate the conclusions in the paper are present in the paper or the Supplementary Materials and in an online database (60).
The design files and source code are also available on GitHub at https://github.com/hku-mars/PULSAR.
Wingcopter / ZAL Center of Applied Aeronautical Research GmbH
2023-03-17 – UAS Vision - Wingcopter and ZAL to Develop Hydrogen Power for Delivery Drones
Wingcopter et ZAL vont développer l'énergie hydrogène pour les drones de livraison
UAS Vision, http://www.uasvision.com, 2023/03/17
Résumé : Wingcopter, le développeur et opérateur allemand de drones de livraison, et le ZAL Center of Applied Aeronautical Research GmbH, basé à Hambourg, ont annoncé un partenariat de développement. Ensemble, ils entendent explorer le potentiel de l'hydrogène vert pour propulser les drones de Wingcopter, déjà purement électriques, et développer un système de propulsion durable à base d'hydrogène.
Article traduit en Français :
Wingcopter, le développeur et opérateur allemand de drones de livraison, et le ZAL Center of Applied Aeronautical Research GmbH, basé à Hambourg, ont annoncé un partenariat de développement. Ensemble, ils entendent explorer le potentiel de l'hydrogène vert pour propulser les drones de Wingcopter, déjà purement électriques, et développer un système de propulsion durable à base d'hydrogène.
Le système de propulsion sera ensuite produit par Wingcopter lui-même et installé dans ses drones de livraison.
En rééquipant le Wingcopter 198 alimenté par batterie pour qu'il fonctionne à l'hydrogène, le plan est que le drone continue non seulement à voler sans émission à l'avenir, mais qu'il devienne encore plus puissant. Le Wingcopter atteint déjà des portées et des vitesses plus élevées que la plupart des modèles concurrents grâce à la portance supplémentaire de ses ailes et à sa conception aérodynamique. Cependant, la propulsion à l'hydrogène pourrait assurer des temps de vol encore plus longs et ainsi permettre des distances proportionnellement plus grandes pour différentes applications de livraison.
De gauche à droite : Dr Holger Kuhn, Dr.-Ing. Christoph Hess, Tom Plümmer
La modification du Wingcopter liée au projet aura lieu au laboratoire de piles à combustible de ZAL à Hambourg. Dans le cadre du partenariat de développement, une solution est en cours de développement qui s'intégrera dans l'écosystème technique existant du drone de livraison Wingcopter tout en préservant les capacités de vol caractéristiques du Wingcopter. Dans le passé, les ingénieurs de ZAL ont déjà pu atteindre une durée de vol de plus de deux heures avec le drone à hydrogène ZALbatros de la société. Ceci a été réalisé en utilisant de l'hydrogène gazeux comprimé en combinaison avec une pile à combustible. Une technologie comparable sera également utilisée dans le Wingcopter.
« Nous sommes très enthousiastes à l'idée de cette collaboration et sommes convaincus qu'ensemble, nous pouvons développer une solution de propulsion encore plus efficace qui profite à la nature en même temps. Nous avons toujours voulu que le Wingcopter puisse voler encore plus loin. Cependant, nous avons catégoriquement exclu dès le départ l'installation d'un moteur à combustion conventionnel au regard de l'environnement et du changement climatique. Nous sommes heureux d'explorer maintenant les possibilités techniques dans le domaine de la propulsion à hydrogène avec les experts de ZAL, puis de mettre le meilleur concept en pratique »,
explique le co-fondateur et PDG de Wingcopter, Tom Plümmer.
Roland Gerhards, PDG de ZAL GmbH, ajoute :
« Notre mission est d'apporter de l'hydrogène dans l'air et de créer des solutions innovantes pour une aviation durable. Avec Wingcopter comme partenaire, nous ne sommes pas seulement impressionnés par les performances de vol de leurs drones, mais aussi par leur vision claire de la façon dont la mobilité aérienne urbaine et en particulier la livraison de drones peuvent aider à améliorer la vie des gens. Cela correspond parfaitement aux valeurs de ZAL. Forts de notre expertise, nous souhaitons convertir le Wingcopter à l'hydrogène et ainsi renforcer le réseau UAM hambourgeois Windrove avec un autre projet phare.
Article original en Anglais : Wingcopter, the German developer and operator of delivery drones, and Hamburg-based ZAL Center of Applied Aeronautical Research GmbH have announced a development partnership. Together, they intend to explore the potential of green hydrogen to power Wingcopter’s drones, which are already purely electric, and develop a sustainable, hydrogen-based propulsion system.
The propulsion system will later be produced by Wingcopter itself and installed in its delivery drones.
By refitting the battery-powered Wingcopter 198 to run on hydrogen, the plan is for the drone to not only continue to fly emission-free in the future, but to become even more powerful. The Wingcopter already achieves higher ranges and speeds than most competitors’ models thanks to the added lift of its wings and its aerodynamic design. However, hydrogen propulsion could ensure even longer flight times and thus enable correspondingly greater distances for different delivery applications.
L- R : Dr. Holger Kuhn, Dr.-Ing. Christoph Hess, Tom Plümmer
The project-related modification of the Wingcopter will take place at ZAL‘s Fuel Cell Lab in Hamburg. As part of the development partnership, a solution is being developed that will fit into the existing technical ecosystem of the Wingcopter delivery drone while preserving the characteristic flight capabilities of the Wingcopter. In the past, ZAL engineers have already been able to achieve a flight duration of over two hours with the company’s own ZALbatros hydrogen drone. This was achieved using compressed gaseous hydrogen in combination with a fuel cell. A comparable technology will also be used in the Wingcopter.
“We are very excited about the collaboration and are confident that together we can develop an even more efficient propulsion solution that benefits nature at the same time. We have always wanted the Wingcopter to be able to fly even further. However, we categorically ruled out the installation of a conventional combustion engine right from the start with a view to the environment and climate change. We are happy to now explore technical possibilities in the field of hydrogen propulsion together with the ZAL experts and then put the best concept into practice,”
explains Wingcopter co-founder and CEO Tom Plümmer.
Roland Gerhards, CEO of ZAL GmbH, adds:
“Our mission is to bring hydrogen into the air and create innovative solutions for sustainable aviation. With Wingcopter as our partner, we’re not only impressed by their drones’ flight performance, but also by their clear vision of how urban air mobility and especially drone delivery can help improve people’s lives. This aligns perfectly with ZAL’s values. With our expertise, we want to convert the Wingcopter to hydrogen and thus strengthen the Hamburg UAM network Windrove with another flagship project.”
filiere “DEFENSE ANTI-DRONE”
Etats-Unis / Défense anti-drone
2023-03-23 – ASD News - National Congress on Counter UAS Technology 2023
Congrès national sur la technologie Counter UAS 2023
ASD News, http://www.asdnews.com, 2023/03/23
Résumé :
Understanding the latest in C-UAS innovations and technologies for Military, Government, Civil & Commercial
May 23-24, 2023- Washington, DC, United States
Comprendre les dernières innovations et technologies C-UAS pour les secteurs militaire, gouvernemental, civil et commercial
23-24 mai 2023 - Washington, DC, États-Unis
Article traduit en Français :
Faire progresser les technologies Counter UAS pour la domination multi-domaine des États-Unis.
Reconnu comme le premier sommet offrant un examen inégalé, complet et interactif du DoD ; Commercial; et les technologies CUAS civiles, ce forum international donnera aux participants un aperçu de pointe des perspectives du gouvernement et de l'industrie sur l'avancement des capacités CUAS. Obtenez un aperçu critique sur la façon dont non seulement l'armée, mais aussi la façon dont les systèmes pénitentiaires, les aéroports, les stades, les centrales nucléaires et tant d'autres à l'échelle nationale s'attaquent à la menace en constante évolution des drones à laquelle nous sommes confrontés. Ce sommet offrira également des leçons uniques tirées de l'utilisation en temps de guerre des contre-UAS et des capacités ukrainiennes actuelles des CUAS présentées par des invités spéciaux du gouvernement et de l'armée ukrainiens.
Plus d'information
Participez aux discussions avancées sur les menaces CUAS mondiales avec le DoD, le DHS, le DoJ, la FAA, l'Air Force, le SOCOM, la TSA, les services secrets américains et bien d'autres.
L'escalade spectaculaire des petits UAS de plus en plus sophistiqués (sUAS) mis à la disposition des États-nations, des acteurs non étatiques et des individus expose une menace facilement accessible et croissante pour le DoD, l'application de la loi, la sécurité intérieure, les infrastructures critiques affectant les cibles civiles et commerciales. Le DoD, l'OTAN, les pays alliés - ainsi que nos adversaires mutuels ont reconnu la prolifération des plates-formes VTOL et à voilure fixe et les technologies révolutionnaires ont évolué rapidement en tant qu'armes mortelles et menaces constantes. Pour l'exercice 2023, le DoD prévoit de dépenser environ 668 millions de dollars en R&D CUAS et 78 millions de dollars supplémentaires en achats. Au fur et à mesure que le DoD continue de développer, d'acquérir et de déployer ces systèmes, la surveillance de leur utilisation par le Congrès augmentera, tout comme les décisions concernant les autorisations futures, les crédits et les mesures législatives supplémentaires du Congrès continueront d'être examinées de près.
Nous avons produit un sommet complet sur la technologie Counter UAS destiné à faire avancer les discussions et à éduquer les délégués sur les menaces mondiales CUAS affectant la patrie (secteurs commerciaux et civils), y compris le DoD, l'OTAN et les pays alliés. Des exemples du monde réel seront discutés, y compris la guerre en cours en Ukraine et des discours de haut niveau du DoD et du gouvernement et des tables rondes offrant des discussions interactives.
Quoi de neuf pour 2023
Notre 2e Congrès national annuel sur la technologie Counter UAS 2023 comprend les applications, les besoins et les exigences du DoD et du gouvernement, civils et commerciaux destinés à faire avancer les discussions et à éduquer les délégués sur les menaces et les opportunités mondiales des CUAS pour l'industrie.
Le Congrès 2023 présentera des discussions approfondies exceptionnelles concernant la patrie (infrastructure, secteurs commercial et civil), y compris le DoD/Gov. De nouveaux sujets et des conférenciers experts des programmes et applications de contre-drones civils et commerciaux incluront des discussions opportunes sur des exemples réels, y compris la guerre en cours en Ukraine présentée par le sous-ministre de la transformation numérique.
D'autres faits saillants comprendront des présentations du Federal Bureau of Prisons, de la Major League Baseball, du Federal Bureau of Investigation, de l'armée américaine, du DHS (Customs and Border Protection), de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), du Air Force Research Lab, du Commercial Drone Alliance et l'inspecteur général du ministère des Transports et directeur des tests et de l'évaluation opérationnels, bureau du secrétaire à la Défense et de nombreux fournisseurs de solutions de l'industrie CUAS.
Les sept principales raisons d'y assister
• Politiques émergentes du DoD et du gouvernement CUAS et état actuel de la législation CUAS et opportunités pour l'industrie
• Dernières percées et avancées technologiques Surveillance et contre-mesures
• Feuilles de route pour contrer la menace : règles réglementaires de la FAA pour détecter, atténuer et contrer la menace dans l'espace aérien national
• DHS et protection de l'infrastructure : protocoles conjoints, interopérabilité, application de la loi, besoins civils et commerciaux croissants et lois concernant la détection et les défenseurs
• Détection, évitement, surveillance, surveillance et contre-mesures de pointe
• Crystal Ball Look Ahead : innovation des startups du gouvernement et de l'industrie et voie à suivre
• Opportunités d'exposition de l'incubateur technologique CUAS
Article original en Anglais : Advancing Counter UAS Technologies for U.S. Multi-Domain Dominance.
Recognized as the premiere summit offering an unparalleled, comprehensive and interactive examination of DoD; Commercial; and Civil CUAS technologies, this international forum will give attendees a cutting edge overview of Government and leading industry perspectives on advancing CUAS Capabilities. Gain critical insight on how not only the military, but how nationwide the prison systems, airports, stadiums, nuclear power plants and so many others are tackling the ever-evolving drone threat that we are facing. This summit will also offer unique lessons learned in war time use of Counter UAS, and the ongoing Ukrainian CUAS capabilities presented by special guests from the Ukrainian Government and Military.
More information
Be a part of the advanced discussions on global CUAS threats along with DoD, DHS, DoJ, FAA, Air Force, SOCOM, TSA, US Secret Service and many more.
The dramatic escalation of small, increasingly sophisticated UAS (sUAS) being available to nation states, nonstate actors and individuals exposes an easily obtainable and growing threat to DoD, Law Enforcement, Homeland Security, Critical Infrastructure affecting Civil and Commercial targets alike. DoD, NATO, Allied Countries - along with our mutual Adversaries have recognized the proliferation of VTOL & Fixed Wing platforms and breakthrough technologies have evolved rapidly as lethal weapons and constant threats. FY2023, DoD plans to spend approximately $668 million on CUAS R&D and another $78 million on procurement. As DoD continues to develop, procure, and deploy these systems, Congressional oversight of their use will increase as will decisions about future authorizations, appropriations, and additional legislative actions by Congress will continued to be closely examined.
We have produced a comprehensive Counter UAS Technology Summit intended to advance discussions and educate delegates on global CUAS threats affecting the Homeland (Commercial & Civil Sectors) including DoD, NATO & Allied Countries. Real World examples by will be discussed including the ongoing war in Ukraine and Keynotes from senior DoD & Government and Panel Sessions offering interactive discussions.
What's New for 2023
Our 2nd Annual National Congress on Counter UAS Technology 2023 includes DoD & Government, Civil and Commercial applications, needs, and requirements intended to advance discussions and educate delegates on global CUAS threats and opportunities for Industry.
The 2023 Congress will present outstanding comprehensive discussions affecting the Homeland (Infrastructure, Commercial & Civil Sectors) including the DoD/Gov. New topics and expert speakers from Civil & Commercial counter drone programs and applications will include timely real world examples discussions, including the ongoing war in Ukraine presented by the Deputy Minister of Digital Transformation.
Additional highlights will include presentations from the Federal Bureau of Prisons, Major League Baseball, Federal Bureau of Investigation, U.S. Army, DHS, (Customs and Border Protection), Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), the Air Force Research Lab, The Commercial Drone Alliance and the Inspector General from the Department of Transportation and Operational Test and Evaluation Director, Office of the Secretary of Defense and numerous CUAS Industry solution providers.
Top Seven Reasons to Attend
Emerging DoD & Government CUAS Policies and Current State of the CUAS Legislation and Opportunities for Industry
Latest Breakthroughs & Technological Advancements Surveillance and Countermeasures
Countering the Threat Roadmaps: FAA Regulatory Rules to Detect, Mitigate and Countering the Threat in the National Air Space
DHS and Protecting the Infrastructure: Joint Protocols, Interoperability, Law Enforcement, Civil & Commercial Growing Needs and Laws concerning Detection & Defenders
Detection, Avoidance, Surveillance, Monitoring and State-of-The-Art-Countermeasures
Crystal Ball Look Ahead: Government & Industry Startup Innovation and Way Ahead
CUAS Technology Incubator Exhibiting Opportunities
Program Chairman
Major Gen (USAF-ret) James Poss, CEO, ISR Ideas, Former Assistant Deputy Chief of Staff for Intelligence, Surveillance and Reconnaissance, Headquarters, U.S. Air Force
Keynotes
The Honorable Nickolas Guertin, Director, Operational Test & Evaluation, Office of the Secretary of Defense
Eric J. Soskin, Inspector General, Department of Transportation
Troy A. Miller, Acting Commissioner, U.S. Customs and Border Protection
Senior Government & DoD CUAS Guest Speakers
Julian James Atencio, CUAS Program Manager, Los Alamos National Laboratory
Ryan M. Berry, Manager, UAS Security Division (AXE-U00), Office of National Security Programs and Incident Response (AXE), Security and Hazardous Materials Safety (ASH), FAA
Aaditya “AD” Devarakonda, CEO, Dedrone
Egor Dubynskyi, Deputy Minister, Digital Transformation of Ukraine
LTC Emory Hayes, USA, RRD Military Deputy, CsUAS Lead, Robotics Requirements Division, MCDID
LTC Jonathan Hester, Requirements and Capabilities Division Chief, Requirements and Capabilities (R&C) Division
Lt. Col. Pavlo Khazan, Commander, Ukraine Drone Reconnaissance Team & Militia
Kevin Lovett, Training Integrator, Joint Counter Small Unmanned Aircraft Systems Office
Christopher J. Mulkins, Director of Homeland Security, Senate Homeland Security and Governmental Affairs
Colonel Michael Parent, USA, Project Office Commander, Rapid Capabilities and Critical Technologies Office (RCCTO)
L. Scott Parker, (Acting) Deputy Associate Director, Office of Security Programs, Infrastructure Security Division, Cybersecurity and Infrastructure Security Agency
Jim Patterson, Jr., Manager, Airports (ARP) UAS Detection and Mitigation Program, FAA William J. Hughes Technical Center
Colette Peters, Director, Federal Bureau of Prisons
Colin Ross, Attorney Advisor, Office of Law & Policy, National Security Division, U.S. Department of Justice
Colonel Rob Ryan, USA, Director, Maneuver Capabilities Development, and Integration Directorate (MCDID) Robotics Requirements Division
LTC Paul Santamaria, USA, Product Manager for Medium Caliber Ammunition
Scott Shyne, Chief of the Information Warfare Division, Air Force Research Laboratory
DJ Smith, Technical Surveillance Agent, Unmanned Aerial Systems Program Coordinator, High Tech Crimes Division/Bureau of Criminal Investigations, Virginia State Police
Mike Torphy, Unit Chief, Supervisory Special Agent, Surveillance Emerging Technologies Unit, UAS, C-UAS, TAK, Air-Ground Datalinks, Federal Bureau of Investigation
Timothy Tyler, Deputy Chief of Police Services, Metropolitan Washington Airports Authority
Dr. Terry Wilson, Director, A.I. Technology Development and Transition, AFRL Capability Team, (ACT3)
Brandon Youngblood, Group Manager, UAS Security and CUAS Integration (AJR-26) Air Traffic Organization, FAA
Special Industry Legal, Commercial Guest Speakers and Panelists
Tom Adams, Co-Founder, AeroVigilance
Dr. Heath Berry, Senior Vice President, Group Manager, Electronic Systems and Cyber Technologies, Radiance Technologies
Shawn Bullard, Specialties are Disruptive Technologies – Policy Integration – Future Risk Assessment federal drone policies
Tal Cohen, COO, Convexum, Lt Colonel in the Israeli Airforce (Res.), Founder of Israeli National C-UAS Taskforce
Karen DiMeo, CEO, AERODiMEO
Lisa Ellman, Executive Director, Commercial Drone Alliance
Mark McKinnon, Partner, Fox Rothschild LLP
Jonathan Rupprecht, Esquire, Rupprecht Law
Patrick “Mike” Shortsleeve, VP DoD Strategic Development, General Atomics Aeronautical Systems, Inc.
David L. Thomas, Vice President, Security & Ballpark Operations, Major League Baseball
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AIM Defence
2023-03-24 – Australian Defence Magazine - AIM Defence opens directed energy facility
AIM Defence ouvre une installation à énergie dirigée
Australian Defence Magazine, https://www.australiandefence.com.au, 2023/03/24
Résumé :
Article traduit en Français : Après trois ans de développement, l'installation d'énergie dirigée d'AIM Defence a été ouverte par le vice-premier ministre et ministre de la Défense Richard Marles, et le député fédéral local et ministre des Compétences et de la Formation Brendan O'Connor.
L'installation, parrainée par RAAF Jericho, abrite des laboratoires de recherche et de développement sur les lasers à haute puissance, ainsi que la plus grande gamme de tests à énergie dirigée de l'hémisphère sud.
L'installation de plus de 2 000 m² est équipée d'une gamme de capteurs capables de faire fonctionner et d'analyser des lasers haute puissance, d'équipements de fabrication avancés et d'un centre de fabrication additif et soustractif. Cela offre la capacité unique de prototyper, de construire et de tester des systèmes laser haute puissance dans des environnements simulés et réels.
L'installation a déjà accéléré la production de plusieurs capacités laser australiennes à haute puissance, y compris le système ultra-compact Counter-UAS (Uncrewed Aerial System) d'AIM, Fractl:1.
En créant des capacités de prototypage et de test rapides, AIM vise à accélérer le rythme auquel la recherche australienne de pointe peut être traduite en capacité et mise en service.
"La capacité de tester et d'itérer rapidement la technologie laser sans avoir à effectuer d'essais coûteux en extérieur donne à l'Australie l'avantage concurrentiel nécessaire pour consolider son avance déjà considérable dans la technologie des contre-drones compacts", a déclaré le Dr Jae Daniel, co-fondateur d'AIM Defence. a dit.
"Avec nos partenaires de toute la défense, AIM a prouvé que l'Australie avait la capacité de construire les meilleurs systèmes laser compacts au monde", Jessica Glenn, co-fondatrice d'AIM Defence, a ajouté. "Notre ouverture de gamme, ainsi que l'acquisition récente de La société souveraine de drones NearSat et l'expansion continue de notre équipe renforcent notre engagement à fournir une gamme de capacités énergétiques dirigées tactiques déployables pour l'ADF et nos alliés dans le monde entier. »
Article original en Anglais : After three years of development, AIM Defence’s directed energy facility was opened by the Deputy Prime Minister and Minister for Defence Richard Marles, and local federal member and Minister for Skills and Training Brendan O’Connor.
The facility, sponsored by RAAF Jericho, houses high-power-laser research and development labs, as well as the largest directed-energy test range in the Southern Hemisphere.
The more than 2,000sqm facility is equipped with a range of sensors capable of operating and analysing high power lasers, advanced fabrication equipment, and both an additive and subtractive manufacturing centre. This provides the unique ability to prototype, build, and test high power laser systems in both simulated and real world environments.
The facility has already accelerated the production of several Australian high power laser capabilities, including AIM’s ultra-compact Counter-UAS (Uncrewed Aerial System) system, Fractl:1.
By building rapid prototyping and test capabilities, AIM is aiming to increase the pace at which cutting edge Australian research can be translated into capability and delivered into service.
“The ability to rapidly test and iterate laser technology without the need to conduct expensive outdoor trials, provides Australia with the competitive edge needed to cement its already considerable lead in compact counter-drone technology,” Dr Jae Daniel, Co-founder of AIM Defence said.
“With our partners from across Defence, AIM has proven that Australia has the ability to build the best compact laser systems in the world," Jessica Glenn, Co-founder of AIM Defence added. "Our range opening, together with the recent acquisition of sovereign UAV company NearSat and our team’s ongoing expansion, reinforces our commitment to delivering a range of deployable tactical directed energy capabilities for the ADF and our allies around the world.”
BAE Systems Inc. ( BAE Systems)
2023-03-29 – Army Recognition - US Counter-Drone Office successfully tests BAE Systems APKWS laser guidance kits
US Counter-Drone Office teste avec succès les kits de guidage laser BAE Systems APKWS
Army Recognition, https://armyrecognition.com, 2023/03/29
Résumé : Le 28 mars, BAE Systems a annoncé que le Joint Counter-Small Unmanned Aircraft Systems Office (JCO) avait testé avec succès ses kits de guidage laser APKWS dans le cadre d'une mission de contre-systèmes d'aéronefs sans pilote (C-UAS). Les tests contre les UAS de classe 2 ouvrent la voie à la mise en service de fusées à guidage de précision dans les pays partenaires du monde entier.
On March 28, BAE Systems announced the Joint Counter-Small Unmanned Aircraft Systems Office (JCO) has successfully tested its APKWS laser-guidance kits in a counter-unmanned aircraft systems (C-UAS) mission. The testing against Class-2 UAS paves the way for the fielding of precision-guided rockets to partner nations around the globe.
Article traduit en Français : Les kits de guidage laser APKWS ont été testés avec succès contre des drones (Source de l'image : BAE Systems)
APKWS transforme les roquettes non guidées en munitions intelligentes pour des frappes de précision sur des cibles souples et légèrement blindées. Une fusée de proximité nouvellement développée pour l'ogive standard M151 permet aux kits de guidage laser de cibler les drones de classe 2 et de classe 3, qui pèsent généralement moins de 55 livres. La fusée conserve la capacité de dénotation de point héritée pour une flexibilité maximale de l'arme sur le terrain. APKWS permet désormais aux fusées d'engager et de détruire des drones à une fraction du coût des systèmes C-UAS existants avec une précision sans précédent.
Au cours de l'exercice dirigé par le ministère de la Défense à Yuma Proving Ground, en Arizona, les roquettes guidées APKWS de 70 mm ont démontré une efficacité de 100 % lorsqu'elles sont tirées contre des drones de 25 à 50 livres voyageant à plus de 100 milles à l'heure. La solution APKWS C-UAS est indépendante de la plate-forme, permettant plusieurs options pour accélérer la mise en service.
"La passion de nos ingénieurs pour la technologie APKWS a conduit au développement de ce nouveau produit conçu pour affronter les drones de front", a déclaré Aimee D'Onofrio, directeur des solutions de guidage et de détection de précision chez BAE Systems. "Il s'agit d'une solution qui se présente à un prix remarquablement abordable, et avec APKWS déjà en production à plein régime, nous pouvons augmenter jusqu'à 25 000 unités par an pour avoir un impact immédiat."
Les kits de guidage laser APKWS sont produits dans l'usine de fabrication ultramoderne de BAE Systems à Hudson, dans le New Hampshire. Les kits sont disponibles pour toutes les forces armées américaines, ainsi que pour leurs alliés via les ventes militaires à l'étranger.
Le seul programme record du gouvernement américain pour les roquettes guidées de 2,75"/70 mm, notre kit de guidage APKWS transforme les roquettes non guidées de 2,75 pouces (70 millimètres) comme l'Hydra 70 Mk 66 et d'autres en munitions à guidage de précision (PGM). Qualifiés sur de nombreuses plates-formes du département américain de la Défense (DoD), les kits de guidage laser APKWS offrent une capacité de frappe chirurgicale abordable à plusieurs plates-formes à voilure tournante et à voilure fixe. Le développement, les tests et les démonstrations sont en cours pour les aéronefs sans pilote (UAS), ainsi que pour les plates-formes au sol.
Le système APKWS comble le fossé entre les roquettes non guidées et les munitions antiblindées plus grandes avec des points communs dans les services militaires américains - Marine, Corps des Marines, Armée et Force aérienne
Avec le taux de réussite au combat le plus élevé de la catégorie, la fusée équipée du kit de guidage APKWS atteint constamment sa cible avec une précision extrême tout en limitant les dommages collatéraux. La section de guidage est conçue pour se verrouiller sur des cibles à plus de 6 kilomètres de distance, soutenant la capacité de survie et le succès de la mission en gardant votre plate-forme de lancement à une distance de sécurité des menaces. Une récente mise à niveau de bloc à variante unique a optimisé la trajectoire de vol afin que la fusée puisse toucher des cibles à un angle d'attaque plus raide pour une létalité accrue.
De conception innovante, le kit APKWS comprend des optiques DASALS (Distributed Aperture Semi-Active Laser Seeker) avancées situées sur les quatre ailes de guidage, qui sont protégées par des joints de fente d'aile avant le tir, évitant ainsi les dommages causés par le feu adjacent qui peuvent interférer avec une monture de nez chercheur. Une fois la fusée tirée, les ailes du kit APKWS se déploient et les optiques se verrouillent sur les cibles désignées, guidant la fusée vers la cible - délivrant des frappes précises et minimisant les dommages collatéraux quand et où cela compte le plus.
* Les joints de fente d'aile protègent l'optique des tirs adjacents, du sable et de l'humidité avant le lancement pour garantir qu'aucun dommage ou débris n'empêche le chercheur de se verrouiller sur les cibles.
* L'optique se verrouille sur des cibles mobiles ou stationnaires dans des zones ouvertes ou confinées, prenant en charge une grande variété de missions et réduisant tout risque de fusée perdue ou incontrôlée après le lancement.
* Le champ de vision instantané de 40 degrés permet à la fusée de s'adapter à mi-vol et de rester sur la bonne voie vers sa cible.
Mis en production pour la première fois en 2008, le kit de guidage laser APKWS s'est avéré être l'un des systèmes les plus précis, les plus efficaces et les plus faciles à mettre en œuvre au monde pour convertir des fusées non guidées en fusées guidées par laser (LGR). Avec notre développement continu, le système subit des tests de tir réels à partir d'une gamme de véhicules aériens de combat sans pilote (UCAV). Le système d'aujourd'hui a également fait ses preuves dans le ciblage air-air de véhicules aériens sans pilote (UAV) et de missiles de croisière volant à basse altitude - dans le cadre d'un système aérien anti-sans pilote (C-UAS) - ainsi que dans le sol-à - létalité au sol tirée à partir de lanceurs montés sur des véhicules et des postes d'armes à distance.
La flexibilité de la mission et de la plate-forme, ainsi que sa légèreté et son faible coût d'intégration, font du système APKWS l'une des armes de combat les plus performantes et les plus utiles disponibles pour chaque département du DoD américain et pour les alliés américains. En fait, depuis son introduction, plus de 50 000 unités APKWS ont été vendues pour le service dans le monde entier.
Avec la majeure partie de la chaîne d'approvisionnement de BAE Systems aux États-Unis, son approche centralisée et l'accent mis sur la livraison zéro défaut, la société optimise l'efficacité globale de la production et de la livraison, ce qui se traduit par :
* Plus de 6 ans de production à plein régime.
* Plus de 50 000 unités livrées à ce jour
* Capacité éprouvée à augmenter la capacité, accélérant la livraison de plus d'un millier d'unités avant la date prévue.
Article original en Anglais : APKWS laser-guidance kits have been successfully tested against drones (Picture source: BAE Systems)
APKWS transforms unguided rockets into smart munitions for precision strikes on soft and lightly armored targets. A newly developed proximity fuze for the standard M151 warhead allows the laser guidance kits to target Class 2 and Class 3 drones, which typically weigh less than 55 pounds. The fuze retains the legacy point denotation capability for maximum flexibility of the weapon in the field. APKWS now enables rockets to engage and destroy drones at a fraction of the cost of existing C-UAS systems with unprecedented precision.
During the Department of Defense-led exercise at Yuma Proving Ground, Arizona, the 70 mm APKWS-guided rockets demonstrated 100 percent effectiveness when fired against 25 to 50-pound drones traveling at more than 100 miles an hour. The APKWS C-UAS solution is platform agnostic, permitting multiple options to accelerate fielding.
“Our engineers’ passion for APKWS technology led to the development of this new product designed to meet drones head-on,” said Aimee D’Onofrio, a director of Precision Guidance and Sensing Solutions at BAE Systems. “This is a solution that comes at a remarkably affordable price point, and with APKWS already at full-rate production, we can ramp up to 25,000 units per year to make an immediate impact.”
APKWS laser guidance kits are produced at BAE Systems’ state-of-the-art manufacturing facility in Hudson, New Hampshire. The kits are available to all U.S. armed forces, as well as allies via Foreign Military Sales.
The U.S. Government’s only program of record for 2.75”/70mm guided rockets, our APKWS guidance kit transforms unguided 2.75-inch (70 millimeters) rockets like the Hydra 70 Mk 66 and others into precision-guided munitions (PGMs). Qualified on numerous U.S. Department of Defense (DoD) platforms, APKWS laser guidance kits provide an affordable surgical-strike capability to multiple rotary-wing and fixed-wing platforms. Development, testing, and demonstrations are underway for unmanned (UAS) aircraft, as well as ground-based platforms.
The APKWS system bridges the gap between unguided rockets and larger anti-armor munitions with commonality across the U.S. military services – Navy, Marine Corps, Army, and Air Force
With the category’s highest combat-proven hit rate, APKWS guidance kit equipped rocket consistently hit their intended target with pinpoint accuracy while limiting collateral damage. The guidance section is designed to lock onto targets from over 6 kilometers away, supporting survivability and mission success by keeping your launch platform at a safe standoff distance from threats. A recent Single Variant Block Upgrade optimized flight trajectory so the rocket can hit targets at a steeper angle of attack for enhanced lethality.
Innovative by design, the APKWS kit includes advanced Distributed Aperture Semi-Active Laser Seeker (DASALS) optics located on all four guidance wings, which are protected by wing-slot seals prior to firing, avoiding adjacent fire damage that can interfere with a nose mount seeker. Once the rocket is fired, the APKWS kit’s wings deploy and the optics lock on to designated targets, guiding the rocket to the target – delivering accurate strikes and minimizing collateral damage when and where it matters most.
* Wing slot seals protect optics from adjacent firings, sand, and moisture prior to launch to ensure no damage or debris inhibit the seeker from locking onto targets.
* Optics lock on to moving or stationary targets in open or confined areas, supporting a wide variety of missions, and reducing any chance of a lost or uncontrolled rocket after launch.
* 40-degree instantaneous field of regard enables a broad capture area for the rocket to adjust mid-flight and stay on track to its target.
First put into production in 2008, the APKWS laser guidance kit proved to be one of the most accurate, effective, and easy-to-implement systems in the world for converting unguided rockets into laser-guided rockets (LGR). With our continued development, the system is undergoing live fire testing from a range of unmanned combat aerial vehicles (UCAVs). Today’s system has also proven itself capable in air-to-air targeting of unmanned aerial vehicles (UAVs) and low-flying cruise missiles – as part of a counter-unmanned aerial system (C-UAS) – as well as in ground-to-ground lethality fired from launchers mounted on vehicles and remote weapon stations.
Mission and platform flexibility, as well as its lightweight and low cost of integration, makes the APKWS system one of the most highly capable and useful combat weapons available to every department of the U.S. DoD and to U.S. allies. In fact, since its introduction, over 50,000 APKWS units have been sold for service worldwide.
With most of BAE Systems' supply chain in the United States, its centralized approach, and focus on delivering zero defects, the company is optimizing overall production and delivery efficiency, which shows in its:
* Over 6 years in full-rate production.
* More than 50,000 units delivered to date
* Proven ability to surge capacity, accelerating the delivery of over a thousand units ahead of schedule.
CerbAir
2023-03-29 – Theatrum Belli - SOFINS 2023 : Une innovation souveraine en matière de détection de drone remplace l’AeroScope
Theatrum Belli, https://theatrum-belli.com, 2023/03/29
Résumé : Présentation du nouveau système Hydra de chez Cerbair
À l’occasion du SOFINS, CERBAIR conforte sa position de référence française de la lutte anti-drones et annonce pour mai 2023 la démonstration de son nouveau système HYDRA, intégrant une technologie souveraine qui fusionne les capacités de détection, de localisation et d’identification de drones collaboratifs et non collaboratifs dans un même capteur RF pour répondre au besoin urgent de protection des forces armées, de sécurité intérieure et des opérateurs d’importances vitales à l’approche des grands événements sportifs.
Les principaux risques que présentent les drones peuvent relever du renseignement avec l’espionnage industriel ou militaire, ou de l’attentat avec des attaques par charges explosives et chimiques à l’encontre de hautes personnalités ou sur des sites sensibles, ou tout simplement de la chute d’un drone sur le public. À cela, s’ajoute la livraison de contrebandes au-delà des frontières et dans les administrations pénitentiaires ou la perturbation de la circulation aérienne avec des risques de collision.
Pour faire face à la menace que les drones représentent, de multiples acteurs se préparent aux menaces complexes et considèrent d’ores et déjà l’acquisition de capacités de lutte anti-drone.
L’objectif étant de renforcer la protection des sites sensibles et des opérateurs d’importances vitales (OIV) dont chacun est responsable. Par exemple, le Ministère des armées est chargé de la protection des grands événements sportifs français que sont la Coupe du Monde de Rugby 2023 et des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, qui concentreront plusieurs événements sur de nombreux sites différents.
Pour les acteurs de la sûreté et de la sécurité, le défi consiste à détecter toutes les violations potentielles des limites de l’espace aérien, à localiser le drone et son pilote, mais également à différencier les drones qui survolent des endroits interdits par méconnaissance de la loi ou par inadvertance, des vraies menaces.
Cela implique de s’équiper d’un dispositif de détection capable d’identifier les drones dits collaboratifs. C’est-à-dire ceux qui fournissent leur « identité » via des dispositifs de signalement électronique (Infodrone) et d’identification directe à distance (DRI Digital Remote ID) équipant les drones conformément aux réglementations française et européenne. Néanmoins, la récente interruption de la production de l’AeroScope de DJI, largement utilisé jusqu’à maintenant pour avertir les entités critiques de l’approche des drones du fabricant, interroge sur la pertinence de l’utilisation d’une technologie propriétaire non souveraine.
Pour garantir l’autonomie stratégique et la souveraineté de l’espace aérien français, le développement et l’intégration de ces capacités en France sur la base d’une technologie éprouvée et contrôlée par un acteur français reconnu du domaine permettra de fournir aux utilisateurs une image complète de l’emplacement et de la trajectoire du drone de type DJI ainsi que la création d’un géofencing personnalisé et de zones d’interdiction de vol, fournissant ainsi une couche supplémentaire de protection pour les zones sensibles. Le tout, en garantissant l’acquisition d’une capacité facilement déployable pour un budget restreint, face à la multiplication des sites à couvrir, de façon à ce que toutes les entités soient en mesure de bénéficier quantitativement et qualitativement d’un niveau de protection efficace pour prévenir les incidents.
Fort de son expertise en traitement du signal radiofréquence et de sa connaissance approfondie des contextes opérationnels, CERBAIR présentera pour la première fois en mai 2023 son nouveau système HYDRA à haute valeur ajoutée pour les forces armées, les forces de sécurité intérieure et les opérateurs d’importances vitales.
Conçu pour accroître en nombre les capacités de protection de l’espace aérien environnant les entités critiques contre toutes les intrusions de drones, la solution française est à ce jour, la seule à maîtriser l’intégralité des besoins de détection, d’identification et de localisation des drones, entre UTM (Unmanned Traffic Management) et lutte anti-drone sur un spectre élargi. Désormais l’identification des drones DJI, la discrimination des drones collaboratifs et non-collaboratifs ainsi que la localisation des drones et de leurs pilotes est possible avec un seul capteur RF. Il s’agit d’une innovation qui change la donne en matière de détection et de suivi des drones en contribuant à la souveraineté de l’espace aérien français.
Grâce à la capacité d’innovation continue de CERBAIR, toute la gamme HYDRA intégrera progressivement ces nouvelles capacités qui profiteront ainsi à l’ensemble des opérateurs déjà équipés au travers d’une mise à jour logicielle pour toujours rester à la pointe de la détection des menaces.
Elbit Systems / Rafael Advanced Defence Systems
2023-03-17 – Air & Cosmos - Israël autorise la vente de systèmes de défense à l'Ukraine
Air & Cosmos, www.air-cosmos.com, 2023/03/17, 416 mots
Résumé : Israël autorise la vente de système antidrone à l’Ukraine
Une première pour Israël depuis le début du conflit ukrainien, des licences d'exportation pour des systèmes de défense anti-drone ont été approuvées par le gouvernement Elles feraient intervenir deux entreprises de défense du pays.
Des licences d’exportation approuvées
Le média israélien Walla a annoncé cette semaine l’approbation par Israël de licences d'exportation pour une éventuelle vente de systèmes de brouillage anti-drones à L’Ukraine. Si elle venait à se réaliser, cette transaction serait une première depuis le début du conflit ukrainien pour l'État hébreux qui n’a pas encore livré de matériel militaire malgré une aide humanitaire s’élevant à 22,5 millions de dollars. Les licences d’exportations ont été validées par le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen à la mi-février selon le média. Eli Cohen aurait ensuite pris soin d’en informer le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de sa visite à Kiev le 16 février 2023.
Deux entreprises israéliennes envisagées
Elbit Systems et Rafael auraient été approuvées au titre des licences d’exportation selon des responsables israéliens et ukrainiens. Les deux entreprises israéliennes développent en effet chacune des systèmes anti-drones. Selon l’article de « Walla » les systèmes proposés à l’Ukraine auraient une portée d’environ 40 km et utilisent la guerre électronique pour brouiller et abattre les drones. On ne sait cependant pas encore quels systèmes seront choisis, ni leur nombre.
Des fonctionnaires israéliens auraient rapporté au média que ces licences d’exportation ne constituent pas un changement dans la politique israélienne. La nature défensive des systèmes anti-drone et leur aspect non létal écartaient toute l’implication de matériel israélien dans la mort des soldats russes, ligne rouge qu’Israël semble pour l’instant ne pas vouloir franchir.
Les drones Shaheed 136 sont envoyés en essaims sur les cibles de la Russie en Ukraine. © Twitter Open Source
Une réponse incomplète face aux besoins de Kiev ?
Ces systèmes permettraient d’obtenir une défense face aux drones iraniens dont un nouveau lot pourrait être livré prochainement à la Russie suite à l’accord pour la vente de chasseurs Su-35 russes à Téhéran. Des sources évoquent même la possibilité de missiles balistiques iraniens en échange de ces avions. Or l'Ukraine possède un taux de réussite élevé dans la destruction des munitions rôdeuses Shaheed 136 qui pèsent entre 200 et 250 kg et volent à une vitesse d'environ 185 km/h. A contrario, les missiles balistiques représentent une véritable difficulté pour ses forces armées.
Bien que réjouit de cette évolution, le gouvernement ukrainien désire donc plus que tout des systèmes de défense contre ces missiles balistiques qui frappent régulièrement le pays. Si pour l’instant rien n’indique qu’Israël entamera une telle procédure, le renforcement du partenariat militaire entre l’Iran et la Russie est scruter. Il pourrait être, pour Kiev, un terreau fertile à exploiter afin de débloquer de potentielles livraisons de matériel militaire de la part d’Israël.
Kawasaki Heavy Industries (KHI)
2023-03-27 – Interesting Engineering - Kawasaki presents new high-energy laser system for anti-drone defense
Kawasaki présente un nouveau système laser à haute énergie pour la défense anti-drone
Interesting Engineering, https://interestingengineering.com, 2023/03/27
Résumé : Le système a une portée de 328 pieds pour détruire les drones, bien qu'il puisse suivre des cibles jusqu'à 984 pieds.
The system has a range of 328 feet for destroying drones, though it can track targets at up to 984 feet.
Article traduit en Français : AFRL contre-UAS démonstration d'un laser à haute énergie. Wikimédia Commons
En collaboration avec le ministère japonais de la Défense et l'Agence d'acquisition, de technologie et de logistique (ATLA), Kawasaki Heavy Industries (KHI) a présenté son système laser à haute énergie.
Pour un système de défense aérienne à très courte portée (VSHORAD) basé sur laser, KHI a commencé à rassembler la technologie nécessaire en 2000. Cette initiative a commencé en 2000 avec le développement de lasers chimiques et quelques travaux préliminaires, puis s'est poursuivie pour travailler sur l'identification des drones et ciblage pour un futur système.
En 2010, ce projet est passé d'un laser de 10 kW à un laser de 50 kW, le transformant en un important programme de recherche. Le programme VSHORAD de KHI était passé aux lasers à semi-conducteurs d'ici 2020, la puissance du laser passant de 50 kW à 100 kW. Chez KHI, un important projet de R&D est en cours pour créer un système de contre-roquettes, d'artillerie et de mortiers (C-RAM) basé sur un laser à haute énergie. Ce système sera mis à la terre.
Le seul prototype d'un système laser léger C-UAS placé sur un véhicule a également été présenté par KHI. Un véhicule Kawasaki Mule Pro-FX à quatre roues est équipé d'un système laser à haute énergie de 2 kW. Un imageur de suivi fait partie du système laser, qui est monté sur un système de cardan. Actuellement, il peut engager des cibles jusqu'à une distance de 100 mètres. Les forces aéroportées japonaises utilisent ce véhicule tout-terrain. Le système anti-drone sera transporté dans une modification plus importante à l'aide de camions lourds avec des roues de 24,8 tonnes.
Les destroyers Aegis pourraient un jour être équipés de systèmes anti-drones. Les spécifications techniques de l'arme inhabituelle sont gardées secrètes par le fabricant.
Le système a été développé à la demande de l'Agence japonaise d'acquisition, de technologie et de logistique (ATLA), une organisation à peu près analogue à la DARPA qui cherche à intégrer une technologie de pointe dans les forces d'autodéfense du pays. Une source d'alimentation de 2 kilowatts, un tracker, un laser à haute énergie, un cardan pour équilibrer et maintenir la focalisation du laser et un système laser étaient tous exposés. Il ne peut tuer des drones qu'à 100 mètres (328 pieds), mais il peut suivre des cibles à une distance maximale de 300 mètres (984 pieds). Il était attaché à un Mule Pro-FX, un véhicule tout-terrain à trois places avec un prix de détail suggéré de 15 000 $.
La conférence Defence and Security Equipment International (DSEI) Japan, qui s'est déroulée à l'extérieur de Tokyo du 15 au 17 mars, a présenté une démonstration de la combinaison laser et VTT. L'exposition offre un lieu à divers producteurs d'armes du monde entier pour se réunir et présenter leurs produits à des partenaires ou gouvernements potentiels. La deuxième conférence organisée par le Japon cette année a réuni 66 pays et 178 entreprises.
Article original en Anglais : AFRL counter-UAS demonstration of a high-energy laser. Wikimedia Commons
In collaboration with the Japanese Ministry of Defense and the Acquisition, Technology & Logistics Agency (ATLA), Kawasaki Heavy Industries (KHI) has presented its High Energy Laser System.
For a laser-based Very Short-Range Air Defence (VSHORAD) system, KHI started gathering the necessary technology in 2000. This initiative began in 2000 with the development of chemical lasers and some preliminary work, then moved on to work on drone identification and targeting for a future system.
In 2010, this project upgraded from a 10kW laser to a 50kW laser, turning it into a significant research program. The VSHORAD program at KHI had switched to solid-state lasers by 2020, with laser power increasing from 50kW to 100Kw. At KHI, a significant R&D project is underway to create a High Energy Laser-based Counter-Rocket, Artillery, Mortar (C-RAM) system. This system will be grounded.
The only prototype of a light C-UAS laser system placed on a vehicle was also displayed by KHI. A four-wheel Kawasaki Mule Pro-FX vehicle is equipped with a 2kW high-energy laser system. A tracking imager is part of the laser system, which is mounted on a gimbal system. Currently, it can engage targets up to a 100-meter distance away. The Japanese airborne forces utilize this all-terrain vehicle. The anti-drone system will be transported in a larger modification using heavy-duty trucks with 24.8-ton wheels.
Aegis destroyers may one day be equipped with anti-drone systems. The unusual weapon's technical specifications are kept a secret by the manufacturer.
The system was developed at the request of Japan's Acquisition, Technology, and Logistics Agency (ATLA), a roughly analogous organization to DARPA that seeks to incorporate cutting-edge technology into the country's self-defense forces. A 2-kilowatt power source, a tracker, a high-energy laser, a gimbal to balance and maintain the laser's focus, and a laser system were all on display. It can only kill drones at 328 feet (100 meters), but it can track targets at a distance of up to 984 feet (300 meters). It was attached to a Mule Pro-FX, a three-seat all-terrain vehicle with a $15,000 suggested retail price.
The Defence and Security Equipment International (DSEI) Japan conference, which took place outside of Tokyo from March 15–17, featured a demonstration of the laser and ATV combination. The exhibition provides a venue for various arms producers worldwide to get together and display their goods to potential partners or governments. The second conference to be hosted by Japan this year featured 66 countries and 178 companies.
Lerity (Alcen)
2023-03-23 – Meta-Défense - HEMISPACE : Détecter pour contrer les menaces
Meta-Défense, https://www.meta-defense.fr, 2023/03/23
Résumé : Présentation de Hemispace, boule comportant de nombreuses caméras de détection de drones.
LERITY, concepteur et fabricant, spécialiste reconnu dans le domaine des systèmes de vision innovants à haute technicité, lance en 2023 HEMISPACE. Il s’agit d’un système d’imagerie optronique hémisphérique innovant, dédié à la détection, le tracking et la localisation des drones à 360°.
HEMISPACE offre une solution de surveillance globale efficace, répondant aux nouvelles menaces sécuritaires que représentent les drones, qu’ils soient isolés ou en essaims. Composé de 12 caméras à très haute résolution, HEMISPACE détecte, suit et localise jusqu’à 10 cibles, permettant de traiter en temps réel 120 menaces potentielles – y compris les micro-drones de 30 × 30 cm.
Lien à la vidéo HEMISPACE : https://youtu.be/aVQXbUZXTPo
Pour accroître la couverture de la zone de détection (jusqu’à 6 KM pour les drones de 30 × 30 cm), plusieurs systèmes HEMISPACE peuvent être couplés les uns aux autres dans un réseau IP privé et sécurisé ou par communication sans fil. Ce maillage peut être également relié à d’autres senseurs ou équipements pour constituer un système global de lutte anti- drone.
De nuit comme de jour, dans un environnement difficile, HEMISPACE s’adapte aux différentes contraintes de surveillance tout en préservant la furtivité du système avec ses sources lumineuses embarquées, déclenchées à l’instant où la menace est identifiée.
Facile à transporter et à déployer, HEMISPACE peut être activé en continu, 24h/24 et 7j/7. Il répond aux cas d’usages de protection et de surveillance des sites militaires mais également des infrastructures civiles telles que les aéroports, les installations industrielles, les parcs nucléaires, les complexes sportifs…
Pour en savoir plus : https://www.lerity-alcen.com/products/system/hemispace
HEMISPACE
An innovative passive and active optronic detection and ranging system specially designed for anti-drone operations
Locates moving objects in real-time in half-space.
APPLICATIONS
Anti-drone system
Threat detection
Threat identification
Threat localization
Compatible with current and future threats
Piloted or autonomous drones
Single or swarming drones
Compatible with all kind of effectors
Security
Critical area surveillance
Perimeter protection for surface ships
INNOVATIONS & FEATURES
360° × 90° Field of view
12 Very high resolution cameras
Robust against the sun
Automatic real-time detection
Automatic real-time tracking
Latency < 0.1 s
IFOV < 200 µrad
E@SNR1 < 500 µLux
Localization < 1 mrad
High-performance electronic compass
High-performance inclinometer
Datasheet
https://www.lerity-alcen.com/sites/lerity-alcen/files/levity/pdf/HEMISPACE_M-LERITY-2023-WEB.pdf
MBDA
2023-03-29 – EDR - SOFINS 2023 – MBDA adds a Hit-To-Kill effector to its Sky Warden C-UAS system
MBDA ajoute un effecteur Hit-To-Kill à son système Sky Warden C-UAS
EDR (European Defence Review), https://www.edrmagazine.eu, 2023/03/29
Paolo Valpolini
Résumé :
Article traduit en Français :
Leader dans la lutte contre les menaces issues de la troisième dimension, MBDA ne pouvait manquer de s'impliquer dans l'activité Counter-UAS (C-UAS) et a développé ces dernières années le Sky Warden, basé sur des briques successives assemblées, la plupart elles proviennent de l'entreprise tandis que d'autres proviennent de tiers.
Le cœur du système est la suite de commande et de contrôle, fournie par MBDA, qui reçoit des entrées de divers capteurs et fournit des solutions à l'opérateur en termes de réaction. Parmi les capteurs utilisés pour détecter et suivre la menace entrante, on trouve le radar Giraffe 1X de Saab, le Rada 4D MHR étant proposé en alternative, le capteur RF passif Hydra 200 de Cerbair, une PME française détenue en partie par MBDA, et un capteur HGH infrarouge et caméra électro-optique, cette dernière assurant l'identification à courte distance des drones potentiellement dangereux.
Jusqu'à présent, les effecteurs étaient soit non létaux ; comme les brouilleurs, ou létaux, comme le laser haute puissance HELMA-P de Cilas, et le missile Mistral 3, qui serait pourtant la dernière ressource compte tenu de son coût, bien supérieur à celui de son tueur potentiel, et du nombre limité de missiles habituellement disponibles dans un déploiement. MBDA a donc envisagé d'ajouter un autre système hard-kill, sous la forme d'un drone tueur, et pour cela il s'est associé à NOVADEM, un fournisseur connu de drones de différents types, avec lequel la société de missiles avait déjà réalisé quelques programmes.
La nouvelle solution hard-kill est connue sous le nom de Surveillance & Kill Vehiclel ou SKV en abrégé, et est un drone à voilure tournante avec de nombreuses particularités. Un hexacoptère, ses moteurs électriques activant des rotors bipales sont montés sur des bras qui dépassent d'un corps à section quasi triangulaire, trois bras étant montés en haut et en bas du corps à 120° d'écartement, l'ensemble supérieur étant tourné de 60 ° par rapport à celui du bas. Le corps est incliné, tandis que les bras comportent une première partie constituée de deux longerons, les moteurs étant situés à l'endroit où les longerons se rejoignent, un seul longeron en saillie protégeant davantage le rotor et portant une borne en forme de V. Cela permet d'insérer le drone dans un conteneur hexagonal pouvant accueillir jusqu'à trois SKV. De plus, l'un des terminaux en forme de V permet de maintenir les batteries à pleine charge et d'envoyer des données de mission au drone tueur. Deux de ces conteneurs ont été vus sur le modèle de véhicule exposé au SOFINS qui transportait donc six SKV.
Selon Novadem, la conception du SKV vient de la nécessité de minimiser la traînée et de maximiser la vitesse dans la phase terminale. Une fois lancé verticalement, le SKV tourne dans l'assiette de vol horizontale, l'inclinaison du corps assurant la portance tandis que les rotors deviennent des hélices. Les lois de commande devaient être élaborées avec soin, le SKV nécessitant une grande maniabilité en phase terminale. Au cours de la mi-phase, le drone est guidé par le lanceur au sol, qui suit la cible avec son capteur électro-optique, mais lorsqu'il se trouve à environ 200-300 mètres du drone ennemi, le guidage du terminal entre en jeu, le système de traitement vidéo l'amenant à impacter la menace entrante, la neutralisant physiquement. Le SKV de masse de 1 kg frappe sa victime à environ 200 km/h, sa structure étant renforcée dans les zones d'impact, jusqu'à 5 mm d'épaisseur d'éléments en fibre de carbone, assurant un impact non élastique. La portée du SKV est d'environ 2 km, l'endurance étant limitée compte tenu de la vitesse et de la distance, probablement quelques minutes seulement.
Le SKV est considéré au TRL-6 et a été démontré à l'Agence française de l'innovation de la défense du MoD. Les travaux de développement complet commencent maintenant pour assurer la maturation complète de la technologie et la transformer en un produit réel.
Article original en Anglais : A leader in countering threats coming from the third dimension, MBDA could not avoid becoming involved in the Counter-UAS (C-UAS) business, and in the past years it developed the Sky Warden, based on successive building blocks put together, most of them coming from the company while some come from third parties.
The core of the system is the command and control suite, provided by MBDA, which gets inputs from various sensors and provides solutions to the operator in terms of reaction. Among sensors used to detect and track the incoming threat we find the Giraffe 1X radar by Saab, the Rada 4D MHR being provided as alternative, the Hydra 200 passive RF sensor from Cerbair, a French SME partly owned by MBDA, and an HGH infrared and electro-optic camera, the latter ensuring short-range identification of potentially dangerous drones.
Until now effectors were either non lethal; such as jammers, or lethal, such as the HELMA-P high power laser by Cilas, and the Mistral 3 missile, which would however be the last resource considering its cost, much higher than that of its potential killer, and the limited number of missiles usually available in a deployment. MBDA has therefore considered adding another hard-kill system, in the form of a killer UAS, and for this it teamed with NOVADEM, a known provider of drones of different types, with which the missile company had already carried out some programmes.
The new hard-kill solution is known as Surveillance & Kill Vehiclel or SKV in short, and is a rotary wing drone with many peculiarities. A hexacopter, its electric motors activating two-blade rotors are fitted on arms that protrude from a body with a near triangular section, three arms being fitted at the top and bottom of the body at 120° spacing, the upper set being rotated by 60° compared to the bottom one. The body is inclined, while arms have a first part made of two spars, the motors being located where the spars come together, a single spar protruding further protecting the rotor and carrying a V-shaped terminal. This allows inserting the drone into a hexagonal container that can host up to three SKVs. Moreover, one of the V-shaped terminals allows maintaining batteries at full load and sending mission data to the killer drone. Two such containers were seen on the model vehicle exhibited at SOFINS that therefore carried six SKVs.
According to Novadem the SKV design comes from the need to minimise drag and maximise the speed in the terminal phase. Once launched vertically, the SKV rotates into the horizontal flight attitude, the body inclination ensuring lift while rotors become propellers. Control laws had to be developed carefully, the SKV needing high manoeuvrability in the terminal phase. In the mid-phase course the drone is guided by the launch vehicle on the ground, which follows the target with its electro-optic sensor, but when it gets at around 200-300 meters distance from the enemy drone the terminal guidance kicks in, the video processing system bringing it to impact the incoming threat, neutralising it physically. The 1 kg mass SKV hits its victim at around 200 km/h, its structure being reinforced in the hit areas, up to 5 mm thick carbonfibre elements, ensuring non-elastic impact. The SKV range is of around 2 km, endurance being limited considering speed and distance, probably only a few minutes.
The SKV is considered at TRL-6 and was demonstrated to the French MoD Defence Innovation Agency. The full development works now starts to ensure full technology maturation and to transform it in an actual product.
Photos by P. Valpolini
Roselektronika (Ruselectronics) [ Rostec]
2023-03-16 – Top War - La Russie a terminé les travaux sur un nouveau système anti-drone Serp-VS5
Top War, https://fr.topwar.ru, 2023/03/16
Résumé :
La holding Ruselectronics, qui fait partie de la société d'État Rostec, a présenté un nouveau complexe de lutte contre les véhicules aériens sans pilote Serp-VS5. Cela a été rapporté sur la page officielle de la société d'État "Rostec" sur le réseau social.
Le nouveau complexe anti-drone "Serp-VS5" est conçu pour contrer les attaques de véhicules aériens sans pilote. Il est capable de neutraliser simultanément plusieurs véhicules aériens sans pilote, y compris dans une situation où Drones volera de différentes directions.
La lutte contre les drones s'effectue comme suit: le complexe supprime le canal de contrôle par lequel le drone dirige l'opérateur. Ensuite, la connexion avec l'opérateur est rompue, l'équipement de navigation est affiché au niveau du drone. En conséquence, le drone est désorienté dans l'espace et tombe en panne.
Le complexe Serp-VS5 est conçu pour une portée allant jusqu'à 5 kilomètres. L'entreprise de fabrication affirme que le complexe peut être utilisé pour surveiller les lignes électriques ou les pipelines afin de les protéger contre le sabotage à l'aide de véhicules sans pilote. De plus, avec l'aide du complexe, il est possible d'assurer la sécurité des entreprises industrielles contre les véhicules aériens sans pilote de reconnaissance.
Dans la situation militaro-politique actuelle, la création et la mise en œuvre d'un tel système peuvent être très importantes pour assurer la sécurité des installations militaires, industrielles et d'infrastructure contre les attaques de reconnaissance ou de sabotage par l'ennemi. sans drones.
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